Le site dédié à l'autre Moyen-Age
L’annuaire médiéval :
Médiéval et Moyen age
Une source inépuisable :
COMPILHISTOIRE
Le Bimensuel
Le bimensuel d’Histoire et images médiévales, avec un entretien avec des enlumineurs contemporains, un dossier sur les Hussites et un reportage sur le camp de chasse viking…
Les thématiques :
Si vous avez des idées/remarques, n’hésitez pas à nous le faire savoir.
Première radio Académique Francophone sur Internet, une source culturelle de premier ordre.
Le site d’Agnès Vinas, recueil des œuvres historiques de Robert Vinas, hébergeant la Société Agricole et Scientifique des Pyrénées-Orientales.
La Buèges, chroniques d’une vallée
…Que serait l’histoire locale si elle était réservée à quelques spécialistes éloignés qui risqueraient de négliger tout ce qui fait la densité humaine et sociale de la vie rurale!...
Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.
Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.
Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle
Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !
Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…
Pour que des projets puissent émerger, nous invitons toutes les personnes intéressées par l’univers germanique, (“viking”, Varègues et autres peuples Scaldes), habitant dans les régions méditerranéennes à se faire connaître en utilisant le contact de la page Fils d’Odin.
Vous trouverez sur cette page un formulaire de contact que vous pouvez utiliser comme Forum, et quelques adresses utiles…pour le reste, c’est à vous de jouer!
Alors n’hésitez pas à communiquer votre passion, nous rappelons que tous vos textes, photos sont les bienvenus sur ce site.
Peu de mots sont passés de la langue d’Oc au français moderne, pourtant nous savons que la langue occitane fut la langue de prédilection des lettrés du Bas Moyen Âge.
En guise de legs, la culture occitane nous a laissé deux mots particuliers, à la fois terribles et beaux : Amour et Croisade.
Deux mots en guise d’épitaphe à l’une des plus édifiante mésaventure génocidaire du monde médiéval, la croisade contre les hérétiques cathares.
Dernière mise à jour : 2012-05-17 17:19:19
(c) sergeant
Confusions, doutes, mysticisme, obscurantisme, et récupérations intellectuelles tels sont les maux dont souffrent les Bons Chrétiens (Bon cristians) depuis l’origine jusqu’à nos jours. A l’image de l’Église catholique du XIe siècle, confuse et peu clémente, le souvenir de cette hérésie majeure du Moyen Âge est fort trouble et peu d’historiens s’aventurent sur le chemin de leur rédemption. Peu de documents hors les minutes et compte-rendus de procès inquisitoriaux, seuls deux rituels languedociens et le Liber de duobus Principiis témoignent de leur sentiments chrétiens. Grâce au travail d’Anne Brenon, ils apparaissent dans le brouillard du passé avec un visage plus humain, plus féminin aussi.
Une première chose est à faire, se débarrasser de toutes évocations mystico-ésotériques :
Non, les “cathares” ne sont pas les prêtres du Graal !
Non, ils ne poussaient pas la population au suicide !
Non, leur trésor n’est ni l’Arche d’Alliance, ni la Pierre Philosophale !
Non ils n’étaient pas les dépositaires du secret de la descendance de Jésus ! De même pour les templiers…
Oui, les Bonnes Dames et les Bons Hommes étaient des chrétiens sincères !
Oui, ils pensaient la matière œuvre de Lucifer et l’esprit œuvre de Dieu !
Oui, ils ont osé émanciper spirituellement les femmes !
Oui, ils croyaient au libre-arbitre !
Le nom “cathare” manque donc d’historicité et surtout de neutralité, mais c’est celui qui s’est imposé dans le temps, le terme n’est jamais utilisé par les hérétiques eux-mêmes.
L’origine la plus lointaine de ce nom semble remonter à l’usage, par saint Augustin du grec catharoi, désignant une secte manichéenne africaine dont les adeptes étaient prétendus “purs”.
Plus proche de l’histoire des hérétiques, Eckbert de Schönau, moine rhénan, utilise le mot dans un de ses sermons en 1163 pour désigner les hérétiques de Germanie.
Vers 1200, on retrouve le mot dans un ouvrage “De haeresi catharorum in Lombardia”, Alain de Lille, dans “De fide catholica”, écrit vers 1200, en propose trois étymologies très fantaisistes : La première rattache le mot à “casti”, chaste, juste ; la deuxième est grecque, “cathar”,“katarroos”, écoulement, qui signifierait que les cathares suinte le vice ; enfin la troisième origine serait latine, de catus, le chat “car, à ce qu’on dit, ils baisent le derrière d’un chat”. On retrouve la mention dans “Adversus catharos” de Monéta de Crémone vers 1241 et enfin “Summa de catharis” de Rainier Sacconi.
L’Église utilise le terme “hérétique” propre à ceux qui font le choix d’une autre obédience et parfois le mot cathare, infamant.
En 1848, Charles Schmidt relance l’expression avec son “Histoire ou doctrine de la secte des cathares ou albigeois”.
Les origines du “catharisme” sont relativement floues, l’époque est propice aux hérésies chrétiennes, c’est à dire au choix d’une nouvelle expression du christianisme.
L’Église catholique est faible dans les régions où elle subit la concurrence du Saint-Empire germanique et celles où son personnel séculier est loin de toutes autorités répressives. L’incurie et le simonisme s’installent dans le sud de la France. Un sentiment mêlé d’injustice et de d’abandon envahie la population.
On a longtemps hésité sur les liens entre le catharisme et le bogomilisme. Ces deux doctrines furent considérées alors comme proches du manichéisme, car le clergé romain disposait d’ouvrages de réfutation, notamment ceux d’Augustin, ancien manichéen lui-même.
Le bogomilisme subsistera en Bosnie, où il aurait été la religion officielle jusqu’à la conquête turque, à la fin du XVe siècle. La thèse de filiation directe est aujourd’hui contestée, même si les historiens admettent l’existence d’échanges et de convergences des doctrines. Le dernier colloque de Mazamet (2009) vient de confirmer les liens entre cathares et bogomiles, ainsi que les origines doctrinales des deux, qui remontent aux premiers siècles du christianisme (Paul, Marcion, Valentin). Même si le développement du catharisme semble appuyer l’idée d’une expansion depuis l’Europe centrale, il n’est pas prouvé à ce jour qu’il s’agisse bien de la réalité.
Des communautés hérétiques sont apparues en Europe occidentale vers l’an Mil, sous différents noms selon les régions : manichéens, origénistes, piphles, publicains, tisserands, bougres, patarins, albigeois, en Allemagne, en Flandre, en Champagne, en Bourgogne. Le fait que les relevés doctrinaux soient conformes à la base de la doctrine cathare (au sens large du terme) permet de relier ces différentes émergences, même si la répression les a fait disparaître de ces régions. La présence de l’évêque de France à Saint Félix Caraman, cité dans la Charte de Ninquinta (aujourd’hui largement authentifiée), prouve les liens entre ces communautés du Nord et celles d’Occitanie.
Les réactions des autorités civiles ou ecclésiastiques et des populations expliquent cette géographie du catharisme et sa persistance dans le Midi. Selon Michel Roquebert, cette tolérance religieuse est peut être due à une longue cohabitation avec d’autres confessions: arianisme de la période wisigothe, proximité de l’Espagne islamique, présence de nombreux juifs. Pour ce qui est de l’Italie du Nord, l’implantation du catharisme, très différent de celui qui se développa en France, profite du conflit entre le Pape et l’Empereur.
Châteaux cathares (en rouge)
Les Inquisiteurs exigeaient des sympathisants hérétiques – seulement en tant que premiers repentants (en cas de récidive, il y avait condamnation au bûcher) – qu’une croix latine jaune soit cousue sur leurs vêtements, l’une sur le dos l’autre sur la poitrine, signe d’infamie. Ils restaient sous la surveillance active des recteurs qui chaque dimanche les frappaient de verges.
La plupart des auteurs s’accordent pour dire que Pierre De Bruys est né vers 1095 dans le canton de Rosans, près de Gap, mais, selon certains, il serait natif de la Vallouise (Hautes-Alpes). Cette origine ne peut être totalement exclue quand on sait le succès que rencontrera quelques années plus tard dans cette vallée du Briançonnais l’enseignement d’un autre hérétique plus célèbre, Pierre Valdo.
Pierre De Bruys était un prêtre catholique avant que la hiérarchie ne le condamne et ne lui interdise de prêcher, ceci à une date imprécise mais, apparemment, entre 1112 et 1120. Refusant d’obéir, il continua à prêcher en tant que prédicateur itinérant, d’abord dans les diocèses d’Embrun et de Gap, puis en Provence et en Languedoc.
Pierre de Bruys n’accordait d’autorité qu’aux quatre évangiles qu’il interprétait d’ailleurs de façon très littérale.
Pour lui, les autres livres du Nouveau Testament avaient moins de valeur sur le plan doctrinal car non seulement il doutait de leur origine apostolique, mais, de plus, les Épitres traduisaient l’enseignement de simples hommes et non celui de Jésus-Christ.
Il rejetait aussi l’autorité de l’Ancien Testament, aussi bien que celle des Pères de l’Église et, bien entendu, celle de l’Église Catholique. Il méprisait enfin la hiérarchie et le clergé catholique et il n’hésitait pas à prêcher la violence et à mettre lui même en pratique son enseignement contre les prêtres et les moines.
Sur le plan doctrinal, il s’opposait à l’Église Catholique sur de nombreux points :
- refus du baptême des enfants car, selon lui, seule la foi personnelle peut conduire au salut or, les enfants en bas âge ne peuvent avoir la foi au moment de leur baptême,
– rejet de la doctrine de la transsubstantiation,
– dénégation de la valeur des sacrements aux défunts,
– inutilité des églises car l’Église de Dieu est constituée non de pierres mais de l’union des croyants rassemblés.
– refus de voir dans la croix un symbole sacré car, pour lui, l’instrument de la mort du Christ ne peut être adoré ni même vénéré ; les croix devaient donc être détruites en morceaux et brûlés, ce qui lui coûta d’ailleurs la vie !
Aux alentours de l’année 1126, la population de Saint-Gilles (Gard), exaspérée de le voir brûler des croix, le précipita dans le bûcher où il périt.
1. Robert d’Épernon, évêque des Français (certainement le foyer hérétique champenois)
2. Sicard Cellerier, évêque d’Albi
3. Marc, évêque de Lombardie
4. Bernard Raimond, évêque de Toulouse
5. Guiraud Mercier, évêque de Carcassonne
6. Raimond de Casalis, évêque d’Agen
Les quatre derniers sont, en fait, les représentants des églises respectives et se voient conférer l’ordination à l’occasion du concile. Il est procédé également aux délimitations des nouveaux évéchés de Toulouse et Carcassonne.
Les actes du synode sont connus grâce à un document, aujourd’hui perdu, vu et publié par Guillaume Besse en 1660. Ce document (dont l’authenticité a été mise en doute) était déjà une copie de l’acte original, réalisée en 1232 ou 1233 par Pierre Poulhan, évêque cathare de Carcassonne.
Faute d’autres sources, personne ne peut confirmer l’authenticité des pièces (Guillaume Besse a-t-il eu en main cette copie? Cette dernière est-elle un faux réalisé par l’évêque cathare?), et donc du concile. Quoi qu’il en soit le catharisme occitan semble bien implanté et il apparaît logique qu’une structuration soit réalisée dès cette époque à Saint-Félix ou ailleurs.
Simon de Montfort dispose des forces de Pierre II de la Chapelle, évêque de Paris, et d’Enguerrand III, sire de Coucy, qui sont venus participer à la croisade.
Simon de Montfort atteint la ville avec son armée à la fin du mois de mars 1211, mais le faible effectif de son armée ne lui permet pas de l’encercler entièrement. Seul un côté est réellement attaqué. Guiraude de Laurac demande du secours à son suzerain, le comte Raymond VI de Toulouse, qui envoie Raymond de Ricaud, son sénéchal avec quelques chevaliers et fantassins. Puis il bat le rappel de son armée, mais se met inexplicablement en attente des évènements, alors qu’il aurait pu vaincre sans peine Simon de Montfort s’il n’avait attaqué pendant le siège.
Son comportement peut être expliqué par le fait qu’il se rendait compte qu’il ne pouvait peut-être pas compter sur tous ses sujets. En effet, après les prêches de Folquet de Marselha, évêque de Toulouse, une confrérie s’était créée à Toulouse, la « confrérie blanche ». Cette confrérie envoya une armée de cinq mille hommes pour prêter main forte à Simon de Montfort, qui peut ainsi compléter son siège. Une mauvaise nouvelle lui parvient peu après. Une armée de pèlerins allemands et frisons, qui venait le rejoindre, est attaquée par Raymond-Roger, comte de Foix, et Guiraud de Pépieux dans le village de Montgey et entièrement anéantie.
Pendant ce temps, Lavaur tient bon sous le pilonnage des pierrières et des mangonneaux, et disposait de vivres et d’eau en suffisance. Les Habitants comptent sur une autre intervention du comte de Foix, mais ce dernier s’est replié dans son comté, n’ayant pas les moyens nécessaires pour attaquer le camp des croisés. Montfort fait construire une chatte pour atteindre les remparts et les saper. L’opération ne se fait pas sans difficultés; les habitants construisaient des contre sape. Finalement une brèche est ménagée dans le rempart et permet aux soldats de Simon de Montfort de pénétrer dans la ville le 3 mai 1211. Submergés par le nombre, Aymeri de Montréal et Raymond de Ricaud et leurs soldats sont capturés.
Comme la place est prise d’assaut, le sort des défenseurs et de la population est à la discrétion du vainqueur, en l’occurrence Simon de Montfort. De la garnison, il forme deux groupes : d’un côté Aymeri de Montréal et les chevaliers faydits, au nombre de quatre-vingts, de l’autre Raymond de Ricaud, les soldats envoyés de Toulouse et les soldats de Lavaur. Les premiers avaient dans le passé prêté allégeance à Simon de Montfort et avait rompu en rejoignant Lavaur et en la défendant contre Montfort. Pour ce dernier, c’est un acte de félonie qu’il ordonne de punir par la mort. Les défenseurs venus de Toulouse avaient juste obéis à leur seigneur, le comte Raymond, et ne pouvaient être accusés de félonie : ils sont envoyés et incarcérés à Carcassonne comme prisonnier de guerre. La cas de Guiraude est différent : vassale de Raymond VI, elle aurait dû subir le sort de Raymond de Ricaud et de ses soldats, mais elle est considérée comme hérétique, livrée aux soldats, lynchée, jetée dans un puits et tuée à coups de pierres jetées dans celui-ci.
Ce siège ouvre la conquête du comté de Toulouse. La cruauté et la fermeté dont Simon de Montfort fait alors preuve va semer la terreur sur le comté et faciliter ses conquêtes. D’autre part, le comte Raymond VI de Toulouse a montré sa trop grande prudence en n’attaquant pas le camp des croisés. D’une part il a déçu les seigneurs occitans, d’autre part il a manqué une occasion de porter un grave revers aux croisés.
Notre bannière est à votre disposition sur la page “Charte”
Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….
Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :
Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.
J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c’est impossible.
Colbert : Alors, les riches ?
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.
Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….
Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…
C’est un réservoir inépuisable.
Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.
Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.
L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.
Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.
Sources Wikipédia.
Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).
Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)
Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.
Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.
Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.
Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.
D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).
Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.
Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.
Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.
Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !
prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.
Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…
Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !
Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !