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La Buèges, chroniques d’une vallée

…Que serait l’histoire locale si elle était réservée à quelques spécialistes éloignés qui risqueraient de négliger tout ce qui fait la densité humaine et sociale de la vie rurale!...
Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

Le Livre des Faits de Jaume Ier

Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle

Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !

Ici nous allons voir les armes franques de la période mérovingienne et antérieure. Pour être franc, je doit dire (MDR) que la culture et donc l’armement de ce peuple, à subit divers influences. Notamment celtique, scandinave, slave, et bien sur leur propre migration vers la Gaule romanisé. Ils utilisaient parfois des armes d’autres peuples, acquises par pillages, par échanges (ils pratiquaient peu le commerce , mais plutôt le troc), par dons, soit diplomatiques, soit coutumiers.


Armes et protection d’un noble guerrier franc du Ve VIe siècle : un fer de framée, un scramasaxe, un Spatha,, une francisque, un casque spangenhelm, un umbo de bouclier.

Les armes des Francs

Dernière mise à jour : 2010-08-08 13:56:21

Le fer est encore rare, ce qui influence sur leurs armes. Peu font usage de l’épée (et encore elle est relativement courte) ou de la grande lance. Ils utilisent plutôt des javelots courts avec des boucliers de bois pour seul protection. Les cuirasses sont rares et les caques encore plus.
Les cavaliers se contentent souvent d’un bouclier et d’une framée. Les fantassins ont plusieurs javelots qu’ils lancent à grandes distances.

A

Angon : arme de jet qui semble seulement utilisée par les Francs mérovingiens, en effet très peu d’exemplaires sont à ce jour retrouvés en dehors de leurs territoires.
Mais je vais laisser la parole à Agathias, écrivain du VIe siècles qui, au second livre de son Histoire du règne de Justinien, décrit cette arme de jet à peu près en ces termes : « L’Angon, dit-il, est une pique qui n’est ni trop longue, ni trop courte. C’est une arme de jet qui peut être lancée au besoin, mais qui est également propre à la défense et à l’attaque. Cette javeline, en effet, est presque entièrement en fer, si bien qu’on n’y trouve de bois que ce qui suffit pour la poignée. À l’extrémité supérieure de l’arme sont deux espèces de crochets recourbés vers la hampe et assez semblables aux crochets d’un hameçon. Lorsque l’Angon est jeté sur un ennemi et qu’il pénètre dans la chair, il s’y engage tellement qu’il ne peut en être extrait sans rendre la blessure mortelle, quand même elle ne le serait pas d’abord. Si, au contraire, le fer frappe sur l’appendice du bouclier, il y reste engagé parce que les crocs dont il est muni rendent toute extraction impossible. Il demeure alors suspendu, balayant la terre par son extrémité. À ce moment, le Franc se précipite sur son ennemi, met le pied sur le manche du javelot, découvre le corps de son adversaire et le tue avec son glaive. Quelquefois l’Angon attaché au bout d’une corde sert, en guise de harpon, à amener tout ce qu’il atteint. Pendant qu’un Franc lance le trait, son compagnon tient la corde, puis tous deux joignent leurs efforts, soit pour désarmer l’ennemi, soit pour l’attirer à eux par son vêtement ou par son armure. »

Antrustion : chez les Francs et les Mérovingiens, l’antrustion était un homme libre qui avait juré fidélité à la personne du roi et l’accompagnait notamment dans ses campagnes guerrières.

Arc : l’arc franc est d’un type assez simple en forme de D. Il semble que l’arc n’était pas une arme de guerriers francs, mais plutôt une de leurs armes de chasse. Ce n’est qu’un peu avant Clovis (465) que l’arc a été adopté par les Francs à la guerre, bien que son utilisation n’ait pas été généralisée avant la fin du VIIIe siècle,

B

Bouclier : de forme ronde, en bois éventuellement recouvert de cuir, ils sont ornés de couleurs et de motifs variés.

C

Casque : voir Spangenhelm

casque mérovingien dit de type Baldenheim (trouvé sur le site de Baldenheim)

Chevaux : les chevaux utilisés au combat ne sont ni rapides, ni puissants. Le dressage en est très succinct (seulement deux ordres, en avant tout droit, et tourner à droite), mais cette simplicité rend la manœuvre des troupes de cavaliers très ordonnées et donc d’une efficacité redoutable. Une partie de l’infanterie se mêle à la cavalerie, pour cela on choisi parmi les plus jeunes, les plus rapides d’en eux pouvant suivre à pied.

D

Rôle des armes lors des décisions : si les affaires courantes sont réglées par le rois ou après délibération des chefs, les grandes décisions sont prises par l’ensemble des hommes digne de porter les armes. Sauf urgence, on se rassemble (toujours armé), les jours de pleine lune ou de nouvelle lune, après discutions entre chefs. Les prêtres, à qui est remis le pouvoir d’empêcher le désordre, commandent le silence. Ensuite le roi, ou celui des chefs que distingue le plus son âge, ou sa noblesse, ou ses exploits, ou son éloquence, prend la parole et se fait écouter par l’ascendant de la persuasion, plutôt que par l’autorité du commandement. Si l’avis déplaît, on le repousse par des murmures ; s’il est approuvé, on agite les framées. Ce suffrage des armes est le signe le plus honorable de leur assentiment.

E

Épieu : arme de chasse utilisé par les membres de la haute noblesse franque. Cette arme sera utilisée plus tard à la guerre.
Elle a la forme d’une framée, environ haut comme un homme, mais avec la particularité d’avoir deux petits quillons juste après la lame. Ces quillons permettent de garder l’animal piqué à distance de sécurité. La lame généralement de plus de 30 cm et large de 5cm environ, plantée jusqu’aux quillons occasionne une blessure toujours mortelle ne serait ce que par l’hémorragie.


Légende : terminologie d’un épieu
1 : pointe
2 : tranchant
3 : arête centrale
4 : quillon
5 : manchon
6 : fer de lance
7 : hampe
8 : pique

F

Les liens familiaux : pour motiver les troupes, les unités sont constituées de guerriers unis par les liens du sang et de la famille. Femmes et enfants suivent les combattants, en arrière des lignes.

Le rôle des femmes : les femmes ne participent pas aux combats, mais restent en arrière des lignes avec les enfants. Elles sont les témoins de la bravoure des hommes, qui n’hésitent pas à rapporter leurs blessures comme des trophées. Au cœur de la bataille, elles portent eau et nourriture ainsi que des encouragements. Elles auraient, dit-on, renvoyé des troupes à moitié écrasées, vers une charge victorieuse.

Framée : arme de jet parfois utilisée en corps à corps. En forme de javelot à fer étroit, court, et très acéré. Il sont si maniable qu’ils l’utilisent de près comme de loin. Les cavaliers se contentent souvent d’un bouclier et d’une framée.

Francisque : arme de jet et/ou de corps à corps des peuples germains utilisée principalement pour le combat à pied. Elle est mise en valeur par les Francs saliens (en particulier avec l’histoire du vase de Soisson). Reconnaissable par la forme de la partie supérieur en S, et de la partie inférieur en arc de cercle de son fer unique, dont la pointe retournée vers le haut devait permettre de perforer une cotte de mailles.
D’après les fers retrouvés dans les tombes il semble que seul les nobles, ou les guerriers les plus valeureux en possédaient.
Il ne faut la confondre avec la hache à double tranchants opposés sur le même plan dite hache bipenne (dont l’origine remonte à l’âge de bronze). Il n’a pas été trouvé de telle hache dans une tombe franque. Plus tard, le terme francisque pourra désigner une hache bipenne comme par exemple le symbole du régime de Vichy en France.

Quelques un des types de fers de francisque

Reste d’une tombe de guerrier du VIe siècle de Westheim . Contenant (1) le fer d’une francisque, (2) un umbo, (3) des pièces de monnaie d’argent de roi Athalaric (526–534), (4) des pièces en mosaïque romaines de verre, (5) un fer de lance. Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg, Allemagne.

G

Généraux : si les rois doivent descendre de noble lignée, les généraux proviennent de toutes les classes sociales. Ils commandent par l’exemple plus que par l’autorité. Ils se doivent d’être toujours au premier rang au combat et faire preuve de bravoure.

H

Hache : hache mérovingienne hornée d’un Franc surement bien riche

I

J

Javelot, javeline :

  • terme générique désignant une arme de jet légère généralement composée d’une longue tige de bois (hampe) surmontée d’une pointe en fer ;
  • la javeline est un petit javelot.

K

Kurzsaxe : scramasaxe court de 20 à 25 cm de long et 3 cm de largeur. On le trouve à partir du milieu du Ve siècle. Appelé aussi : court saxe ; ou bien, saxe court.

L

Langsaxe : scramasaxe de 49 cm de long et 4,2 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIIe siècle. Appelé aussi : long saxe ; ou bien, saxe long

Leichter breitsaxe : scramasaxe de 30,5 cm de long et 4,9 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi : large saxe léger.

M

Le rôle des armes dans le mariage : le Franc est généralement monogame hormis certain grands chefs qui pratique la polygamie non par concupiscence, mais par stratégie d’alliance avec plusieurs familles. C’est l’homme qui apporte la dot. Les parents et les proches, approuvent et attestent de sa remise. Nul bijoux ou objets de valeur, ce sont des bœufs, un cheval tout bridé, un bouclier avec la framée et le glaive. En présentant ces dons, on reçoit une épouse. Elle, de son côté, donne aussi à l’époux quelques armes. C’est là le lien sacré de leur union, leurs symboles mystérieux, leurs divinités conjugales. Pour que la femme ne se croie pas dispensée des nobles sentiments et sans intérêt dans les hasards de la guerre, les auspices mêmes qui président à son hymen l’avertissent qu’elle vient partager des travaux et des périls, et que sa loi, en paix comme dans les combats, est de souffrir et d’oser autant que son époux. C’est là ce que lui annoncent les bœufs attelés, le cheval équipé, les armes qu’on lui donne. Elle apprend comment il faut vivre, comment il faut mourir. Ce dépôt qu’elle accepte, elle devra le rendre pur et honorable à ses enfants, de qui ses brus le recevront pour le transmettre à ses petits-fils.

Les armes dans le mobilier funéraire : La majorité des armes des Francs mérovingiens proviennent du mobilier funéraire, où elles nous donne le statut social des défunts, tout particulièrement la couche sociale supérieure.

Restes de deux spathas, d’un kurzsaxe, d’une pointe de framée (VIe VIIe siècle), retrouvés dans un cimetière.

N

O

P

Le port des armes : nul ne peut assister à une assemblé (pour les grandes décisions) sans être armé. Pour cela, il faut en avoir été reconnu digne et capable. Lorsque c’est le cas, le père, un parent, ou un de ses chefs remet en pleine assemblée, la framée et le bouclier en signe de reconnaissance. Cela constitue sa robe virile qui est le premier honneur. Il était considéré comme membre d’une famille, il est maintenant membre du peuple franc.

Q

R

Rondache : une rondache est un bouclier de forme circulaire et généralement de taille moyenne.

S

Schmalsaxe I : scramasaxe de 30 cm de long et 3 cm de largeur. On le trouve à partir du milieu du VIe siècle. Appelé aussi : saxe effilé.

Schmalsaxe_II : scramasaxe de 29 cm de long et 3,3 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi : saxe effilé.

Schwerer breitsaxe : scramasaxe de 35,5 cm de long et 4,9 cm de largeur. On le trouve à partir de la fin du VIe siècle. Appelé aussi : large saxe lourd.


Reste de schwerer breitsaxe du VIIe siècle avec un essai de reconstitution.

Scramasaxe, Saxe : saxe signifie couteau, et scramasaxe couteau qui entaille ou qui entame. Étant utilisé comme arme ou outil quotidien, il est porté par la plupart des Francs. Il mesure de 20 à 50 cm, la lame est droite avec habituellement un seul tranchant et parfois l’autre côté affuté sur le dernier tiers de la lame environ. Conservé dans un fourreau de cuir simple dans lequel le manche rentre à moitié (l’arme n’ayant pas de garde), le plus souvent porté horizontalement à la ceinture. Ce type de couteau fut utilisé par tous les peuples d’origine germanique.
On distinguent plusieurs types de scramasaxes : le kurzsaxe ; le schmalsaxe I et II ; le leichter breitsaxe ; le schwerer breitsaxe ; le langsaxe.

Spangenhelm : spangenhelm est un terme historiographique allemand désignant le casque composite segmenté populaire chez les Germains orientaux. Seul un noble germain de très haut rang possédait un casque.

Spatha : (épée longue en grec), utilisé par la cavalerie romaine qui avait besoin d’une arme plus longue pour frapper essentiellement de taille. Elle fut ensuite adoptée par les mérovingiens. Elle possède une large lame droite à tranchant double de 60 à 100 cm ainsi qu’une garde étroite et plate. Sur certain modèle la pointe est arrondie.


Reproduction d’une spatha

T

Tenue de combat : ils combattent couverts d’un léger sayon (veste courte) dont il font si peu cas qu’ils se déshabillent parfois en plein combat. Par contre leurs boucliers sont ornés de couleurs et motifs variés. Rare sont les cuirasses et encore plus les casques.

U

Umbo : (ou cache-poing)

  • pièce généralement métallique, en forme de pointe, de cône, ou de demi sphère faisant saillie au milieu d’un bouclier. Protégeant le poing tenant le bouclier,il servait aussi d’arme contondante.
  • par métonymie, le bouclier tout entier.

V


Tunique et pantalon du Marais Thorsberg dans Schleswig-Holstein, l’Allemagne, approximativement le milieu du IVe siècle.

Vêtement : ils sont vêtu d’un sayon (veste courte descendant au dessus des genoux) qu’ils attachent avec une fibule (sorte d’agrafe), ou à défaut avec une épine. Les plus riches se distinguent par un habillement, non pas flottant comme chez les Sarmates et les Parthes, mais serré et qui marque toutes les formes. Ils portent aussi des peaux de bêtes, plus grossières vers le Rhin, plus recherchées dans l’intérieur, où le commerce ne fournit point d’autre parure. Là on choisit les animaux, et, pour embellir leur dépouille, on la parsème de taches et on la bigarre avec la peau des monstres (?) que nourrissent les plages inconnues du plus lointain Océan. L’habillement des femmes ne diffère pas de celui des hommes, excepté qu’elles se couvrent le plus ordinairement de tissus de lin relevés par un mélange de pourpre, et que la partie supérieure de leur vêtement ne s’étend point pour former des manches : elles ont les bras nus jusqu’à l’épaule ; leur sein même est en partie découvert.


Reconstruction d’une chaussure germanique du IIe siècle, trouvée dans un marais près de Hannovre, en Allemagne

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

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Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !