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La Buèges, chroniques d’une vallée

…Que serait l’histoire locale si elle était réservée à quelques spécialistes éloignés qui risqueraient de négliger tout ce qui fait la densité humaine et sociale de la vie rurale!...
Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

Le Livre des Faits de Jaume Ier

Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle

Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !

Les Vikings attaquent !

Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…

Pour que des projets puissent émerger, nous invitons toutes les personnes intéressées par l’univers germanique, (“viking”, Varègues et autres peuples Scaldes), habitant dans les régions méditerranéennes à se faire connaître en utilisant le contact de la page Fils d’Odin.

Vous trouverez sur cette page un formulaire de contact que vous pouvez utiliser comme Forum, et quelques adresses utiles…pour le reste, c’est à vous de jouer!

Alors n’hésitez pas à communiquer votre passion, nous rappelons que tous vos textes, photos sont les bienvenus sur ce site.

Quelques biographies succinctes des grands personnages du Moyen-age.

Pour une description plus détaillée n’hésitez pas à cliquer sur + d’infos

Biographies

Dernière mise à jour : 2010-11-15 20:13:56

A comme Abbaye

Abbé Abbon de Fleury

Saint Abbon de Fleury (né v. 940–945 à Orléans, mort le 13 novembre 1004 à La Réole), moine bénédictin réformateur, abbé de Fleury est un des grands théologiens de son temps.

Moine de l’abbaye de Ramsey (Cambridgeshire, Angleterre) de l’automne 985 au printemps 987, il recueille les éléments de la tradition populaire et les témoignages qui lui permettent de rédiger la vie de saint Edmond.

Devenu abbé de l’abbaye de Fleury (à Saint-Benoît-sur-Loire, aujourd’hui dans le Loiret) en 988, il défend avec ardeur son monastère contre Arnoul, évêque d’Orléans et proche des Capétiens. Il passe alors pour le champion de la liberté monastique face aux prétentions des évêques et reçoit dans son combat l’appui du pouvoir pontifical.

Néanmoins, au concile de l’abbaye de Saint-Basle en 991, il prend la défense d’Arnoul, félon aux yeux d’Hugues Capet, en déniant la compétence des prélats pour ce jugement et en affirmant que la question devait être remise au Pape. Il devient dès lors le champion du Pape face aux prétentions des prélats et des seigneurs et se lie d’amitié avec Grégoire V.

Pour justifier sa lutte contre les prélats, il adresse au roi Hugues Capet et à son fils Robert son Apologie aux rois Hugues et Robert (994). Juriste à cette occasion, il proposa une vision tripartite de la société, où l’ordre monastique prime quoique la paternité d’Abbon sur cette vision est contestée; l’origine pourrait aussi venir d’Adalbéron de Laon. A l’avènement de Robert II le Pieux (996), Abbon entre à son service et devient un influent conseiller.

En 1004, il se rend au monastère de la Réole, dépendance gasconne de Fleury, pour le réformer. Il y meurt assassiné, tué par un coup de lance, pour s’être interposé dans un conflit entre Français et Gascons au monastère de La Réole (Gironde) le 13 novembre 1004. Sa fête est célébrée le 13 novembre.

Ses ouvrages ont été recueillis dans les Acta sanctorum ordinis Sanci Benedicti. On trouve quelques lettres d’Abbon dans le tome X du Recueil des histoires de France par D. Bouquet.

Abd Al-Mumin

Fondateur de la dynastie almohade. Il conquit Marrakech en 1147 puis toute l’Afrique du Nord.
Il meurt en 1163 à Salé (ville du Maroc actuelle).

Abd Al-Rahman Ier

né en 731, mort à Cordoue en 788.

Premier émir omeyade de Cordoue de 756 à 788

Abd Al-Rahman IIIe

né vers 890, mort à Cordoue en 961.

Huitième émir Omeyade de 912 à 961, fondateur du califat de Cordoue.

Abélard Pierre

né à Le Pallet en 1079, mort au prieuré de Saint-Marcel (Chalon-sur-Saône) en 1142.

Théologien et philosophe, il fut l’élève puis le rival de Guillaume de Champeaux. Sa carrière fut trés chaotique et mouvementée. Il s’affronte aux penseurs de son époque, le chanoine Fulbert, évêque de Chartres, commandite son émasculation.
Il applique au dogme chrétien, l’art de la dialectique, adversaire des réalistes dans la querelle des universaux, il fut condamné par saint Bernard pour sa doctrine trinitaire.

Abû Ibn Sinâ

C’était un philosophe, un écrivain, un médecin et un scientifique musulman chiite d’origine persane. Il s’intéressa à de nombreuses sciences, notamment l’astronomie, l’alchimie, la chimie et la psychologie. Il naquit le 7 août 980 à Khormeytan (ou Afshéna, le “pays du soleil”, près de Boukhara faisant partie de la province de Khorasan en Perse, actuellement en Ouzbékistan, et mourut à Hamadan, en Iran, en août 1037.

Avicenne en Occident, de son nom complet Abu ‘Ali al-Husayn Ibn Abd Allah Ibn Sina

licence GFDL. Avicennes 1210.

Ses disciples l’appelaient Cheikh el-Raïs, prince des savants, le plus grand des médecins, le Maître par excellence, le troisième Maître (après Aristote et Al-Farabi).

Son père était musulman chiite ismaélien. Avicenne se serait plus tard converti au chiisme duodécimain. Il semble qu’il fut précoce dans son intérêt pour les sciences naturelles et la médecine, qu’à 14 ans, il étudie seul. Avicenne fut envoyé durant sa petite enfance étudier le calcul chez un marchand, al-Natili. Ayant une bonne mémoire, le jeune garçon finit par surpasser son maître en calcul et en mathématiques. Il retient de mémoire l’intégralité du Coran. Il étudia à Boukhara, s’intéressant à toutes les sciences, et surtout à la médecine. Il est influencé par un traité d’al-Farabi, qui lui permet de surmonter les difficultés qu’il rencontre dans l’étude de la métaphysique d’Aristote. Cette précocité dans les études se double d’une précocité dans la carrière : à 16 ans déjà, il dirigeait des médecins célèbres.

Tout alors s’enchaîne : ayant guéri le prince samanide de Boukhara, Nuh ibn Mansûr, d’une grave maladie, il est autorisé à consulter la vaste bibliothèque du palais. Son appétit de connaissance aidant, il aurait possédé à 18 ans toutes les sciences connues. Après la mort du prince et celle de son père, qui le contraignent à gagner sa vie, commence sa vie itinérante. Il voyage d’abord dans le Khârezm, principauté qui fut indépendante (de 994 à 1231) au sud de la mer d’Aral, sur les deux rives du Djihoun (Amou-daria), entre Boukhara et la mer Caspienne. À Djouzdjan, un puissant protecteur, Abu Muhammed Chirâzi, lui permet de donner des cours publics. Il commence à composer son œuvre majeure, le Qanûn (ou Canon) de médecine.

Il passe ensuite par le Khorassan, actuel nord-est de l’Iran, puis Rayy (alors Rhagès, proche de l’actuel Téhéran), enfin à Hamadan (à l’ouest de l’Iran moderne) où l’émir bouyide Shams o-dowleh le choisit comme ministre (vizir). Il s’impose alors un programme de travail harassant: le jour, il se consacre à la chose publique, la nuit à la science. En plus de vivre deux carrières, il travaille doublement : il mène de front la composition du Shifa et celle du Canon médical ; la tâche est alors si écrasante qu’il doit se faire aider : deux disciples se partagent la relecture des feuillets des deux ouvrages, dont le fidèle Al-Juzjani, secrétaire et biographe.

En 1021, la mort du prince Shams o-dowleh, et le début du règne de son fils Sama o-dowleh, cristallisent les ambitions et les rancœurs : victime d’intrigues politiques, Avicenne connaît la prison. Déguisé en derviche, il réussit à s’évader, et s’enfuit à Ispahan, auprès de l’émir kakouyide `Ala o-dowleh. Ces bouleversements n’entament pas sa boulimie de travail.
Il jouissait d’une telle réputation que plusieurs princes de l’Asie l’appelèrent à leur cour : le roi de Perse l’employa à la fois comme vizir et comme médecin. Il cultiva aussi avec succès la philosophie, et fut l’un des premiers à étudier et à faire connaître Aristote. Il composa d’après ce philosophe des traités de logique et de métaphysique, où il se montre souvent penseur original.

Lors d’une expédition, dont il faisait partie, de l’émir `Ala o-dowleh contre Hamadan, Avicenne est frappé par une crise intestinale grave, dont il souffrait depuis longtemps, et contractée, dit-on, à la suite d’excès de travail et de plaisir. Avicenne tenta de se soigner de lui-même, mais son remède lui fut fatal. Il mourut à l’âge, toujours précoce, de cinquante-sept ans au mois d’août 1037 (428 de l’hégire) après avoir mené une vie fort agitée et pleine de vicissitudes, épuisé par l’excès de travail.

Adrien IV

Nicolas Breakspear, né à Abbots Langley (Hertfordshire) vers 1100, pape sous le nom d’Adrien IV de 1154 à 1159 — « De rure albo » dans la prophétie de Saint Malachie. C’est le seul pape d’origine anglaise.

Fils d’un clerc anglais, il est élevé à l’abbaye bénédictine de Saint-Albans, près de Londres. L’abbé lui ayant refusé l’accès au noviciat, il se rend en France pour poursuivre ses études. Il finit par prendre l’habit chez les chanoines réguliers de Saint-Ruf, près d’Avignon. Il en devient prieur et en 1140, il est élu abbé.

En 1145, Nicolas rejoint la cour pontificale. Avant 1150, Eugène III le fait cardinal d’Albano et l’envoie comme légat en Scandinavie. En 1153, Nicolas promulgue une série de constitutions qui fixent le cadre de l’Église de Norvège. Il l’organise sur un modèle romain : la même année, il constitue la province ecclésiastique de Norvège, avec Nidaros (actuelle Trondheim) comme métropole. En Suède, il convoque le synode de Linköping pour mettre sur pied les institutions ecclésiastiques. Cependant, les Suédois ne s’accordent pas sur le choix du siège archiépiscopal — celui-ci ne sera déterminé qu’en 1164 : ce sera Uppsala. Dans l’intervalle, Nicolas se contente de promettre la primatie à l’archevêque danois de Lund. Nicolas rentre à Rome en novembre 1154.

Le 4 décembre 1154, deux jours après la mort d’Anastase IV, Nicolas est élu pape à l’unanimité, sans doute grâce à sa gestion habile des affaires scandinaves. Étant déjà évêque, il n’a pas besoin d’être consacré. Il est couronné le lendemain à la basilique Saint-Pierre, où s’est déroulée l’élection, et prend le nom d’Adrien IV, peut-être en souvenir de son compatriote, Adrien de Cantorbéry († 709), ou d’Adrien Ier († 795), défenseur des droits pontificaux en Italie.

Aussitôt élu, Adrien doit reprendre en main la ville de Rome, secouée par les prédications subversives d’Arnaud de Brescia. Rompant avec les demi-mesures de son prédécesseur, il lance l’interdit sur la ville. La cessation des pèlerinages, et donc des flux d’argent apportés par les pèlerins, finit par mettre la Ville au pas : le prédicateur Arnaud de Brescia est expulsé.

Sur le plan temporel, il doit affronter les Normands de Sicile : quand Roger II meurt en 1154, son fils Guillaume le Mauvais s’empare de la couronne, sans l’aval du pape, et envahit le Bénévent et la Campanie. Contre lui, Adrien IV espère l’appui de l’Allemagne. Malheureusement pour lui, le roi Frédéric Barberousse, malgré le récent renouvellement du traité de Constance, lance une campagne en Italie du Nord, occupant au passage une partie des États pontificaux. Une réconciliation intervient : Barberousse fait exécuter Arnaud de Brescia et le 18 juin 1155, il est couronné par le pape empereur du Saint-Empire. Cependant, pendant la messe, Adrien décide de lui-même de modifier le rituel pour bien marquer sa supériorité sur l’empereur. Furieuses, les troupes allemandes manquent d’emprisonner le pape. Très vite, le conflit entre pape et empereur reprend et Barberousse décide finalement de ne pas attaquer les Normands de Sicile.

Or c’est précisément le moment où des barons adversaires de Guillaume le Mauvais se soulèvent contre lui. Soutenus par l’Empire byzantin, ils font également appel au pape. À leur demande, Adrien IV se rend à Bénévent. Las, au printemps 1156, Guillaume parvient à repousser les Byzantins et à défaire les rebelles. Il assiège Bénévent, où se trouvent encore Adrien et quelques-uns de ses cardinaux. Contraint de négocier, Adrien IV doit reconnaître à Guillaume la couronne de Sicile et accepter la création d’un État unifié comprenant la Sicile, l’Apulie ou encore la Campanie. En compensation, Adrien IV obtient le droit de libre nomination des évêques dans ces régions.

Du côté allemand, les relations restent tendues. En 1157, Adrien doit dépêcher deux cardinaux en Allemagne, pour justifier auprès de Barberousse le traité de Bénévent conclu avec les Normands. Une « erreur » de traduction du chancelier allemand provoque la colère des princes allemands : Adrien IV considèrerait l’Empire comme un « fief » (beneficium) de la papauté. Les légats sont aussitôt expulsés. Adrien IV doit expliquer l’année suivante qu’il avait voulu parler d’un « bienfait », et non d’un fief. Les relations s’apaisent, du moins en apparence. Dès 1159, Barberousse lance une nouvelle campagne en Italie du Nord. L’organisation qu’il met en place est loin de rencontrer l’approbation du pape. Le désaccord s’envenime et à la mi-année, Adrien menace même d’excommunier l’empereur. La mort d’Adrien le 1er septembre met fin à la crise.

Le corps d’Adrien IV repose à la basilique Saint-Pierre.

Dans le dernier chapitre du Metalogicus, Jean de Salisbury attribue à Adrien IV une lettre qui donne à Henri II d’Angleterre la suzeraineté de l’Irlande ; le pape aurait également remis au souverain une bague en or ornée d’une émeraude, symbole de son investiture. Selon Jean, qui se déclare à l’initiative de la lettre, le pape est fondé à donner ainsi l’Irlande par la donation de Constantin. Le gallois Giraud de Barri fournit une copie de cette lettre, connue comme la bulle Laudabiliter, dans son récit de la conquête de l’Irlande, l’Expugnatio Hibernica (1188).

Le document et les deux références sont dénoncés comme des faux au XVIIe siècle par deux érudits irlandais, Stephen White et John Lynch6. Cette contestation marque le début d’une longue querelle de spécialistes. L’exemplaire original de Laudabiliter n’a pas été retrouvé dans les archives du Vatican, qui n’en font pas mention, mais c’est également le cas pour beaucoup d’autres documents considérés comme authentiques. À ce jour, Laudabiliter reste un document controversé.

Alexandre III

Élu pape sous le nom d’Alexandre III en 1159, « Ex ansere custode » dans la prophétie de Saint Malachie, Orlando Bandinelli est né vers 1105 à Sienne et décédé le 30 août 1181 à Civita Castellana.

Après des études de droit canonique à l’université de Bologne, il enseigne cette matière d’abord à Bologne, puis à Pise. Il compose la Stroma ou Summa Magistri Rolandi, l’un des premiers commentaires du Décret de Gratien.

En octobre 1150, le pape Eugène III le nomme cardinal, au titre de saints Côme et Damien ; ensuite il devient cardinal-prêtre de Saint Marc. C’est probablement à cette période qu’il compose ses Sentences, basées sur l’Introductio ad theologiam de Pierre Abélard. En 1153, il devient chancelier de l’Église, et est le meneur des cardinaux opposés à l’empereur Frédéric Barberousse, élu Roi des Romains en 1152, qui veut étendre son pouvoir sur l’Italie

Le 7 septembre 1159, il est élu comme successeur du pape Adrien IV ; cependant, une minorité de cardinaux pro-germaniques, élit le cardinal prêtre Octavien, qui prend le nom de Victor IV. Ce dernier, comme ses successeurs Pascal III (1164–1168) et Calixte III (1168–1178), reçoit le soutien de l’empereur. Celui-ci réunit alors un concile à Pavie, qui reconnait Victor IV comme seul pape légitime, mais les grands États catholiques (France, Angleterre, Sicile, et royaumes ibériques) reconnaissent, eux, Alexandre III. En 1160, il excommunie Barberousse.

C’est la guerre. Alexandre III doit se réfugier à Sens en France de 1162 jusqu’au 23 novembre 1165. À cette date, il retourne à Rome, mais il doit à nouveau fuir sous la pression de l’empereur venu en 1166 à Rome se faire couronner par l’antipape Pascal III. Il se réfugie à partir de 1167, à Gaète, Bénévent, Anagni et Venise et trouve des appuis dans le nord de l’Italie. Les cités lombardes s’unissent et forment la Ligue lombarde, qui inflige à Barberousse une sévère défaite à Legnano. L’empereur cède et reconnait Alexandre III comme pape au traité de Venise en 1177. Le 12 mars 1178 Alexandre III rentre à nouveau à Rome, chassant l’antipape Calixte III, qui abdique quelques mois plus tard.

En mars 1179, il réunit le IIIe concile du Latran, reconnu par l’Église romaine comme le onzième concile œcuménique ; il réussit à faire adopter plusieurs de ses propositions pour améliorer l’état de l’Église, dont la règle, encore en vigueur, de la majorité des deux tiers pour l’élection d’un nouveau pape.

Ce synode marque l’apogée du pouvoir d’Alexandre III. En plus d’avoir fait céder Barberousse, il a humilié Henri II d’Angleterre dans sa confrontation avec Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, il a confirmé le droit d’Alphonse Ier du Portugal à la couronne, et, fugitif, il a joui de la faveur et de la protection de Louis VII de France. Néanmoins peu de temps après la fin du synode, la république romaine le force à quitter la ville où il ne reviendra jamais. Le 29 septembre 1179, quelques nobles mettent en place l’antipape Innocent III. Utilisant judicieusement le pouvoir de la finance, Alexandre III revient au pouvoir. En 1181, il excommunie Guillaume Ier d’Écosse et jette l’interdit sur le royaume d’Écosse.

Al-Khwârizmî

Algorismus en Occident

né vers 780, mort en 847.

Sans doute le plus célèbre mathématicien du monde arabe, son nom latinisé a donné le nom commun “algorithme”.

Auteur de l’ouvrage qui fonde l’algèbre : Le livre du calcul de l’Al-Jabr et d’Al-Muqâbala.

Traduit par Gérard de Crémone à Tolède et Robert de Chester à Ségovie en 1145, ce livre introduit le calcul algébrique en Europe.

Postérieurement, il traite de l’arithmétique dans un ouvrage introduit à Bagdad.
Il initie l’Orient et l’Occident au calcul indien, utilisant un système décimal de position et d’opérations.
Les traductions latines diffusées depuis Tolède de cette œuvre, vont introduire l’utilisation des chiffres indo-arabes supplantant les méthodes d’abaque.

Anastase IV

Corrado del Suburra, né à Rome, fut couronné pape le 12 juillet 1153 et mourut le 3 décembre 1154.

Il fait restaurer le Panthéon de Rome et confirme les privilèges de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (Hospitaliers).

« Abbas suburramus » dans la prophétie de saint Malachie.

Alphonse Ier d’Aragon

Alphonse Ier d’Aragon (v. 1073 – Poleñino, 7 septembre 1134), dit Le Batailleur, a été roi d’Aragon et de Navarre de 1104 jusqu’à sa mort en 1134.

Fils puîné du roi Sanche Ier d’Aragon et de sa seconde épouse Félicie de Roucy, Alphonse Ier succède à son demi-frère Pierre Ier.

Il épouse en 1109 Urraque, fille aînée légitime et héritière d’Alphonse VI, roi de Castille. L’union est annulée en 1114. Alphonse continue néanmoins d’utiliser le titre de roi de Castille. Après la mort d’Urraque en 1126, le fils de cette dernière, Alphonse VII est couronné roi de León. Il tâche sur le champ de reprendre le royaume de Castille, et y parvient en 1127, avec la signature du Pacte de Támara.

En 1109, il reprend le titre arboré par son beau-père, empereur de toutes les Espagnes (en latin, imperator totius Hispaniae).

En 1118, Alphonse le Batailleur prend aux Maures la ville de Saragosse, puis celles d’Egea, de Tudela, de Calatayud, de Borja, de Tarazona, de Daroca et de Monreal del Campo. En 1120, il remporte la bataille de Cutanda.

Alphonse Ier cherche à attirer en Aragon des seigneurs venus d’outre-Pyrénées afin de faciliter son entreprise de reconquista de la vallée de l’Èbre. Gaston IV de Béarn est l’un d’entre eux.

Il meurt le 7 septembre 1134 après avoir été vaincu par les Almoravides à la bataille de Fraga.
h4. saint Arnoul de Metz

Arnould, Arnoulf ou encore Arnulf, dit saint Arnoul

Né vers 582 à Lay-Saint-Christophe et mort probablement en 640 au Saint-Mont-de-Saint-Amé, était le 29e évêque de Metz. Il gouverna dans les faits avec Pépin de Landen le royaume d’Austrasie, puis devint moine au Saint-Mont.

C’est le fondateur de la dynastie des Arnulfiens, alliée des Pépinides. Père d’Ansegisel, aïeul de Pépin de Herstal, quadrisaïeul de l’empereur Charlemagne, il est l’ancêtre de la dynastie carolingienne.

B.

Bernard de Clairvaux

Abbé de Clairvaux (1090, château de Fontaine-lès-Dijon, Dijon – † 20 août 1153, abbaye de Clairvaux) est un moine et un réformateur français.

Il recherche par amour du Christ la mortification la plus dure, Bernard fait preuve, toute sa vie durant, d’une activité inlassable pour instruire ses moines de Clairvaux comme pour émouvoir et entraîner les foules. C’est aussi un conservateur, qui se positionne en réaction contre les mutations de son époque (la « renaissance du XIIe siècle »), marquée par une profonde transformation de l’économie, de la société et du pouvoir politique. Il est canonisé par l’Église catholique en 1174 et devient ainsi saint Bernard de Clairvaux.


Bernard de Clairvaux, manuscrit du XIIIe siècle

C.

Caracalla et Geta

Caracalla (4 avril 188 – 8 avril 217), né Septimius Bassianus puis appelé Marcus Aurelius Severus Antoninus Augustus, est un empereur romain, qui régna de 211 à 217.

Geta, son frère (Lucius Publius Septimius Antoninus Geta) (189 – 211), il participa avec son frère aîné Caracalla aux campagnes de son père, lequel, à sa mort, les désigna tous deux pour lui succéder. Comme les deux frères se haïssaient depuis leur enfance, Caracalla assassina lui-même Geta d’un coup de glaive dans la gorge, au bout d’une année de règne commun et fit ensuite effacer son nom et son image de tous les monuments publics (notamment de l’arc de triomphe de Septime Sévère toujours debout au Forum romanum).

Caracalla baptisé Lucius Septimius Bassianus, il fut par la suite renommé Marcus Aurelius Antoninus, afin d’être rapproché de la dynastie des Antonins. Son sobriquet de Caracalla vient d’un type de vêtement gaulois à capuchon et manches longues qu’il avait coutume de porter dès l’âge de douze ans.
Sa politique intérieure, inspirée par sa mère et les juristes de son père, ne diffère guère de celle de Septime Sévère avec des aspects plus égalitaires. Il est difficile de préciser quel est son rôle personnel et l’on a tendance, comme aux temps de Néron ou de Commode, à attribuer le meilleur à ses conseillers et le pire à lui-même. D’une manière générale, Julia Domna dirige les affaires extérieures et administratives et laisse à son fils la conduite de la guerre.
Lorsque les habitants d’Alexandrie eurent vent des allégations de Caracalla qui prétendait avoir tué Publius Septimius Geta pour se défendre, ils tirèrent une satire de son mensonge et de ses autres prétentions. Caracalla, offensé par l’insulte, contre-attaqua en 215 en organisant le massacre de la délégation de citoyens venus l’acclamer à son arrivée à Alexandrie, puis lâcha ses troupes sur la ville, qui la mirent à sac, se livrant à un massacre si épouvantable « que les flots de sang, traversant l’esplanade, allèrent rougir l’embouchure, pourtant très vaste, du Nil » (Hérodien, IV, 9 : 3–8).
Caracalla passe la plupart de son temps auprès de ses troupes et à la guerre.

À partir de 213, Caracalla mène plusieurs campagnes contre les Alamans à la fois sur le Rhin et sur le Danube. Victorieux sur le Main, il prend le surnom de Germanicus Maximus et assure une vingtaine d’années de paix au front occidental, jusqu’au règne de Sévère Alexandre.

En 216, il entre en guerre contre le Royaume parthe et envoie une armée en Arménie. Lors de sa campagne, Caracalla demanda en mariage la fille d’Artaban, le roi des Parthes. Il l’obtient et accompagné de toute son armée, se rendit en Mésopotamie pour célébrer les noces impériales. Quand la foule, civils et militaires confondus, fut rassemblée pour la fête, près de Ctésiphon, leur capitale, Caracalla donna un signal et le scénario du massacre d’Alexandrie se reproduit : les soldats romains se ruent sur les Parthes et les égorgent en masse. Le roi parthe s’échappe de justesse et ne songe plus qu’à se venger de la duplicité romaine.
Caracalla accorde en 212 la citoyenneté romaine (constitutio antonina) à tous les habitants libres de l’Empire. Les nouveaux citoyens peuvent conserver leur droit et leurs coutumes aussi longtemps qu’ils le souhaitent : cette mesure n’impose en aucun cas le droit privé romain.

Les motifs de cet édit ont été très discutés avec d’autant plus d’acharnement que les auteurs anciens en ont très peu parlé. Quatre siècles plus tard, le principe de la citoyenneté universelle est à ce point considéré comme allant de soi que le Code Justinien n’a pas jugé utile d’en reprendre le texte. Nous en possédons une unique copie dans le Papyrus Giessen 40 qui commence ainsi : “J’accorde la citoyenneté romaine à tous les étrangers domiciliés sur le territoire de l’Empire…”. Plusieurs raisons semblent devoir être prises en compte :

  • Dion Cassius, opposant de l’Empereur, affirme que les Pérégrins devenus citoyens romains doivent payer l’impôt sur les successions qui ne pesait que sur les citoyens romains et dont Caracalla vient de porter le taux de 5 à 10%.
  • Le juriste Ulpien estime qu’un Empire où le statut des personnes est plus uniforme allège la tâche des bureaux et des tribunaux. Pourtant, le besoin de juristes et de notaires se fait sentir au point que, pour satisfaire aux nouveaux besoins, s’organise l’école de droit de Beyrouth.
  • Certains historiens s’appuyant sur le Papyrus Giessen 40 émettent l’idée que Caracalla veut réaliser l’unité des fidèles devant les dieux de Rome. Caracalla éprouve une véritable admiration pour Alexandre le Grand : l’Empereur entend peut-être régner sur un monde unifié.

L’édit a pour conséquence l’abandon de la mention de la tribu dans l’État-civil et l’attribution à tous les nouveaux citoyens des tria nomina.
Caracalla devint au cours de son règne un véritable tyran militaire particulièrement impopulaire (sauf auprès des soldats). Alors qu’il se rendait d’Édesse à Parthia pour y faire la guerre, il fut assassiné près de Harran le 8 avril 217, d’un coup de glaive, par Martialis. Le préfet du prétoire Macrin, souvent soupçonné (à raison) d’avoir commandité l’assassinat, lui succéda.

Noms successifs :

  • 186, naît Lucius Septimius Bassianus
  • 196, fait César par son père : Marcus Aurelius Antoninus Caesar
  • 198, fait Auguste par son père : Imperator Caesar Marcus Aurelius Antoninus Augustus
  • 198, suite à la victoire de son père sur les Parthes : Imperator Caesar Marcus Aurelius Antoninus Pius Augustus Parthicus Maximus
  • 200, prend le surnom de Felix : Imperator Caesar Marcus Aurelius Antoninus Pius Felix Augustus Parthicus Maximus
  • 209, suite à sa victoire de son père sur les Calédoniens : Imperator Caesar Marcus Aurelius Antoninus Pius Felix Augustus Parthicus Maximus Britannicus Maximus
  • 211, accède à l’Empire : Imperator Caesar Marcus Aurelius Severus Antoninus Pius Felix Augustus Parthicus Maximus Britannicus Maximus Germanicus Maximus
  • 217, titulature à sa mort : Imperator Caesar Marcus Aurelius Severus Antoninus Pius Felix
    Augustus Parthicus Maximus Britannicus Maximus Germanicus Maximus, Pontifex Maximus, Tribuniciae Potestatis XX, Imperator III, Consul IV, Pater Patriae.

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Carloman

Né vers 715 – † 754, il est le fils de Charles Martel et Rotrude. Il est maire du palais d’Austrasie de 741 à 747, puis se retira du pouvoir et devint moine. Son frère Pépin le Bref lui succéda. Il est l’oncle de Carloman Ier.

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Carloman Ier

Né en 751, mort le 4 décembre 771 à Samoussy dans l’Aisne, fut roi des Francs avec son frère Charlemagne de 768 à 771.
+ d’info

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Carloman II

(v. 866 – † 12 décembre 884)

Est élu roi des Francs conjointement avec son frère Louis III après la mort de leur père Louis II. Est sacré à Ferrières en septembre 879. Devient seul roi après la mort de son frère le 5 août 882.

Meurt à son tour sans descendance le 12 décembre 884.

Célestin II

(Guido di Città di Castello), né à Città di Castello (Ombrie), ce qui l’avait fait nommer Gui du Chastel avant son exaltation, il étudia sous Bernard de Clairvaux succéda à Innocent II en 1143, et fut pape de 1143 au 8 mars 1144. Il mit fin aux querelles intérieures de l’Église avec l’aide de Bernard de Clairvaux, troublée par Arnaud de Brescia, mais mourut dès l’année suivante. Il essaya de mettre un terme à la guerre entre l’Écosse et l’Angleterre. Il releva la France de l’interdit de trois ans après l’absolution de Louis VII (1137–80).

Il fut le premier pape de la liste de la prophétie de Saint Malachie sous la devise : “Ex castro Tiberis”.

Le nom de Célestin II avait déjà été choisi le 15 décembre 1124 par un pape nouvellement élu, mais ce Célestin II dut renoncer sous la contrainte dès le lendemain et, pour cette raison, il n’apparaît jamais dans les listes de papes.

Chabert de Barbaïra


fascé d’argent et de gueules de 6 pièces, les fasces de gueules chargées de 6 mouchetures d’hermine de sable

Chabert de Barbeira (On trouve également Xacbert, Barbaira, Barbayra, Barbera… En catalan Jasbert de Barberà) (1185; † 1275), était un chevalier cathare,occitan, faidit né à Barbaira. Seigneur de Puilaurens et de Quéribus et surnommé Le lion de combat, il est l’un des derniers nobles cathares.
Chabert naît en 1185 au château de l’Alaric, au pied de la montagne du même nom où reposent selon la légende les restes du roi des goths Alaric, non loin de Carcassonne. Il est le fils de Guillaume Chabert de Barbeira et de la dame de Cavanac. Il possède deux frères, Raymond Ermenfaud et Anaud Guillaume et une sœur du nom de Combors.

En 1209, Alaric est pris par les croisés de la croisade albigeoise. Chabert réussit à reprendre le château, mais il doit à nouveau l’abandonner la même année. Presque un an plus tard, en janvier 1210, il attaque et occupe le château de Montlaur, qu’il reperd dès Pâques face aux croisés. Chabert est obligé de devenir faydit et combat au service du comte de Toulouse Raymond VI contre les envahisseurs menés par Simon de Montfort. Il prend part à la bataille de Baziège en 1219 et à la défense de Toulouse contre les croisés où Simon de Montfort trouva la mort.

Au cours des années suivantes, Barbeira se met au service du comte Nuno Sanche de Roussillon. Il en devient le commandant de la garnison de Perpignan qu’il défend contre les attaques de Guillaume de Moncarda. A la cour de Nuno Sanche, Chabert fait la connaissance d’Olivier de Termes et de Raymond Trencavel, également chevaliers faydits du Languedoc. A la suite du Nuno Sanche, il prend part à la conquête de Majorque par le roi d’Aragon Jacques Ier entre 1229 et 1231 où il se distingue par son expérience et son courage. Il combat aux côtés du roi contre les Sarrasins à la bataille de Portopi (13 septembre 1229) et se distingue pendant le siège de la cité de Majorque comme constructeur de machine de guerre. Il sera récompensé par des terres en Roussillon et dans le Fenouillèdes (Château de Puilaurens) et épouse en 1233 Sybille de Parcols. De cette union naîtra une fille, Chaberta, et un fils Guillaume Bernard.

En 1240, Barbeira décide avec Termes de se joindre à la révolte de Trencavel dans la reconquête de l’héritage paternel de ce dernier, Carcassonne. Sur la route, ils prennent les forteresses d’Aguilar et de Montreal et détruisent l’abbaye de Montolieu. Le 9 septembre, le siège est mis devant Carcassonne mais il doit être levé sans succès le 12 octobre devant l’arrivée des troupes royales. Deux ans plus tard, Barbeira soutient la révolte de Raymond VII qui veut également recouvrer son héritage. Mais avant même de combattre, Raymond se soumet à l’autorité royale et Barbeira revient en Roussillon. Les années suivantes, il répond à son excommunication comme cathare en pillant des biens ecclésiastiques.
Grâce à l’influence et à l’entremise de Raymond de Peñafort, le pape lève l’excommunication de Barbeiras.
Cela permet une réconciliation avec l’Église en 1247, mais pas avec la France. Son ancien compagnon Olivier de Termes s’était soumis la même année au roi de France Louis IX et prend après son retour de croisade un rôle actif dans l’établissement de la domination française en Languedoc. Il devint alors son ennemi juré. Cette hostilité culmine en 1255 avec le siège de Quéribus que Barbeira commandait depuis 1242 et qui, depuis la chute de Montségur onze ans plus tôt, est considéré comme le dernier bastion cathare. Barbeira doit finalement abandonner le château en échange de sa liberté. Après le traité de Corbeil, le Fenouillèdes revient à la France et Barbeira se réfugie en Roussillon. Il contracte une seconde union avec Esclarmonde de Conat avec qui il a deux enfants : une fille Elissende et un fils Chabert. La dernière mention qu’on trouve de Chabert est lors du mariage du futur roi de Majorque Jacques II avec Esclarmonde de Foix. On perd ensuite sa trace.

Charles Ier dit Charlemagne

Charles Ier, dit le Grand ou Charlemagne (en latin Carolus Magnus, en allemand Karl der Große), est né le 2 avril, probablement en 742 ou 748, mort à Aix-la-Chapelle le 28 janvier 814. Il est sacré, avec son frère Carloman, de manière anticipée, par son père, en 754. Devient roi des Francs à la mort de son père en 768, conjointement avec son frère Carloman, qui meurt en 771. Est couronné empereur d’Occident par le pape Léon III à Rome le 25 décembre 800.

Éponyme des Carolingiens.
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Charles II le Chauve

Né le 13 juin 823, † 6 octobre 877.

Devient roi de Francie Occidentale après le traité de Verdun (843). Est sacré empereur d’Occident à Rome le 25 décembre 875, après la mort de son neveu Louis II le Jeune. + d’info

Charles III le Simple

Né le 17 septembre 879, fils de Louis II, est écarté du trône à la mort de son frère Carloman II en raison de son jeune âge. Lorsque le régent Charles le Gros est déposé, est encore trop jeune et se voit préférer Eudes, le comte de Paris. Est cependant sacré à Reims le 28 janvier 893, alors qu’Eudes règne encore. Après avoir accepté de cohabiter, les deux rois s’accordent pour que Charles succède seul à Eudes après sa mort. Charles devient roi des Francs le 1er janvier 898. Il est déposé par les grands du royaume, qui élisent et font sacrer Robert, comte de Paris, le 30 juin 922. Est fait prisonnier en 923 après la défaite de Soissons.

Meurt en détention le 7 octobre 929.

Charles IV le Bel

Troisième fils de Philippe IV, né le 18 juin 1294. Devient roi de France et de Navarre (sous le nom de Charles Ier) à la mort de son frère Philippe V, le 3 janvier 1322. Est sacré à Reims le 21 février. Meurt sans descendance mâle le 1er février 1328.

Sa succession complexe entraînera la guerre de Cent Ans.

Charles V le Sage

Né le 21 janvier 1338, † 16 septembre 1380

Devient roi de France à la mort de son père Jean II, le 8 avril 1364. Est sacré à Reims le 19 mai.

Charles VI le Fol

Né le 3 décembre 1368, devient roi de France à la mort de son père Charles V, le 16 septembre 1380. Est sacré à Reims le 4 novembre.

Frappé de folie en 1392, meurt le 21 octobre 1422.

Charles VII le Victorieux ou le Bien Servi

Né le 22 février 1403, † 22 juillet 1461.

Devient roi de France à la mort de son père Charles VI, le 21 octobre 1422, refusant d’entériner le traité de Troyes qui le déshéritait au profit d’Henri V d’Angleterre. Est sacré à Reims le 17 juillet 1429 grâce à l’aide de Jeanne d’Arc.

Charles VIII l’Affable

Né le 30 juin 1470, † 7 avril 1498.

Devient roi de France à la mort de son père Louis XI, le 30 août 1483. Est sacré à Reims le 30 mai 1484. Meurt accidentellement le 7 avril 1498 sans descendance mâle pour lui succéder.

Charles IX

Né le 27 juin 1550, † 30 mai 1574.

Devient roi de France à la mort de son frère François II, le 5 décembre 1560. Est sacré à Reims le 15 mai 1561. Meurt de pleurésie.

Charles X

Charles X, (château de Versailles, 9 octobre 1757 , † Görz, Empire d’Autriche, 6 novembre 1836).

Fut roi de France de 1824 à 1830.

Charles le Gros

Né en 839, † 13 janvier 888.

Fils de Louis le Germanique, est appelé pour assurer la régence, les nobles refusant de reconnaître le jeune Charles le Simple, dernier fils de Louis II roi des Francs . Est déchu à Mayence de ses titres en novembre 887.

Charles Martel

Né vers 690, † le 22 octobre 741 à Quierzy-sur-Oise, fut duc d’Austrasie, puis maire du palais de 717 à 741 et souverain de facto du royaume des Francs (dux et princeps Francorum, duc et prince des Francs). Il est fils de Pépin de Herstal, (maire du palais d’Austrasie et contrôlant les royaumes de Neustrie et de Bourgogne), et de sa seconde épouse Alpaïde (et non une concubine comme l’affirmeront des textes du IXe siècle défavorables aux Carolingiens et à une époque où la monogamie devient la règle).

Il est le grand-père paternel de Charlemagne et le père de Carloman et de Pépin le Bref.
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Childebert IV

Né vers 683, † 711, roi des Francs de 695 à 711.

Fils cadet du roi Thierry III.

Childéric Ier

Né en 436, mort le 26 décembre 481, roi des Francs saliens.
Père de Clovis.

Childéric II

Né vers 655, † 675, roi d’Austrasie de 662 – 675, roi des Francs de 673 – 675

Fils de Clovis II.

Childéric III

Né ?, † v. 754/5, roi des Francs de 743 – 751

Placé sur le trône par Pépin le Bref, déposé par ce même Pépin en novembre 751 et cloîtré dans un monastère.

Chilpéric Ier

Né en 539, † 584), roi de Neustrie de 561 à 584, roi de Paris de 567 à 584.
Fils de Clotaire Ier.

Chilpéric II

Né vers 670, † 721, roi de Neustrie et de Bourgogne de 715 à 719, roi des Francs de 719 à 721.

Probablement fils de Childéric II. Élu roi de Neustrie en 715, sous l’égide du maire du palais Rainfroi. Devient roi de tous les Francs après la mort de son concurrent Clotaire IV, en 719.

Chrétien de Troyes

Nous connaissons mal la vie de Chrétien de Troyes, il serait né à Troyes en 1135, nous ne connaissons pas son lignage familial, et seules de rares indications écrites dans son œuvre, ainsi dans Cligès et le Chevalier à la Charrette il se félicite de son statut de lettré et nous renseigne sur son nom et sa qualité, il affirme écrire sous le commandement de sa “Dame de Champagne” (Comtesse Marie de Champagne, fille de Louis VII et d’Aliénor de Poitiers).
Sur la fin de sa vie, il dédie son Perceval à Philippe d’Alsace, qui lui aurait fournit les sources pour ce poème, Comte des Flandres et de Vermandois en 1181, ce dernier mourra en croisade dix ans plus tard.

On présume qu’il écrit ses œuvres sur une période de quinze ans de 1170 à 1185.
En fait, nous pouvons supposer que Chrétien fut clerc, mais aucune trace de sacerdoce au sein de l’église ne permet de l’affirmer ou plutôt Héraut d’armes, au service des grands seigneurs de son temps et de sa région.
En tout cas, sa culture classique est grande laissant supposer une très bonne éducation.
Son œuvre est fortement inspiré par Ovide et tente de prolonger l’étude des phases de l’Amour. D’un point de vue stylistique, sa poésie et sa prose engage la forme romancée du récit. Il marie finement la forme et le sens et est un des premiers à proposer une psychologie très intime de chaque personnage.

L’œuvre de Chrétien marque clairement le passage de l’élan collectif voir “patriote” des chansons de gestes au trames plus intimistes et romanesques des états d’âmes des héros de Chrétien.
Profondément croyant, il christianise la Matière de Bretagne.

Ces œuvres:
Traductions d’Ovide

  • Les Commandemanz Ovide (perdu) ;
  • L’Art d’amors (perdu), d’après L’Art d’aimer ;
  • Le mors de l’épaule (perdu), d’après le livre VI des Métamorphoses ;
  • La Muance de la hupe, de l’aronde et del rossignol, connu sous le titre de Philomena, Philomèle et Procné, livre VI des Métamorphoses ;

Romans arthuriens

  • un roman del roi Marc et d’Ysalt la blonde (Tristan et Iseult, perdu);
  • Érec et Énide, vers 1170;
  • Cligès ou la Fausse morte, vers 1176;
  • Lancelot ou le Chevalier de la charrette, roman de Lancelot, vers 1175–1181 (achevé par Godefroiz de Leigni);
  • Yvain ou le Chevalier au lion, roman d’Yvain, vers 1175–1181;
  • Perceval ou le Conte du Graal ou roman de Perceval, vers 1182–1190 (inachevé).

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Clément d’Alexandrie

domaine public

né à Athènes vers 150, mort en Asie mineure vers 220.

Sa vie est peu connue. Païen de naissance, il se familiarisa avec tous les systèmes de philosophie de son temps. Il se convertit au christianisme et entame une série de voyages (Grèce, Italie). Il rencontre en Égypte, à Alexandrie, où régnait le mouvement intellectuel le plus animé de cette époque, la secte des éclectiques, celui qui deviendra son maître, Pantène, qui dirigeait alors l’École théologique d’Alexandrie. Désigné par le pape Démétrius Ier (12e pape d’Alexandrie) pour aller mener une mission chrétienne aux Indes, Pantène doit abandonner la direction de l’École théologique d’Alexandrie. Il choisit alors le plus brillant de ses élèves, Clément, pour prendre sa succession. Clément d’Alexandrie prend ainsi avant Origène la direction de l’école d’Alexandrie.

En 202, les persécutions de Septime Sévère l’obligent à trouver refuge en Cappadoce, auprès de l’évêque Alexandre.

Clément d’Alexandrie est un des premiers théoriciens de l’Église à avoir présenté le christianisme comme une philosophie, en cherchant à réconcilier les prophètes bibliques et les philosophes grecs.

Dans son Protreptique, tout en polémiquant contre les dieux païens, il s’efforce de montrer la grandiose unité de la révélation divine dans l’œuvre des philosophes, des poètes et de leurs maîtres à tous, les prophètes de l’Ancien Testament. Le logos divin, apparu sous la forme du Christ, unifie tous ces messages.

Dans son Pédagogue, il affirme que tout chrétien est un « spirituel » capable de percevoir Dieu. Le propos du livre est de prendre en mains l’éducation chrétienne : il présente une éthique adaptée aux besoins des chrétiens de la classe moyenne. Divisé en trois livres, la première partie développe la formation que Dieu donne à ses enfants par l’action éducatrice de son fils. La seconde partie (livres II et III) fournit au chrétien la règle de vie quotidienne qui doit s’imprégner de l’exemple évangélique.

Les Stromates est un ouvrage plus compliqué. L’œuvre est pour l’essentiel une réfutation des hérésies et un exposé de la « vraie gnose », qui aboutit à l’union mystique avec Dieu. Ses démonstrations exégétiques très allégoriques ont fait peur aux savants chrétiens des siècles suivants.

Dans son Épître de Mar Saba (du nom du monastère Mar Saba), Clément d’Alexandrie fait référence à l’Évangile secret de Marc, un Évangile apocryphe. Il s’agit de l’unique allusion à cet Évangile qui nous soit parvenue. Il condamne l’usage qui en est fait par les carpocratiens, une secte gnostique d’Alexandrie.

Il a été honoré par l’Église catholique le 4 décembre. Cependant son orthodoxie et sa sainteté ont été contestées : depuis Benoît XIV, il ne figure plus dans le martyrologe romain.
C’est en acquiesçant à la bonté essentielle de la création que Clément d’Alexandrie entra dans la foi chrétienne. Comme Justin, il accorda sa préférence philosophique à Platon qui, selon lui, s’approchait le plus de la vérité chrétienne.

C’est dans une double perspective que Clément d’Alexandrie perçu le christianisme : d’une part en tant que philosophie, mais aussi en tant que réalité qui, par sa force mystérieuse, est en mesure de transformer et de sublimer l’homme jusqu’au plus profond de son être. De plus, ce n’est pas tant par goût du mystère que par recherche du vrai que Clément adhéra au christianisme. Dans la doctrine chrétienne, il découvrit la vérité pleine et sévère, entière et définitive, en laquelle toute quête philosophique devait aboutir. Cette vérité comporte la connaissance de Dieu, le jugement moral et la raison.

Tandis que la lecture de Platon lui avait donné l’intuition de la vérité, il en acquiert la certitude par la connaissance de l’Épiphanie Divine, c’est-à-dire du Christ. Il lit ses expériences spirituelles comme la traduction en acte de la vérité encore obscure du platonisme, délivrée par Dieu sous la forme d’un don à la fois rationnel (la parole du Christ) et expérimental (la vie chrétienne).

Sa vision du christianisme est très moderne : selon lui, le christianisme ne se trouve pas dans les “marques extérieures”, mais dans le cœur de l’homme, par lequel sa vie s’y trouve conformée en entier.
Il reste de lui une Exhortation aux Gentils, un recueil de pensées chrétiennes et philosophiques ; Le Pédagogue, traité de morale chrétienne.

Au XIXe siècle, le dictionnaire Bouillet indique que la meilleure édition de ses Œuvres est celle de John Potter, grec-latin, Oxford, 1715, 2 volumes in-8. Elles ont été traduites en français par Antoine Eugène Genoud, 1837–1843, 3 volumes in-8.

Clodion le chevelu

Né vers 395, † vers 450, premier roi des Francs Saliens de 428 à 448.
Beaucoup de flou sur la vie de ce personnage, qui aurait été le père de Mérovée l’éponyme de la lignée des Mérovingiens.

Clotaire Ier

Né vers 497, † le 29 novembre 561, roi de Soissons (Neustrie) de 511 à 561, roi de Reims (Austrasie) de 555 à 561, roi des Francs de 558 à 561.
Dernier survivant des fils de Clovis, réunifie le Royaume. À sa mort, ses quatre fils Caribert, Sigebert, Chilpéric et Gontran se partagent le Royaume.

Clotaire II

Né en 584, † 18 octobre 629, roi de Neustrie de 584 à 629, roi de Paris de 595 à 629, roi des Francs de 613 à 629.
Fils de Chilpéric Ier, réunifie le royaume franc.

Clotaire III

Né vers 652, † 673, roi de Neustrie et de Bourgogne de 657 à 673.

Fils de Clovis II

Clotaire IV

Né vers 685, † 719, roi d’Austrasie de 717 à 719.

Probablement fils de Thierry III, placé sur le trône d’Austrasie par Charles Martel, en lutte contre les Neustriens Chilpéric II et Rainfroi.

Clovis Ier

Né dans les années 464 – 467, fils de Childéric Ier, roi des Francs saliens de Tournai, et de la Reine Basine de Thuringe, mort à Paris en 511. Roi des Francs saliens, puis roi de tous les Francs de (481–511).

Issu de la dynastie des Mérovingiens, il est considéré comme le premier roi chrétien du royaume des Francs, mais aussi premier roi mérovingien du royaume des Francs.
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Clovis II le Fainéant

Né en 633, † 657, roi de Neustrie et de Bourgogne de 639 à 657.

Fils de Dagobert Ier.

Clovis III

Né ?, † 676, roi d’Austrasie de 675 à 676

Prétendument fils de Clotaire III, placé sur le trône d’Austrasie par le maire du palais Ebroïn.

Clovis IV

Né vers 680, † 695, roi des Francs de 691 à695.

Fils de Thierry III.

D.

Dagobert Ier

Né vers 602/605 , mort le 19 janvier 638 ou 639, c’était un roi des Francs de la dynastie mérovingienne, fils de Clotaire II, roi des Francs, et de Bertrude. Il régna sur l’Austrasie de 623 à 632, comme roi des Francs (moins l’Aquitaine)de 629 à 639, et comme roi de Francs de 632 à 639. La résidence royale est à Clichy-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Son règne nous est transmis par l’intermédiaire de la chronique de Frédégaire rédigée au VIIe siècle, mais aussi par la Vita Dagoberti rédigée au IXe siècle.

Dagobert II

Dagobert II, ou saint Dagobert canonisé en 892, (né vers 652, décédé le 23 décembre 679 à Stenay) est le fils du roi franc, Sigebert III et peut-être de Chimnechilde ou Imnichilde.

Il règna sur le royaume d’Austrasie de 676 à 679.

Dagobert III

Né vers 699, fils et successeur du roi Childebert IV, il accède au trône à l’âge de 12 ans (711), et meurt à 16 ans (715). Comme il est mineur pendant toute la durée de son règne, ses maires du Palais règnent en son nom. À son avènement, le maire du palais en Austrasie est le puissant Pépin de Herstal. En Neustrie le maire du palais est Grimoald le Jeune, fils cadet de Pépin de Herstal. Pendant son règne, Grimoald est assassiné par un rebelle Frison. Il est remplacé par son fils mineur, le jeune Thibaut. Puis le vieux Pépin de Herstal décède. Plectrude, sa veuve, dirige le Royaume au nom du roi Dagobert et du maire du palais Thibaut, tous deux mineurs. Les Francs de Neustrie en profitent pour se révolter. Ils rassemblent une armée dans la forêt de Cuise, et écrasent l’armée austrasienne de Thibaut. La Neustrie reprend alors son indépendance et nomme un nouveau maire du palais en la personne de Raganfred. Celui-ci s’allie avec le duc des Frisons Radbold, et dévaste l’Austrasie.

Dagobert III meurt en 715.

E.

Eudes de France

Eudes, (bien connu des cruciverbiste), né après 852 et mort le 3 janvier 898 à La Fère (Aisne), comte de Paris et marquis de Neustrie (886–888).

Fils aîné de Robert le Fort, duc des Francs et marquis de Neustrie, il appartient à la dynastie des Robertiens. Il hérite à la mort de son père en 866 du titre de marquis de Neustrie, mais le roi Charles le Chauve le démet en 868 de cette fonction qu’il donne à Hugues l’Abbé. En 882/883, il est fait comte de Paris puis, en septembre 886, il est investi marquis de Neustrie suite à la mort du comte Henri au siège de Paris. Il est aussi abbé laïc de Saint-Martin-de-Tours.
C’est sa conduite héroïque lors du siège de Paris au cours de l’hiver 885/886 contre les Vikings qui lui vaut d’être choisi comme roi des Francs pour remplacer Charles III le Gros, empereur d’Occident, et roi des Francs en titre à cette époque. Parce qu’il a tardé à envoyer des troupes afin de lutter contre les envahisseurs du Nord, et parce qu’il a préféré négocier avec eux, Charles le Gros est finalement déchu en 887.
Le 29 février 888, tandis que l’héritier légitime du trône, le futur Charles le Simple, est écarté en raison de sa jeunesse, Eudes est élu roi des Francs et sacré en l’abbaye Saint-Corneille-de-Compiègne, par Gautier, archevêque de Sens.
Pendant tout son règne Eudes va lutter contre Charles qui veut récupérer son trône. Charles dispose d’alliés parmi les grands comtes, princes féodaux, notamment Baudouin II de Flandre. L’élection d’Eudes n’a pas rétabli le niveau d’autorité du pouvoir royal du temps de Charles le Chauve. Il finit par traiter avec Charles à qui il laisse tout le pays entre le Rhin et la Seine, en se réservant Paris avec toute la Francie Occidentale.
Il remporte sur les Vikings deux victoires. La première, le 24 juin 888, dans la forêt de Montfaucon d’Argonne ; cette victoire lui vaut d’être reconnu roi des Francs par Arnulf de Carinthie, roi de Francie Orientale et de recevoir un deuxième couronnement à Reims en novembre 888. Il obtient une seconde victoire sur les hommes venus du nord en 892, près de Montpensier en Limagne. Ces derniers mettront néanmoins à sac les villes de Meaux, Troyes, Toul, Verdun, Évreux et Saint-Lô.

Sous la pression d’Arnulf de Carinthie, il doit reconnaître, juste avant sa mort, Charles le Simple comme son successeur. Il meurt en 898 à La Fère, et est inhumé à Saint-Denis.

Eugène III

(Bernardo Paganelli di Montemagno), né à Pise vers la fin des années 1080 et mort à Tivoli le 8 juillet 1153, fut pape de 1145 à 1153.

Moine de l’abbaye de Clairvaux, Eugène III est disciple et ami de Bernard de Clairvaux avec qui il poursuit la réforme engagée par Grégoire VII. Il lance la deuxième croisade, demandant à Bernard de Clairvaux de la prêcher. Il crée le Sacré Collège, commence la construction du palais pontifical et approuve l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem (devenu Ordre de Malte).

Forcé de s’éloigner de Rome, la ville étant contrôlée par Arnaud de Brescia, il voyage en Italie, en Allemagne, en France et ne peut rentrer que momentanément à Rome. Pendant son séjour en France, il tient un synode à Paris pour examiner la doctrine de Gilbert de la Porrée, qu’il condamne. Il visite également Clairvaux, l’abbaye de sa jeunesse (1146).

Le 27 avril 1147, il assiste à Paris au chapitre général de l’ordre du Temple. A cette occasion, il accorde aux Templiers le port de la croix rouge sur leur manteaux blancs.

Militia Dei (traduction latine de Armée de Dieu) est une bulle pontificale fulminée par le pape Eugène III en 1145 et qui confirme l’indépendance des Chevaliers du Temple vis-à-vis du clergé séculier en leur donnant le droit de prélever des dîmes ainsi que de bâtir leurs propres chapelles et d’enterrer leurs morts dans leurs propres cimetières.
La bulle Militia Dei constitue avec Omne datum optimum et Milites Templi la base de la formation de l’Ordre et de son succès.

Eugène III meurt le 8 juillet 1153 à Tivoli.

F.

François Ier

Né le 12 septembre 1494, † 31 mars 1547.

Devient roi de France à la mort de son cousin et beau-père Louis XII, le 1er janvier 1515. Est sacré à Reims le 25 janvier 1515. Meurt de septicémie.

François II

Né le 19 janvier 1544, † 19 janvier 1544.

Devient roi de France à la mort de son père Henri II, le 10 juillet 1559. Est sacré à Reims le 18 septembre 1559. Meurt de maladie.

Frédégonde

(née vers 545, † 597), fut reine de Neustrie après son mariage avec le roi Chilpéric Ier.

Elle fut d’abord probablement suivante de la reine Audevère, la première épouse du Roi Chilpéric Ier. Jeune femme ambitieuse, elle séduisit le nouveau roi qui remarqua sa beauté et en fit sa concubine. Frédégonde obtint de lui une promesse secrète de mariage.
La légende raconte que Frédégonde, profitant que le roi soit parti se battre en Saxe contre son frère Sigebert Ier, et espérant devenir reine à la place d’Audevère, ait abusé de la naïveté de la Reine en lui faisant tenir elle-même son sixième enfant Chilsinde sur les fonts baptismaux. La reine ignorait qu’en agissant de la sorte, elle commettait une lourde faute aux yeux de l’Église. Devenue marraine de son propre enfant et donc la commère de son mari, elle ne pouvait plus partager sa couche avec le roi sous peine d’être accusée d’inceste.
Mais, désirant une aussi noble alliance que celle de son frère Sigebert, roi d’Austrasie, qui avait épousé Brunehilde, fille d’Athanagild, roi des Wisigoths, Chilpéric épousa en 566 Galswinthe, sœur aînée de Brunehilde.

Frédégonde dissimula son dépit, pour frapper plus sûrement Galswinthe, qu’on trouva un jour de 568 étranglée dans son lit. À cause du désir de la reine Galswinthe, qui cherchait à s’enfuir pour retourner en Espagne, menaçant le royaume de Neustrie, non seulement Chilpéric ne prit aucune sanction contre Frédégonde, mais il l’épousa.

G.

Grégoire de Tours

Grégoire de Tours, ou Georgius Florentius Gregorius (Georges Florent Grégoire), né à Riom ou à Clermont vers 539 et mort à Tours vers 594, fut évêque de Tours, historien de l’Église, des Francs et de l’Auvergne.

Il est issu, par son père Florent (Florentius), d’une famille aristocratique arverne : son père et son grand-père Georgius avaient été sénateurs, et son oncle Gallus ou saint Gal Ier de Clermont, évêque de Clermont (désormais Clermont-Ferrand, en Auvergne). Par sa mère il est apparenté aux évêques de Lyon Sacerdos et saint Nizier d’une part, et aux évêques de Langres Grégoire et Tetricus d’autre part. C’est de Grégoire qu’il tient son troisième nom, celui par lequel il est connu.
Son père meurt jeune. Élevé par sa mère près de Cavaillon, puis successivement par son oncle Gal († 551) et par l’archidiacre Avit à Clermont, Grégoire achève son éducation auprès de son oncle Nizier, à Lyon où il est envoyé en 563. Durant sa jeunesse, il est sujet à divers maux : un pèlerinage sur le tombeau de saint Martin à Tours (en 562 ou 563) l’aurait, d’après la légende, guéri de l’un d’entre eux.
Peu après, il est ordonné diacre et réside à la basilique Saint-Julien, à Brioude. Il y vit jusqu’à son élection comme évêque de Tours, en 573, probablement à l’instigation de la reine Brunehilde et du Roi d’Austrasie, Sigebert I.
Succédant à son cousin maternel Euphrone dans cette dignité, Grégoire prend alors en charge l’un des plus importants sièges épiscopaux de Gaule. Durant son épiscopat, il est gêné par les querelles des souverains francs, qu’il n’hésite pas à fustiger. Il tient notamment tête au roi Chilpéric Ier, puis à la reine Frédégonde qu’il accuse d’être responsable du meurtre de l’évêque Prétextat.
Il s’éteint à Tours, peut-être le 17 novembre 594. Selon Bruno Dumézil, les arguments en faveur de cette date ne sont pas assez solides pour assurer une date exacte et la mort peut être reculée ou avancée d’un an. Il est vénéré dans cette ville et dans celle de Clermont.
La langue de Grégoire de Tours, éloignée du latin classique, a valu de nombreux jugements péjoratifs à son œuvre. Ces préjugés ont été jusqu’à très récemment une des causes de la méconnaissance générale du Haut Moyen Âge. Cette époque était considérée de façon réductrice comme une période de recul de la civilisation.
Parmi les auteurs antiques que cite Grégoire se trouvent Virgile, Salluste et Pline ; certains des ouvrages qu’il évoque sont aujourd’hui perdus. La théologie dont il fait preuve reste simple ; il argumente contre les juifs. Il réfute également l’arianisme.
Une “Vie de Saint Grégoire” a été rédigée au Xe siècle par l’abbé Odon de Cluny.

L’œuvre majeure de Grégoire de Tours a survécu à travers plusieurs manuscrits du Moyen Âge, dans des versions plus ou moins altérées par rapport à l’original.

En réalité, il s’agit d’une « Histoire ecclésiastique », originellement intitulée Dix Livres d’Histoire (Decem libros historiarum), traduction correcte du titre latin, qui a pour vocation de dresser l’histoire de l’Église universelle dans une perspective chrétienne, eschatologique, depuis la genèse du monde jusqu’au règne des rois francs, en 572. S’y ajoute un ensemble de récits de vies de saints gaulois, réunis sous le nom de Livre(s) des miracles et composés entre 574 et la mort de Grégoire.
Le récit fait la part belle à la Gaule mérovingienne que connaît Grégoire : cinq des dix livres et le Livre des miracles concernent le temps de l’auteur. Ce dernier en brosse un portrait plutôt sombre, mettant l’accent sur les conséquences désastreuses du comportement de certains rois par opposition au comportement de leurs aïeux chrétiens, à commencer par Clovis. C’est d’ailleurs à travers l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours que nous est parvenu l’histoire du vase de Soissons.
Aussi, en raison de son thème central, l’œuvre a pu être rebaptisée tardivement Histoire des Francs (Historia Francorum) ou Geste des Francs (Gesta Francorum) ou encore, plus simplement, Chroniques (Chronicae). Elle fait en tous cas de Grégoire de Tours le père d’une « histoire nationale » des Francs, le principal historien des Mérovingiens et la source majeure dont nous disposons sur les règnes de ces derniers.
Par la suite, l’ Histoire des Francs a pu servir d’inspiration, notamment, à Bède le Vénérable pour son Histoire ecclésiastique du peuple anglais (Historia ecclesiastica gentis Anglorum). L’œuvre de Bède – l’une des plus populaires en Europe durant le Moyen Âge – a pu valoir à son tour l’appellation d’Histoire ecclésiastique des Francs (Historia ecclesiastica Francorum) au récit de Grégoire de Tours.
L’Histoire des Francs a été continuée par des mains anonymes durant les siècles suivants : celles-ci sont connues sous les noms de Frédégaire et Pseudo-Frédégaire. La première impression du livre, réalisée à Paris, date de 1561.

Voici la liste des autres œuvres attribuées à Grégoire de Tours, à la suite de la liste proposée par l’académicien français François Guizot (1787–1874), qui fut l’auteur d’une traduction de l’Histoire des Francs et d’une Notice sur Grégoire de Tours :
-traité À la Gloire des Martyrs, recueil de légendes en cent sept chapitres, consacré au récit des miracles des martyrs.
-Sept livres des miracles (Septem libri miraculorum), recueil de récits de miracles auxquels l’auteur a personnellement assisté ou dont les faits lui ont été rapportés. Il est composé des Miracles de l’apôtre saint André, d’un livre sur les Miracles de saint Julien de Brioude, martyr à Brioude en Auvergne, en cinquante chapitres et de quatre livres des Miracles de saint Martin de Tours.
-traité À la gloire des Confesseurs (In Gloria confessorum), en cent douze chapitres.
-notices sur les Vies des Pères (Vita Patrum), contenant l’histoire de vingt-trois saints ou saintes de l’Église des Gaules, en vingt chapitres.
-traité sur la course des étoiles (De cursu stellarum) qui n’a aucun caractère scientifique mais plutôt des prétentions liturgiques où Grégoire tente d’enseigner comment déterminer l’heure des prières et litanies en fonction des astres.

Les ouvrages suivants sont perdus :
-Commentaire du Psautier (In psalterii tractatu librum unum) dont seuls quelques fragments sont conservés.
-traité sur les offices de l’Église.
-préface au traité des messes de Sidoine Apollinaire.
-traduction latine de la passion des sept dormants d’Éphèse.

H.

Henri Ier de France

Né vers 1008/1010, † 4 août 1060 à Vitry-aux-Loges, près d’Orléans.

Est sacré le 14 mai 1027 à Reims comme roi associé. Devient roi des Francs à la mort de son père Robert II, le 20 juillet 1031.

Henri II

Né le 31 mars 1519, † 10 juillet 1559 suite à une blessure reçue en tournoi.

Devient roi de France à la mort de son père François Ier, le 31 mars 1547. Est sacré à Reims le 26 juillet 1547.

Henri III

Né le 19 septembre 1551, † 2 août 1589 assassiné par Jacques Clément.

Élu roi de Pologne le 11 mai 1573, rentre en France à l’annonce de la mort de son frère Charles IX, le 30 mai 1574. Est sacré à Reims le 13 février 1575.

Henri IV le Grand

Né le 13 décembre 1553, † 14 mai 1610 assassiné par François Ravaillac .

Roi de Navarre en 1572, devient roi de France à la mort de son cousin Henri III, le 2 août 1589, qui l’a désigné comme successeur. Abjure le protestantisme le 25 juillet 1593 pour être sacré à Chartres le 27 février 1594.

Hugues Capet

Né vers 940, † 24 octobre 996. Éponyme de la Dynastie des Capétiens.

Duc des Francs depuis 960, est élu roi des Francs après la mort de Louis V et sacré à Noyon le 3 juillet 987.
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I.

Ingomer

Ingomir, ou Ingomer, premier-né de Clovis et Clotilde (494), il meurt au bout d’une semaine après avoir été baptisé. Son nom signifie “Illustre Ingvaeon”, du nom d’une ancienne tribu franque, ou encore “grande race” ou “descendant illustre”.
Dans les sociétés germaniques, l’organisation sociale est matrilinéaire, voire matriarcale, les reines germaniques furent donc habituées à commander. Clovis, amer et encore païen, reprocha à la reine : « Si l’enfant avait été voué à mes dieux, il vivrait encore; mais comme il a été baptisé au nom de votre Dieu, il n’a pas pu vivre. ». Clotilde répondit : « Je rends grâces au puissant créateur de toutes choses, qui ne m’a pas jugée indigne de voir associé à son royaume l’enfant né de mon sein. Cette perte n’a pas affecté mon âme de douleur, parce que je sais que les enfants que Dieu retire du monde, quand ils sont encore dans les aubes, sont nourris de sa vue. »

Clovis pris dans un premier temps prétexte de la mort de son fils Ingomir, pour refuser le baptême. D’autant plus qu’un autre des ses fils tomba malade après son baptême, mais heureusement lui survécu.

Isidore de Séville

Isidore de Séville, né entre 560 et 570 à Carthagène, mort le 4 avril 636, est un religieux du VIIe siècle, évêque métropolitain d’Hispalis (Séville), une des principales villes du Royaume wisigothique entre 601 et 636.
Il vient d’une famille influente (son frère, Léandre, ami du pape Grégoire le Grand le précède à l’épiscopat de Séville) qui contribue largement à convertir les Wisigoths, majoritairement ariens, au christianisme trinitaire.

Son œuvre majeure est Étymologies (Etymologiæ) constituée de vingt livres, qui propose une analyse étymologique des mots.

À cause de la structure des Étymologies, qui rappelle celle de certaines bases de données nommées les tries, et préfigure les inventions futures du classement alphabétique, puis de la notion d’index, Isidore de Séville a été proposé, en 2001, comme saint patron des informaticiens, des utilisateurs de l’informatique, de l’internet et des internautes.

J.

Jaume Ier el conqueridor

Jacques Ier dit le Conquérant (catalan : Jaume I el Conqueridor), né le 2 février 1208 à Montpellier, mort le 27 juillet 1276 à Valence (Espagne), roi d’Aragon, comte de Barcelone et seigneur de Montpellier à partir de 1213, roi de Majorque à partir de 1229 et de Valence à partir de 1232.

Fils du roi Pierre II le Catholique (v. 1176–1213) et de Marie (v. 1181–1213), dame de Montpellier. Il est le seul enfant survivant du couple.
L’année de ses cinq ans, son père meurt à la bataille de Muret, le laissant seul héritier des territoires de la couronne d’Aragon. L’enfant est déjà depuis quelque temps aux mains de Simon IV de Montfort, le vainqueur de Muret.

En 1214, Simon de Montfort accepte sous la pression du pape de le rendre aux Catalans. Selon le testament de Marie de Montpellier, il est confié en 1215 aux Templiers, qui l’élèvent au château de Monzón en même temps que son cousin le comte Raymond Bérenger V de Provence. Durant toute son enfance, la régence de la couronne d’Aragon est assurée par son grand-oncle le comte Sanche, puis par le fils de ce dernier, Nuno Sanche.

Il gagne son surnom de conquérant par les expéditions qu’il mène dans le cadre de la Reconquista :

  • conquête de Majorque en 1229,
  • conquête de Borriana en 1233,
  • conquête d’Ibiza en 1235,
  • conquête de Valence en 1238,
  • conquête de Xàtiva en 1242 et
  • conquête de Murcie en 1265.

En 1272, il partage par testament ses possessions en deux ensembles, destinés à chacun de ses fils:

  • L’aîné, l’infant Pierre, reçoit les royaumes d’Aragon et de Valence, ainsi que le comté de Barcelone.
  • Le cadet, l’infant Jacques, reçoit le royaume de Majorque, les comté de Roussillon et de Cerdagne et la seigneurie de Montpellier.
  • La même année, il marie l’infant Pierre avec Constance, la fille de Manfred de Hohenstaufen, roi de Sicile, lui assurant des droits sur l’île.

Jacques le Conquérant renforce le pouvoir royal en menant avec fermeté la normalisation du droit dans chacun des territoires de la couronne d’Aragon.
Il charge ainsi l’évêque d’Osca, Vidal de Canyelles, de codifier le droit coutumier du royaume d’Aragon, entreprise qui aboutit lors des cortes d’Osca de 1247, qui imposent un droit unique au royaume au-dessus des droits particuliers.
En Catalogne, ce sont les Usages de Barcelone qui s’imposent peu à peu à tout le pays.
Enfin dans le royaume de Valence, le roi accorde une ordonnance de gouvernement en 1251, révisée en 1271, les Foris et consuetudines Valentiae .
D’autre part, il développe le système des corts ou cortes, des sortes de parlements généraux, réunissant des délégués nobles, ecclésiastiques et citadins autour du roi.
Chacun des royaumes de la couronne a ses propres corts, excepté le royaume de Majorque, qui envoie des délégués aux corts de Catalogne.

Sur le plan de la politique extérieure, il signe avec le futur Saint Louis le traité de Corbeil de 1258, qui fixe la frontière entre le royaume de France et la couronne d’Aragon aux Corbières.
Saint Louis renonce à tous droits de suzeraineté sur les comtés de Barcelone, de Roussillon et de Cerdagne. Jacques Ier renonce à tous droits sur les comtés du Languedoc, à l’exception de la seigneurie de Montpellier qui lui vient de sa mère.

Il meurt en 1276 lors d’une campagne contre les musulmans révoltés de Valence. Il est enterré à l’abbaye de Poblet.
Il laisse des mémoires de son règne dans le Livre des Faits (Llivre dels feïts), écrit à la première personne en catalan.

Jaume II

Jacques II (catalan : Jaume II) né en 1243, mort le 29 mai 1311, roi de Majorque, comte de Roussillon et de Cerdagne, et seigneur de Montpellier, de 1276 à sa mort.

Troisième fils du roi d’Aragon Jacques Ier le Conquérant, il reçut une éducation soignée conduite sans doute par le « docteur illuminé », Raymond Lulle. Après la mort de ses frères Alphonse et Ferdinand, il devient le second dans la succession à la couronne. Par testament de 1262, son père divise ses possessions : le frère aîné de Jacques, l’infant Pierre reçoit les royaumes d’Aragon et de Valence avec le comté de Barcelone, alors que Jacques reçoit le royaume de Majorque, les comtés de Roussillon et de Cerdagne et la seigneurie de Montpellier. À cette date il semble également que son père lui reconnaît la fonction de procureur général dans son héritage. Il peut donc s’initier à l’exercice du pouvoir, qui lui revient à la mort du Conquérant en 1276.

Devenu roi, Jacques II doit faire face aux appétits de ses puissants voisins, le roi de France au nord et son frère Pierre, fâché de n’avoir pu récupérer tout l’héritage du Conquérant, au sud. Les rapports entre Pierre III d’Aragon, l’aîné, et Jacques II de Majorque, le cadet, tous deux fils de Jacques Ier le Conquérant, furent toujours tendus. Le roi d’Aragon voyait les terres de son frère comme une verrue dans les siennes, alors que le roi de Majorque y voyait une entité cohérente.

Dès 1279 il doit se reconnaître vassal de Pierre d’Aragon pour les Baléares et de Philippe III de France pour la seigneurie de Montpellier. Le danger le plus menaçant semblant être la couronne d’Aragon, Jacques II choisit le parti de Philippe III dans la croisade d’Aragon de 1284–1285, menée contre Pierre III d’Aragon. Après la déroute de cette expédition, Pierre III confisque en représailles les Baléares. En 1286, Jacques II mène une expédition contre le principal allié de Pierre III au nord des Pyrénées, le vicomte de Castelnou, vassal nominal de Jacques II, expédition qui se conclut par la prise du château de Castelnou. L’hostilité entre le royaume de Majorque et la couronne d’Aragon se poursuit sous le règne de Pierre III, celui de son fils et successeur, Alphonse III. Ce n’est qu’en 1295, au traité d’Anagni que le principe de la restitution de Majorque et d’Ibiza, augmentée de l’île de Minorque, est acceptée par le roi Jacques II d’Aragon, autre fils de Pierre III. Cette restitution ne fut effective qu’en 1298, et Jacques de Majorque dut se considérer vassal de Jacques d’Aragon pour toutes ses possession.

La paix obtenue, Jacques II va tenter de réorganiser son royaume en établissant de nouvelles impositions, en soumettant les institutions majorquines au pouvoir royal. Il met également en place une politique de prestige, fondée sur des grands travaux, comme celui du palais des rois de Majorque à Perpignan et celui de la cathédrale de Palma de Majorque, ou encore le château de Bellver à Majorque. La plupart de ces travaux étaient encore en cours quand Jacques II mourut le 29 mai 1311.

De son mariage de 1275 avec Esclarmonde, fille du comte de Foix, il eut une fille Sancia, qui fut reine de Naples et comtesse de Provence, et quatre fils, les infants Jacques, Sanche, Ferdinand et Philippe. L’aîné, l’infant Jacques, refusa le trône pour devenir franciscain, comme le fit l’infant Philippe. C’est donc le second fils de Jacques II, l’infant Sanche, qui lui succéda. Le cadet, l’infant Ferdinand, figure aventureuse, se tailla une principauté en Grèce et fut le père de Jacques III, le dernier roi « indépendant » de Majorque.

Jean Ier le Posthume

Né le 15 novembre 1316, † 19 novembre 1316.

Fils posthume (fils né après la mort de son père) de Louis X (mort le 5 juin 1316), qui ne vécut que cinq jours. Il aura régné autant de jours qu’il aura vécu, ce qui constitue un cas unique dans l’histoire de la Royauté française. C’est le dernier Capétien de la branche aînée.

Jean II le Bon

Né le 26 avril 1319, † 8 avril 1364.

Devient roi de France à la mort de son père Philippe VI, le 22 août 1350. Est sacré à Reims le 26 septembre. Meurt en captivité à Londres.

Jeanne d’Arc (sainte)

Jeanne d’Arc, surnommée la Pucelle d’Orléans, est une figure emblématique de l’histoire de France. Au début du XVe siècle, elle mène victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, levant le siège d’Orléans, conduisant le dauphin Charles au sacre à Reims et contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent Ans.
Finalement capturée par les Bourguignons à Compiègne, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de 10 000 livres, et à l’âge de 19 ans, elle est condamnée au bûcher en 1431 après un procès en hérésie .

Entaché de nombreuses et importantes irrégularités, ce procès est cassé par le pape Calixte III en 1456, et un second procès en réhabilitation conclut à son innocence et l’élève au rang de martyre. Elle est béatifiée en 1909 et canonisée en 1920. Elle est l’une des trois saintes patronnes de la France.

K.

Konrad von Feuchtwangen

Konrad von Feuchtwangen (1230 – 4 juillet 1296, Prague) est le treizième grand maître de l’ordre Teutonique, de 1291 à 1296. Il est parent au grand maître Siegfried von Feuchtwangen.

La première année de son office, les musulmans prirent Saint-Jean-d’Acre, la dernière forteresse des croisés dans le royaume de Jérusalem. Von Feuchtwangen déplace le quartier général de l’Ordre à Venise, car l’ordre Teutonique y était basé.

L.

Lothaire

Devient roi des Francs à la mort de son père Louis IV, le 10 septembre 954. Est sacré à Reims le 12 novembre.

Né vers 941, il meurt le 2 mars 986.

Louis Ier le Pieux

(778, † 20 juin 840)

Devient roi d’Aquitaine en 781, puis empereur d’Occident le 11 septembre 813, associé au titre par son père. Il est sacré par le pape Étienne IV à Reims le 5 octobre 816.
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Louis II le Bègue

(1er novembre 846 – 10 avril 879)

Devient roi d’Aquitaine en 867, puis roi des Francs à la mort de son père Charles II. Est sacré à Compiègne le 8 décembre 877. Meurt le 10 avril 879.

Louis III

(v. 864 – 5 août 882)

Est élu roi des Francs conjointement avec son frère Carloman II après la mort de leur père Louis II. Est sacré à Ferrières en septembre 879. Meurt sans descendance le 5 août 882.

Louis IV d’Outre-mer

(10 septembre 921 – 10 septembre 954)

Fils de Charles le Simple, ne devient roi des Francs qu’après la mort de Raoul, lorsque Hugues le Grand refuse la couronne pour lui-même. Est sacré à Laon le 19 juin. Meurt le 10 septembre 954 des suites d’une chute de cheval.

Louis V Le Fainéant

(v. 967 – 22 mai 987)

Est sacré à Compiègne le 8 juin 979. Devient roi des Francs à la mort de son père Lothaire, le 2 mars 986. Meurt d’une chute de cheval le 22 mai 987 sans descendance

Louis VI le Gros, ou le Batailleur

Louis VI dit le Gros ou le Batailleur, né en 1081, mort le 1er août 1137 au château royal de Béthisy-Saint-Pierre. Devient roi des Francs le 29 juillet 1108, à la mort de son père Philippe Ier. Est sacré à Orléans le 3 août. Meurt le 1er août 1137.

Il est le cinquième de la dynastie dite des Capétiens directs.

Louis VII le Jeune

(1120 – 18 septembre 1180)

Second fils de Louis VI. Est sacré le 25 octobre 1131 à Reims comme roi associé. Devient roi des Francs à la mort de son père, le 1er août 1137. Meurt le 18 septembre 1180.

Louis VIII le Lion

(5 septembre 1187 – 8 novembre 1226)

Devient roi de France à la mort de son père Philippe II, le 14 juillet 1223. Est sacré à Reims le 6 août. Meurt de la dysenterie le 8 novembre 1226.

Saint Louis ou Louis IX

(25 avril 1214 – 25 août 1270)

Devient roi de France à la mort de son père Louis VIII, le 8 novembre 1226. Est sacré à Reims le 29 novembre 1226. Meurt de la dysenterie le 25 août 1270.

Louis X le Hutin

(4 octobre 1289 – 5 juin 1316)

Devient roi de France et de Navarre (sous le nom de Louis Ier) à la mort de son père Philippe IV, le 29 novembre 1314. Est sacré à Reims le 24 août 1315. Meurt le 5 juin 1316 en laissant un enfant à naître,Jean Ier le Posthume, qui ne vécut que cinq jours.

Louis XI le Prudent

(3 juillet 1423 – 30 août 1483)

Devient roi de France à la mort de son père Charles VII, le 22 juillet 1461. Est sacré à Reims le 15 août 1461. Meurt le 30 août 1483.

Louis XII le Père du peuple

(27 juin 1462 – 1er janvier 1515)

Devient roi de France à la mort de son cousin Charles VIII, le 7 avril 1498. Est sacré à Reims le 27 mai 1498. Meurt le 1er janvier 1515 sans descendance mâle pour lui succéder.

Lucius II

Né à Bologne, sous le nom de Gherardo Caccianemici dal Orso. Après avoir été cardinal de Sainte-Croix de Jérusalem, il fut pape du 12 mars 1144 jusqu’à sa mort, le 15 février 1145.

Il est le deuxième pape de la liste de la prophétie de saint Malachie sous la devise : Inimicus expulsus

Sommé par les partisans d’Arnaud de Brescia de renoncer à toute souveraineté temporelle, il réclama l’appui de l’empereur Conrad III et marcha lui-même contre Rome avec quelques troupes ; mais il fut blessé à mort en montant à l’assaut du Capitole.

M.

Martin de Tours

Martin de Tours, aussi nommé Martin le Miséricordieux (né à Sabaria (ou Savaria) de Pannonie, aujourd’hui Szombathely dans l’actuelle Hongrie, en 316 ou en 317, † à Candes en 397) est un des principaux saints de la chrétienté.

Saint Martin est le patron de quatre lieux : Tours, Mayence, Utrecht et Lucques. Sa vie nous est essentiellement connue par la Vie de Martin de Sulpice-Sévère.

Mérovée

(v. 412 – 457), roi des Francs saliens de 448 à 457. Éponyme de la dynastie des Mérovingiens.
Son authenticité est parfois remise en cause.

N.

Nantilde

Nantilde ou plus exactement Nantechilde (également Nanthilde, Nanthechilde, Nanthildis ou Nantechildis, dite parfois de Bobigny). Ce nom pourrait être une contraction de Natacha-Hilda. (v. 610, † 642— ), est une reine des Francs, la troisième épouse de Dagobert Ier.

D’abord concubine de Dagobert Ier elle l’épouse en 633. Dès 634, elle donne naissance à Clovis II.

Nuno Sanch


Le sceau de Nuno, de type équestre, le présente sur l’avers portant les armes d’Aragon, héritage de son père Sanche d’Aragon, fils de la reine Pétronille d’Aragon, et sur le revers portant les armes des Lara, la famille de sa mère, à laquelle il doit aussi son prénom de Nuno, correspondant au castillan Nuño, prénom traditionnel des Lara.

Nunyo Sanç (v. 1190–1241 ou 1242), seigneur de Cerdagne et de Roussillon à partir de 1212 (dès la Conquête de Majorque en 1234, comte) un prince de la Maison d’Aragon et Barcelone, fils de Sanche d’Aragon seigneur de Cerdagne par donation de son frère, le roi Alphonse II.
Fait seigneur de Roussillon et de Cerdagne à titre viager par son cousin le roi Pierre II d’Aragon en 1212, il arrive trop tard pour sauver ce dernier à la bataille de Muret de 1213. Il devient avec son père Sanche le régent de la couronne d’Aragon durant la minorité du roi Jacques Ier. À la majorité de celui-ci, en 1223 il le conseille et reçoit son support dans les conflits qu’il a avec le vicomte de Béarn. Mais en 1225, il change d’alliance et se tourne contre Jacques Ier. Les deux cousins s’éloignent l’un de l’autre. De plus en 1226, Nuno achète les vicomtés de Fenouillèdes et de Pérapertusès et fait pour cette raison hommage au roi de France. Toutefois, il semble rentrer en grâce lorsqu’il participe à l’expédition de Majorque de 1229. Il reçoit lors de la conquête du royaume de Majorque, qui dure jusqu’en 1234, de nombreuses terres. À partir de 1234, il semble assez puissant pour prendre le titre de comte, mais se conduit en second fidèle du roi, l’assistant dans ses combats en Navarre. En 1238 il participe encore à la conquête du royaume de Valence. Il meurt à la fin de 1241 ou au début de 1242, ne laissant pas d’enfant de son mariage avec Teresa López, fille de Loup III, seigneur de Biscaye. Il est enterré dans la commanderie hospitalière de Bajoles, près de Perpignan (aujourd’hui disparue).

O.

Ours de Toul

Saint Ours de Toul, Ve siècle. Il accueille Clovis à son retour de Tolbiac et désigne l’un de ses prêtres, s. Waast, pour le catéchiser.

Fêté le 1er mars anciennement et le 4 septembre au XXème siècle.

P.

Pépin de Landen

Pépin de Landen ou Pépin l’Ancien (né vers 580, mort en 640) est un maire du palais d’Austrasie de 615 à 629, puis de 639 à 640. D’origine familiale inconnue.

C’est l’éponyme des Pépinides.

Pépin le Bref

Devient maire du palais de Neustrie à la mort de son père Charles Martel, en 741, puis d’Austrasie après le retrait de son frère Carloman. Dépose le Mérovingien Childéric III et se fait élire roi des Francs en novembre 751. Meurt le 24 septembre 768.
Né vers 715.

Pierre de Montreuil

Pierre de Montreuil est un architecte français, né vers 1200 et mort le 17 mars 1266 à Paris. Sa vie est assez mal connue et les sources divergent quant à ses œuvres, mais il est généralement admis qu’il est l’un des plus grands architectes de la période du gothique rayonnant.
Après une période de formation en Champagne, il aurait travaillé dans la basilique de Saint-Denis aux alentours de 1231. Remarqué pour son talent, il est appelé vers 1239 par l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés à Paris pour y réaliser un nouveau réfectoire.

Entre 1246 et 1248, il bâtit son chef-d’œuvre, la Sainte-Chapelle, sur la demande de Louis IX. Située sur l’Île de la Cité, elle représente un modèle de l’art gothique, privilégiant les ouvertures et les vitraux, et réduisant les murs à un minimum.

Vers 1250, il construit la Sainte-Chapelle de Notre-Dame dans l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, une grande chapelle à une nef. On lui attribue également vers 1260 la modification des bras du transept de Notre-Dame de Paris, mais aussi la chapelle du château de Vincennes, et le réfectoire de le Prieuré Saint-Martin-des-Champs à Paris (aujourd’hui bibliothèque du Conservatoire national des arts et métiers)

Sa tombe ainsi que celle de son épouse furent placées à Saint-Germain-des-Prés, dans la chapelle qu’il avait bâtie. Son épitaphe, gravée sur sa tombe, indiquait son titre de docteur ès pierres. Cette chapelle ainsi que le réfectoire de Saint-Germain-des-Prés furent détruits en 1794.

Pierre III d’Aragon

Pierre III le Grand (1239, † 11 novembre 1285), fut comte de Barcelone de 1276 à 1285 et le roi d’Aragon Pierre III et le roi de Valence Pierre Ier.

Premier fils du second mariage du roi Jacques Ier le Conquérant avec Yolande de Hongrie, il reçoit dans un premier projet de partage daté de 1241 l’héritage de Valence, des Baléares, du Roussillon et de la Cerdagne. Après la mort de sa mère en 1251, il est confié aux soins de Jaspert IV, vicomte de Castelnou, de Guillaume de Castelnou, frère du précédent, de Gilabert de Cruïlles et d’Alón de Hostes.
En 1262, il épousa Constance de Sicile, fille et héritière de Manfred de Hohenstaufen. Après les Vêpres siciliennes du 30 mars 1282 ( révolte à Palerme et dans toute l’île contre la domination angevine : 8 000 Français sont massacrés) , il s’empara de l’île de Sicile et devint le roi de Sicile Pierre Ier de 1282 à 1285.

Les rapports entre Pierre (Pere) III d’Aragon, l’aîné, et Jacques (Jaume) Ier de Majorque, le cadet, tous deux fils de Jacques Ier le Conquérant, furent toujours tendus. Le roi d’Aragon voyait les terres de son frère (Roussillon et Baléares, la capitale étant située à Perpignan) comme une verrue dans les siennes, alors que le roi de Majorque y voyait une entité cohérente.

La guerre contre Charles Ier d’Anjou, replié à Naples, continua jusqu’en 1285. Cette année-là, le roi de France Philippe III le Hardi mena une expédition appelée croisade d’Aragon, visant à remettre à Charles, son propre fils de quinze ans, le trône d’Aragon. Cette croisade fut un échec pour le roi de France. La maladie décima son armée. Lui-même, atteint de dysenterie, arriva à Perpignan, la capitale de son allié Jacques Ier de Majorque, pour y mourir. Malgré ce succès, Pierre III, miné par les guerres continuelles de son règne, mourut quelques mois après.

Après sa mort, il laissa l’Aragon, Valence et Barcelone à son fils aîné Alphonse III, roi de 1285 à 1291, tandis que le cadet, sous le nom de Jacques Ier, recevait la Sicile.

La mort précoce d’Alphonse III, en 1291, fit revenir l’Aragon, Valence et Barcelone dans les mains de son frère, qui devint roi sous le nom de Jacques II le Juste (1291–1337).

Vers 1280, première ascension attestée du Canigou (2784 m), par Pierre III. Cette ascension est évoquée dans une chronique épique d’un moine italien du XIIIe siècle, Fra Salimbene. Il semble cependant que le monarque ne soit pas allé jusqu’au sommet du pic. En effet, le chroniqueur franciscain écrit que Pierre III vit près du sommet un dragon sortant d’un lac. Cette indication pourrait correspondre au lieu-dit “les estanyols” (les étangs), environ 500 m en contrebas.

Philippe Ier

Né le 23 mai 1052, † 29 juillet 1108.

Est sacré le 23 mai 1059 à Reims comme roi associé. Devient roi des Francs à la mort de son père Henri Ier, le 4 août 1060.

Philippe (II) Auguste

Né le 21 août 1165, † 14 juillet 1223.

Est sacré à Reims le 1er novembre 1179 comme roi associé. Devient roi des Francs à la mort de son père Louis VII, le 18 septembre 1180. Premier à utiliser le titre de roi de France.

Philippe III le Hardi

Né le 30 avril 1245, † 5 octobre 1285.

Devient roi de France à la mort de son père Louis IX, le 25 août 1270. Est sacré à Reims le 30 août 1271.

Philippe IV le bel

Né en 1268, † 29 novembre 1314.

Devient roi de Navarre (sous le nom de Philippe Ier) en épousant la reine Jeanne Ire, le 14 août 1284, puis roi de France à la mort de son père Philippe III, le 5 octobre 1285. Est sacré à Reims le 6 janvier 1286.

Philippe V le Long

Né le 17 novembre 1293, † 3 janvier 1322.

Second fils de Philippe IV. Devient roi de France et de Navarre (sous le nom de Philippe II) à la mort de son neveu Jean Ier, le 19 novembre 1316. Est sacré à Reims le 11 janvier 1317. Meurt sans descendance mâle.

Philippe VI

Né en 1293, † 22 août 1350.

Devient roi de France à la mort de son cousin Charles IV, le 1er février 1328. Est sacré à Reims le 29 mai.

Q.

Quitterie

Sainte Quitterie est une jeune vierge de sang royal wisigoth, qui préféra mourir que de renier sa foi. Décapitée vers 472 dans le palais royal d’Aire-sur-l’Adour.

Elle porta, selon la légende, sa tête entre ses mains jusqu’au baptistère de la ville où se trouve une fontaine qui porte désormais son nom.

R.

Ramon Lull

(né vers 1232 à Majorque — mort en 1316) est un philosophe, mystique et apologiste chrétien, poète et romancier majorquin. Béatifié, il est fêté localement le 29 juin.

Bien que lui-même méprisât l’alchimie, un vaste corpus de textes alchimiques furent écrits sous son nom à partir du XIVe siècle.

Il naît dans une famille de la noblesse catalane, trois ans après la conquête de Majorque par Jacques Ier d’Aragon, dont très jeune, il devient page, et avec qui il est initié aux arts de la guerre. Les musulmans qui n’avaient pas fui avaient été réduits pour la plupart en esclavage, mais constituaient encore un tiers de la population. Plus tard, il deviendra précepteur du fils du Roi, l’infant Jacques, futur roi de Majorque dont il fut le sénéchal. Son éducation et son esprit sont alors entièrement voués à la chevalerie. À la cour du roi, à Perpignan, il composa le Llibre de la cavalleria, traité des devoirs du parfait chevalier.
Vers 1267, Raymond affirme avoir eu une suite de 5 visions du Christ, : « Lorsqu’il était sénéchal de la table du roi de Majorque, Raymond, jeune encore, se consacrait à composer de vaines chansons et des vers et autres vanités mondaines. Une nuit, il était assis près de son lit en train de composer et d’écrire en sa langue vulgaire une chanson pour une dame, qu’il aimait alors d’un amour insensé. Lorsqu’il commença de l’écrire [...], il vit le Seigneur Jésus-Christ. » (Vie de Raymond). Il renonce alors à la vie de cour et de poète-troubadour et à sa famille.

Une légende raconte ainsi la cause de la conversion de Raymond : amoureux d’une femme qui se refusait à lui, Raymond la poursuit à cheval jusque dans une église de Majorque ; afin de le dissuader de l’aimer, cette malheureuse découvrit sa poitrine pour lui offrir le spectacle d’un sein rongé par le cancer.

Il écrit alors son monumental Livre de contemplation de Dieu (1273–1274), d’abord en arabe, puis en latin et en catalan, et conçoit son système de pensée : l’Art, sous une première phase dans l’Ars compendiosa inveniendem veritatem (1274) et l’Art demostrativa’ (1283). .En 1276, financé par le roi Jacques II de Majorque, il fonde , une école de missionnaires franciscains à Miramar.

Une Seconde phase de l’Art sera décrite dans l’Ars inventiva l’Art amativa (1290), la Taula general (1294), l’‘Ars generalis ultima (1305–1308). Il en présentera une version abrégée dans l’Ars brevis (1308).

Il étudie à l’université de Montpellier, ville qui appartenait alors au royaume de Majorque. Son éventuel séjour à l’Université de Paris est soumis à débat entre historiens. On sait que Raymond de Penyafort le lui déconseilla fortement.

Dans une ambiance contraignante de Guerre sainte et d’Inquisition, et après sa conversion, la grande originalité de Raymond Lulle est d’avoir confronté, de façon ouverte et respectueuse, la foi des trois religions monothéistes Christianisme, Judaïsme et Islam, suivant un argumentaire raisonné et méthodique, en laissant de côté le principe d’autorité. Dans son livre de 1271, Le Livre du Gentil et des trois Sages, il prône même la recherche d’un syncrétisme des trois religions, idée qu’il abandonne ensuite en 1290 dans son ouvrage Felix ou Livre des Merveilles, au profit d’une préférence qu’il donne à la foi chrétienne, à cause du dogme de l’Incarnation.

Le prosélytisme de Raymond était tel que, parlant couramment l’arabe, il n’hésita pas à plusieurs reprises à passer de l’autre côté de la Méditerranée pour tenter de convertir les musulmans. En 1307, il a participé aux fameuses « disputes » du philosophe Catalan contre les Oulémas de l’université de Béjaïa en Algérie. C’est d’ailleurs aussi à cela que son œuvre majeure, Ars Magna, sera vouée : il s’agit, par le jeu des combinaisons de toutes les propositions possibles, de pouvoir à coup sûr réfuter les arguments des « infidèles » et, par la force de la seule raison triomphante, de les convertir. « Cet Art a pour finalité de répondre à toute question [...] ». L’« Art bref » de Lulle doit aussi bien s’exprimer dans l’art de convaincre un adversaire, que dans le maniement des armes. Lulle préconise ainsi la création d’un ordre monastique et militaire composé de chevaliers du Christ.

Le « Docteur illuminé », fut lapidé par des habitants musulmans qui ne supportaient pas ses prêches. Ils l’abandonnèrent comme mort, sur la place publique[citation nécessaire]. Mais il fut recueilli par des marins génois qui le reconduisirent à Majorque. Il y mourut, soit à bord du bateau qui le transportait, soit une fois arrivé à terre le 30 juin (?) 1315.

Les écrits de Lulle, fortement critiqués par l’Église après sa mort (Grégoire XI, en 1376, condamna son mélange détonnant à l’époque : celui de la foi et de la raison), ne furent considérés favorablement par la Papauté qu’en 1419, par le Pape Martin V. Il écrivit son œuvre en catalan, latin et arabe. Il est d’ailleurs le fondateur de la littérature catalane et par ses écrits en catalan il fut le premier auteur européen à utiliser une langue dite vulgaire (ni grec, ni latin) à des fins philosophiques.

Raoul

Né vers 890, † 15 janvier 936, de la dynastie des Bosonides.

Devient roi des Francs à la mort de Robert Ier, les grands du royaume refusant de rendre la couronne à Charles le Simple. Est sacré le 13 juillet 923 à Soissons. Meurt de pédiculose.

Rémi de Reims

Rémi (ou Remi, Rémy, Remy) né vers 437, mort le 13 janvier 533, dans ce qui n’était pas encore le diocèse de Laon, aurai été évêque de Reims pendant soixante-quatorze ans. Celui qui sera honoré du titre d’Apôtre des Francs par l’archevêque Hincmar de Reims, baptisa le roi Clovis Ier, un 25 décembre entre 496 et 499, avec 3 000 guerriers francs de son entourage. Il a sans doute contribué à organiser sa province ecclésiastique, mais on ne peut pas affirmer qu’il est le fondateur des sièges épiscopaux de Thérouanne ou d’Arras, encore moins de Laon.

Saint Rémi est l’un des cinq patrons catholiques de France, avec saint Martin, saint Denis, sainte Jeanne d’Arc et sainte Thérèse de Lisieux.

Fête : 15 janvier. Dans le diocèse de Reims, il est fêté le 1er octobre conformément à une tradition locale remontant à la fin du VIe siècle.

Rémi est né, selon la tradition à Cerny-en-Laonnois, près de Laon, dans la bonne société gallo-romaine, on dit qu’il était le fils du comte Émile de Laon (Emilius) (qui autrement n’est attesté nul part et ne pouvait pas porter ce titre) et de sainte Céline.
D’après la Vita Remigii rédigée par Hincmar avant 882, sa naissance avait été annoncée par un ermite aveugle, saint Montan, qui recouvra la vue grâce au lait maternel de Céline, peu après la naissance de Rémi. Il fit sans doute des études, comme on en faisait dans son milieu, à Reims, puis fut élu évêque de Reims à seulement vingt-deux ans. Il n’était même pas encore entré dans les ordres. Le frère de Rémi, Principius, était déjà évêque de Soissons. Il correspondit, comme Rémi, avec Sidoine Apollinaire (Livre IX,8), dont les lettres donnent une idée du style littéraire gallo-romain, élégant et très cultivé que les trois hommes avaient en commun.

L’histoire du retour des vases sacrés, sans doute des vases de Reims, qui avaient été volés puis rendus à Rémi, témoigne des relations amicales qui existaient entre lui et Clovis Ier roi des Francs. Rémi prit acte de la conversion de ce dernier au catholicisme, et avec l’aide de saint Vaast, selon la légende de ce dernier, qui n’est pas cité par Grégoire de tour cependant, et sous l’influence de la princesse Clotilde, lui conféra le baptême.

Clovis accorda à Rémi des terres, où ce dernier fit bâtir et consacra un grand nombre d’églises.

Rémi n’a assisté à aucun des conciles ecclésiastiques gaulois, se faisant à peine représenter peut-être à celui d’Orléans (511). Hincmar comble cette lacune en inventant un synode que Rémi aurait organisé à Reims. Rémi y aurait réduit au silence un évêque qui penchait pour l’arianisme. Plus certainement, Rémi jouissait d’un prestige certain, mais pas auprès de tous ses confrères. Une de ses lettres, à propos d’un certain Claudius, un prêtre qu’il avait consacré, lui valut les réprimandes de ses confrères évêques, qui jugeaient que Claudius méritait d’être dégradé. La réponse de Rémi fait honneur à son auteur. Il plaide en faveur de la miséricorde et exprime sa vive admiration pour l’œuvre de restauration chrétienne accomplie par Clovis.

Rémi a été enterré dans la petite église Saint-Christophe, devenue la basilique Saint-Rémi. En 852, Hincmar procéda à une élévation des reliques, dont une partie minime fut déplacée à Sainte-Marie de Reims. La châsse fut mise à l’abri en 882 (invasions normandes) à Épernay, puis solennellement rapportée en juin 883 à Sainte-Marie. En 900, l’archevêque Hervé replace les reliques à Saint-Rémi où elles ont été vénérées jusqu’à la Révolution française. Le corps de saint Rémi était conservé intact.

Il nous reste peu d’écrits authentiques de Rémi. Ses déclamations ont été admirées de façon savante par Sidoine Apollinaire dans une lettre à Rémi élégamment écrite (Livre IX,7) mais elles sont perdues. Quatre lettres subsistent : une contenant sa défense au sujet de Claudius, deux écrites à Clovis et une quatrième à l’évêque de Tongres.

Le grand testament de saint Rémi est probablement apocryphe, mais il a été prouvé comme étant indiscutablement authentique par l’abbé Dessailly de l’académie de Reims.
Le petit testament, contenu dans certains manuscrits de la Vita Remigii est authentique.
Une Vita courte, la Vita brevis, antérieure à Hincmar, a été autrefois attribuée à Venance Fortunat (Venantius Fortunatus).

Une lettre félicitant le pape Hormisdas de son élection en 523 est apocryphe.
La lettre dans laquelle le pape Hormisdas paraît l’avoir nommé vicaire du royaume de Clovis a été dénoncée comme un faux. On présume qu’il s’agit d’un essai de l’évêque Hincmar de Reims de fonder ses prétentions à l’élévation de Reims à la primauté.

Un commentaire des Épîtres de Paul édité par Villalpandus en 1699 n’est pas de lui, mais d’un autre Rémi, évêque d’Auxerre (Encyclopædia Britannica 1911).

Robert Vinas

Robert VINAS est né à Ria (Pyrénées Orientales) le 3 septembre 1939.
Il fait ses études secondaires au Lycée François Arago de Perpignan, où il est l’élève des médiévistes Marcel Durliat et Guy Romestan.
Il poursuit des études supérieures d’Histoire à la faculté des Lettres de Montpellier.
C’est là qu’il s’initie à la paléographie latine avec le professeur Jean Combes qui dirige son Diplôme d’Études Supérieures d’Histoire du Moyen Âge sur le Llibre de la Creu, le cartulaire des templiers du Mas Déu en Roussilon.

Une carrière d’enseignant puis de directeur d’établissement culturel français à l’étranger le conduit successivement au Brésil, à Mexico, à Hong Kong, et enfin en Algérie et en France en tant que proviseur de lycée.
Revenu à Perpignan, il se consacre désormais à l’histoire du Roussillon et de la Catalogne.

Ses œuvres littéraires :

Le Livre des Faits de Jaume le Conquérant

Un livre unique, documenté, incontournable, écrit avec Agnès Vinas, édition de la Société Agricole et Scientifique des Pyrénées-Orientales.

Un manuscrit sans équivalent, l’autobiographie d’un roi, dictée par sa personne même. Le roi Jaume, avec sa verve, son humour, son pragmatisme, appuyé du regard critique, documentaire et incisif des deux auteurs. Un livre précis et précieux.

Le Procès des Templiers en Roussillon

Le témoignage documenté du seul procès connu de templiers n’ayant subis ni tortures ni outrages, poignant et d’une écriture très efficace.

TDO Editions.

La conquête de Majorque

La conquête de Majorque, une épopée méconnue et pourtant évènement essentiel de la “reconquesta” chrétienne du sud de la péninsule ibérique.

Le récit de cette conquête de Majorque nous rend compte de l’importance de l’évènement et de la violence du conflit.
La personnalité étonnante de Jaume Ier, la rapacité des féodaux qui l’accompagnent , un décor superbe et une mer Méditerranée terrifiante, vous ne serez pas au bout de vos surprises!

Édition de la Société Agricole et Scientifique des Pyrénées-Orientales.

Robert Ier le Fort

Frère d’Eudes, ne revendique pas la couronne à la mort de ce dernier. Avec plusieurs nobles, se révolte contre Charles le Simple en 921. Est sacré à Reims le 30 juin 922.

Né vers 866, meurt durant la bataille de Soissons, le 15 juin 923. Éponyme de la Dynastie des Robertiens.

Robert II le Pieux

Né en 972, † 20 juillet 1031

Capétien, sacré le 25 décembre 987 à Orléans comme roi associé. Devient roi des Francs à la mort de son père Hugues Capet, le 24 octobre 996. Meurt le 20 juillet 1031.
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Romulus Augustus

Flavius Romulus Augustus, dit Augustulus “Petit Auguste”

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Né Flavius Romulus, son père est Flavius Oreste, un politicien romain considéré comme descendant probable d’une tribu germanique. Oreste est nommé « Maître des Soldats » par l’empereur d’Occident Julius Nepos en 475. Le 28 août 475, un coup d’État dirigé par Oreste lui permet de s’emparer du pouvoir à Ravenne, qui depuis 402 est la capitale de l’Empire romain d’Occident. Julius Nepos doit s’enfuir en Dalmatie. Il continuera jusqu’à sa mort, en 480, à y porter la couronne, empereur en titre de l’Occident ; il est le dernier empereur reconnu par l’Empire romain d’Orient, et c’est donc en théorie le dernier empereur juridiquement parlant de la partie occidentale.

Oreste devient de facto maître de ce qui reste de l’Empire romain d’Occident, à l’exception de la Dalmatie et de la Gaule où les rois fédérés franc, wisigoth, burgonde refusent de reconnaitre son autorité. Soit qu’il ne fût pas considéré comme éligible au trône, soit qu’il n’ait pas souhaité ajouter son nom à la liste des empereurs aux courts règnes des dernières années, soit qu’il ait mis à profit les leçons des années précédentes et qu’il ait préféré garder le contrôle de l’armée, et, par l’entremise de son fils, de la politique de l’Empire, il proclame en tout état de cause empereur son fils, le 31 octobre 475. Cette accession à l’Empire n’est pas reconnue par son « rival », l’empereur romain d’Orient, Zénon.

Flavius Romulus est un tout jeune adolescent au moment de son élévation à l’Empire, et il n’est qu’un pantin aux mains de son père Oreste. Peu après cette prise de pouvoir, Oreste refuse de donner des terres pour l’installation des Hérules, des Skires et des Torcilingi, une décision qui engendre leur révolte sous le commandement du chef des Hérules, Odoacre. Oreste est capturé à Pavie le 28 août 476 et promptement exécuté.

Odoacre avance alors sur Ravenne, et capture la cité avec le jeune empereur. Romulus est forcé d’abdiquer le 4 septembre 476. Odoacre, en accord avec le Sénat romain, envoie alors les insignes impériaux et sa soumission à l’empereur d’Orient, Zénon, lequel les accepte et le gratifie en retour du titre de roi d’Italie. On considère aujourd’hui cet acte comme la fin de l’Empire romain d’Occident, même si légalement, la partie occidentale est réunifiée à la partie orientale par la soumission d’Odoacre. Dans les faits, c’est bien la fin de l’Empire romain en Occident ; l’Empire romain d’Orient, bientôt appelé Empire byzantin survivra jusqu’en 1453.

Pour les habitants de l’Italie en cette fin du Ve siècle, le changement de pouvoir n’est pas très choquant. Le sac de Rome par Alaric Ier en 410 le fut bien plus par exemple. Le pouvoir romain était déjà passé depuis longtemps en réalité aux officiers barbares et à leurs contingents de mercenaires. La reconquête de l’Italie par Justinien fut bien plus dévastatrice.

Romulus Auguste est souvent connu sous le surnom péjoratif de Romulus Augustulus, bien qu’il ait officiellement régné sous le nom de Romulus Augustus. Le suffixe latin -ulus est un diminutif, et le terme Augustulus signifie « petit auguste », dans le sens de peu d’importance. Le surnom Augustus (« Auguste ») convenait mal à un si petit enfant.

À la différence de bien des abdications de ses prédécesseurs, celle de Romulus Augustule semble avoir été bénéfique pour lui. Selon une légende, la jeunesse et la beauté du prince lui permet d’échapper à l’assassinat par Odoacre, qui fait preuve de pitié et l’envoie en Campanie afin qu’il y vive en paix avec sa famille. La même légende dit qu’une pension lui est octroyée. On pense, d’après une missive concernant un certain Romulus et sa mère, que cette pension est encore payée par Théodoric le Grand en 507 et même en 511. Il ne semble pas que Romulus Augustule ait vu la reconquête de Rome par les troupes de Justinien.

Sa légitimité en tant que dernier empereur romain est régulièrement remise en question. Il n’a en effet jamais été reconnu comme empereur par Zénon, l’empereur romain d’Orient, qui continuera à reconnaître Julius Nepos comme empereur légitime jusqu’à sa mort en 480. Mais malgré tout, la plupart du temps, c’est bien Romulus Augustule qui est considéré comme le dernier empereur romain en Occident.

L’Histoire, par une ironie dont elle a le secret, a réuni les deux plus importants personnages de l’histoire romaine dans ce jeune garçon : la vanité de son père Oreste lui avait fait baptiser Romulus son fils, comme Romulus, le fondateur de l’Urbs, et son accession au trône lui conféra le cognomen de Augustus, surnom qu’Octave avait reçu après être devenu le premier empereur romain.

S.

Septime Sévère

Lucius Septimius Severus Partinax

Né le 11 avril 146, mort le 4 février 211

Empereur romain régnant de 193 à 211, premier de la dynastie provinciale non romaine des Sévères.
Septime Sévère est d’origine Berbère. Né en Libye de mère italienne (famille Fulvii) et de père lybico-punique (famille Geta ayant obtenu la citoyenneté romaine au Ier siècle) ces deux familles sont formés de notables (préfets).
Dion Cassius le décrit comme un personnage de petite taille , mince, vif, et doté d’une intelligence brillante, cultivé et fier de ses origines (la description de son accent par ses contemporains témoigne de son fort attachement à ses origines). Il est lettré et parle le Punique, le latin et le grec.
En 164 il quitte Leptis Magna, en Tripolitaine (Libye) pour Rome ou il entame une carrière de juriste brillante et accède au cursus honorum sénatorial.
Il est en poste sous Commode en Tarraconaise, Sardaigne, Afrique, Syrie (vers 180 ou il s’attache à Pertinax son supérieur), Lyonnaise et Sicile. Il vit à Athènes de 183 à 185, dans un exil dû à un conflit avec Pérennis le favori de l’empereur.
Septime Sévère se marie en secondes noces (en 187) avec Julia Domna, dont il a deux fils, Caracalla (né à Lyon en 188) et Geta (né à Rome en 189).

Il accède au consulat en 190 puis obtient l’année suivante le poste de légat de Pannonie supérieure, avec le soutien de Aemilius Laetus, le préfet de la garde prétorienne, lui conférant ainsi la légation de trois légions pour défendre la frontière. C’est son premier grand commandement militaire.

Le 31 décembre 192, l’empereur Commode est assassiné par un complot fomenté par ses proches. Les conspirateurs, dans l’urgence, persuadent Pertinax, le préfet de la ville, de devenir Empereur. Helvius Pertinax est alors confirmé par le Sénat après avoir donné un donativum aux prétoriens. Mais il constate rapidement que les caisses impériales sont vides et décide d’éloigner les prétoriens du pouvoir et de leur imposer une discipline plus sévère. Trois mois plus tard, le 28 mars 193 il est assassiné lors de la mutinerie d’une partie de la garde prétorienne.

Didius Julianus, prétendant au titre d’Auguste, se livre à une véritable mise aux enchères du trône en compétition avec un autre prétendant et se fait nommer princeps par les prétoriens. Le Sénat accepte celui qui veut rétablir la tradition commodienne.

En 193 à Carnuntum, en Pannonie supérieure, Septime Sévère apprend les meurtres de Commode et de Pertinax. Les légions stationnées sur le Danube, jalouses des prétoriens, dénoncent la comédie. Se considérant comme les seuls vrais citoyens romains, ils acclament leur chef comme empereur. Enregistrant le soutien des légions du Rhin et de Germanie, Septime Sévère décide, au mois de mai, de marcher sur Rome.

Le 1er juin 193 il est à 80 kilomètres au nord de la capitale. Le même jour le Sénat condamne Didius Julianus à mort, ouvrant la voie à Septime Sévère, qui se présente à Rome avec ses légions le 9 juin 193. Un prétorien assassine Didius Julianus. Septime Sévère invite la garde prétorienne à un banquet dans son camp. Il fait cerner les lieux par ses soldats, désarme les prétoriens et fait exécuter les meurtriers de Pertinax. Il licencie les effectifs de la garde prétorienne, qui sont remplacés par des Pannoniens.

En Orient, Pescennius Niger, légat de Syrie, refuse d’acclamer Septime Sévère. Son armée le proclame empereur. Septime Sévère réagit avec célérité, quitte Rome en juillet 193 et se déplace en Orient. Il assiège Byzance enlevée par P.Niger (elle ne capitule qu’en 195 après deux ans de siège), puis remporte deux victoires sur son compétiteur à Cyzique, fin 193, puis à Nicée au début de 194. Il obtient alors le ralliement de l’Égypte, de l’Arabie et de la Syrie. La bataille décisive a lieu à Issus au printemps 194. Pescennius Niger se réfugie à Antioche, qui est bientôt investie par les troupes de Septime Sévère, et s’enfuit probablement vers le royaume parthe. Capturé il est exécuté.
Septime Sévère et ses successeurs ne sont pas désignés par le Sénat mais par l’armée : il respecte en partie la tradition en recevant l’investiture de la Haute Assemblée.

En Bretagne, une menace plus sérieuse pèse sur la légitimité de Septime. Clodius Albinus, légat de Bretagne, également d’origine africaine, réclame une part du pouvoir. Septime se concilie habilement Clodius Albinus en lui accordant le titre de César et le consulat pour l’année 194. En 195, après une campagne contre les Parthes, Septime Sévère fait proclamer Clodius Albinus ennemi public. Celui-ci traverse la Manche en 196 avec ses légions (40 000 hommes). La bataille décisive a lieu en février 197 à proximité de Lugdunum (Lyon). Septimius et ses légions sont victorieux. Clodius s’enfuit et se donne la mort. Septime Sévère fait déshabiller la dépouille et la fait piétiner par son cheval ; la tête tranchée est envoyée à Rome, le corps est jeté dans le Rhône. La famille de Clodius n’est d’abord pas inquiétée, mais sa veuve et ses fils sont ultérieurement assassinés. 29 sénateurs qui avaient soutenu Clodius Albinus sont éliminés.

Cette accélération du déclin du Sénat va de pair avec l’ascension de l’ordre équestre, amplifiant une évolution déjà amorcée depuis le IIe siècle.

  • Le commandement des trois nouvelles légions est confié à des chevaliers et non à des sénateurs.
  • De nombreuses procuratèles sont accordées aux chevaliers.
  • La préfecture du prétoire dont le titulaire s’affirme comme le second personnage de l’Empire est confiée à des légistes de valeur (Papinien et Ulpien).

Septime Sévère, comme ses successeurs, gouverne avec l’appui de l’armée, du Conseil du Prince et des amis de l’empereur : il s’appuie sur un clan de fidèles africains et syriens qui terminent leur carrière au Sénat.

Les conditions de son arrivée au pouvoir imposent à Septime Sévère de s’appuyer sur l’armée : il entreprend des réformes qui préparent l’avenir et sont autre chose que de simples mesures d’opportunité.

  • Il élargit le recrutement aux provinciaux (Illyriens et Thraces) et abolit les privilèges des Italiens. Ces nouveaux soldats sont sans doute moins romanisés mais ils sont plus fidèles et de bons militaires.
  • Il lève trois nouvelles légions, les trois Parthiques, commandées par des chevaliers. L’empereur introduit une brèche dans le monopole sénatorial du commandement des légions qui prépare les réformes de Gallien.
  • Les gradés sortis du rang (centurions et primipiles)

Les conditions de vie des soldats sont améliorées afin de maintenir le recrutement volontaire et d’éviter la conscription

  • Les soldes sont relevées pour la première fois depuis Domitien, peut-être de moitié, ce qui provoque ainsi un déséquilibre des finances et de l’économie, une telle revalorisation n’ayant pas été entreprise depuis un siècle.
  • Il améliore également l’annone militaire en créant officiellement l’institution. L’achat et l’entretien des équipements et du ravitaillement étant l’affaire des soldats, le transport est attribué à l’État et Septime Sévère en institue responsable la Poste impériale.
  • Il rajuste le statut civil des militaires, en leur donnant le droit au mariage et à l’officialisation de leurs enfants, ce que la précédente libéralisation du statut par Claude interdisait. En effet, jusqu’à Claude les soldats ne pouvaient pas quitter le camp durant la durée de leur service (15 ans pour les prétoriens, 20 ans pour les légionnaires et 30 ans pour les auxiliaires) et ne pouvaient avoir de famille. Claude avait réformé le système en autorisant les soldats à quitter le camp quand ils n’étaient pas de service afin de fonder officieusement une famille ; ils n’avaient cependant pas le droit de se marier ni de reconnaître leurs enfants avant leur retraite.
  • Il fonde des collèges militaires et crée trois légions supplémentaires, ce qui accroît l’effectif de l’armée de 10%. Il accorde enfin de nouveaux honneurs aux militaires, autorisant les officiers à porter un anneau d’or, privilège jusqu’alors réservé aux chevaliers.
    Son pouvoir consolidé, Septime Sévère prend le nom de Pertinax, se proclame fils de Marc-Aurèle et crée une généalogie fictive remontant à Nerva.

Alors que l’affirmation militaire de la monarchie est indéniable, on observe également une consolidation civile du pouvoir qui se manifeste dans l’entourage de l’empereur.

En effet, ce dernier a su s’entourer d’une cour importante constituée, outre d’Italiens, moins prospères que lors des deux siècles précédents, d’Africains mais également d’Orientaux originaires de Syrie.

Leurs statuts sont divers ; on y compte :

  • Des juristes, tel Plautien, plus juriste que préfet du prétoire, appartenant à une riche famille de Leptis Magna.
  • Des ” juristes consultes ” tels Ulpien, Paul, Papinien, qui auprès de l’empereur travaillent aux lois et à la jurisprudence.
  • Des philosophes comme Philostrate qui gravitent autour de l’Empereur en abandonnant petit à petit au troisième siècle la philosophie stoïcienne basée sur la présence de dieu en toute chose et l’idée que l’homme doit contrôler ses pulsions. Prônant l’abstinence et l’universalité des dieux, la philosophie néoplatonicienne commence à se répandre, beaucoup plus austère et proche de la philosophie chrétienne. L’Empereur apparaît au centre de cette nouvelle cour basée sur une extension du palais palatin.

L’activité civile de Septime s’exprime également dans ses voyages de 199 à 203. Lors d’un périple en Orient, il coupe la Syrie, dont sa femme est originaire, en deux provinces ; son but est de soulager le travail trop important du gouverneur mais également d’éviter toute tentative de coup d’État en divisant le pouvoir de chaque gouverneur et donc de leurs légions. En Afrique, il crée officiellement la province de Numidie puis il visite l’Égypte, y rend hommage à la dépouille embaumée d’Alexandre le Grand et remonte le Nil jusqu’à Thèbes. Il proclame l’Égypte province libre d’Empire et accorde aux cités le droit de se doter d’institutions. On observe donc que Septime Sévère déploie une activité civile très importante parallèlement à son activité militaire. C’est seulement en 203 que Septime Sévère revient à Rome.
Septime Sévère tient absolument à assurer immédiatement sa légitimité :
Il affirme le caractère dynastique du pouvoir impérial en associant au pouvoir ses deux fils, Caracalla en 196 et Géta en 198, et qui se haïssent et sa seconde épouse Julia Domna dès 193: les images et les noms de la famille impériale s’étalent partout, sur les monnaies et sur les monuments de Rome comme l’arc du Forum Boarium ou en Afrique, notamment avec l’arc quadrifrons de Lepcis Magna.

Le système dynastique mis en place par Septime Sévère semble fonctionner : quand la branche africaine s’éteint au profit de Macrin, la dynastie surmonte rapidement sa mise à l’écart en proposant la branche syrienne avec successivement Élagabal et Sévère Alexandre.

L’Empereur, revêtu du grand pontificat et de la puissance tribunitienne depuis les débuts du principat, est considéré comme une personne sacrée. Cet aspect s’amplifie sous Septime Sévère qui entend restaurer le prestige de l’Empire en modifiant la nature de l’institution impériale :

  • La maison impériale est qualifiée de sacra et l’Empereur se fait couramment appeler dominus ou dominus noster.
  • L’Empereur n’est pas représenté comme un dieu de son vivant mais la tradition le représente de plus en plus au milieu des divi. En Afrique, Septime Sévère va jusqu’à se faire représenter sous les traits de Jupiter Capitolin et certaines inscriptions vont jusqu’à l’assimiler à un dieu.

Septime Sévère manifeste une forte croyance en l’astrologie qui lui a prédit gloire et fortune et épouse en secondes noces une femme à qui les oracles ont prédit qu’elle épouserait un roi, Julia Domna, fille du grand-prêtre du Soleil d’Émèse en Syrie. Il se serait rendu à Athènes où il aurait été initié aux mystères d’Éleusis.

Septime Sévère fait réaliser plusieurs constructions imposantes :

  • À Rome, il embellit la face sud du Palatin par l’érection d’une fontaine monumentale, le Septizodium, dédiée aux sept astres majeurs (les planètes, la Lune et le Soleil), et par la construction d’une aile nouvelle du palais impérial. Il fait aussi entamer les travaux des thermes de Caracalla. Par ailleurs, il restaure un grand nombre d’édifices endommagés par des incendies de la fin du règne de Commode, parmi lesquels le Temple de la Paix (au sein duquel il fait ériger un plan de Rome monumental, la Forma Urbis), le théâtre de Pompée, le portique d’Octavie, les Arcus Neroniani, etc.
  • Sa ville natale, Leptis Magna, est gratifiée de monuments remarquables : forum de Sévère, basilique sévérienne, installations portuaires.

Septime Sévère prend encore des mesures d’organisation structurantes pour l’Empire romain :

  • il transfère aux préfets du prétoire le traitement en appel des causes judiciaires, jusque là domaine réservé à l’Empereur. Cette réforme donne aux préfets du prétoire un rôle de plus en plus important dans le domaine civil.
  • en sus des traditionnelles distributions de blé, il institue pour la plèbe des distributions gratuites d’huile d’olive.

Il cherche à consolider sa succession : il marie son fils Caracalla avec Plautilla, la fille de Gaius Fulvius Plautianus, préfet de la garde prétorienne, avec lequel il est lié d’amitié. Les relations au sein du couple se détériorent cependant rapidement.

Peut-être sur incitation de Caracalla, Plautianus est accusé de trahison par des centurions en 205. Septime Sévère le fait assassiner et Plautilla est bannie sur l’île de Lipari.

En 208, Septime Sévère s’embarque avec ses deux fils Caracalla et Geta vers la province de Bretagne pour combattre les Calédoniens. Plusieurs batailles ont lieu jusqu’en 209, sans victoire décisive. Pour sécuriser la frontière nord de l’Empire romain, il fait consolider le Mur d’Hadrien sur une longueur d’environ 130 km.

Affaibli par la goutte, il se retire à York où il meurt le 4 février 211 à l’âge de 65 ans. D’après certaines sources romaines, il aurait prononcé sur son lit de mort des mots qui sont restés célèbres : « Maintenez la concorde, enrichissez les soldats et moquez-vous du reste ».

Syagrius

Syagrius (430–486) général romain, fils d’Ægidius, le maître des milices pour la Gaule, qui s’était rendu indépendant du pouvoir impérial en Gaule du Nord et qui mourut en 464. Le chroniqueur Grégoire de Tours le qualifie de “roi des Romains”.

Après la mort du comte Paul, Syagrius hérite de son père une partie de la Gaule (entre la Somme et la Loire : le domaine gallo-romain), hors du contrôle du Royaume wisigoth et des Royaumes francs en nette expansion sur ses terres. Son titre de roi des Romains est reconnu par ses pairs, les rois des Francs, rois des Burgondes, et rois des Wisigoths. En 471, il est probable que l’empereur Anthémius lui confère le titre de patrice.

Selon l’analyse de Léon Fleuriot, son règne existe en partenariat avec Ambrosius Aurelianus, chef autonome des Bretons établis alors un peu partout en Gaule du Nord. La capitale de son État est Soissons.

La fin de son règne est marquée par le conflit avec les Francs. Clovis Ier, l’emporte sur Syagrius à la bataille de Soissons en 486. Il cherche refuge chez Alaric II, qui l’emprisonne et le livre au roi franc l’année suivante. Celui-ci le fait assassiner : selon Grégoire de Tours, Syagrius est égorgé en secret.
Syagrius est le dernier représentant attesté du pouvoir gallo-romain en Gaule du Nord, alors harcelée par les peuples germaniques dans le cadre des grandes invasions après 406. Le territoire va former la Neustrie, après le partage entre les fils de Clovis du Royaume franc en 511.

T.

Théodoric le Grand

Théodoric le Grand ou Théodoric l’Amale (vers 451, † le 30 août 526 à Ravenne).
Envoyé dès l’âge de sept ans, comme otage à Constantinople, il revient vers 469/470; gouverner la Pannonie, suite à la mort de son oncle Valamir.

Théodoric a une grande influence en Italie. Tout d’abord, il réussit presque à unifier l’Italie qui a toujours été divisée. Il meurt sans y être parvenu, mais le mouvement est enclenché et d’autres après lui vont prendre la relève, le prochain étant Charlemagne trois siècles plus tard. Théodoric réussit à introduire un système social mélangeant l’ancien système romain et certains aspects ostrogothiques.

Théroulde

Orthographié aussi Thérould/Thourould(e)/Thorold (variation de Thorvaldr : “gouverné par Thor”)/Thorald/Turold(scandinave)/Turoldus(latin). Turold est un prénom d’origine scandinave (Thorold) importé en Normandie par les Vikings et très populaire dans la Normandie ducale des Xe ‑ XIIe siècles. Il est ainsi à l’origine de plusieurs patronymes : Théroulde, Théroude, Touroude, Troude et Throude.
C’est le nom francisé de l’auteur supposé de la Chanson de Roland, qui apparaît sur la Tapisserie de Bayeux, sous la forme Turold.

Turoldus est le nom qui figure au dernier vers de la plus ancienne rédaction de la Chanson de Roland (manuscrit d’Oxford), composé dans un dialecte anglo-normand vers 1090 : « Ci falt la geste que Turoldus declinet ». Cette phrase est sujette à de multiples interprétations. Signifie-t-elle que Turold en est l’auteur ? Est-il simplement le copiste du manuscrit ? Est-il l’auteur même de la rédaction d’Oxford ou d’une de celles qui l’ont précédée ? L’imprécision des expressions employées rend la réponse à peu près impossible, car tous les mots de cette phrase sont ambigus. Geste pourrait désigner le poème lui-même, et dans ce cas Turold en serait bien l’auteur, mais elle se concilierait difficilement avec declinet, qui ne peut guère s’appliquer qu’à un jongleur ou récitateur.
Le nom Turold suggère qu’il est d’origine normande. Le Turold de la chanson et le personnage qui apparaît sur la Tapisserie de Bayeux sont probablement une seule et même personne. Il a été question de savoir si sur la Tapisserie, Turold est le messager qui parle à Gui de Ponthieu, ou le jongleur en arrière-plan qui tient la bribe de deux chevaux. Cette dernière hypothèse emporte l’adhésion des spécialistes du sujet.
Sa présence sur la tapisserie indique probablement un lien étroit avec le diocèse de Bayeux et son évêque Odon de Bayeux. Son nom figure également dans le Domesday Book comme tenant d’Odon de Bayeux dans le Kent.
Plusieurs tentatives ont été faites pour identifier ce personnage, mais il ne peut y avoir aucune certitude. Parmi les personnes considérées on cite Turold, abbé de Peterborough († 1098) et Turold d’Envermeu, évêque de Bayeux de 1097 à 1104.

Thierry III

Né vers 657, † 691, roi de Neustrie en 673, puis de 675 à 687, roi des Francs de 687 à 691.

Fils de Clovis II.

Thierry IV

Né ?, † 737, roi des Francs de 721 à 737.

Fils de Dagobert III, placé sur le trône par Charles Martel après la mort de Chilpéric II.

U.

Ulphilas Bishop

(vers 311–383), évêque goth, également appelé Wulfila ou Ulfila (petit loup).
Pendant plus de 30 ans, il travaille sans relâche pour traduire la Bible en langue gothique. Prédicateur, il convertit les Goths à l’arianisme et se rend, en 360 et en 381, à Constantinople (l’actuelle Istanbul) pour y plaider la cause arienne. L’hérésie arienne doit en grande partie son développement séculaire aux efforts soutenus de Wulfila.
L’histoire retient surtout de lui sa traduction de la Bible, qui marque les débuts, non seulement du christianisme dans la population wisigoth, mais aussi de la littérature germanique.

Ultrogothe

Ultrogothe, Reine des Francs,morte après 566/567.
Nommée Vulthrogotha par Grégoire de Tours et Vltrogotho par Fortunat, elle est l’épouse de Childebert Ier, roi de Paris, et la mère de deux filles restées anonymes (leurs noms Chrodoberge et Chrodesinde provenant de documents faux et tardifs).
A la mort de Childebert en 558, son frère Clotaire Ier s’empare de son royaume et fait main basse sur le Palais de la Cité à Paris où se trouvent les trésors royaux et la famille du défunt. Il condamne alors Ultrogothe et ses deux filles à l’exil, d’après Grégoire de Tours.

V.

Valens

Flavius Julius Valens ( en latin : Imperator Caesar Flavius Iulius Valens Augustus), né vers 328 et mort au combat le 9 août 378, co-empereur romain de 364 à 378, d’abord avec son frère Valentinien Ier, jusqu’en novembre 375, puis avec ses neveux Valentinien II et Gratien.
Son frère lui confie le gouvernement de la partie orientale de l’empire, avec Constantinople pour capitale. Il peut donc être considéré aussi comme empereur byzantin.

Monnaie à l’effigie de Valens.

Vuldetrade

Vuldetrade ou Vultrade ou bien encore Waldrade est une reine des Francs, elle épouse le roi Théodebald peu après son avènement, puis épouse Clotaire Ier. Elle est la fille du roi des Lombards Waccho et la sœur de Wisigarde.

A la mort de son mari en 555, elle devient la sixième épouse de Clotaire Ier qui la répudie peu après et la donne en mariage au duc des bavarois Garibald.

W.

Waccho

Waccho ou Wacchon (vers 480/485, † vers 539).

Roi lombard du début du VIe siècle.

Fils de Zucchilo, Waccho usurpe le trône lombard en assassinant (ou en faisant assassiner) son oncle, le roi Tatto (vers 510). Le fils de ce dernier, Hildegis, et son petit-fils, réfugiés chez les Gépides, tentèrent vainement de le chasser du pouvoir. Cet épisode serait à l’origine des hostilités qui régnèrent ensuite entre les deux peuples.

Waccho entretient de bons rapports avec les Francs et les Bajuvares.

Widukind de Saxe

Widukind de Saxe ou Wittekind de Saxe, dit le Grand, (né vers 755, mort le 7 janvier 810).

C’est le personnage emblématique de la résistance saxonne face aux Francs. Il fut, en effet, l’un des plus obstinés opposants à la christianisation de son peuple, ce qui fait également de lui l’un des principaux adversaires que Charlemagne rencontra durant ses campagnes pour étendre le royaume des Francs.

Wolfram von Eschenbach

Wolfram von Eschenbach (né v. 1170 dans le village de Eschenbach en Bavière, † v. 1220), était un chevalier et un poète allemand du Moyen Âge. Il est considéré comme l’un des plus grands poètes épiques de son temps. Comme Minnesinger, l’équivalent germanique des “troubadours”, il a également écrit de la poésie lyrique.
Aujourd’hui, Wolfram est avant tout connu pour son Parzival, qu’on considère parfois comme la plus grande de toutes les épopées allemandes de ce temps. Basé sur Perceval de Chrétien de Troyes, c’est le premier travail en allemand dont le sujet est le Saint-Graal.
Le Parzival de Wolfram était la source principale de Richard Wagner lorsqu’il a conçu le livret de son opéra, Parsifal. Par ailleurs, Parzifal est le père de Lohengrin, autre opéra wagnérien. Wolfram lui-même apparaît comme caractère dans Tannhäuser, un autre opéra de Wagner.

X.

Xercès Ier

Xerxès Ier (ou Assuérus Ier, en perse : Khšāyāršā, en vieux-persan : Xšayāršā), né vers -519, mort en -465, “Grand Roi” perse, membre de la dynastie des Achéménides. Manéthon l’appelle Xerxês le Grand et lui compte vingt et un ans de règne (Africanus, Eusebius).

Xerxès Ier est assimilé par les historiens contemporains à l’Assuérus de la Bible, où il apparaît dans les livres d’Esther et d’Esdras.

Y.

Yves de Chartres

Saint Yves de Chartres (né v. 1040, † v. 1116) est un acteur majeur dans le conflit qui oppose la papauté et le Saint-Empire romain germanique (la Querelle des Investitures).

L’Église catholique le célèbre le 23 décembre.

Z.

Pape Zacharie

Successeur de Grégoire III, le pape Zacharie, d’origine grecque, fut sacré le 10 décembre 741.

Le saint pape Zacharie, dont les ancêtres familiaux était originaire de Byzance, naquit en Calabre où il fut élevé dans la piété et les sciences. Traducteur grec érudit des Dialogues de saint Grégoire le Grand et prédicateur éloquent, il fut admis dans le clergé de Rome sous le pape Grégoire III auquel il succéda alors que le roi des Lombards, Luitprand (712–744), menaçait de s’emparer de Rome, en 741. Ses familiers aimèrent sa douceur et sa compassion, admirèrent son pouvoir de persuasion et eurent confiance en sa grande habileté politique.

Alors qu’on venait d’apprendre la mort de Charles Martel (22 octobre 741) dont Grégoire III espérait du secours contre les Lombards, Zacharie fut élu pape le 3 décembre 741 et sacré le 10 décembre 741. Zacharie abandonna le duc de Spolète, allié inefficace du Saint-Siège, pour traiter avec Luitprand et s’entendit si bien avec lui (traité de Terni, août 742) qu’un semblant de paix régna en Italie surtout après le traité de Pavie où le lombard s’engageait à ne pas attaquer l’exarchat de Ravenne (29 juin 743). Luitprand étant mort au mois de janvier suivant, son neveu et successeur, Hildeprand, se montra plus belliqueux mais il était un si mauvais prince que ses sujets le chassèrent sept mois plus tard au profit du duc de Frioul, Ratchis, qui confirma le traité pour vingt ans. Ratchis rompit le traité en assiégeant Pérouse (749), mais Zacharie, venu sur place, lui fit lever le siège et se montra si édifiant que le roi changea de vie au point que, quelques mois plus tard, il se rendit à Rome et abdiqua pour entrer à l’abbaye du Mont-Cassin tandis que sa femme et sa fille devenaient religieuses (juin 749). Aistolf, le frère et successeur de Ratchis, confirma lui aussi le traité pour vingt ans mais s’empara tout de même de Ravenne (752) et mit fin à l’exarchat byzantin.

En dépit du fait que Constantinople était acquise à l’iconoclasme, Zacharie réussit à entretenir de bonnes relations avec Constantin V. Grâce à saint Boniface, son légat en Gaule et au-delà du Rhin, qui lui rendait exactement compte de toutes ses actions, Zacharie eut d’excellentes relations avec les Francs, gouvernés par les fils de Charles Martel, qui veillaient à la réforme ecclésiastique. Après que Carloman se fut fait moine au Mont-Cassin (747), le pape Zacharie, prenant position en faveur de Pépin le Bref qui voulait ceindre la couronne royale, décréta qu’il était logique que celui qui détenait effectivement la puissance fut roi (750) ; ainsi après la déposition de Childéric III, Pépin fut élu roi et sacré par saint Boniface, commençant le règne de la dynastie carolingienne (751). Désormais, contre les Lombards qui redevenaient menaçants, le Saint-Siège avait un allié indéfectible. On a longtemps admis que Zacharie était mort le 14 mars 752 et l’on célébrait sa fête le 15 mars, mais le martyrologe de 1922 a estimé que sa mort n’était survenue que le 22 mars.

Après lui Étienne fut élu le pape, mais comme il mourut d’apoplexie trois jours seulement après son élection, il ne fut pas retenu dans la liste des papes. Son successeur officiel est donc Étienne II, élu juste après.

Zénobie

Septimia Bathzabbai de l’araméen Znuby Bath Zabbai (Fille de Zabbai), (Bath Zabbai signifie “Celle qui a les beaux cheveux”) ,plus connue sous la forme latinisée de Zénobie était l’épouse de Odénat à qui elle succéda à la tête de Tadmor, en langue sémitique originelle,Palmyreen grec, après l’assassinat de ce dernier, vers 267.La Bible Hébraïque attribue la construction (ou fortification) de Palmyre au Roi des Hébreux Salomon (970–931) “Et il bâtit Tadmor dans le désert” (Second Livre des Chroniques, Chr VIII :4). Dans le premier Livre des Rois (9:18), elle est mentionnée également construite par Salomon sous le nom תמר Tamor ou Tamar, mais il est traditionnellement lu Tadmor.


Un denarius à l’effigie de Zénobie.

Jan Žižka

Jan Žižka z Trocnova (prononcer: Yan Jijka z Trotsnova, c’est-à-dire Jean le Borgne de Trocnov) est le chef de guerre des Hussites (né en 1370 au château seigneurial de Trocnov et mort le 11 octobre 1424). Il met au point la tactique du wagenburg qui permet aux Hussites de tenir tête pendant dix-huit ans (1419–1436) aux armées impériales.
Issu d’une famille noble, il combat durant sa jeunesse au service de Venceslas IV de Bohême. Il perd un œil à la bataille de Tannenberg, ce qui lui vaut son surnom de le borgne (žižka).

Il s’impose comme un innovateur au service des succès militaires hussites dans le cadre des croisades contre les Hussites. Il est l’un des quatre capitaines du peuple. Ses soldats étant essentiellement des paysans devant affronter les chevaliers, il adapte leurs outils pour en faire des armes de guerre.
Il met au point la tactique du wagenburg, pour contrer la cavalerie lourde. Le wagenburg utilise des chariots lourdement protégés, et comptant un équipage d’une vingtaine d’hommes : quatre à huit archers, deux arquebusiers, six à huit piquiers, deux cochers. Ces wagons forment le carré ou le cercle, qui abrite éventuellement la cavalerie.

Le wagenburg est une tactique défensive-offensive, utilisant l’obstacle mobile. Lorsque l’ennemi se présente, le cercle est fait. La cavalerie lourde se ruait en général sur l’obstacle ; dès qu’elle est au contact, les archers et les arquebusiers sortent de leur abris et foudroient l’assaillant. Au cas ou il viendrait à manquer de munitions, des quartiers de roc sont stockés dans le chariot. Après avoir brisé la charge, et lorsque l’ennemi est démonté et démoralisé, les hommes armés de piques et d’épées sortent du retranchement et assaillent violemment les cavaliers. Éventuellement, la cavalerie restée à l’intérieur ou qui se dissimulait aux alentours, attaque également. L’ennemi est alors vaincu.
La tactique du wagenburg a été utilisée lors de la bataille de Sudoměř, de laquelle Jan Žižka sort victorieux.

Zucchilo

(vers 450, † ?), père de Waccho.

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

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