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Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

Le Livre des Faits de Jaume Ier

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Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !

Les Vikings attaquent !

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Dans cette salle des armures, vous trouverez l’ensemble des équipements de protection utilisé par les humains et leurs animaux. Ces protections, sont parfois appelées, armes défensives. En plus de leur rôle protecteur, les différentes protections sont les symboles du niveau sociale de leurs propriétaires. Elles permet de différencier un civil d’un soldat, un soldat d’un chevalier, un chevalier d’un duc ou d’un comte voir du souverain.


Ce personnage ressemble-t-il à un serf ou un roi ?

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Armure

Dernière mise à jour : 2010-09-26 09:35:04

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De tous temps, la protection des guerriers pose un dilemme. Les combattants ont besoin d’aisance maximum pour l’attaque et de protection maximum pour la défense. Parallèlement, il faut s’adapter à l’amélioration permanente de l’armement et de la technologie en général.
Les divers protections sont donc plus ou moins efficaces, mais la perfection n’est pas de ce monde.
La qualité de l’armure de plaques semble être à son paroxysme à la fin du Moyen Âge, mais le développement des armes à feu la rendra obsolète. Son usage restera réservé aux tournois et à la parade. Certaine parties de l“armure seront utilisées ensuite à divers époques comme par exemple la cuirasse et le casque des cuirassiers.

Le harnois

Le harnois est l’armure du chevalier par excellence.
C’est l’armure que l’on voit lorsque l’on imagine un chevalier en armure à cheval. Le harnois est la plus performante techniquement des armures de chevalier. Contrairement à une idée reçue (venant entre autres du fait que longtemps, les armures étudiées étaient des armures d’apparat), une armure de plaques en général et un harnois plain en particulier est moins difficile à porter qu’une cotte, voire un haubert, de mailles, car le poids pourtant supérieur est mieux réparti. Un chevalier pouvait ainsi prestement monter à cheval ou se relever s’il tombait (du moment que la douleur d’une blessure ne l’immobilisait pas). C’est lors de la guerre de cent ans que les armures, le temps de quelques années, ont réellement été lourdes, pour garder les chevaliers des flèches anglaises, mais l’inefficacité de l’épaisseur des armures, trop lourdes, a vite fait abandonner le concept.
Parfois, on parle du harnois “plein” (ou plain), et le harnois peut être peint ou coloré par divers procédés, de façon à donner telle ou telle capacité visuelle mais aussi une certaine propriété de solidité ou de résistance.
Le défaut du harnois se trouve sous les bras, et au niveau de la gorge, à la séparation entre le casque et le plastron. Les seules armes efficaces contre les harnois étaient, la hallebarde et la bardiche, dont la pointe permettait de transpercer l’aisselle du cavalier sans s’approcher et risquer un coup mortel de l’ennemi ou du cheval. L’estoc (prédécesseur de la rapière) et la miséricorde, sorte de couteau à lame courte et large (lame de 15 à 35 cm de long, pour 4 à 8 cm de large à sa base) qui permettait d’égorger l’ennemi mis à terre en passant le couteau dans le défaut de l’armure et en le faisant glisser sur l’arrondi de l’armure, de façon à ouvrir littéralement la gorge, comme on ouvre une boite de conserve.
Le harnois a été l’armure du XIIIe au XVIIe siècle, et fut également la dernière armure médiévale.

Plate : une plate, une petite lame de fer rivetée, utilisée en habillement sur une armure. Le terme est un anglicisme, lui-même basé sur une erreur, mieux vaudrai parler d’armure de plaques.
Plaque de métal très solide, mais également très lourde, plus ou moins décorée ou polie. Cependant, elle restait plus facile à porter qu’une cotte de mailles, grâce à une très bonne répartition du poids.

Différentes parties de l’armure

Protections de la tête : casque, camail…

Protections du tronc : cuirasse, cotte de mailles…

Protections des membres supérieurs : spalière, gantelet…

Protections des membres inférieurs : jambière, soleret…

Protections annexes : bouclier, accessoires…

Protections équines : pour les chevaux…

Protections de la tête

Armet : casque fermé qui était en usage aux XIVe, XVe et XVIe siècles.

1. Couvre-nuque formant une crête sur le tymbre
2. Ventaille
3. Nasal du ventaille
4. Bavière
5. gorgerin
6. Garde de cou

Barbière : pièce d’armure protégeant du cou jusqu’à la bouche. C’est une sorte de bavière.

Barbute : la barbute est un heaume d’acier inventé à la fin du XIVe siècle. Il s’agit d’une évolution du bassinet. Utilisé surtout en Italie et en Suisse au XVe siècle, son nom vient de l’italien barbotta car la large visière en « T » laissait apparaître la barbe du soldat. C’est un casque lourd, protégeant toute la tête et souvent renforcé par une crête à son sommet. Fait rare pour un casque médiéval aussi enveloppant, la barbute permet une bonne visibilité et une bonne aération. Utilisée principalement par les piétons, il n’était cependant pas rare que la barbute soit portée par des officiers de cavalerie légère, mais rarement par les nobles qui lui préféraient la salade.

Bassinet : le bassinet, bascinet ou bacinet est un heaume médiéval européen à visière apparu vers le début du XIVe siècle. Il dérive de la cervelière par extension des pièces de fer sur les joues et le cou et remplaça progressivement le grand heaume du XIIIe siècle.
Le petit bassinet, version première apparentée à la cervelière, sans visière, était porté sous de plus grands heaumes. Après les premiers coups de lances, le grand heaume était souvent retiré pour le combat au corps à corps, au cours duquel il gênait la respiration et la vision. Porter un casque plus petit en dessous apportait un avantage certain.
Pour protéger le nez et une partie du visage, une fois le heaume retiré, furent développés un petit nasal puis un masque de plus en plus complet. A partir de la moitié du XIVe siècle, la plupart des chevaliers d’Europe abandonne le grand heaume dans son ensemble, trop lourd, pour le bassinet, à présent muni d’un ventail à charnières relevable.

Bavière : partie de l’armure destinée à protéger le cou et le menton. On confond souvent la Bavière avec le gorgerin, la différence étant que la Bavière est dotée d’une coque articulée ou non, venant protéger le cou et le menton.
Avec la salade, comme au XVe siècle, la Bavière est fixée à la partie supérieure de la cuirasse. Quand il s’agit de l’armet, la Bavière fait partie du casque et est mobile autour des mêmes pivots que le ventaille.

Berruier : ou berruyer c’est une sorte de casque ressemblant à la barbute (XVe)

Camail : protection souple constituée d’anneaux de métal recouvrant le cou, le haut des épaules, et la tête.
Aussi connu sous les termes de cap-mail, cap-malha, capmailh, coëffet pour les modèles les plus anciens, ou avental, aventail, voire ventail sous des formes de camail de bassinet.
On trouve deux formes de camail :

  • une bande de tissu de mailles, fixé au bas d’un casque. Dans ce cas, certains camails ne protégeaient pas complètement la tête, mais seulement le cou. C’est le camail de casque appelé aussi colletin de maille
  • une sorte de chaperon, de capeline avec capuche. Ce type de protection peut aussi être nommé cervelière ou coëffete. Les camails de ce type furent souvent directement intégrés aux cottes de mailles. Dans ce cas, ils affectaient la forme d’une capuche, que l’on pouvait plus ou moins refermer par un laçage, afin de protéger le cou. Suivant la nomenclature actuelle, seul les camails fermés sur le devant, ou pouvant se refermer sur le devant (protection du cou) devraient être appelés camails.
    Les protections de même type sans capuches tel le colletin de maille (protection des épaules et de la gorge) seraient plutôt à classer dans les gorgerins.

Casque viking : le casque viking en fer, en forme de bol avec un nasal parfois additionné de “lunettes”. Le casque est parfois fabriqué d’une seule pièce, mais généralement il est fabriqué à partir de deux ou quatre plaques de fer rivetés ensemble par une bande de fer faisant le tour de la tête au niveau du front et une ou deux bandes passant par le sommet du bol. Sur certains casques, il y avait des camail assujetti et/ou des plaques métalliques sous la partie en forme de bol, pour assurer une protection supplémentaire.
Dans le chapitre 45 de la saga Eyrbyggja, Freysteinn a été protégé d’un coup d’épée au cou par un morceau de corne cousu dans son chapeau de feutre.
On ne trouve pas de cornes sur les casques de combat. Les seuls couvre-chefs qui auraient eu des cornes, seraient éventuellement d’ordre cérémonial voir chamanique.

Cervelière : la cervelière est une coiffure de mailles ou de plaques de fer enveloppant exactement la partie supérieure du crâne comme une calotte, en usage en Europe Occidentale au Moyen Âge.
À partir de la moitié du XIIIe siècle apparaît une cervelière de mailles qui se porte alors sur un camail de peau. Elle prend une forme cylindrique ou sphérique, ce qui permet le port d’un heaume par-dessus. Les maillons qui la composent sont souvent rivetés ”à grain d’orge” et en reçoivent quatre autres.
La cervelière de plates est forgé d’une ou plusieurs pièces de métal. Certaines de ces cervelières se portaient sur le camail de mailles, d’autres remplaçaient la partie supérieure. Dans ce dernier cas, la cervelière était capitonnée et le camail s’attachait à son bord inférieur.
Le dessin de la cervelière de plates prenait la forme d’une bombe, sans rebord, pointe ou partie saillante. Celles qui se posaient sur le camail possédaient parfois une visière peu saillante, mais ne pouvaient alors pas se porter sous le heaume.

Chapel : appelé aussi chapel de fer ou chapel de Montauban, ce type de casque existe depuis l’Antiquité et sera utilisé pendant tous le Moyen Âge sous divers forme. La partie supérieur est tronconique ou en forme de calotte, avec un rebord plus ou moins développé.

Colletin de maille : une bande de tissu de mailles, fixé au bas d’un casque, retombant sur les épaules. Il assure la protection du cou.

Heaume : terme général apparu au XIIe siècle (helme) désignant un casque enveloppant toute la tête. Le modèle ci-dessous est celui que l’on associe le plus souvent à ce nom. Mais on trouve dès l’Antiquité des casques portant d’autre nom, enveloppant toute la tête.

Heaumier : le heaumier est le spécialiste fabriquant de heaume

Mentonnière :

  • attache passant sur le menton et retenant une coiffure ou un casque, appelé aussi jugulaire quant elle passe sous le menton.
  • pièce articulée d’une barbute (vers le milieu du XVe siècle) ou d’une bourguignote servant à protéger le bas du visage et le nez. Elle est riveté par une bielle située sur le frontal (A) et crochetée à deux tétons au niveau du col ou des joues du casque.

Mézail : voir ventaille.

Salade : casque en usage du XVe au XVIIe siècle. Il s’agit d’une évolution du chapel de fer qui eut lieu pendant la première moitié du XVe siècle (à ne pas confondre avec la barbute, parfois appelée salade italienne, bien qu’elle soit essentiellement une variante du bassinet). La coupole de la salade finit sur l’arrière en une queue qui s’allongea au fil du siècle. Certaines salades étaient équipées d’une visière, et d’autres une simple fente s’ouvrant sur l’avant du casque. Une autre variante laissait le visage entièrement sans protection. Il existait une protection pour le menton qui pouvait être portée avec la salade, mais elle était d’usage rare parce qu’elle génait la respiration et les mouvements de la tête. La salade était certainement le type de casque le plus répandu durant la dernière partie du XVe siècle, et était en usage chez les cavaliers comme chez les fantassins. Pendant le XVIe siècle, elle donna naissance à la bourguignotte.

Une salade de la fin du XVe siècle. (Musée de l’histoire de l’art de Vienne, Autriche)

Secrète : calotte de fer qui se portait caché sous un chapeau d’où son nom.

Spangenhelm : spangenhelm est un terme historiographique allemand désignant le casque composite segmenté populaire chez les Germains orientaux. Seul un noble germain de très haut rang possédait un casque.

Ventaille : appelé aussi mézail, carnet ou viaire, c’est la partie mobile qui se rabat sur le visage à l’avant du casque. Les trous permettant la vision sont appelées perçures ou vues. Dans certains casques, le ventaille se dira à vue coupée lorsque celle ci est découpée en pleine pièce et à vidaille lorsque la vue se fait entre le haut du ventaille descendu complètement et le frontal du casque.
Ainsi se nomme aussi la partie du camail qui se trouve devant la bouche.

Protections du tronc

Arrêt de la lance : (sur le plastron) appelé aussi arrêt ferme ou faucre. Accessoire a droite du plastron où l’on pose la hampe de la lance pour aller à la charge. On disait alors “coucher le bois”. Il est parfois muni d’une charnière pour le relever.

Braconnière : appelé aussi tonnes, ensemble de lames (de 1 à 5) articulées, fixées sous la cuirasses protection du ventre aux cuisses. Ces lames sont appelées faltes qui peut aussi désigner les mailles mis en bas de la cuirasse pour protéger le bas-ventre.

Brigandine : la brigandine est une cuirasse constituée de plaques rivetées sur du cuir ou du tissu épais, fournissant une excellente protection peu onéreuse et simple à fabriquer (moins chère que le plastron sur mesures fait par le forgeron, plus rapide à produire que la maille) et pour ces raisons rapidement adoptée par les nombreux mercenaires du XIVe siècle qui portaient alors les noms de “routiers” ou “brigands” d’où le nom de l’armure.
En Europe Occidentale, l’usage de la brigandine est attesté depuis le troisième quart du XIVe siècle et elle devient dès le début du XVe siècle une protection très courante de l’homme d’arme, notamment du fait de son faible coût comparé à celui des pièces d’armure tout métal. Son emploi perdure durant le XVIe siècle mais décline à partir des années 1550, l’usage de la brigandine étant finalement abandonné dans les premières années du XVIIe siècle.
Durant toute sa période d’utilisation en Europe, la forme de cette protection varie peu. La brigandine fournit une protection du torse, de l’abdomen et de la partie supérieure des hanches à la façon d’un doublet dépourvu de manches. Des protections de bras et de cuisse, à la façon respectivement des spalières et tassettes des armures, complètent parfois la brigandine. Cette armure est composée de petites plaques métalliques carrées ou rectangulaires rivetées à une couche externe de cuir ou de toile épaisse (lin ou velours), les plaques se chevauchant. Une couche de tissu interne peut être présente. Les plaques sont souvent étamées pour éviter la corrosion surtout dans le cas où il n’existe pas une couche de tissu interne. Certaines formes de brigandines du XIVe et XVe siècles comportent une protection renforcée au niveau des poumons composée de 2 grandes plaques en forme de “L” adossées. La Brigandine se ferme via des sangles d’épaule et une série de sangles sur le devant, à la façon d’une veste ou parfois à l’aide d’aiguillettes passées dans des œillets cousus. La fermeture par un lien sur le côté devient plus fréquente au cours du XVIe siècle. Parmi les protections apparentées (composite de métal et de cuir/tissus) en Europe Occidentale, on peut citer la cotte de plaques, dont les plaques sont plus grandes et non chevauchantes ou la jacques de plaques, composée de plaques (en général de récupération d’autres armures) non chevauchantes et non pas rivetées mais fixées au support de tissus/cuir par un lien passant dans un trou unique pratiqué dans chaque plaque.

Broigne : La broigne (brogne ou brunie en français du Haut Moyen Âge) est une défense corporelle protégeant le thorax, en forme de gilet moderne.
La broigne est constituée d’un vêtement sur lequel sont fixés des renforts rigides appelés mailles ou macles. La différence entre une broigne et une cotte de mailles est que dans une cotte de mailles, les mailles (macles) sont reliées entre elles sans support intermédiaire. Le vêtement servant de support peut être constitué de tissu, de cuir, de feutre, etc.
Les macles peuvent être fixées sur ou sous le vêtement ou entre deux couches de vêtement. Leur forme est variable (plaquette, anneau, clou…) tout comme leur matière. Elles sont constituées le plus souvent de fer, d’acier, de cuir laqué (Proche-Orient et Orient). L’écaille de tortue, le bois ou des plaquettes d’os ont aussi été utilisés quoique plus rarement.
Les macles des broignes sont par définition fixées sur un vêtement mais elles peuvent cependant être aussi fixées entre elles.
Les broignes sont apparues à l’époque de Charlemagne et furent utilisées jusqu’au début du XIVe siècle.
La lorica squamata, ou armure d’écaille, était le modèle de broigne le plus courant dans l’Empire romain. Dans ce type de défense, le haut des plaquettes métalliques était cousu sur un cordon, lui-même cousu sur une chemise. Les plaquettes se recouvraient les unes les autres (à la manière de tuiles) et offraient une surface continue de protection. Les macles n’étant pas maintenues par le bas, ce système était très sensible au coup de pointe. Par contre il était léger, facile à réparer et très souple (confort du combattant).
La brigandine était un type de broigne utilisé de la fin du XIVe au début du XVIIe siècle. Elle était constituée de plaquettes de fer rivées entre elles, prises entre deux couches de tissu. Les rivets traversaient aussi le tissu (ou cuir) du vêtement en général de façon décentrées (rivets gay). Le fait d’utiliser des rivets gay permettait aux macles de jouer entre elles afin de donner un peu de souplesse à l’ensemble. Les macles était souvent noircies ou étamées pour augmenter leur résistance à la rouille. Le vêtement servant de support était une sorte de gilet généralement sans manches.
Ce système était relativement peu coûteux par rapport à un corselet (protection rigide du thorax fait de deux à six ou sept plates). Il était pratiquement aussi résistant, et plus imperméable. Cependant, il était aussi inconfortable qu’un corselet (rigidité) et plus lourd (pour pouvoir être rivées entre elles, les macles se chevauchaient, entraînant de lourdes épaisseurs supplémentaires).
Les macles n’étant pas accessibles directement (entre les deux couches de tissu), l’entretien pouvait aussi poser problème. Par contre les réparations d’urgence étaient relativement aisées.

Colletin d’armure : pièce d’armure protégeant le cou, les épaules, et le haut de la poitrine. Il est relié à la cuirasse et aux spalières. Il est constitué de deux plaques articulées par une charnière d’un côté et reliées par un bouton à coulisser dans une fente en forme de patience militaire, de l’autre côté. Parfois, ces deux plaques sont divisés en deux ou trois lamelles se recouvrant.

Cotte de mailles : autres noms, haubert, haubergeron, jaseran. Une cotte (cotte = chemise longue) de mailles est une protection individuelle constituée d’un assemblage d’anneaux métalliques (fer, acier, bronze, cuivre,...) et parfois de pièces plates appelé macles de matières diverses (fer, acier, cuivre, airains divers, corne, écaille de tortue, cuir laqué, etc.) à condition qu’elles soient rigides et suffisamment solides.
Cet équipement a pour but de protéger son porteur des coups tranchants. Par contre, une cotte de mailles est inefficace face à des coups contondants ou perforants. Pour pallier ce défaut, il convient de porter sous la cotte une protection supplémentaire, comme le gambison ou la jaque légère).
Le terme de cotte de mailles reste valable tant que l’ensemble reste souple. Cependant, on appelle traditionnellement “armure” certains types de cottes de mailles telles que les cottes de mailles romaines (lorica hamata, lorica plumata, etc.).

Cuirasse : la cuirasse est une partie de l’armure composée du plastron destiné à protéger la poitrine et la dossière destinée à protéger le dos.
À l’origine, le terme désigne un plastron en cuir (généralement bouilli, et donc moulé pour avoir la forme voulue). Par extension, il en est venu à désigner des pièces d’armures de même forme, mais dans d’autres matériaux (métal).


Divers type de cuirasses constituées d’un plastron et une dossière.

Faucre : voir arrêt de la lance sur le plastron.

Falte : lame métallique constituant la braconnière.

Gambison : tunique matelassé portée sous une cote de maille ou une armure, afin d’amortir les coups.

Garde-reins : Ensemble de deux à trois lames articulées, protégeant le bas du dos. Fixés à la dossière, il est parfois taillés en pointe au XVe siècle.

Gorgerin : c’est une partie d’armure qui protège le haut du torse et les clavicules. Il apparait au milieu du XIVe siècle avec la multiplication des pièces de plaque sur l’armure. De fabrication simple au départ, elle se voit ajouter des articulations au niveau du cou, et des spalières peuvent y être attachées.
La bavière est souvent confondu avec le gorgerin, la Bavière est dotée d’une coque éventuellement articulée, venant protéger le cou et le menton.

Gorgerin avec et sans spalières.

Haubergeron : voir cotte de mailles

Haubergier : l’haubergier est l’artisan qui confectionne des protection en mailles, il travaille dans une haubergerie

Haubert : voir cotte de mailles

Jaque : un jaque (ou jacque, gambison, doublet armant, voire une jaque, suivant les auteurs) est un vêtement matelassé, ou multicouche, destiné à servir de protection lors d’un combat. Il peut être porté seul (jaque) ou associé à une autre défense cotte de mailles. Les noms de ces différents vêtements sont, en général, associés à une classification moderne et ne correspondent pas aux noms donnés à l’époque de leurs usages.
Au XVe siècle des jaques d’archers pouvaient facilement atteindre les 10 kilogrammes (de trente toiles d’épaisseur ou, pour le moins, de vingt-cinq, avec un cuir de cerf).

Jaseran : autre nom de la cotte de mailles

Pansière : partie inférieure du plastron parfois séparée et articulée

Plastron : partie avant de la cuirasse recouvrant la poitrine des épaules jusqu’au bas-ventre. La partie inférieur est appelé pansière.

Tassette : la tassette est une pièce d’armure forgée apparue à la fin du XIVe siècle. Il s’agit d’une plaque de forme triangulaire ou trapézoïdale. Son but est double, préserver la cuisse et , empêcher le fer de lance ou la pointe de l’épée de passer sous le plastron. Elle est fixée à la tonne (quand celle-ci est courte), ou bien directement au plastron au moyen de liens de cuir,les plaques se superposant de façon inverse des tuiles d’un toit . Elles sont utilisées surtout avec les armures prévues pour un usage de cavalier.

Tonne : la tonne est une pièce d’armure formée de lames forgées et articulées, fixée entre la cuirasse et les tassettes protégeant les hanches et le haut des cuisses du chevalier de la fin du Moyen Âge.

Protections des membres supérieurs

Arrêt de la lance : (sur la hampe de la lance)

  • sur les lances de tournoi, le bas du fût a la forme d’un fuseau au milieu duquel se trouve ménagé une sorte de retrait dans lequel la main qui tenait l’arme se trouvait affermie et protégée.
  • plaques métalliques coniques garnissant le bas des lances de tournois et protégeant le gantelet du chevalier.

Ailerons de cubitière : voir oreillons de cubitière.

Brassard :

  • partie d’armure articulée constituée par l’assemblage du canon d’arrière-bras et du canon d’avant-bras), reliés par la cubitière.
  • ce terme désigne parfois les canons cités ci-dessus, on parle de brassard d’avant-bras et de brassard d’arrière-bras.

Canon d’arrière bras : ou brassard d’arrière-bras est une pièce constitutive de l’armure de forme cylindrique. Il est relié au canon d’avant-bras (ou brassard d’avant-bras) par la cubitière. Pour pivoter le bras, le canon d’arrière bras est en deux parties. L’une est mobile permettant le pivotement par un système de saillie dans une gorge qui assure la liaison et la mobilité.

Canon d’avant-bras : ou brassard d’avant-bras est une pièce constitutive de l’armure de forme cylindrique. Il est relié au canon d’arrière-bras (ou brassard d’arrière-bras) par la cubitière.

Coudière : pièce métallique protégeant le coude, mis par dessus la cotte de maille et tenu par une sangle de cuir. Un capitonnage intérieur en cuir dépasse parfois de part et d’autre.

Cubitière : la cubitière est une des pièces constitutives de l’armure, dont le but est la protection du coude et de permettre au bras de se plier. Mais il faut aussi que celui-ci puisse tourner sur lui-même. Pour cela, le canon d’arrière-bras est constitué en réalité de deux parties, l’une fixe, et l’autre mobile, dont la bordure fait saillie pour entrer dans la gorge dont est équipée la partie fixe, ce qui solidarise les deux pièces tout en permettant la rotation du bras.
Ce faisant, la cubitière relie le canon d’arrière-bras et le canon d’avant-bras, qui sont des sortes de tuyaux métalliques qui protègent respectivement le bras et l’avant-bras, et dont la cubitière forme l’articulation.
On appelle également la cubitière garde-bras, dont dérive le grand garde-bras, pièce des armures de joute.
La forme de la cubitière a beaucoup évolué avec le temps, ce qui permet d’en déterminer l’époque par l’examen :

  • la cubitière apparait dès XIIIe siècle, sous sa forme la plus primitive : ce n’est alors en effet qu’une simple protection du coude, sorte de cône de fer attaché par des sangles. Ce n’est qu’au XIVe siècle que l’on commence à voir apparaître des cubitières assurant également au coude une protection latérale ;
    * dès la fin du XIVe siècle, la cubitière prend la forme pointue qui sera la sienne au siècle suivant ;
    * au XVe siècle, la cubitière, toujours très simple, est en pointe ;
    * lorsqu’arrive la fin du XVe siècle, la cubitière est équipée de grands ailerons, ou oreillons ;
    * au XVIe siècle, les ailerons ont sensiblement diminué de taille, et la cubitière fait appel à des lames articulées ;
    * enfin, sous Louis XIII, lorsque l’armure voit arriver les derniers temps de son utilisation, les ailerons sont réduits à leur plus simple expression, et le brassard d’avant-bras est constitué de lames à recouvrement.
    Certaines cubitières avaient même une partie saillante équipée d’un dard.

Épaulière : voir spalière

Gantelet : nom donné à différent styles de gants. En général, un gantelet couvre le poignet, la main, les doigts et les avant-bras. À l’origine c’est le prolongement du haubert en forme de moufle. À partir du XIVe il est constitué de petites plaques mobiles de métal, montées sur du cuir si possible d’élan. Le dessus de la main est composé de trois ou quatre plaques et jusqu’à quinze pour chaque doigts.

Goussets, ou goussets de cubitière : voir oreillons de cubitière.

Mitons : Au XVe siècle, gantelets dont les doigts ne sont plus séparés et constitués de lames pour chaque parties articulées de la main et des doigts. Cette forme disparaitra au XVIe avec l’apparition du pistolet.

Oreillons de cubitière : appelés également ailerons, ou encore goussets, les oreillons de cubitière sont une pièce essentielle, puisqu’elle assure la protection latérale du coude. La taille des oreillons vise à assurer cette protection en toutes circonstances, que le bras soit plié ou non. Cette taille a varié dans le temps, contribuant à aider à la datation des cubitières. Les oreillons de cubitière ont pu prendre des formes qui n’étaient pas déterminées que par leur fonctionnalité, puisque certains oreillons étaient, par exemple, trilobés.

Rondelles de plastron : rondelles métalliques au niveau des aisselles protégeant le jour de l’articulation de la spalière, parfois remplacés par des goussets de mailles (pièce de mailles en forme de losange) sous les aisselles.

Spalière : la spalière (ou espalière, spallière, épaulière) est une pièce d’armure protégeant l’épaule de l’homme d’armes au Moyen Âge et reliant les brassards à la cuirasse.)est l’une des premières pièces d’armures inventées dans l’Europe médiévale, sans doute parce qu’elle est la plus indispensable. Dans l’escrime médiévale, les coups portés à l’épaule sont fréquents et les coups portés sur le casque ricochent presque invariablement sur l’épaule et la brise surtout si l’adversaire utilise un marteau ou une hache.
Les gambisons étaient donc fortement rembourrés en cet endroit (du cou jusqu’à l’arrière-bras). Pourtant cela ne suffisait pas, il fallait opposer à ces attaques un obstacle rigide, les ailettes qui n’étaient qu’une plaque de métal fixée sur la cotte de mailles au moyen d’un lacet à aiguillette.
C’est en 1350 que la spalière se dessine franchement, pourtant des défauts persistent après plusieurs tentatives, sans trouver de véritable solution. On posa, vers la fin du XIVe siècle des cônes en guise de spalière. La spalière enveloppe l’épaule et le haut du bras, elle est souvent articulée. Mais à ce moment l’armure de plates se complète et elle allait devenir une pièce importante de défense. Tant qu’elle restait une pièce séparée, il était difficile de la fixer, c’est pourquoi elle fut incluse au harnois complet. On utilisa des formes simples (lames) bien qu’au début elle fussent gênantes et qu’un adversaire habile put la décrocher avec n’importe quelle arme à pointe.
Finalement, on opta pour un système plus grand d’une seule plaque ou d’un assemblage qui s’attachait dans le dos au milieu et devant le plus proche possible du centre de la poitrine.
Les spalières pour les combattants à pied sont relativement symétriques. Pour les cavaliers, celle de gauche est plus résistante, celle de droite se raccourcie et/ou s’évide pour avoir une meilleur aisance au maniement de la lance. Pour compenser, il est rajouter des rondelles métalliques appelées rondelles de plastron ou par des goussets de mailles (pièce de mailles en forme de losange) sous les aisselles.
Elle se perfectionna jusqu’au XVIe siècle, c’est-à-dire jusqu’à l’abandon total des armures forgées.

Protections des membres inférieurs

Chausse de mailles :

Cuissot : les cuissots ou cuissards sont des pièces constitutives de l’armure destinées à protéger les cuisses. Les cuissots étaient fixés sur les cuisses au moyen de lanières de cuir.
Les premiers cuissots étaient d’une seule pièce. Plus tard, à la fin du XVe siècle, les cuissots sont courts, et formés de plusieurs lames articulées.
Par ailleurs, les cuissots destinés aux combattants à cheval ne comportent pas de partie postérieure.

Genouillère :

  • pièce métallique protégeant le genou, mis par dessus la chausse de maille et tenu par une sangle de cuir. Un capitonnage intérieur en cuir dépasse parfois de part et d’autre. XIIIe XIVe environ.
  • avec l’arrivée de l’armure la genouillère devient la liaison entre le cuissot et la grève. Constituée d’une pièce arrondie, d’une aile latérale plus ou moins grande, et de quatre lamelles se recouvrant (deux en haut et deux en bas).

Grève : les grèves sont des pièces d’armure protégeant les jambes entre le genou et le cou-de-pied.
Il s’agit à l’origine d’une plaque sur l’avant de la jambe retenu par trois courrois de cuir. Puis elles sont constituées de deux plaques de fer, entourant la jambe, liées par une charnière d’un côté et par des crochets ou des œillets de l’autre. À ces débuts, il y avait un jour entre elle et la chaussure seulement protégé par de la maille. Ensuite elle se prolonge par de petites lames articulées reliées au soleret.
Leurs ancêtres sont les cnémides grecques.

Jambière : la jambière est une pièce d’armure qui couvre le bas de la jambe entre le genou et la cheville et se porte par paire ou non.
Voir grève.
Celle des gladiateur s’est appelée ocrea et celle des Grecques, cnémide.

Pédieux : voir soleret

Soleret : le soleret appelé aussi pédieux est une pièce d’armure protégeant le pied. Cette protection, à l’origine faite de mailles, s’agrémenta dès le XIIIe siècle de lames de fer. Celles-ci étaient alors attachées grâce à des courroies, mais, à partir de la fin du XIVe siècle, les progrès en matière de fabrication d’armures permirent de fabriquer des solerets entièrement en pièces de fer articulées entre elles, véritable chaussure de fer à l’aspect de carapace.
Au début du XVe siècle, se répandit le soleret à poulaine, comportant, au-delà du pied, une longue pointe de fer se courbant généralement vers le bas. La légende l’attribue à une difformité du pied de Foulque IV, comte d’Anjou, au début du XIe siècle, ou bien de celui de Henri II d’Angleterre, au XIIe siècle. Cette forme devait permettre au pied de mieux tenir dans l’étrier, mais elle gênait la marche à pied, aussi certains modèles de poulaines étaient-ils amovibles.
Plus l’on appartenait à une classe sociale élevée, plus la pointe était longue.
Par la suite vers la fin du XVe siècle, apparut le soleret en pied d’ours, dit aussi en gueule de vache, à l’extrémité aplatie, à la manière d’un museau de vache, et plus large que le reste de la chaussure. Là encore, la légende en attribue faussement l’origine aux six orteils de Charles VIII. Le “demi-pied d’ours”, dit aussi demi-sabot, apparut peu après. Enfin, vers le milieu du XVIe siècle, le pied d’ours céda la place au soleret en bec de cane, dont l’extrémité semi-circulaire rappelle tout à fait les bottes ou les chaussures renforcées d’aujourd’hui.

Évolution de la forme du soleret selon Wendelin Boeheim (1890) :
a) 1290–1390.
b) 1300–1490 (soleret « à la poulaine »).
c) 1500–1530 (soleret « en pied d’ours »).
d) 1530–1540 (solerets « demi pied d’ours »).
e) 1540–1550 (solerets « demi pied d’ours »).
f) 1550–1560.
g) 1560–1590 (soleret « en bec de cane »).

Protections annexes

Barde : armure du cheval constitué de plates articulées protégeant la tête, le cou, le poitrail, et les flancs, souvent très richement décorée car seul la haute noblesse en avaient les moyens. C’est une amélioration du caparaçon utilisée à partir du XIIIe siècle jusqu’au XVIe. Les parties principales sont le chanfrein, la picière et la culière. Parfois même les rennes étaient recouvertes de petites plaques de métal pour empêcher qu’on ne les coupe.

Boce : Petit bouclier rond fixé au fourreau de l’épée pour le transport et tenu de ma main opposé à l’arme pendant le combat ou du même côté.

Caparaçon : un caparaçon est une protection en forme de housse recouvrant le corps du cheval. Rembourré comme un gambison et/ou recouvert de mailles de fer ou d’écailles, permettait suivant le cas d’augmenter la protection ou était mis à la place du barde.
Ce terme désigne aussi la housse de tissu ornée souvent aux armes du cavalier recouvrant les chevaux lors des cortèges, des tournois, etc.

Cotte d’armes : la cotte d’armes est un vêtement porté au dessus de l’armure dès le XIIIe siècle. La cotte d’armes arbore les armoiries de celui qui la porte.

Chanfrein : la pièce d’armure équine en fer qui couvrait l’avant de la tête du cheval qui fait parti de la barde.

Culière : Pièce de métal faisant partie de la barde du cheval et protégeant l’arrière-train.

Garde : la garde des épées médiévales constituée de deux quillons est de forme cruciforme. Elle permet le bon maintien sans glisser sur la lame et la protection de la main contre les coups de l’ennemie.

Mantelet : protection mobile de siège, faite de planches ou de branches tressées, de forme d’arc de cercle, d’un ou deux plans à angle droit, munie accessoirement de roulettes, de pique de fixations, d’un timon, d’une ouverture de tir ou d’observation.

Pavois : arme défensive individuelle, utilisée comme bouclier ou comme mantelet par les fantassins et plus particulièrement les arbalétriers à partir du XIIIe siècle. De forme généralement rectangulaire avec une grosse nervure verticale en son centre permettant d’y loger un support pendant le transport ou l’utilisation comme bouclier. Ce support permettra ensuite de maintenir le pavois debout dans un usage de mantelet. Il a parfois deux piques à sa base pour améliorer la stabilité.


Arbalétrier protégé derrière son pavois.

Picière : Pièce de métal faisant partie de la barde du cheval et protégeant le poitrail.

Quillon : chaque bras de la garde d’une épée, d’une dague ou d’un épieu en forme de croix, il y a donc deux quillons pour une garde. Plus tard, les gardes des épées d’estoc à partir de la rapière perdront leurs quillons, pour adopter une garde en coquille.

Rondache : une rondache est un bouclier de forme circulaire et généralement de taille moyenne.

Surcot :

  • pièce de tissus placée sur cette armure pour atténuer l’effet du soleil ou porter ses armoiries.
  • désigne aussi une robe de dessus portée au Moyen Âge par les deux sexes.

Tabar, tabard : vêtement porté sur l’armure. Il servait autant à montrer sa fortune, en fonction de la matière qui le composait, que ses armoiries, sur l’avant et l’arrière du tabar..

Targe : petit bouclier.

Umbo :

  • pièce généralement métallique, en forme de pointe, de cône, ou de demi sphère faisant saillie au milieu d’un bouclier. Protégeant le poing tenant le bouclier,il servait aussi d’arme contondante.
  • par métonymie, le bouclier tout entier.

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…

Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !