Evènements… Oyez ! Oyez !

L’annuaire médiéval :
Médiéval et Moyen age

Une source inépuisable :
COMPILHISTOIRE

Le Bimensuel

Le bimensuel d’Histoire et images médiévales, avec un entretien avec des enlumineurs contemporains, un dossier sur les Hussites et un reportage sur le camp de chasse viking…

Les thématiques :

Votre avis nous intéresse Contactez-nous

Si vous avez des idées/remarques, n’hésitez pas à nous le faire savoir.

Forums de médiévistes

Forum Compagnie d’Aucastel

Forum Medio Evo

Forum Vie Médiévale

Forum an 1000

Forum Médiaephile

Forum Grand Sud

Forum Médiéval Fantastique

Liens vers nos sites préférés

Canal_Académie

Première radio Académique Francophone sur Internet, une source culturelle de premier ordre.

méditerranée.net

Le site d’Agnès Vinas, recueil des œuvres historiques de Robert Vinas, hébergeant la Société Agricole et Scientifique des Pyrénées-Orientales.

Les Livres à lire

La Buèges, chroniques d’une vallée

…Que serait l’histoire locale si elle était réservée à quelques spécialistes éloignés qui risqueraient de négliger tout ce qui fait la densité humaine et sociale de la vie rurale!...
Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

Le Livre des Faits de Jaume Ier

Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle

Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !

Les Vikings attaquent !

Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…

Pour que des projets puissent émerger, nous invitons toutes les personnes intéressées par l’univers germanique, (“viking”, Varègues et autres peuples Scaldes), habitant dans les régions méditerranéennes à se faire connaître en utilisant le contact de la page Fils d’Odin.

Vous trouverez sur cette page un formulaire de contact que vous pouvez utiliser comme Forum, et quelques adresses utiles…pour le reste, c’est à vous de jouer!

Alors n’hésitez pas à communiquer votre passion, nous rappelons que tous vos textes, photos sont les bienvenus sur ce site.

Vous êtes invités à venir visiter les différentes salles de l’armurerie. Chacune d’elles renferment les armes d’une ethnie, d’une période, ou dune famille d’arme. Pour cette raison, certaines armes pourront être présentes dans plusieurs salles.

Armurerie

Dernière mise à jour : 2010-09-21 15:47:30

Généralités concernant les armes

Une arme est un outil, une machine ou un animal toujours manipulé par l’utilisateur. Ne pas confondre avec un piège dont le but final est le même, mais il est seulement mis en place par l’utilisateur et déclenché par la cible. Par contre un dispositif identique au piège, déclenché par minuterie ou à distance par celui qui l’a mis en place est considéré comme une arme.

On distingue six types d’usages d’ armes :
– offensives (épée ou lance)
– défensives (casque ou armure)
– de chasse (arc avec flèches spécifiques)
– de loisirs (armes courtoises pour les tournois)
– de cérémonies (armes très ornées mais pas forcément efficaces)
– d’entrainement ou d’apprentissage( en matière ou de forme différentes)

Depuis que l’homme préhistorique à utilisé un bâton ou un caillou comme arme, il n’a eu de cesse de la perfectionner ainsi que trouver sa parade, d’où son évolution permanente avec de fréquente remise au goût du jour. Cette course à l’armement est bien entendu d’ordre technologique (matière et forme de l’arme), mais aussi technique (manipulation) et stratégique (tactique de manœuvre avec un groupe plus ou moins important).

Pour avoir des armes de qualité, la fabrication en est confiée à des spécialistes. Un modèle est fabriqué pendant longtemps avant qu’une innovation apparaisse. De tout temps, les armes feront l’objet de commerce et d’échange, et l’on cherchera chez l’ennemi le progrès qui permettra la domination. Un même type d’ arme peut se retrouver chez différentes ethnies, ou à différentes époques, il en sera donc de même dans cette armurerie.

lexique

A

*(#affut)Affut * : s’écrit aussi, affût ou affus (terme vieilli)

  • ensemble de bois et/ou de métal, garni éventuellement de roues, servant à supporter ou à transporter une arme lourde ;
  • endroit où on se cache pour surprendre l’ennemi, comme le chasseur avec sa proie.

Âme :

  • partie vide dans le canon d’une arme à feu
  • par métonymie, paroi intérieur du canon d’une arme à feu.

Arbaléte : arme de jet dérivée de l’arc dont les projectiles sont des carreaux.

Arbalétrier : utilisateur d’une arbalète.

Arbalétrière : ouverture dans un mur pour tirer à l’arbalète.

Arc : un arc est une arme de jet, dont les projectiles sont des flèches. Il est constitué d’une pièce courbe flexible en bois qui emmagasine et restitue l’énergie comme un ressort, et d’une corde fixée aux deux extrémités qui permet le bandage de l’arc (mise sous tension), puis la transmission de l’impulsion à la flèche lors de la détente.

Archer : un archer est une personne qui tire à l’arc.

Archère, archière : ouverture dans un mur pour tirer à l’arc.

Archerie :

  • troupe d’archers
  • technique de tir à l’arc
  • matériel de tir à l’arc

Armigère : à l’origine, esclave, à Rome, qui portait les armes et le bouclier de son maître lorsqu’il partait pour l’armée. Désigne ensuite celui qui porte les armes, c’est-à-dire, le nom de l’écuyer au service de son seigneur combattant.

Armure : protection composée de plaques généralement de métal recouvrant plus ou moins le corps du combattant.
Le terme lui même n’apparaît qu’au XVe siècle pour désigner cet ensemble de protection en métal. Dans le langage actuel, il désigne la protection corporel et individuel qui complète le casque et le bouclier, quelque soit l’époque.

Armurerie : lieu où les armes sont rangées, mais également l’atelier de fabrication ou de réparation des armes.

Artillerie : ensemble des armes à feu de gros calibre (bouche à feu) et tous ce qui s’y rapportent ( munition, personnel, transport) qui constitue une partie d’une armée.

B

Balistique : science qui traite du mouvement des corps lancés dans l’espace, et plus spécialement des projectiles de toutes armes.

Bâte : partie polie et luisante de la lame d’une d’épée.

Baudrier : sangle de cuir ou de tissus qui passe par l’épaule et descend en travers du torse et du dos. Il supporte le poids de l’arme, ou d’un accessoire.

Bélière : anneau auquel est suspendu le battant d’une cloche, et par extension une médaille, ou une arme.

Bois d’arc : le bois d’arc désigne les variétés d’arbres dont les branches furent utilisées dans la fabrication des arcs. L’expression est toujours utilisée de nos jours notamment par les facteurs d’arcs lors de la fabrication d’arcs traditionnels .

Botte : coup de pointe porté à un adversaire avec une épée.

Bouterolle : la bouterolle est le le renfort généralement métallique en bas du fourreau pour éviter que la pointe de l’épée ne perce.

Bouton : extrémité repliée sur elle-même de la lame d’un sabre.

C

Calibre : diamètre intérieur du canon des armes à feu, qui doit correspondre au diamètre de la munition utilisée.

Carreau : projectile tiré par l’arbalète. Plus court et plus large que la flèche de l’arc. Il ne possède que deux pennes au lieu de trois pour la flèche.

Casque : un casque est une pièce d’armure destiné à protéger la tête contre les conséquences d’un traumatisme crânien.
Les casques sont souvent munis d’une sangle évitant la chute du casque, jugulaire (la sangle passe sous le menton) ou mentonnière (la sangle passe sur la pointe du menton).
Le casque a été utilisé par les guerriers dès l’Antiquité sur tous les continents. En Europe, selon sa forme, il portait le nom de bourguignotte, cabasset, heaume, salade… Il servait à parer les coups d’épée, de lance, d’armes contondantes (type masse d’arme) et les flèches.
Avec l’arrivée des armes à feu, il est devenu obsolète, de même que le reste de l’armure. Mais il est régulièrement mis au goùt du jour, et actuellement il équipe les soldats modernes.

Chape : (ou protège pluie) à la base de la garde côté lame, la chape, un lambeau de cuir ou de tissus huillé peut être coincé entre la soie et la garde de l’épée, et sert à protéger l’entrée du fourreau et empêcher l’eau de pénétrer.

Chien de fusil : le chien de fusil est une pièce d’acier, de certaines armes à feu anciennes, en forme de S dont l’extrémité était garni d’un silex, en frappant la batterie, cela produisait une étincelle dans le bassinet où se trouvait de la poudre.

Cimeterre : sabre oriental, à lame large et recourbée, utilisé depuis Alexandre le Grand, jusqu’au XIXe siècle.

Coquille : partie métallique circulaire et convexe destinée à protéger la main.

Coutelas :

  • épée courte à un seul tranchant ;
  • grand couteau à lame large et tranchante, utilisé en cuisine ou comme arme.

Cuirasse : protection couvrant le tronc. Constitué du plastron à l’avant et de la dossière à l’arrière.

D

Dague :

  • arme blanche similaire à un long poignard ou une petite épée ;
  • défense de vieux sanglier ;
  • premier bois du cerf.

Daguet : jeune cerf de 1 ou 2 ans, dont les bois n’ont pas encore de ramifications, ne pas confondre avec une daguette

Daguette : petite dague.

Douille : partie creuse d’un fer de lance dans laquelle s’emmanche la hampe, appelée aussi manchon.

E

Ensiforme : qui a la forme d’une épée.

Ensifolié : en botanique., qui a des feuilles en forme d’épée.

Épée : emblème du soldat du Moyen Âge, en fait hormis les chevaliers, bien peu pouvaient en posséder une. C’est une arme blanche à tranchant double composée d’une lame droite de plus de 30 centimètres.
L’épée est constituée de plusieurs éléments : la lame visible, de la pointe à la Garde; la Soie, prolongement de la lame dans la fusée (poignée), remontant jusqu’au pommeau. Cette lame est souvent formée avec une ou plusieurs gouttières, son tranchant (bord latéral droit) et son faux-tranchant (bord latéral gauche).
La lame est divisée en termes d’escrime en trois parties le fort (coté garde), le moyen ou le mi-fort (milieu de lame) et le faible (pointe). Parfois comme dans le croquis ci-contre en deux parties, le fort et le faible.
Dans les épées l’on trouve différentes tailles : 1m40 à 1m70 pour le Branc d’arçon pesant de 1,8 kg à 3,2 kg. Épée à deux mains suspendue à l’arçon du cheval, utilisée pour les duels judiciaires.
0,90 à 1,05m pour l’épée de taille, pesant 1,3 kg.
75 cm et 1 kg pour l’épée d’archer.

Légende :
Terminologie d’une épée avec son fourreau
Parties principales :
I. Poignée
II. Lame
III. Fourreau

Détails :
1. Pommeau
2. Fusée ou poignée
3. Garde (Quillons)
4. Talon
5. Fort
6. Gouttière
7. Tranchant
8. Faible
9. Arête centrale
10. Pointe
11. Chappe
12. Bouterolle

Épée à deux mains : épée à lame très longue et très forte, dont la poignée est assez longue pour être tenue à deux mains.

Épée de cour : intermédiaire chronologique entre la rapière et l’épée d’escrime, l’épée de cour est une arme créée dans la deuxième moitié du XVIIe siècle et utilisée jusqu’à la toute fin du XVIIIe siècle. Plus courte que son ancêtre et exclusivement ou presque conçue pour l’estoc, elle est reconnaissable à sa garde en figure de huit.

Évolution toute en finesse et en rapidité de l’ancienne rapière, elle est quasiment réservée au duel et aux entraînements et compétitions dans les salles d’armes, elle n’apparaît que très peu sur les champs de bataille, où on lui préfère le sabre pour la cavalerie et par la baïonnette pour l’infanterie, par ordonnance de Louis XV en 1767.
Tant dans sa forme que dans son usage, elle est très semblable à l’actuelle épée d’escrime (mis à part la garde), si bien qu’elle est fréquemment confondue avec sa variante sportive.

Épée d’État : épée qui se porte devant le roi d’Angleterre dans les cérémonies.

Épée de parade : épée utilisée pour les cérémonies.

Épéisme : escrime à l’épée.

Épéiste : personne qui pratique l’épéisme.

Épieu : arme d’hast utilisé dans un premier temps comme arme de chasse puis à la guerre. Elle a la forme d’un javelot environ haut comme un homme dans la version chasse et plus grand pour la guerre, mais avec la particularité d’avoir deux petits quillons juste après la lame. Ces quillons permettent de garder l’animal (ou l’homme) piqué à distance de sécurité. La lame généralement de plus de 30 cm et large de 5cm environ, plantée jusqu’aux quillons occasionne une blessure quasiment toujours mortelle ne serait ce que par l’hémorragie.


Légende : terminologie d’un épieu
1 : pointe
2 : tranchant
3 : arête centrale
4 : quillon
5 : manchon/douille
6 : fer de lance
7 : hampe
8 : pique

Estoc :

  • épée fin du Moyen Âge sans tranchant,mais avec une pointe acérée.
  • Frapper d’estoc, c’est frapper avec la pointe de l”épée, par opposition à la frappe de taille.

F

Faible : le faible est la partie de la lame au premier tiers à partir de la pointe de l’épée, qui est la plus fine.

Faux fourreau : enveloppe recouvrant le fourreau pour le protéger et/ou le décorer.

Fechtbuch : (pluriel fechtbücher) manuel de combat d’origine allemande de la fin du Moyen Âge.

Fil de l’épée : tranchant de l’épée.

Flèche :

  • une flèche est un projectile tirée par un arc. Elle est constituée d’une longue baguette (hampe ou fût) généralement en bois, muni d’une pointe à une extrémité (d’abord en pierre, en os ou encore en bois de cerf, ensuite en métal), et à l’autre bout d’un empennage (destiné à stabiliser la trajectoire de la flèche, était réalisé à l’aide de plumes) et d’une encoche (souvent taillé dans le bois permet de faire tenir la flèche sur la corde de l’arc).
  • partie arrière de l’affût roulant d’un canon.

Flos duellatorum in armis : manuel de combat italien de 1410.

Fort : le fort est la partie de la lame des deux tiers ou la moitié à partir de la garde de l’épée, qui est la plus épaisse.

Fourreau : le fourreau est un étui de protection pour une arme blanche droite. Les armes ayant le plus souvent un fourreau sont les dagues et les épées. Pour un couteau, on parlera plus volontiers d’étui.

Fronde : Arme de jet utilisant des pierres, des billes d’argile ou de métal. Constituée d’un réceptacle en forme de mini panier, relié à deux lanières. Son utilisateur est un frondeur, son projectile est appelé balle de fronde.

Fusée : partie de la poignée de l’épée, entre la garde et le pommeau.

G

Gambison : vêtement de protection porté seul ou sous une cotte de mailles ou une armure. Il était fait de tissus usagé, avec parfois du cuir. Il peut peser jusqu’à 10 kg.

Gouttière : sillon creusé le long du centre du plat de la lame d’une épée afin de l’alléger sans affecter sa rigidité. Elle permet également, lorsque l’arme est utilisée à des fins guerrières, par un coup d’estoc, de favoriser l’écoulement du sang et de retirer l’arme plus facilement, en évitant un effet de “ventouse” avec la plaie.

Garde : la garde des épées médiévales constituée de deux quillons est de forme cruciforme. Elle permet le bon maintien sans glisser sur la lame et la protection de la main contre les coups de l’ennemie.

H

Hampe : manche (généralement en bois), qui supporte un drapeau ou le fer d’une arme d’hast.

Hast, arme d’hast : une arme d’hast (lance en latin) est composée d’une lame et/ou d’une pointe métallique fixée au bout d’un long manche, généralement en bois, appelé hampe. Elle est utilisée pour le combat rapproché. La plus répandue est la lance, qui, malgré son nom, ne se lance pas (contrairement par exemple au javelot, qui est jeté).

L’intérêt des armes d’hast est d’augmenter le “bras de levier”, et donc la force du coup, qu’il soit porté d’estoc (d’arrière en avant, avec la pointe) ou de taille (avec le tranchant). De plus, quand le manche est fait de matériau souple, il peut se courber, permettant au fer de contourner une protection.

Haubergier : l’haubergier est l’artisan qui confectionne des protection en mailles, il travaille dans une haubergerie

I

Idée reçue : les armes, c’est comme l’argent, ce n’est ni bon ni mauvais (bien au contraire), c’est ce que nous en faisons qui est bon ou mauvais.

J

Jugulaire : la jugulaire est une sangle permettant de retenir un couvre-chef et passant sous le menton.

K

Kama : dague tcherkesse (Caucase), longue de 60 cm, sans garde, lame à double tranchant et pointe aigu, utilise plutôt de taille, l’estoc étant considéré comme peu élégant par leurs possesseurs.

L

Lance :

  • La lance est un terme générique désignant une arme d’hast à longue hampe et à fer pointu et/ou tranchant qui malgré son nom, ne se lance pas.
    On l’utilisait pour les charges de cavalerie, portée sous le bras du chevalier, de façon défensive par l’infanterie pour supporter l’assaut ennemi ou de façon offensive.
    La lance est une des plus anciennes armes de chasse et peut-être de guerre (on a retrouvé des épieux en bois datant de 40.000 ans environ dans une tourbière).
    La lance utilisée dans la joute équestre est un modèle plus court mais tout aussi mortel, et c’est dans un tel combat qu’Henri II de France trouva la mort en 1559.
    Si dans l’imaginaire collectif, l’épée est l’arme médiévale par excellence, la lance est l’une de celles qui furent les plus répandues de l’histoire.

Ligne de mire : droite reliant l’œil, le système de visée et le but à atteindre.

Lumière : Orifice dans la partie opposée à la gueule du canon destiné au passage de la mèche qui enflammera la poudre propulsant la munition.

M

Maître d’armes : personne qui enseigne l’art des armes.

manchon : partie creuse d’un fer de lance dans laquelle s’emmanche la hampe, appelée aussi douille.

Mentonnière : attache passant sous le menton et retenant une coiffure ou un casque.

Arme mouchetée : arme courtoise.

N

Nœud d’épée : ornement de la poignée d’une épée, en forme de nœud, de rosette ou de gland fait avec des rubans ou des cordelettes enlacés.

O

Offensif, offensive :

  • désigne ce qui attaque, ce qui sert à attaquer ;
  • offensive, mouvement de grande ampleur destiné à attaquer un ennemi ;

P

Plastron : partie avant de la cuirasse recouvrant la poitrine des épaules jusqu’au bas-ventre.

Plat d’épée, ou de l’épée : partie plate de la lame par opposition au tranchant. Donner des coups de plat d’épée.

Plate : une plate, une petite lame de fer rivetée, utilisée en habillement sur une armure. Le terme est un anglicisme, lui-même basé sur une erreur, mieux vaudrai parler d’armure de plaques.
Plaque de métal très solide, mais également très lourde, plus ou moins décorée ou polie. Cependant, elle restait plus facile à porter qu’une cotte de mailles, grâce à une très bonne répartition du poids.

Poignard : arme blanche de 20 à 30 cm généralement à double tranchant., un poignard plus grand est plutôt appelé une dague.

Poignée : partie de l’épée qui sert pour la tenue de l’arme (dans un poing fermé), elle ensert la soie avec du bois, de la corne ou de l’os, elle est recouverte par du cuir ou d’autre matière non glissante comme des fils d’acier torsadés. La longueur de celle-ci détermine la tenue à une ou deux mains.

Pointage : façon de disposer son arme de manière que son projectile atteigne le but. Suivant certaines disciplines de tir à l’arbalète, il est nécessaire de différencier le pointage direct sur but visible, et le pointage indirect sur but invisible.

Pointe : sur une épée extrémité opposée à la poignée, qui sert à donner un coup d’estoc.

Pommeau : Le rôle du pommeau est d’empêcher la main de glisser de la poignée, et il sert également de contrepoids. Certains pommeaux renfermaient des reliques de saints.

(#portée)Portée : distance maximale que peut atteindre une arme quelconque.

Prévôt de salle, prévôt d’armes : second d’un maître d’armes.

Projectile : tout corps lancé dans l’espace par une force quelconque pour atteindre quelqu’un ou quelque chose.

Q

Quarte : terme d’escrime, position couvrant la ligne du dedans, la pointe plus haute que la main. Position couvrant le côté gauche, la pointe plus haute que la main, le tranchant tourné vers la gauche, le pouce au dessus.
La manière de parer un coup d’épée en tenant le poignet en dehors ; c’est une des quatre gardes générales opposée à la seconde.

Quarter : se mettre en quarte, en escrime.

Quillon : chaque bras de la garde d’une épée, d’une dague ou d’un épieu en forme de croix, il y a donc deux quillons pour une garde. Plus tard, les gardes des épées d’estoc à partir de la rapière perdront leurs quillons, pour adopter une garde en coquille.

Quintaine, quintan, ou faquin : mannequin monté sur un pivot qui, lorsqu’on le frappait maladroitement avec la lance, tournait et assenait un coup sur le dos de celui qui l’avait frappé. Il pouvait aussi servir de cible pour les armes de jet ou de tir

Quinte : terme d’escrime, position couvrant la ligne du dedans, prise en pronation, la pointe plus haute que la main. Position couvrant la tête et les épaules, la main droite paume vers l’avant, le tranchant vers le haut, la lame sensiblement horizontale.

R

Râtelier d’armes : support muni d’encoches où l’on range les armes.

Ricasso : présent sur les épées de la fin du Moyen Age et surtout à partir de la Renaissance, c’est une partie du fort de la lame non affutée, éventuellement protégée par des anneaux, voire des petits quillons, qui sert, selon la taille de l’arme, soit à placer une main (grande épée à deux mains des soldats “Double Solde” de la Renaissance), soit l’index, en avant de la garde (rapière, permet un meilleur contrôle en estoc).

S

Sabre : arme blanche longue à un seul tranchant. Le sabre peut être droit ou courbe (le symbole des histoires de pirates).

Salle d’armes : pièce où l’on enseigne et pratique l’usage des armes.

Soie : la soie est la partie “invisible” de la lame d’une épée qui traverse la garde, sert de base pour la poignée et fini au niveau du pommeau

T

Tabar, tabard : (ou cotte d’arme) vêtement porté sur l’armure. Il servait autant à montrer sa fortune, en fonction de la matière qui le composait, que ses armoiries, sur l’avant et l’arrière du tabar. Des cottes de ce type, mais non héraldiques ont été portées dès la première croisade, dans le but d’éviter que la cotte de mailles ne chauffe trop au soleil.

Taille : tranchant d’une lame d’épée, fil de l’épée. Frapper de taille, c’est frapper avec le tranchant de l’épée, par opposition avec la frappe d’estoc.

Talon, talon de lame : partie d’une lame opposée à la pointe, contre la garde.

Trait :

  • ancien terme de chasse ou de guerre, qui désigne l’action de tirer avec un arc, une arbalète etc ou de lancer un projectile à la main tel un javelot.
  • se dit, par extension, des projectiles tirés avec un arc, une arbalète, une fronde etc., et lancés avec la main.

Trajectoire : ligne que décrit le centre de gravité d’un projectile lancé par une arme de jet, depuis le moment où il quitte l’arme qui le propulse jusqu’au point où il aboutit.

Trempe : traitement thermique du métal, par refroidissement rapide afin de bonifierr les qualités de ces métaux.

U

Umbo : (ou cache-poing)

  • pièce généralement métallique, en forme de pointe, de cône, ou de demi sphère faisant saillie au milieu d’un bouclier. Protégeant le poing tenant le bouclier,il servait aussi d’arme contondante.
  • par métonymie, le bouclier tout entier.

V

Virevolte, virevolter :

  • faire une volte rapidement ;
  • au figuré, changer complétement d’avis ou de direction.

Visée : opération consistant à diriger une arme de telle manière que son projectile atteigne le but.

Viser : diriger une arme par son regard sur un élément de repère de celle-ci, pour que son projectile atteigne le but.

Volte :

  • en escrime, tour complet fait sur soi même. Utilisé pour contre-attaquer ou riposter. Plus généralement, c’est un mouvement pour éviter les coups de l’adversaire. Volter peu vouloir dire faire un tour complet ou simplement esquiver les coups par changement de place ;
  • en équitation faire faire un tour complet à un cheval.
  • la demi-volte désigne un mouvement vers l’extérieur du pied à l’arrière. L’ancien terme : carter du pied signifiait déplacer un pied sur le côté pour éviter le coup.
  • une volte-face est un demi tour, au sens figuré, elle désigne un brusque changement d’opinion ou de décision.

W

Western : dans un western, il y a souvent des armes, mais c’est pas vraiment la bonne époque, ni le bon lieu.

X

Xénophobie : hostilité permanente des étrangers, qui occasionne de nombreux combats.

Xiphoïde : du grec xiphos, épée et eidos, aspect. En anatomie, l’os qui constitue la partie inférieur du sternum.

Xiphophore, xipho : du grec xiphophoros, qui porte l’épée. Poisson de coloration variée de 6 à10 cm, originaire du Mexique, prisé en aquariophilie. Le lobe inférieur de la nageoire caudale du mâle est long et pointu (en forme d’épée). Synonyme : porte-glaive.

Xylophage : insectes ou champignon qui s’attaquent (sans armes) au bois.

Y

Yatagan : sabre à lame incurvée en deux sens opposés, utilisé par les Turc et les Arabes

Z

Zorro : héros de la littérature, qui signe son nom à la pointe de son épée, d’un Z qui veut dire Zorro, mais encore une fois, c’est pas vraiment la bonne époque, ni le bon lieu.

Vous voulez référencer ce site…

Notre bannière est à votre disposition sur la page “Charte”

Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…

Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !