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Tout est dit dans le titre, si ce n’est que la fin de cette période sera marquée par l’usage de la poudre noire, et tout ce que cela va entrainer.

Armes du Bas Moyen Âge

Dernière mise à jour : 2010-08-08 13:30:10

A

Anelace : (langue de bœuf), dague à forte lame plate et à deux tranchants, à pointe aiguë, en usage à la fin du Moyen Âge.


Anicroche : arme d’hast européenne composée d’un coutelas recourbé pour couper les jarrets des chevaux ou dépouiller un chevalier en lui arrachant ses pièces d’armure, elle est également très efficace pour la capture du chevalier adverse afin d’en tirer rançon. Elle a été en usage du XIVe au XVIe siècle. De son usage découle l’expression française : « il n’y a pas d’anicroche ».

Arbalète : arme de tir dérivée de l’arc, dont les projectiles sont des carreaux. Plus puissante et précise, que l’arc, elle était si meurtrière qu’elle fut interdite par le concile de Latran en 1139 pour les combats entre chrétiens mais permise quand même contre les infidèles. Facile à manier elle nécessitait peu d’apprentissage pour les utilisateurs. Par contre elle est lourde et sa cadence de tir est très lente (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Elle est constituée d’un arc, fixé par son milieu sur un fût de bois nommé arbrier lui-même creusé, dans une partie de sa longueur, par une rainure qui sert à diriger la flèche. L’arbrier est muni, vers son milieu, d’un disque d’os, d’ivoire ou de métal, appelé noix, dont le contour porte deux encoches : l’une pour recevoir la corde de l’arc – quand elle est tendue – l’autre pour arrêter l’extrémité de la détente. L’arbalète était mieux adaptée à la défense d’une place forte plutôt qu’à une bataille rangée. Elle fut toutefois utilisée jusqu’au XVIe siècle.

Arbalète à cric ou cranequin : dans celle-ci, l’arc est tendu au moyen d’un petit cric ou cranequin, ayant une grande force, et qui prend son point d’appui sur les tourillons de l’arbrier. La force de son arc est beaucoup plus grande : on la bande avec un crochet manié à deux mains.

Arbalète à pied-de-biche ou de chèvre : arbalète dans laquelle le croc prend la forme d’un fort levier à deux branches : aussi l’arc est-il beaucoup plus puissant, et la portée du trait très grande.

Arbalète à tour : grande arbalète, souvent montée sur un véritable affût ; c’est une machine de siège, dont l’arc a quelque fois 10 mètres de long.

Arquebuse : l’arquebuse est une arme à feu de portée effective limitée (moins de 50 mètres), assez lourde et encombrante mais dont on pouvait épauler les dernières versions.
“Arquebuse” vient de l’allemand “Hakenbüchse”. L’arquebuse à mèche, apparue vers 1450, pèse de 5 à 9 kilogrammes et nécessite la prise d’appui sur une fourche (fourquin) pour tirer. La mèche est allumée et ramenée sur le bassinet où la poudre est tassée pour l’explosion. Elle succède à la couleuvrine à main dont elle diffère par l’ajout du bassinet (contenant la poudre d’amorçage) et du serpentin qui, tenant la mèche allumée, pivote pour la mise à feu de l’arme.
L’arquebuse a une faible cadence de tir (un tir par minute) et son canon s’échauffe vite. On distingue par la suite l’arquebuse à canon lisse, utilisée pour la chasse et destinée à tirer de la grenaille, très lourde et souvent fixée sur un chariot pour favoriser son transport le long des étangs pour la chasse au gibier d’eau et l’arquebuse à canon rayé, plus courte et plus maniable, destinée au tir à balle.
Les arquebuses sont rapidement le support des plus belles ornementations des armuriers de l’époque: dorures, gravures, inserts en corne ou en ivoire sculptés, parfois même de pierres précieuses. Elles servent comme objet de décoration dans les demeures des plus riches seigneurs pour montrer aux visiteurs l’habileté des artisans qu’ils emploient.

Attrape-coquin : cette étrange fourche de combat permet d’immobiliser une personne en faisant glisser l’anneau de rétention central autour du cou ou d’un membre. Les deux piques qui prolongent l’anneau comportent une pointe retournée vers le centre interdisant au captif de se libérer et provoquent des blessures si le prisonnier s’agite. L’anneau lui-même peut être garni de pointes.
L’utilisateur de l’attrape-coquin peut s’en servir comme d’une arme d’hast classique. La longueur de la hampe interdit également de se rapprocher de son porteur.

B

Badelaire : on disait aussi Baudemaire, Bazelaire, Basilaire. Arme de main à lame courbe, dont le tranchant est convexe et la pointe tournée vers le dos de l’arme. Le badelaire est un cimeterre court, à lame large. Le Badelaire disparaît vers 1560, au moins de la langue ; il est alors nommé plus ordinairement Coutelas. En héraldique, le terme de badelaire indique une arme identique au cimeterre. Il est parfois représenté dans un fourreau, celui-ci muni d’une bouterolle.

Bardiche ou berdiche : la bardiche est une arme d’hast, équipée d’un fer de hache allongé en forme de croissant. Le fer a deux points de fixation à la hampe : une à l’extrémité basse du croissant, l’autre en son milieu. L’extrémité haute du croissant forme une pointe permettant une utilisation d’estoc.
La bardiche était une arme particulièrement efficace du fait de sa polyvalence : pas trop longue ni trop lourde, son fer fort lui permettait de résister au choc d’un cheval et de son cavalier lors de la frappe et sa longueur donnait l’avantage de causer de très profondes blessures, voire de tuer sur le coup les chevaux en leur coupant la tête ou les jarrets, et la pointe permettait de transpercer les plates des armures. Son évolution directe, la hallebarde, n’est qu’une modification visant à séparer le tranchant et la pointe, maintenant deux fers distincts mais forgés d’une seule pièce pour plus de solidité.
Elle fut inventée en Europe orientale (probablement en Pologne ou en Hongrie) dans le courant du XIIIe siècle.

Bâtarde : épée à une main et demie.

Bâton à feu : le bâton à feu, ou trait à poudre, est un type de canon manuel développé au 14ème siècle en Europe occidentale.

Bec-de-corbin : arme de coup qui est un marteau ou une hache, dont le fer présente une forte pointe incurvée, opposé au mail ou au tranchant. Cette arme date du XVe siècle.

Bélier : engin de siège qui était utilisé pour enfoncer les murs des fortifications ou les portes.
Dans sa version la plus simple, le bélier est juste un gros tronc d’arbre manœuvré par plusieurs personnes et projeté avec force contre un obstacle.
Dans sa version la plus sophistiquée, le bélier était manœuvré à partir d’un châssis monté sur roues, actionné au moyen de cordes ou de chaînes comme un balancier qui va cogner contre la porte du château, de sorte qu’il pouvait être beaucoup plus lourd tout en restant facile à manœuvrer. Parfois, le point de percussion du bélier était renforcé par une tête en métal et les parties vulnérables du bélier consolidées par des cercles métalliques.
Beaucoup de béliers étaient protégés par un toit et des écrans latéraux couverts de matériaux peu inflammables, généralement des peaux fraîches et humides, provenant probablement d’animaux consommés par les assiégeants, afin de résister plus longtemps aux projectiles enflammés lancés par les défenseurs, ainsi que pour protéger les servants du bélier des tirs des archers ennemis en leur offrant comme refuge l’habitacle du bélier.


La photographie montre la protection de cet engin partiellement dépouillée pour la vision interne. Le bélier était suspendu à deux chaînes parallèles attachées à la charpente de l’engin, pour soutenir le poids. Pour mettre en mouvement cette poutre et obtenir un choc puissant, une dizaine d’hommes se placaient de part et d’autre du bélier pour le balancer.

Beffroi : voir tour de siège

Bombarde : la bombarde est une pièce d’artillerie apparue pendant la Guerre de Cent Ans qui lançait des boulets de pierre ou de fer. Son manque de précision et sa faible cadence de tir rendaient la bombarde plus effrayante et démoralisante que meurtrière.

Bombardelle : petite bombarde de faible calibre (fin du XIIIe, début du XIVe siècle) réalisée en fer forgé. Les éléments en sont assemblés soit en spirale, soit en douelles et cerclés comme un tonneau. Elles se chargeaient par la gueule. Elles lançaient des boulets de pierre qui furent progressivement remplacés par des boulets de fer.

Ce modèle est réalisé à partir d’un original du musée archéologique de Madrid.

Brand ou branc : vieux mot désignant une épée (ou, par corruption, un coutelas à large lame), et aussi une sorte de sarrau qu’on portait au XVe siècle. Comme arme, le Branc est un mot très ancien, apparaissant dès le XIIe siècle. Il signifie l’épée chevaleresque du moyen âge, à large et forte lame, dont la simple monture en croix se complétait par un pommeau lenticulaire. Le Branc paraît avoir été une forte épée d’arçon ; mais les poètes, dans les romans de chevalerie, désignent aussi sous ce nom la lame elle-même.

Brand d’arçon : le brand d’arçon est un type d’épée apparu au XIIIe ou XIVe siècle. Comme son nom l’indique, cette épée est portée non pas par le cavalier, mais par sa monture. Elle était fixée à la selle du cheval et était utilisée à pieds.
Le brand d’arçon est une épée tenue à deux mains à lame longue dont l’intérêt était de former un énorme cercle de vide autour du cavalier démonté, que ce soit parce qu’il a été désarçonné ou qu’il soit lui même descendu de son cheval.
Pour le chevalier, c’est une arme d’appoint et son arme principale est l’épée qu’il porte à la ceinture. C’est l’épée tenue à une main, à laquelle s’ajoute au XIVe siècle l’épée bâtarde, qui remplissent ce rôle.

Braquemart : épée large et courte à deux tranchants du XIVe et XVe siècle.

Bricole : la bricole est une pièce d’artillerie médiévale. Constituée d’un balancier appelé verge au bout duquel est attachée une poche contenant des projectiles, elle était actionnée en tirant sur l’autre extrémité du balancier, la traction étant facilité par l’ajout d’un contre-poids. C’est cet engin qui est à l’origine de l’expression s’attirer des bricoles.
Son apparition date du XIIe siècle. La bricole est un perfectionnement de la pierrière puisqu’on rajoute à cette dernière un contre-poids pour faciliter la traction sur la verge qui envoie les projectiles. Cet engin de défense sera utilisé jusqu’au XVe siècle. Le mangonneau sera à son tour un perfectionnement de la bricole qui sera destiné à envoyer des projectiles plus massifs, ce qui en fait alors une arme de siège.
C’est d’ailleurs une pierre lancée par une bricole qui a atteint et tué Simon de Montfort au siège de Toulouse.

C

Carreau : flèches courtes destinées aux arbalètes, et dont la tige est de forte section avec un empennage constitué par deux pennes généralement en cuir. Son nom viendrai de la forme carré de la pointe en fer à son origine.

Chat : voir galerie de sapeur.

Chausse-trape : peut s’écrire chausse-trappe, piège constitué d’une pièce métallique de quatre pointes dont l’une se trouve nécessairement pointée vers le haut, que l’on semait sur un terrain pour blesser les chevaux et les fantassins.

Claymore : grande et large épée des guerriers écossais, maniée à deux mains. Elle est apparue au XIVe siècle et fut utilisée jusqu’au XVIIIe siècle (bien que des exemplaires datent de la fin du XIIIe siècle). Elle mesure environ 1.30 mètre de long (1 mètre de lame pour 30 centimètres de poignée). Néanmoins, la claymore étant une épée faite pour opérer de grands moulinets autour de soi, elle pouvait atteindre une taille bien plus imposante. Pourtant, les claymore ont la particularité d’être “courtes” pour des épées à deux mains, ce qui prouve que de tels exemplaires étaient rares. Dans la classification d’E. Oakeshott, la claymore a une lame de type XIIIa. La poignée se distingue par 2 branches longues souvent terminées par un trèfle à quatre feuilles.

Une claymore célèbre, l’épée de William Wallace :

  • Elle a été conservée au château de Dumbarton depuis la capture de Wallace par le shérif de Dumbarton en 1305, puis à partir de 1869 au monument national de Sir William Wallace, à Stirling en Écosse.
  • On sait peu de chose sur son origine de cette épée de type claymore. La technique de fabrication et le métal utilisé prouverai qu’elle est d’origine écossaise.
  • Le roi d’Écosse James IV l’a fait rénovée en 1505 pour de l’exposer comme épée officielle de Wallace.
  • Elle mesure approximativement 66 pouces de longueur, dont 52 pouces de lame.
  • On suppose que William Wallace devait mesurer au moins 6 pieds et 6 pouces pour pouvoir la manipuler efficacement.

Colichemarde : la lame nommée colichemarde est le nom allemand de l’épée à la franc-toupin. Colichemarde ne désigne pas tant une arme qu’un style de lame. Cependant, les seules colichemardes historiques ayant été des épées de cour, colichemarde désigne par extension ce type d’épée de cour.

Bien que d’origine apparemment française, la dénomination semble venir de l’allemand par Graf von Königsmark (bien que la lame lui soit antérieure). Elle se répand en Italie suite aux invasions de François Ier.

C’est une lame avec une forte base qui s’affine brusquement après une certaine distance et se termine avec une pointe en losange (carrelet). C’est une arme hybride, capable d’estoc comme de taille. On peut la comparer avec l’espadon, autre épée hybride bien que plus massive ou le parang, sur lequel courent trois tranchants différents.

Couillard : le couillard est un engin militaire offensif, utilisé au Moyen Âge pour détruire les fortifications. C’est une variante du trébuchet, plus léger et plus mobile qui portait également le nom de biffa.
Cet engin est composé d’une longue perche placée sur un axe. A l’une de ses extrémités, on trouve deux huches ou bourses (d’où son nom) servant de contre-poids. Les projectiles sont placés à l’autre extrémité de la perche, dans un réceptacle rappelant une fronde.
On abaisse l’extrémité où se trouve le réceptacle au moyen de cordes, puis on place le projectile dans la fronde et on relâche le tout. La portée d’un tel engin dépassait la centaine de mètres.
Entre 8 et 16 personnes étaient nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de cette arme de siège, avec une cadence de tirs pouvant atteindre les 10 coups/heure.
De nos jours, quelques couillards ont été reconstruits pour des reconstitutions, en France, à Larressingle dans le Gers ou au Château de Calmont d’Olt dans l’Aveyron, à Provins en Seine-et-Marne, et aux châteaux des Baux-de-Provence et de Tiffauges où le couillard effectue quotidiennement de véritables tirs de démonstration.

Couleuvrine : le terme couleuvrine désigne divers armes à feu suivant les époques et les pays.
La couleuvrine, qui désigne à l’origine un canon à main ancêtre du mousquet, est une petite pièce d’artillerie à canon long de la fin du Moyen Âge (début XIVe siècle) qui tire des billes de pierre ou de métal. Les projectiles sont tirés avec une vitesse initiale élevée, ce qui leur confère une trajectoire allongée et une portée appréciable.

D

Dague à couillettes : appelée aussi dague à rognons, elle tire son nom de la forme très suggestive de sa poignée et de la jonction de celle-ci avec la garde. C’est une arme d’estoc, apparue au début du XIVe siècle. Les premières représentations que nous en ayons sont dans une Bilderbible, conservée dans un musée à Vienne (Autriche). L’aspect phallique de cette arme est évident, et ce n’est que la pudibonderie victorienne qui a amené les historiens anglo saxons a l’appeler kidney dagger (littéralement : dague à rein).
Les lames des modèles les plus anciens étaient de section triangulaire, avec un tranchant unique. Cette forme, qui s’est maintenue tout au long de son histoire, a parfois évolué vers la pointe vers une section en losange, pour accroître le pouvoir de perforation, allant sur des modèles plus récents, vers un double tranchant.

Dague à rouelles : type de dague en usage du XIVe au XVe siècle, et dans lequel la garde et le pommeau se composent de deux disques de métal égaux en volume et en surface, entre lesquels se trouve prise la fusée de l’arme.

E

Espadon : l’espadon est une épée maniée à deux mains, développée en Italie et en usage du XVe au XVIIe siècle, principalement en Suisse et en Allemagne.
Elle possède, sur certain modèle, un ricasso et des oreillons. C’est la plus puissante et la plus lourde épée européenne jamais fabriquée, encore plus massive que la très imposante zhanmadao chinoise.
La lame est longue de cinq à six, voire 7 pieds (soit entre 1,5 et 2,1 mètre) et la poignée d’un pied et demi à deux pieds (soit 45 à 60 centimètres).
Les guerriers, appelés “joueurs d’épée”, suffisamment forts et entraînés (double-soldes) pour manier cette arme lourde (2 à 4 kg) étaient plus particulièrement chargés de protéger les coins des carrés de piques et d’arquebuses, et en offensive de tailler la tête des piques pour ouvrir une brèche puis soit faire des moulinets dévastateurs, soit attaquer en demi-épée.
L’arme de prédilection des lansquenets, unité créée sur le modèle des mercenaires suisses, opérant entre le XVe siècle et le XVIIe siècle, avec éventuellement une lame flamberge.

F

Fauchard : arme d’hast à large fer en forme de serpe et dont le dos, opposé à la plus longue courbure, est droit ou concave, tandis que le tranchant est convexe.

Fauchon : sabre utilisé du XIe au XVIe siècle, une lame assez large, longue de 40 à 60 cm, légèrement recourbée vers la pointe.

Faux de guerre : l’usage des lames de faux, à la guerre, est très ancien. Les Assyriens semblent avoir été les premiers à se servir de chars dont les roues avaient leurs jantes hérissées de faux. La Faux de guerre diffère essentiellement du Fauchard par la direction de son tranchant, qui est toujours concave. Cette arme d’hast, en usage au moyen âge parmi les gens de pied, servait à trancher les jarrets des chevaux ; on ne semble pas l’avoir employée plus tard que le XVe siècle ; cependant, en Allemagne, pendant la guerre des paysans, au commencement du XVIe siècle, on avait interdit aux forgerons, sous peine de mort, de transformer les faux en armes. Un type de Faux de guerre demeura en usage jusqu’au XVIIIe siècle : c’était un couteau de brèche à grand fer, dont on se servait pour repousser les assauts.

Flamberge : une flamberge (de l’allemand Flammenschwert) est un type de lame d’épée, tout comme l’est la colichemarde. De forme ondulée (ondulant comme la flamme) sur toute la longueur, on la retrouve principalement dans trois armes blanches.

  • l’espadon, l’arme de prédilection des lansquenets, unité créée sur le modèle des mercenaires suisses, opérant entre le XVe siècle et le XVIIe siècle. Elle ne faisait pas plus de dégâts qu’un espadon classique, mais sa forme ondulée avait un impact psychologique certain, ralentissait la glissade de l’épée adverse lors d’une parade et selon certains provoquait des vibrations spécifiques et dérangeantes dans l’arme de l’adversaire ;
  • le kriss, une dague orientale dont la lame est souvent ondulée ;
  • la rapière, vers 1600. Ici, le but n’est pas tant d’effrayer que d’impressionner l’entourage en laissant un souvenir mémorable ;
  • voir aussi Flamberge le nom actuel (son nom d’origine est “Floberge”) de l’épée magique de Renaud de Montauban (héros de chansons de geste) ;
  • et aussi mettre flamberge au vent ;
  • du norrois Flæma « chasse » et Berg « roc », littéralement « chasse roc » (qui est aussi le nom norrois de Durandal, épée de Roland).

Fléau d’armes : transformation du fléau agricole en arme. Constitué d’un manche relativement court, d’une chaine avec au bout une pièce lourde de forme et de matière divers.

Fourquin : fourche servant de support à l’arquebuse.

G

Godendac : arme simple, économique mais redoutée, le godendac utilisé aux XIIIe et XIVe siècles est devenu célèbre lors de la bataille des Éperons d’or grâce à sa terrible efficacité face aux chevaliers.
Cette arme est un bâton d’environ 1,5 m de long et 10 cm de diamètre, plus épais à l’extrémité et muni d’une pointe en fer. Elle pouvait être utilisée de deux manières, comme gourdin ou comme épieu et était suffisamment solide pour bloquer l’attaque d’un chevalier en armure.
Pendant la bataille des Éperons d’or, le porteur du godendac travaillait de pair avec un piquier. Le piquier essayant de faire tomber le cheval pendant que le godendac bloquait l’attaque du chevalier. Cette méthode se révéla très efficace.

Galerie de sapeur : appelée aussi chat, de simple galeries de bois recouvertes de cuirs frais, que l’on faisait avancer sur des rouleaux jusqu’aux pieds des murailles, et qui permettaient aux mineurs de saper les maçonneries à leur base. Ces chats servaient aussi à protéger les travailleurs qui comblaient les fossés.

Au premier plan, une galerie protégeant les travailleurs qui comblent le fossé.

Guisarme : la guisarme est une arme d’hast parente de la hallebarde, constituée d’un manche en bois et d’une lame à double tranchant prolongée d’une pointe.
Le fer comporte généralement une grande lame en forme de serpe sur un côté et une pointe en opposition, perpendiculaire au manche. Fort utile lors de combat contre des troupes montées, ce petit éperon pouvait être employé pour désarçonner le cavalier ou sectionner les tendons du cheval.
L’ensemble est agrémenté de toute une série de petits crochets répartis sur les deux tranchants.

Goupillon : version plus tardive du fléau d’armes. A extrémité du manche on fixe deux ou trois chaines lestées.

H

Hache de Lochaber : arme de guerre de la fin du Moyen Âge, dont le nom vient d’un comté d’Écosse, qui était une hache d’armes à long manche à fer allongé, à tranchant convexe et dont l’extrémité inférieure était reliée au manche. L’arme était utilisée principalement par les highlanders n’ayant généralement pas d’unités de cavalerie, c’était un armement nécessaire contre la cavalerie ennemie.


Armes d’hast au château d’Édimbourg, avec une hache de Lochaber à droite et deux hallebardes à gauche.

Hallebarde : arme d’hast à fer pointu et tranchant, qui fut en usage à la guerre, du XIVe au XVIIe siècle, et qui continua à être portée, plus tard, par certains bas officiers et les gardes suisses. La Hallebarde est caractérisée par son fer asymétrique, qui s’épanouit d’un côté en large hache ou couperet, tandis que le dos, prolongé en pointe de dague, le plus souvent, porte des crochets recourbés opposés à la hache. La hampe de la Hallebarde est un fût de frêne, dont la longueur varie de 1,80 à 2,40 mètres ; l’arme complète peut mesurer jusqu’à 10 pieds. Ce fut une arme de fantassin, en usage en Allemagne est en Suisse à partir du XIVe siècle. Les sergents d’infanterie en furent munis jusqu’à la Révolution. Mais, dès le règne de Louis XIV, les Hallebardes sont légères, et leur fer symétrique, à deux expansions en manière de hache arrondie, est conforme au type que l’on voit encore, parfois, entre les mains des suisses d’églises. Au reste, les types ont varié à l’infini, suivant les époques et les pays.

I

J

K

L

Langue-de-Bœuf : arme d’hast dont la pointe était une large dague. Plus tard, ce nom fut donné à des dagues italiennes et à tout instrument à fer large et à double tranchant.

Levantine : dague dont le pommeau s’épanouit en deux ailes. Le nom vient de l’italien et l’arme était plutôt appelée en France dague ou poignard à oreilles à cause de la forme de son pommeau. La lame est assez courte et asymétrique. On trouvait en Perse des armes analogues aux Ve et VIe siècle. La levantine fut utilisée au XVe et au XVIe siècle.

M

Mangonneau : le terme mangonneau désigne un engin militaire offensif de l’époque médiévale, une sorte de catapulte, un engin de siège utilisé pour lancer des projectiles contre les murs des châteaux forts,très proche du trébuchet.
Le trébuchet, par son mouvement brusque, saccadé, était efficace pour lancer les projectiles par-dessus de hautes murailles, avec une grande précision sur des combles, mais il ne pouvait faire décrire au projectile une parabole très allongée se rapprochant de la ligne horizontale. Le tir du mangonneau pouvait se régler beaucoup mieux en hauteur et en distance que celui du trébuchet, parce qu’il décrivait un plus grand arc de cercle, et qu’il était possible d’accélérer son mouvement.

Mantelet : protection mobile de siège, faite de planches ou de branches tressées, de forme d’arc de cercle, d’un ou deux plans à angle droit, munie accessoirement de roulettes, de pique de fixations, d’un timon, d’une ouverture de tir ou d’observation.

Masse d’arme : la masse d’arme est une arme constituée d’une masse lourde (“agrémentée” de pointe ou de lames, appelées “brides” ou “ailettes”) fixée à un manche plus ou moins long. Bien que bénéficiant d’une allonge réduite, sa puissance de choc permettait de briser les os, rendant les protections souples telles que les cottes de mailles inopérantes, enfonçant également les casques et pièces d’armures rigides.

Miséricorde, sous-entendu de dague de miséricorde : dague portée au niveau des reins, utilisée en glissant la pointe entre une interstice de l’armure pour obliger le perdant d’un combat à outrance à crier merci (diminutif de miséricorde) afin d’implorer la clémence du vainqueur.

Morgenstern : nom allemand littéralement ”étoile du matin” désignant une pièce métallique de forme sphérique ou cylindrique hérissée de pointes plus ou moins longues et pointues. Cette pièce pouvait être fixée sur une longue hampe pour faire une arme d’hast, sur une hampe courte pour faire une masse d’arme sur une chaine (avec un manche court) pour faire un fléau d’arme, sur plusieurs chaine (avec un manche court) pour faire un goupillon.

N

O

P

Passot : épée large et courte, à deux tranchants, que portaient les gens de pied, aux XIVe et XVe siècle.

Pavois : Arme défensive individuelle, utilisée comme bouclier ou comme mantelet par les fantassins et plus particulièrement les arbalétriers à partir du XIIIe siècle. De forme généralement rectangulaire avec une grosse nervure verticale en son centre permettant d’y loger un support pendant le transport ou l’utilisation comme bouclier. Ce support permettra ensuite de maintenir le pavois debout dans un usage de mantelet. Il a parfois deux piques à sa base pour améliorer la stabilité.

Percemaille : une percemaille est un type de dague utilisée uniquement pour l’estoc.
Les dagues ont des formes très variées. Les percemailles ont une lame longue d’à peine un pied, toujours forte et d’une trempe merveilleuse, en forme d’alêne avec pointe renflée par le changement des plans longitudinaux de retaille et toujours aigüe. Elles permettaient à l’aide d’un coup puissant de traverser la cotte de mailles. Résistance des mailles oblige, la pointe était toujours renforcée par rapport aux dagues classiques, pour éviter sa cassure lors du choc et des mouvements qui s’ensuivent.
Les dagues à couillettes, appelées aussi dagues à rognons (deux renflements arrondis caractéristiques sur le bois de la fusée, au-dessus des quillons), les percemailles étaient plus usitées dans les Flandres et en Angleterre, car des effigies sépulcrales montrent dès le XIIIe siècle des chevaliers anglais qui en sont munis.
Au XVe siècle, la mode change. On préfère les ouvrages délicats des italiens aux rouelles. Les lames restent fines et déliées mais ne sont plus disposées en percemailles et leur section devient un losange. Les quillons se recourbent vers les tranchants. La fusée est de corne ou d’ivoire et les pommeaux d’acier finement travaillé.

Pertuisane : arme d’hast, en usage de la fin du XVe siècle jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, et caractérisée par son fer de glaive, large à la base, muni de deux oreillons, se terminant en pointe aiguë.

Pierrière : la pierrière est une pièce d’artillerie médiévale. Constituée d’un balancier appelé verge au bout duquel est attachée une poche contenant des projectiles, elle était actionnée en tirant sur l’autre extrémité du balancier. Utilisée principalement pour la défense, elle était aussi appelée l’arme des femmes puisque les femmes et les enfants étaient souvent dévolus à ce type d’armement.
Un contre-poids pouvait être ajouté à l’extrémité qui était tirée pour faciliter le maniement de l’arme et surtout compenser le poids du projectile. Dans ce cas, la pierrière est appelée bricole. Ce principe de contre-poids sera repris et amélioré dès le XIIe siècle pour en faire des armes plus puissantes en vue de tenir des sièges : les mangonneaux et les trébuchets

Pique : une pique est une arme d’hast la plus simple, une longue lance de 3 à 8 m portée par un fantassin, principalement destinée à contrer les charges de cavalerie. A la fin du Moyen Âge, elle fut réintroduite par les Écossais et les Suisses, à partir de la bataille de Bannockburn en 1314 et de celle de Sempach en 1386.
Constituée d’une simple dague emmanchée sur une hampe.

Pot-de-fer : le pot-de-fer était un canon primitif fait de fer. On le connaît comme le premier canon métallique et a été utilisé par le français dans la Guerre de Cent Ans.

Q

R

Ribaudequin : Ce terme désigne des armes à feu divers.
Un ribaudequin est un ancien engin de guerre qui réunissait sur un même châssis de chariot un certain nombre de canons de petit calibre.

Roncone : arme d’hast de la famille des pertuisanes mais dont les oreillons sont dirigés vers le bas. C’est en fait une sorte de corsèque surtout utilisée en Italie du XVe au XVIIe siècle notamment sur les bateaux. Les oreillons permettaient d’agripper les divers cordages.

S

T

Tonnelon : un tonnelon est un engin de siège médiéval. Le tonnelon est composé d’un ou plusieurs bras sur lesquels sont placés des plates-formes où des archers peuvent se placer. Le bras est alors élevé à l’aide d’un contrepoids ou d’un treuil de manière à ce que les archers puissent tirer au-dessus des remparts ou prendre pied sur les courtines.

Tour de siège : une tour de siège (appelée beffroi au Moyen Âge) est un engin de siège, construit spécialement pour protéger les assaillants et les échelles d’assaut pendant les manœuvres d’approche des murs de fortifications. La tour était souvent rectangulaire avec quatre roues et une hauteur à peu près égale à celle du mur, ou parfois plus élevée pour permettre aux archers de monter au sommet de la tour et de tirer à l’intérieur des fortifications. Comme les tours étaient en bois et donc inflammables, elles devaient être protégées par un revêtement ininflammable, en fer ou en peaux de bête fraîchement abattues. La tour de siège était fabriquée principalement en bois, mais elle comportait parfois des pièces métalliques.
Utilisée depuis le IXe siècle au Proche-Orient antique, depuis 305 avant J.-C. en Europe, et durant l’ antiquité en Extrême-Orient, les tours de siège avaient des dimensions imposantes et par conséquence, comme les trébuchets, étaient donc principalement construites sur le site du siège. À cause du temps important nécessaire à la construction, les tours de siège étaient construites seulement si les défenses de la forteresse ennemie ne pouvaient pas être franchies avec des échelles, minées par des sapes, brisées par enfoncement des murs ou des portes, ou plus simplement par ruse. Son utilisation était meurtrière et elle est décrite comme étant l’une armes de siège les plus redoutables.
Le tour de siège portait parfois des soldats armés de piques, d’épées ou d’arbalètes qui tiraient des flèches sur les défenseurs. En raison de sa taille, la tour était souvent la première cible des pierres lancées par les grandes catapultes, mais elle disposait de ses propres projectiles pour riposter.
les tours de siège étaient utilisés pour permettre à des troupes de franchir les murs ennemis. Quand la tour de siège parvenait à proximité des murs, on abaissait une passerelle entre l’engin et le mur. Les troupes pouvaient alors se précipiter sur les murs et à l’intérieur du château ou de la ville.

Trait à poudre : voir bâton à feu.

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Trébuchet : le trébuchet fait partie des pièces d’artillerie médiévales dites à contrepoids. Il s’agit d’un engin de siège qui a été utilisé au Moyen Âge, soit pour détruire la maçonnerie des murs, soit pour lancer des projectiles par dessus les fortifications. Il est parfois appelé trébuchet à contrepoids afin de le différencier d’une arme plus ancienne qu’on appelait trébuchet à traction, une version primitive de l’engin où la force de propulsion était fournie par des hommes et non par un contrepoids.
Le trébuchet à contrepoids est apparu dans la première partie du XIIe siècle dans les pays du pourtour méditerranéen à la fois dans les terres chrétiennes et dans les régions contrôlées par les musulmans. Il pouvait lancer des projectiles de trois cents livres (140 kg) et les projeter à grande vitesse contre les fortifications ennemies. Dans certaines circonstances, des cadavres infectés par différentes maladies ont été catapultés dans les villes dans le but de propager des épidémies parmi les assiégés, il s’agit d’une variante médiévale de la guerre biologique. Le trébuchet à contrepoids est apparu en Chine vers le IVe siècle en Europe au VIe siècle de notre ère et il ne deviendra obsolète qu’au XVIe siècle, bien après l’introduction de la poudre à canon. Le trébuchet est beaucoup plus précis que les autres catapultes du Moyen Âge. Au cours des croisades, Richard Cœur de Lion a donné des noms évocateurs et pittoresques aux deux trébuchets utilisés au cours du siège de Saint-Jean-d’Acre en 1191 “God’s Own Catapult” et “Bad Neighbor”.

Trébuchet à flèche : le trébuchet que l’on connaît généralement est fait pour lancer des boulets de pierre. Villard de Honnecourt, architecte du XIIIe siècle qui nous a laissé d’intéressants cahiers, a conçu un trébuchet pour lancer des flèches ou des javelots. Le principe reste celui du levier et du contrepoids, mais le mât doit atteindre précisément l’extrémité de la flèche ou du javelot.

U

V

Veuglaire : le terme veuglaire désigne plusieurs armes différentes.
Le veuglaire (du néerlandais « vogelaer », canon à tirer les oiseaux, de « vogel », oiseau) est une pièce d’artillerie des XIVe siècle et XVe siècle se chargeant par la culasse. Il est plus long, de petit calibre et moins puissant que la bombarde. Son tir est relativement imprécis.


Veuglaire du XVe siècle, en fonte, d’une longueur de 1,15 mètre. Il pouvait projeter des boulets de pierre et de fer à une portée de 200 mètres.

Vouge : la vouge est une arme d’hast médiévale apparue en Allemagne et en Suisse à la fin du XIIIe siècle. Utilisée par les fantassins, elle est comme beaucoup d’armes d’hast issue d’un outil agricole.
La vouge est constituée d’une serpe, monté sur une hampe d’environ 2 mètres, il lui est parfois ajouté un croc du côté opposé à la lame, ce qui permet de l’utiliser de taille comme une lourde hache, d’estoc grâce à sa pointe et de crocheter l’adversaire avec le croc d’acier.
Cette arme était conçue pour atteindre les cavaliers et tailler les jarrets des chevaux, voire également trancher les lanières de cuir aux jointures des armures. La vouge était utilisée par les vougiers, hommes d’armes qui se mettaient en lignes, à deux mètres l’un de l’autre, sur 2 ou 3 rangées, et dont le but était de briser les charges de cavalerie. Bien que ce ne soit pas leur but premier, les vougiers pouvaient, si l’occasion se présentait, être utilisés contre l’infanterie, si jamais celle-ci effectuait une charge.
L’évolution de la vouge suisse est à l’origine de la hallebarde.

W

Wagenburg : (traduit par, forteresse de wagons), ensemble de chariots d’origine agricoles lourdement protégés, et comptant un équipage d’une vingtaine d’hommes : quatre à huit archers, deux arquebusiers, six à huit piquiers, deux cochers. Ces wagons forment le carré ou le cercle, qui abrite éventuellement la cavalerie.

La tactique du wagenburg a été perfectionnée par Jan Žižka, et a été employée tout au long des croisades contre les Hussites (1420–1434).

X

Y

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…

Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !