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Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.
Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.
Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle
Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !
Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…
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Si vous venez voir les armes diaboliques des ces barbares assoiffés de sang, des ces suppôts de Satan qui passaient leur temps à tout piller, vous risquez d’être déçu.
En fait, ce que nous appelons les Vikings, étaient avant tout des marchands nomades scandinaves qui ont vécu de l’an 800 à 1050. Certains ont fait quelques mauvais coups, mais on ne peut généraliser. Leurs plus belles armes sont donc leurs bateaux, dont nous allons parler en premier.
Dernière mise à jour : 2011-01-20 21:09:53
Le drakkar est le nom donné à tord par un Auguste Jal vers 1840, à tous les navires vikings. Inspiré du terme suédois drakar, pluriel de drake (dragon), lui-même apparenté à l’ancien nordique dreki.
Les bateaux vikings ont des similitudes. Un très faible tirant d’eau, dont la coque est constituée de planches superposées avec une quille d’un seul tenant et doté d’un gouvernail amovible. Ils sont quasiment symétrique entre l’avant et l’arrière (poupe et proue se répondent de part et d’autres du mât), ce qui lui permet de pouvoir se déplacer indifféremment en avant et en arrière. Il possède éventuellement un grand mât facile à dresser et à abattre qui supporte une voile rectangulaire qui lui permet de remonter au vent.
Il existe deux familles principales de navires. Les langskip qui sont des navires de guerre et les kaupskip qui sont des navires de commerce.
Les langskip ou herskip n’ont pas de place pour le stockage des marchandises. Ils se déplacent indifféremment à la voile ou à l’aviron. Ce sont des transports de troupes capables de remonter les rivières. Selon leur taille, ils portent différents noms : karv, snekja ( à vingt bancs de nage), dreki, skeið (qui tenait le rôle de croiseur lourd)....
Les kaupskip sont des navires de commerce qui se déplacent à la voile, qui disposent d’un équipage réduit, qui sont capables de naviguer en haute mer et qui ne sont pas pontés. Leur cale est dite ouverte. Le navire de ce type découvert à Skudelev avait une capacité de charge de 16 tonnes. Depuis, des épaves de plusieurs autres navires de commerce ont été découvertes. Selon leur taille, on les nomme skúta (petit navire de brasse), le eptirbátr (canot), le karfi (dont le représentant le plus connu est le Gokstad), byrding ou knörr (destiné au grand large)...
Il existe également de bateaux de pêche ou caboteurs que l’on nomme ferja, mot qui a donné notre ferry.
Les barques, bátr, de petite taille, avançaient à la voile et à la rame, avec jusqu’à quatre bancs de 10 ou 12 rameurs. Elles étaient encore utilisées au XIXe siècle en Norvège.
Les premières découvertes de navires vikings à Gokstad en 1880 et à Oseberg en 1904 ont amené les archéologues à la conclusion que les Vikings étaient des commerçants de produits de luxe. En effet, ces deux navires pontés, comptant des équipages importants, avaient très peu de place pour embarquer des marchandises. Or, comme il était de notoriété publique que les Vikings étaient avant tout des commerçants, les archéologues sont arrivés à la conclusion qu’avec des navires aussi mal conçus, les commerçants étaient obligés d’embarquer des marchandises peu encombrantes, mais à forte valeur ajoutée pour rentabiliser leur voyage. Donc, des marchandises de luxe. Depuis les fouilles de 1962, nous avons la preuve qu’à côté des navires de guerre, les vikings disposaient des navires de transport capables d’embarquer des tonnes de marchandises.
Les Vikings furent des navigateurs suédois, danois, norvégiens qui ont développé trois grandes routes commerciales : celle du nord , celle de l’ouest et celle de l’est (le Varègue est le nom donné pour désigner le Viking qui commerce dans la région à l’est de la Scandinavie). Fourrures, peaux, métaux, ambre, miel, stéatite, sel, vin, blé, laine, argent, fer, or, cire, ivoire de morse, bois de construction, armes, tissu mais aussi esclaves, sont les produits échangés par les Vikings sur les itinéraires maritimes et terrestres qu’ils maîtrisaient, allant de Samarkand à la mer Caspienne, en passant par Jérusalem, Bagdad, Constantinople, le détroit de Gibraltar, la Galice, les côtes d’Aquitaine et de Bretagne, l’Angleterre, l’Irlande, la Scandinavie, le Groënland… sur 250 ans.
Sans leurs fameux bateaux, les Vikings n’auraient pu développer ces routes commerciales sur une aussi longue durée.
Il est quand même surprenant que cette image de sur-homme navigant sur un bateau à tête de dragon, pillant et violant tout sur son passage ne figure dans les sources quasiment qu’en France et en Angleterre.
Posons nous une question. Pourquoi font-ils de tels périples ? Comme de tout temps la recherche d’une meilleur condition de vie. Pour cela deux alternatives, soit migrer dans un pays plus “confortable”, soit chercher fortune puis retourner au pays une fois riche. Pour devenir riche, là encore deux alternatives, la manière douce : le commerce ; la manière forte : le pillage.
Le pillage, ah… nous y voila. Mais piller quoi, un village sans défense, une place forte ? Le village, c’est facile surtout s’il y a peu de gendarmes, non je veux dire de gens d’armes. On y trouve bien à manger et quelque objets d’artisanat, mais pour la fortune, on repassera. La place forte, c’est plus juteux, mais combien plus difficile, même s’il y eu quelque réussites, il n’y a toujours pas de quoi en faire toute une histoire. Où peut-on trouver quelque chose de précieux,assez peu protégé ? Dans les lieux de culte (églises, abbayes, monastères…), où l’Église accumule de véritable trésor à la gloire de Dieu.
Les Vikings ont vite compris, et ont mis au point une technique digne de nos commandos modernes. Mais comment l’Église pouvait-elle expliquer le saccage de ses lieux de cultes sensés être protégés par Dieu et ses saints ? L’explication trouvée fut simple : les Vikings étaient des envoyés du diable. A partir de ce moment, la littérature (à l’époque, quasi exclusivement d’origine cléricale), s’est acharné sur l’image du Viking.
Cette stigmatisation est d’autant plus remarquable, que les sources slaves et arabes, le décrivent bien autrement. Il n’est pas question de les représenter comme des anges non plus. C’étaient tout simplement des hommes, qui espéraient une vie meilleure. Mais n’est-ce-pas ce que nous cherchons tous ?
Les meilleurs connaissance des armes vikings proviennent des découvertes archéologiques. Les représentations graphiques ou la littérature dans les sagas nordiques peuvent être prises en compte avec une certaine mesure. On trouve aussi des bas-reliefs sur pierre ou bois, et des tapisseries. Ces sources peuvent être de purs produits vikings ou provenir d’autres ethnies.
Saga et bas-relief (pierre tombale)
Chez les Vikings, la condition d’homme libre était liée au droit de la possession et de l’utilisation des armes.Dans certains poèmes vikings, il est même conseillé le port permanent des armes afin d’être prêt au combat à tout moment, du jour et et de la nuit. Les femmes et les esclaves n’ont pas le droit porter des armes, même si comme toutes règles il y a des exceptions, comme l’atteste la découverte de rares tombes de femmes avec des armes, ou certains écrits comme la saga Gisla.
Comme ailleurs, les plus modestes utilisent leurs outils de travail, éventuellement modifiés. Équipés d’une hache ou d’une lance (souvent un épieu de chasse), protégés par un bouclier de bois et parfois un cale en cuir, son couteau peut être additionné d’un glaive court (semblable au kurzsaxe germain). Ils utilisent aussi leurs arcs de chasse pour le combat. Les plus riches complètent leur équipement par un casque métallique, un glaive long (semblable au langsaxe germain) et une broigne ou une cotte de mailles. Il n’y a pas de trace d’utilisation de vêtements rembourrés (type gambison), ce qui ne veut pas dire qu’ils n’en avaient pas, surtout avec une cotte de mailles.
Le casque Viking en fer, en forme de bol avec un nasal parfois additionné de “lunettes”. Le casque est parfois fabriqué d’une seule pièce, mais généralement il est fabriqué à partir de deux ou quatre plaques de fer rivetés ensemble par une bande de fer faisant le tour de la tête au niveau du front et une ou deux bandes passant par le sommet du bol. Sur certains casques, il y avait des camail assujetti et/ou des plaques métalliques sous la partie en forme de bol, pour assurer une protection supplémentaire.
Dans le chapitre 45 de la saga Eyrbyggja, Freysteinn a été protégé d’un coup d’épée au cou par un morceau de corne cousu dans son chapeau de feutre.
On ne trouve pas de cornes sur les casques de combat. Les seuls couvre-chefs qui auraient eu des cornes, seraient éventuellement d’ordre cérémonial voir chamanique.
Les boucliers vikings étaient dans un premier temps ronds, de type germanique, d’un diamètre d’autour de 90 cm ou plus, et de 1 à 3 cm d’épaisseur. Ils étaient faits de planches de bois en sapin, pin, saule ou tilleul. Ils avaient d’habitude un trou central avec une poignée protégée par un umbo métallique. Les boucliers devaient être couverts de cuir. Le pourtour devait aussi en être pourvu, car une série de petits trous en périphérie a été observée sur des certains restes de boucliers. Dans certaines saga, on parle de boucliers portés dans le dos ou le côté, ce qui suggère qu’il pouvait avoir une lanière de portage. Des pigments ayant été trouvés sur certains restes, cela suggère qu’ils n’étaient pas couverts de cuir mais peints directement sur le bois.
Le bateau trouvé prés de Gokstad a des emplacements pour accrocher les boucliers sur le bord. Quelques boucliers vikings peuvent avoir été décorées par des modèles simples bien que quelques poésies skaldic louant des boucliers puissent indiquer des décorations plus complexes.
2 Umbos, dont celui de droite possède une poignée attenante.
Il existe une polémique sur la forme des boucliers à la fin de la période viking. Certaines traductions de saga emploient les termes, d’extrémité du bouclier ou de queue du bouclier, ce qui suggère des boucliers allongés voir en goutte d’eau comme on peut en voir sur la tapisserie de Bayeux. Mais, sauf nouvelle découverte, on n’a pas encore trouvé de restes de boucliers de cette forme dans des fouilles archéologiques.
Les mailles sont des anneaux de métal reliés entre eux pour constituer un tissu de protection. Les vikings qui en avaient les moyens, utilisaient des protections en mailles sous forme d’une cotte de mailles et/ou de camail éventuellement assujetti au casque.
La technique d’assemblage des Vikings est dite 4 en 1, dans laquelle chaque anneaux passent dans ses quatre plus proches voisins.
Construction et rivetage de mailles.
1.° Anneau initial.
2.° Anneau déformé de façon à ce que les deux bouts ce recouvrent.
3.° Aplatissement des bouts des anneaux (les deux bouts sont aplatis l’un sur l’autre).
4.° Après percement avec un poinçon.
5.° Présentation du rivet de fermeture. Contrairement à l’Europe Occidentale, il s’agit bien d’un rivet.
6.° Après rivetage de l’anneau.
Dès les premiers temps de la période viking, tout les anneaux sont rivetés. Par la suite, on alternera une rangée d’anneaux rivetés et une rangée d’anneaux fermés., ce qui apportera gain de temps de fabrication, gain de poids, sans perte de d’efficacité.
Dans plusieurs sagas (saga Vatnsdæla, saga Vopnfirðinga…), il est fait mention de l’usage de pierres plates mises sous les vêtements pour se protéger.
Les Vikings ont utilisé des saxes (appelé aussi scramasaxe, seax, sax, seaxe, scramaseax, scramsax et sachsum) qui sont des armes blanches plurigermaniques (saxonne, franque, viking, etc.), sans garde, a un seul tranchant. L’autre côté de la lame n’étant affuté qu’à son extrémité (dernier tiers de la lame environ). Il mesure entre 20 cm et 1 m de long. Les spécialistes distinguent plusieurs types de saxes (voir armes des Francs). Les saxes étaient généralement portés dans un fourreau suspendu horizontalement à la ceinture.
Les Vikings ont aussi utilisé une épée à une main, semblable au spatha romaine, avec des quillons plus développés et un pommeau assez volumineux. La lame à double tranchant, mesurait jusqu’à 1m.
L’épée est un vrai trésor, le fer était rare donc cher, tellement complexe à fabriquer que seulement quelques forgerons très spécialisés en sont capable, elle valait au moins une douzaine de vaches laitières.
Détail du pommeau
La lance est souvent utilisée par le guerrier viking, soit comme arme de jet ( dans ce cas le fer est parfois désolidarisé en retirant le rivet, pour éviter d’être renvoyée) ou comme arme d’hast dont la hampe peu aller jusqu’à 2 ou 3 mètres. Les différents fers retrouvés font de 20 à 60 cm, ont des formes les plus divers avec ou sans quillon.
Dessin d’un fer de lance Viking trouvée à L æ Rdal, en Norvège. (Exposé au Bergen Musem)
Les arcs ont été utilisés principalement pour la chasse, mais ils ont également été utilisés lors de combats à distance. Les archers débutaient les hostilités par un pluie de flèches avant le corps à corps. L’utilisation des archers, est cité dans plusieurs sagas (saga Brennu-Njáll le Brûlé, saga Eyrbyggja…), pour la défense d’un point. On trouve aussi son usage dans les combats nautiques (saga d’Olaf Tryggvasonar).
Les arcs ont été faits à partir de bois d’if, de frêne, ou d’orme. En général, ils mesuraient de 1,5 à 2 m de longueur.
On trouve peu de reste dans dans les sépultures de guerriers, car les arcs ont été utilisés principalement pour la chasse. Un arc complet à été trouvé à Hedeby, en bois d’if et mesurant 1,92 m de long.
Pointes de flèche scandinaves diverses du IXe et Xe siècle.
Basé sur l’outil de travail, les haches de combat se sont développés avec de plus grandes tranchants et des manches plus longs. Quelques fers de hache (de riches vikings) étaient richement décorées avec des incrustations de métaux précieux (or et argent). Dans l’ère Viking postérieure, il y avait des fers de hache avec le tranchant mesurant 45 cm, appelés Brei ð ö X ou Breid-Ox (la large hache), alors que les premiers fers ne faisaient que 7 à 15 cm.
Le bord de certaines haches sont en acier trempé soudé à la tête en fer.
Les haches à double fers dans les représentations modernes semble tenir de la fantaisie (aucune trace archéologique ou littéraire).
Deux haches trouvées en Norvège Occidentale exposée dans Bergen
Dans la saga Kjalnesinga, il est écrit que Bui Andríðsson n’a jamais porté une autre arme que sa fronde, qu’il nouait autour de lui. Il l’a utilisée avec des résultats mortels à de nombreuses reprises.
Mais Tux, tu sais lire ?... Pas de hache à fer double et pas de casque à cornes !!!
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Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….
Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :
Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.
J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c’est impossible.
Colbert : Alors, les riches ?
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.
Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….
Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…
C’est un réservoir inépuisable.
Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.
Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.
L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.
Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.
Sources Wikipédia.
Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).
Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)
Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.
Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.
Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.
Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.
D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).
Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.
Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.
Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.
Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !
prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.
Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…
Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !
Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !