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Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…

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Peu de mots sont passés de la langue d’Oc au français moderne, pourtant nous savons que la langue occitane fut la langue de prédilection des lettrés du Bas Moyen Âge.

En guise de legs, la culture occitane nous a laissé deux mots particuliers, à la fois terribles et beaux : Amour et Croisade.

Deux mots en guise d’épitaphe à l’une des plus édifiante mésaventure génocidaire du monde médiéval, la croisade contre les hérétiques cathares.

Croisade contre l'hérésie cathare.

Dernière mise à jour : 2012-05-17 17:19:19

(c) sergeant

Confusions, doutes, mysticisme, obscurantisme, et récupérations intellectuelles tels sont les maux dont souffrent les Bons Chrétiens (Bon cristians) depuis l’origine jusqu’à nos jours. A l’image de l’Église catholique du XIe siècle, confuse et peu clémente, le souvenir de cette hérésie majeure du Moyen Âge est fort trouble et peu d’historiens s’aventurent sur le chemin de leur rédemption. Peu de documents hors les minutes et compte-rendus de procès inquisitoriaux, seuls deux rituels languedociens et le Liber de duobus Principiis témoignent de leur sentiments chrétiens. Grâce au travail d’Anne Brenon, ils apparaissent dans le brouillard du passé avec un visage plus humain, plus féminin aussi.

Une première chose est à faire, se débarrasser de toutes évocations mystico-ésotériques :
Non, les “cathares” ne sont pas les prêtres du Graal !
Non, ils ne poussaient pas la population au suicide !
Non, leur trésor n’est ni l’Arche d’Alliance, ni la Pierre Philosophale !
Non ils n’étaient pas les dépositaires du secret de la descendance de Jésus ! De même pour les templiers…

Oui, les Bonnes Dames et les Bons Hommes étaient des chrétiens sincères !
Oui, ils pensaient la matière œuvre de Lucifer et l’esprit œuvre de Dieu !
Oui, ils ont osé émanciper spirituellement les femmes !
Oui, ils croyaient au libre-arbitre !

Cathares ou Bons Chrétiens ? un surnom pour les diffamer

Le nom “cathare” manque donc d’historicité et surtout de neutralité, mais c’est celui qui s’est imposé dans le temps, le terme n’est jamais utilisé par les hérétiques eux-mêmes.
L’origine la plus lointaine de ce nom semble remonter à l’usage, par saint Augustin du grec catharoi, désignant une secte manichéenne africaine dont les adeptes étaient prétendus “purs”.
Plus proche de l’histoire des hérétiques, Eckbert de Schönau, moine rhénan, utilise le mot dans un de ses sermons en 1163 pour désigner les hérétiques de Germanie.
Vers 1200, on retrouve le mot dans un ouvrage “De haeresi catharorum in Lombardia”, Alain de Lille, dans “De fide catholica”, écrit vers 1200, en propose trois étymologies très fantaisistes : La première rattache le mot à “casti”, chaste, juste ; la deuxième est grecque, “cathar”,“katarroos”, écoulement, qui signifierait que les cathares suinte le vice ; enfin la troisième origine serait latine, de catus, le chat “car, à ce qu’on dit, ils baisent le derrière d’un chat”. On retrouve la mention dans “Adversus catharos” de Monéta de Crémone vers 1241 et enfin “Summa de catharis” de Rainier Sacconi.
L’Église utilise le terme “hérétique” propre à ceux qui font le choix d’une autre obédience et parfois le mot cathare, infamant.
En 1848, Charles Schmidt relance l’expression avec son “Histoire ou doctrine de la secte des cathares ou albigeois”.

Origine et implantation méridionale multiples influences ?

Les origines du “catharisme” sont relativement floues, l’époque est propice aux hérésies chrétiennes, c’est à dire au choix d’une nouvelle expression du christianisme.
L’Église catholique est faible dans les régions où elle subit la concurrence du Saint-Empire germanique et celles où son personnel séculier est loin de toutes autorités répressives. L’incurie et le simonisme s’installent dans le sud de la France. Un sentiment mêlé d’injustice et de d’abandon envahie la population.
On a longtemps hésité sur les liens entre le catharisme et le bogomilisme. Ces deux doctrines furent considérées alors comme proches du manichéisme, car le clergé romain disposait d’ouvrages de réfutation, notamment ceux d’Augustin, ancien manichéen lui-même.
Le bogomilisme subsistera en Bosnie, où il aurait été la religion officielle jusqu’à la conquête turque, à la fin du XVe siècle. La thèse de filiation directe est aujourd’hui contestée, même si les historiens admettent l’existence d’échanges et de convergences des doctrines. Le dernier colloque de Mazamet (2009) vient de confirmer les liens entre cathares et bogomiles, ainsi que les origines doctrinales des deux, qui remontent aux premiers siècles du christianisme (Paul, Marcion, Valentin). Même si le développement du catharisme semble appuyer l’idée d’une expansion depuis l’Europe centrale, il n’est pas prouvé à ce jour qu’il s’agisse bien de la réalité.

Des communautés hérétiques sont apparues en Europe occidentale vers l’an Mil, sous différents noms selon les régions : manichéens, origénistes, piphles, publicains, tisserands, bougres, patarins, albigeois, en Allemagne, en Flandre, en Champagne, en Bourgogne. Le fait que les relevés doctrinaux soient conformes à la base de la doctrine cathare (au sens large du terme) permet de relier ces différentes émergences, même si la répression les a fait disparaître de ces régions. La présence de l’évêque de France à Saint Félix Caraman, cité dans la Charte de Ninquinta (aujourd’hui largement authentifiée), prouve les liens entre ces communautés du Nord et celles d’Occitanie.

Les réactions des autorités civiles ou ecclésiastiques et des populations expliquent cette géographie du catharisme et sa persistance dans le Midi. Selon Michel Roquebert, cette tolérance religieuse est peut être due à une longue cohabitation avec d’autres confessions: arianisme de la période wisigothe, proximité de l’Espagne islamique, présence de nombreux juifs. Pour ce qui est de l’Italie du Nord, l’implantation du catharisme, très différent de celui qui se développa en France, profite du conflit entre le Pape et l’Empereur.


Châteaux cathares (en rouge)

Les Inquisiteurs exigeaient des sympathisants hérétiques – seulement en tant que premiers repentants (en cas de récidive, il y avait condamnation au bûcher) – qu’une croix latine jaune soit cousue sur leurs vêtements, l’une sur le dos l’autre sur la poitrine, signe d’infamie. Ils restaient sous la surveillance active des recteurs qui chaque dimanche les frappaient de verges.

Chronologie des faits. source Zoé Oldenbourg,“Le bûcher de Montségur”.

  • 1002. Premières exécution de “cathares” à Orléans et Toulouse. Dix chanoines de l’église collégiale de Sainte-Croix montent sur le bûcher.
  • 1049. Au concile de Reims, il est question pour la première fois de nouveaux hérétiques parus en France.
  • 1077. A Cambrai un cathare est condamné au bûcher, comme hérétique.
  • 1114. A Soissons, le peuple arrache de la prison plusieurs hérétiques et les fait brûler.
  • 1126. Pierre de Bruys monte sur le bûcher à Saint-Gilles dans le Gard. Les informations concernant Pierre De Bruys sont rares et ont toutes pour source primaire la lettre dédicace du traité de Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, Contra Petrobrusianos hereticos, adressé aux archevêques et évêques d’Arles, Embrun, Die et Gap, régions dans lesquelles l’hérésie prospérait depuis une vingtaine d’années.

La plupart des auteurs s’accordent pour dire que Pierre De Bruys est né vers 1095 dans le canton de Rosans, près de Gap, mais, selon certains, il serait natif de la Vallouise (Hautes-Alpes). Cette origine ne peut être totalement exclue quand on sait le succès que rencontrera quelques années plus tard dans cette vallée du Briançonnais l’enseignement d’un autre hérétique plus célèbre, Pierre Valdo.

Pierre De Bruys était un prêtre catholique avant que la hiérarchie ne le condamne et ne lui interdise de prêcher, ceci à une date imprécise mais, apparemment, entre 1112 et 1120. Refusant d’obéir, il continua à prêcher en tant que prédicateur itinérant, d’abord dans les diocèses d’Embrun et de Gap, puis en Provence et en Languedoc.
Pierre de Bruys n’accordait d’autorité qu’aux quatre évangiles qu’il interprétait d’ailleurs de façon très littérale.
Pour lui, les autres livres du Nouveau Testament avaient moins de valeur sur le plan doctrinal car non seulement il doutait de leur origine apostolique, mais, de plus, les Épitres traduisaient l’enseignement de simples hommes et non celui de Jésus-Christ.
Il rejetait aussi l’autorité de l’Ancien Testament, aussi bien que celle des Pères de l’Église et, bien entendu, celle de l’Église Catholique. Il méprisait enfin la hiérarchie et le clergé catholique et il n’hésitait pas à prêcher la violence et à mettre lui même en pratique son enseignement contre les prêtres et les moines.

Sur le plan doctrinal, il s’opposait à l’Église Catholique sur de nombreux points :

- refus du baptême des enfants car, selon lui, seule la foi personnelle peut conduire au salut or, les enfants en bas âge ne peuvent avoir la foi au moment de leur baptême,
– rejet de la doctrine de la transsubstantiation,
– dénégation de la valeur des sacrements aux défunts,
– inutilité des églises car l’Église de Dieu est constituée non de pierres mais de l’union des croyants rassemblés.
– refus de voir dans la croix un symbole sacré car, pour lui, l’instrument de la mort du Christ ne peut être adoré ni même vénéré ; les croix devaient donc être détruites en morceaux et brûlés, ce qui lui coûta d’ailleurs la vie !

Aux alentours de l’année 1126, la population de Saint-Gilles (Gard), exaspérée de le voir brûler des croix, le précipita dans le bûcher où il périt.

  • 1160. Naissance de la secte Vaudoise à Lyon.
  • 1163. Le concile de Tours dénonce les progrés menaçants de la nouvelle hérésie “cathare”.
  • 1165. Concile de Lombez contre les boni homines.
  • 1167. Convent Albigeois de Saint-Félix de Caraman, présidé par un évêque bulgare, Nicétas, fixant l’organisation et le culte.
    Six évêques cathares participent au synode et sont consolés par Nicetas:

1. Robert d’Épernon, évêque des Français (certainement le foyer hérétique champenois)
2. Sicard Cellerier, évêque d’Albi
3. Marc, évêque de Lombardie
4. Bernard Raimond, évêque de Toulouse
5. Guiraud Mercier, évêque de Carcassonne
6. Raimond de Casalis, évêque d’Agen

Les quatre derniers sont, en fait, les représentants des églises respectives et se voient conférer l’ordination à l’occasion du concile. Il est procédé également aux délimitations des nouveaux évéchés de Toulouse et Carcassonne.

Les actes du synode sont connus grâce à un document, aujourd’hui perdu, vu et publié par Guillaume Besse en 1660. Ce document (dont l’authenticité a été mise en doute) était déjà une copie de l’acte original, réalisée en 1232 ou 1233 par Pierre Poulhan, évêque cathare de Carcassonne.

Faute d’autres sources, personne ne peut confirmer l’authenticité des pièces (Guillaume Besse a-t-il eu en main cette copie? Cette dernière est-elle un faux réalisé par l’évêque cathare?), et donc du concile. Quoi qu’il en soit le catharisme occitan semble bien implanté et il apparaît logique qu’une structuration soit réalisée dès cette époque à Saint-Félix ou ailleurs.

  • 1167. Une assemblée ecclésiastique réunie à Vézelay fait périr par le feu sept cathares.
  • 1172. Un clerc accusé d’hérésie est brûlé à Arras.
  • 1177. Raymond V, Comte de Toulouse, signale au chapître général de Citeaux le développement effrayant de l’hérésie cathare.
  • 1179. Le 11ème concile oecuménique de Latran, prononce à l’instigation du pape Alexandre III l’anathème contre l’hérésie albigeoise.
  • 1180. Le Cardinal Evêque Henri de Marsiac prêche la croisade contre les hérétiques du midi de la France.
  • 1181. Prise de Lavaur. Lavaur est une ancienne cité ayant appartenu aux Trencavel. La cité de Lavaur, déjà connue comme un repaire de Cathares, avait été assiégée et Adélaïde, femme de Roger II Trencavel, avait fini par leur ouvrir les portes et leur livrer deux évêques cathares qui s’y étaient réfugiés. Ces deux derniers avaient abjurés, et le cardinal d’Albano était reparti satisfait, sans se douter que l’hérésie allait reprendre de plus belle. Par la suite, la ville était passée sous le contrôle des comtes de Toulouse, et elle est tenue en 1211 par une veuve, Guiraude de Laurac. La ville est également redevenue un centre cathare important.
    De son côté, Simon de Montfort vient de parachever la conquête des vicomtés Trencavel, avec les prises de Minerve, Termes et Cabaret. Il peut alors songer à attaquer le comté de Toulouse. De plus, un des seigneurs occitans qui lui avait prêté hommage, Aymeri de Montréal, frère de Guiraude, se révolte et se réfugie à Lavaur.

Simon de Montfort dispose des forces de Pierre II de la Chapelle, évêque de Paris, et d’Enguerrand III, sire de Coucy, qui sont venus participer à la croisade.
Simon de Montfort atteint la ville avec son armée à la fin du mois de mars 1211, mais le faible effectif de son armée ne lui permet pas de l’encercler entièrement. Seul un côté est réellement attaqué. Guiraude de Laurac demande du secours à son suzerain, le comte Raymond VI de Toulouse, qui envoie Raymond de Ricaud, son sénéchal avec quelques chevaliers et fantassins. Puis il bat le rappel de son armée, mais se met inexplicablement en attente des évènements, alors qu’il aurait pu vaincre sans peine Simon de Montfort s’il n’avait attaqué pendant le siège.

Son comportement peut être expliqué par le fait qu’il se rendait compte qu’il ne pouvait peut-être pas compter sur tous ses sujets. En effet, après les prêches de Folquet de Marselha, évêque de Toulouse, une confrérie s’était créée à Toulouse, la « confrérie blanche ». Cette confrérie envoya une armée de cinq mille hommes pour prêter main forte à Simon de Montfort, qui peut ainsi compléter son siège. Une mauvaise nouvelle lui parvient peu après. Une armée de pèlerins allemands et frisons, qui venait le rejoindre, est attaquée par Raymond-Roger, comte de Foix, et Guiraud de Pépieux dans le village de Montgey et entièrement anéantie.

Pendant ce temps, Lavaur tient bon sous le pilonnage des pierrières et des mangonneaux, et disposait de vivres et d’eau en suffisance. Les Habitants comptent sur une autre intervention du comte de Foix, mais ce dernier s’est replié dans son comté, n’ayant pas les moyens nécessaires pour attaquer le camp des croisés. Montfort fait construire une chatte pour atteindre les remparts et les saper. L’opération ne se fait pas sans difficultés; les habitants construisaient des contre sape. Finalement une brèche est ménagée dans le rempart et permet aux soldats de Simon de Montfort de pénétrer dans la ville le 3 mai 1211. Submergés par le nombre, Aymeri de Montréal et Raymond de Ricaud et leurs soldats sont capturés.
Comme la place est prise d’assaut, le sort des défenseurs et de la population est à la discrétion du vainqueur, en l’occurrence Simon de Montfort. De la garnison, il forme deux groupes : d’un côté Aymeri de Montréal et les chevaliers faydits, au nombre de quatre-vingts, de l’autre Raymond de Ricaud, les soldats envoyés de Toulouse et les soldats de Lavaur. Les premiers avaient dans le passé prêté allégeance à Simon de Montfort et avait rompu en rejoignant Lavaur et en la défendant contre Montfort. Pour ce dernier, c’est un acte de félonie qu’il ordonne de punir par la mort. Les défenseurs venus de Toulouse avaient juste obéis à leur seigneur, le comte Raymond, et ne pouvaient être accusés de félonie : ils sont envoyés et incarcérés à Carcassonne comme prisonnier de guerre. La cas de Guiraude est différent : vassale de Raymond VI, elle aurait dû subir le sort de Raymond de Ricaud et de ses soldats, mais elle est considérée comme hérétique, livrée aux soldats, lynchée, jetée dans un puits et tuée à coups de pierres jetées dans celui-ci.

Ce siège ouvre la conquête du comté de Toulouse. La cruauté et la fermeté dont Simon de Montfort fait alors preuve va semer la terreur sur le comté et faciliter ses conquêtes. D’autre part, le comte Raymond VI de Toulouse a montré sa trop grande prudence en n’attaquant pas le camp des croisés. D’une part il a déçu les seigneurs occitans, d’autre part il a manqué une occasion de porter un grave revers aux croisés.

  • 1184. Le pape Lucius III excommunie les Vaudois.
  • 1194. Raymond VI succède à son père Raymond V, comte de Toulouse.
  • 1198. Avènement du pape Innocent III. Reynier et Bernard Gui sont commissionner pour établir l’inquisition dite épiscopale.
  • 1200. Cinq hommes et trois femmes sont brûlés à Troyes sur accusation d’hérésie.
  • 1201. Persécution contre la colonie cathare de la Charité-sur-Loire. Un chevalier du Comte de Nevers est livré aux flammes à Nevers.
  • 1203. Légation de Pierre de Castelnau.
  • 1204. Raymond de Perella ré-arme la citadelle de Montségur, sur la demande des communautés cathares.
    • En février, le Roi d’Aragon Pierre II, réunit un colloque entre catholiques et cathares.
  • 1206. Esclarmonde de Foix, soeur du Comte, reçoit le consolamentum.
    • Dominique de Guzzman, établit à Prouille une communauté refuge pour les femmes cathares reconverties.
  • 1207. 29 mai, le pape confirme la sentence d’excommunication à l’encontre du Comte de Toulouse proferée par Pierre de Castelnau.
  • 1208. 15 janvier, meurtre de Pierre de Castelnau.
    • 10 mars, Pierre de Castelnau est canonisé.
    • Saint François d’Assise prend la décision de se consacrer à la vie apostolique.
  • 1209. 18 juin, Raymond VI se soumet à l’église et s“humilie publiquement à Saint-Gilles.
    • début juillet, l’armée croisée marche sur le Languedoc.
    • 22 juillet, sac et incendie de Béziers.
    • 15 août, prise de Carcassonne.
    • fin août, Simon de Montfort reçoit des légats le titre de Vicomte de Carcassonne et Béziers.
    • septembre, un concile est tenu à Avignon et décrète 21 canons contre les hérétiques et les Juifs.
    • 10 novembre, mort de Raymond-Roger de Trencavel en prison.
    • L’offensive croisée fait tomber Albi (reddition), Castres, Caussade, Fanjeaux, Gontaud, Mirepoix, Puy-le-Roque, Saverdun, Tonneins
  • 1210. Janvier : Raymond de Toulouse se rend à Rome auprès du pape Innocent III pour plaider sa cause. Il obtient la levée de l’interdit et de son excommunication et la possibilité de se justifier devant un concile.
    • Au printemps Innocent III approuve oralement la confrérie des frères mineurs (ordo fratrum minorum, l’ordre franciscain fondé par François d’Assise).
    • 15 juin–22 juillet : Siège et prise de Minerve par Simon IV de Montfort, 140 cathares sont brûlés sur le bûcher.
    • septembre, le comte de Toulouse est excommunié une deuxième fois devant un concile à Saint-Gilles.
    • 18 novembre : L’empereur Othon IV de Brunswick, qui, en dépit de ses accords avec le pape, a entrepris la conquête de la Toscane puis de la Sicile, est excommunié et déposé. Innocent III lui oppose le fils d’Henri VI et de Constance de Sicile, Frédéric II, qui atteint sa majorité.
    • Novembre : Pons de Bruyères-le-Châtel prend le château de Puivert.
    • 23 novembre, Termes tombe aprés 9 mois de siège.
    • création de l’Ordre des Franciscains.
    • 20 décembre : Dix disciples d’Amaury de Chartres sont brûlés sur décision d’un concile réuni à Paris. Le concile fait brûler également les livres de David de Dinan et condamne la philosophie naturelle d’Aristote.
    • Allayrac, Bram, Pennautier tombent à leur tour.
  • 1211. 6 février : Raymond VI est excommunié au concile d’Arles. Ses terres deviennent exposées et n’importe quel seigneur catholique peut s’en emparer.
    • 17 avril : L’excommunication du comte de Toulouse est confirmée par Innocent III.
    • Avril : Victoire du comte de Foix sur les croisés à la Bataille de Montgey.
    • 3 mai, prise de Lavaur 400 cathares au bûcher.
    • fin mai, prise des Cassés, 91 cathares brûlés. Prise de Toulouse.
    • 5 juin : Donation de Trencavel à Montfort.
    • 29 juin : Échec du premier siège de Toulouse.
    • Juillet : Échec des croisés devant Foix.
    • 26 septembre : Simon IV de Montfort est assiégé dans Castelnaudary, par les comtes de Toulouse et de Foix. Après cette bataille, la guerre albigeoise passe dans sa phase politique. C’est vraiment la lutte du nord contre le midi.
    • Concile de Tarnovo contre les bogomiles.
    • Cahuzac, Coustaussa, Gaillac, La Garde, La Grave, La Guépie, Montaigu, Moncuq, Montferand, Montgey, Puy-Celsi, Rabastens, tombent aux mains ennemies.
  • 1212. 80 hérétiques sont jugés à Starsbourg.
    • Pierre de Vaux de Cernais se rend en Albigeois.
    • Prise d’Agen par Simon de Montfort.
    • 1er décembre, Simon de Montfort réunit une assemblée à Pamiers pour statuer sur le sort politique et juridique des vaincus.
    • 12 mars : L’abbé de Cîteaux Arnaud Amaury, légat du pape, est établi archevêque de Narbonne, Guy, l’abbé des Vaux-de-Cernay évêque de Carcassonne la même année.
    • 19 mars : Fondation de l’ordre des « dames pauvres » ou ordre des Clarisses par Claire de Favorino sur le modèle des Franciscains. Elle rédige une règle austère vers 1247–1252.
    • 5–9 avril : Siège et prise d’Hautpoul par les croisés.
    • Simon IV de Montfort reprend une à une un certain nombre de cités de l’Albigeois et du Quercy qui s’étaient révoltés contre l’occupation des Croisés.
    • 20–21 mai : Prise de Saint-Antonin-Noble-Val par Simon de Montfort
    • 3 juin : Simon IV de Montfort commence le siège de Penne-d’Agenais après être entré dans Agen.
    • 14 août-8 septembre : Siège et prise de Moissac par les croisés. Massacre de la garnison toulousaine.
    • Ananclet, Auterive, Biron, Castelsarrasin, Cauzac, Hautpoul, L’Isle, Moissac, Montaut, Muret, Penne d’Albigeois, Saint Marcel, Saint-Michel, Samatan, Saint Gaudens, Verdun sur Garonne tombent.
    • Fin novembre : Parlement de Pamiers contre l’hérésie, débouchant en décembre à la rédaction des statuts de Pamiers, imposant les coutumes de Paris en Toulousain et Albigeois.
  • 1213. début de l’année, le Prince Louis, prend la Croix.
    • 27 janvier, Raymond VI, comte de Toulouse rend hommage à Pierre II d’Aragon, hommage qui dura jusqu’à la bataille de Muret, le 12 septembre.
    • 12 décembre, bataille de Muret. Victoire de Simon IV de Montfort contre le roi d’Aragon, Pierre II et son beau-frère le comte Raymond VI de Toulouse. L’affrontement a lieu au pied du château de Muret où les croisés, plus disciplinés, écrasent le vainqueur de Las Navas de Tolosa qui est tué dans la bataille.
    • Exil de Raymond VI en Angleterre.
    • Début du règne de Jacques Ier le Conquérant (1208–1276), roi d’Aragon.
    • Concile de Paris XXII, qui rappelle aux évêques leurs devoirs de charité et d’hospitalité.
    • siège de Casseneuil, massacre et destruction totale.
  • 1214. 27 juillet*. Bataille de Bouvines.
    • Prise de Dome, et de Montfort en Périgord.
  • 1215. 8 janvier : Le concile de Montpellier demande au pape de confier les biens de Raymond VI de Toulouse à Simon IV de Montfort.
    • 14 avril : Dominique de Guzmán (vers 1170 – 1221) reçoit à Toulouse l’héritage du bourgeois Pierre Seilhan pour une communauté religieuse qu’il vient de fonder, l’ordre des Frères prêcheurs, ordre mendiant et prêcheur destiné à l’origine à lutter contre l’hérésie cathare, suivant la règle de saint Augustin, légèrement modifiée.
    • 19 avril, jour de Pâques, Louis le Lion arrive à Lyon avec des troupes pour participer à la croisade des Albigeois. Inquiet, Simon IV de Montfort le rejoint et les deux hommes entrent à Montpellier, Narbonne et Toulouse. Il se séparent à Montauban le 8 juin.
    • 11 novembre : Ouverture du IVe concile du Latran après 2 ans et demi de préparation. Ce concile organise la cinquième croisade, impose aux chrétiens de se confesser et de communier une fois l’an et impose le port d’un vêtement particulier aux juifs et aux musulmans et leur interdit toutes charges publiques. Il consacre aussi la suzeraineté pontificale sur la Sicile et l’Angleterre et décrète la centralisation de l’administration de la papauté dont le prestige est à son zénith (fin le 30 novembre).
    • Au concile du Latran, l’évêque de Prague, dépendant de l’archevêque de Mayence, soucieux d’éliminer l’influence laïque dans l’Église, obtient une relative liberté de nomination aux charges ecclésiastiques.
    • Le pape Innocent III confirme la fondation de l’ordre mendiant des frères prêcheurs (ordo praedicatorum) fondé à Toulouse par le chanoine castillan Dominique de Guzmán. L’ordre envoie ses compagnons à travers le monde pour répandre un nouveau style de prédication itinérante exigeant une pauvreté radicale (1218–1221).
    • 14 décembre : Montfort est institué comte de Toulouse suite aux débats du concile du Latran. La garde du marquisat de Provence est confiée au pape pour le comte mineur, Raymond VII de Toulouse.
    • Persécution d’hérétiques à Colmar.
  • 1216. avril, Simon de Montfort reçoit l’investiture du roi pour le Languedoc.
    • Mai : Raymond VI de Toulouse et son fils, le futur Raymond VII, débarquent à Marseille, réunissent des troupes, entrent dans Beaucaire et assiègent la citadelle où s’est réfugié la garnison. Simon IV de Montfort se porte aux devants de lui. Toulouse en profite pour se révolter.
    • 6 juin : Simon IV de Montfort arrive à Beaucaire occupée par Raymond VI de Toulouse.
    • 24 juillet : Début du pontificat d’Honorius III (fin en 1227). Il appelle à la cinquième croisade.
    • 24 août : Abandon du siège de Beaucaire par Simon IV de Montfort.
    • entrée de Simon de Montfort à Toulouse, démantèlement des remparts.
    • 22 décembre : le pape Honorius III confirme l’ordre des dominicains de Dominique de Guzmán par la bulle Religiosam vitam.
  • 1217. Simon de Montfort prend Crest en Dauphiné, La Bastide, Monteil, Montgrenier, Peyrepertuse.
    • 13 septembre : Reconquête de Toulouse par Raymond VII.
    • 22 septembre : Guy de Montfort commence le siège de Toulouse (fin en 1218).
  • 1218. 25 juin : Simon IV de Montfort est tué lors du siège de Toulouse qu’il tente de reprendre à Raymond VII de Toulouse par le jet d’une perrière manœuvrée par des femmes des remparts de la ville.
    • 25 juillet : Amaury VI de Montfort lève le siège de Toulouse.
    • fin décembre, mort de Pierre des Vaux de Cernay.
  • 1219. 1er juin : Prise et massacre de Marmande.
    • 17 juin-1er août : Le prince Louis le Lion fait en vain le siège de Toulouse.
      siège de Marmande par Louis VIII.—Chanson de la Croisade.—
  • 1220. Février, Seconde croisade contre les Albigeois : Raymond VI de Toulouse reprend Montréal.
    • 10 mars, Le siège de Castelnaudary est levé par les croisés d’Arnaud Amaury, qui se retranche à Carcassonne.
    • Juin, Raymond-Roger de Foix reprend Fanjeaux, Limoux et Pieusse avant de poursuivre la reconquête dans le Carcassès.
    • Le 8 août 1221, saint Dominique meurt à Bologne après une longue maladie. Il est canonisé en 1234 par Grégoire IX, qui fixa sa fête au 4 août — un an avant que l’ordre créé par Dominique ne soit impliqué par le pape dans une nouvelle méthode de lutte contre l’hérésie : l’Inquisition.
  • 1222. Raymond VI décède, toujours excommunié, des suites d’une brève maladie le 2 août 1222.
  • 1223. Mars : Mirepoix est libéré et Guy Ier de Lévis doit gagner Carcassonne.
    • Mai : Trêve entre Raymond VII de Toulouse et Amaury VI de Montfort.
    • 6 juillet : Concile de Paris contre les Albigeois.
    • 6 août : Louis VIII est sacré à Reims avec sa femme Blanche de Castille. Il soumet et rattache la totalité du Poitou et de la Saintonge au royaume de France, mais doit compter avec la révolte des seigneurs du Languedoc.
    • 29 novembre : Le pape Honorius III approuve la Règle de l’Ordre des frères mineurs.
  • 1224. 14 janvier : Capitulation d’Amaury VI de Montfort, assiégé à Carcassonne par Raimond II Trencavel. Il cède à Louis VIII le Carcassès et l’Albigeois. Amaury VI de Montfort se rend auprès du roi de France et en février lui cède ses droits sur le comté de Toulouse.
  • 1225. Concile cathare de Pieusse. Benoît de Termes est ordonné évêque du Razès.
    • 29 septembre, mort d’Arnaud-Amaury, archevêque de Narbonne.
  • 1226. 28 janvier : Raymond VII de Toulouse est excommunié dans une assemblée tenue à Paris. Le roi de France prend la croix le 30.
    • 10 juin : Début du siège d’Avignon.
    • 12 septembre : Avignon, assiégée depuis trois mois par les troupes du roi de France Louis VIII capitule. Le roi reçoit la soumission du Languedoc.
    • 14 septembre, Nicolas de Corbie, récemment nommé évêque d’Avignon, porte le Saint Sacrement à une chapelle bâtie en l’honneur de la Sainte Croix hors les murs de la ville (où se trouve actuellement la chapelle des Pénitents Gris), en une procession à laquelle aurait assisté le roi Louis VIII, revêtu d’un sac couleur de terre, ceint d’une corde, la tête nue et un flambeau à la main, suivi de toute sa cour et d’une foule innombrable.
    • 17 septembre, Une crue du Rhône, cinq jours après la reddition de la ville aux troupes du roi Louis VIII qui assiégeaient la cité depuis le début de l’été. À quelques jours près, elle eût été sauvée.
    • François d’Assise meurt le 3 octobre 1226, dans la chapelle du Transito. Il laisse un testament où il professe son attachement à la pauvreté évangélique et à la Règle.
    • 8 novembre, Mort de Louis VIII de la dysenterie en Auvergne, au retour de son expédition en Languedoc.
  • 1227. 28 février : Réuni pendant le carême, le concile de Narbonne proclame le port de la rouelle obligatoire pour les Juifs et l’interdiction pour eux de sortir pendant la Semaine sainte. Les prélats doivent les protéger des humiliations des chrétiens, notamment pendant ladite semaine.
  • 1229. 12 avril : Traité de Meaux-Paris entre Saint Louis et Raymond VII comte de Toulouse cédant la plus grande partie du Languedoc à la France et mettant fin au conflit albigeois. Alphonse de Poitiers, fils de Louis VIII, épousera Jeanne, fille de Raymond VII.
    • Novembre : Clôture du concile de Toulouse, commencé en juillet. Fin de la guerre contre les Albigeois, répression de l’hérésie par l’inquisition épiscopale, fondation de l’Université de Toulouse.
  • 1230. 28 septembre : Bulle Quo elongati. Les Franciscains ont l’usage, non la propriété des biens dont ils jouissent.
  • 1231. Les cathares et les Seigneurs Faydits se réfugient à Montségur.
    • 11 octobre : Le pape Grégoire IX charge Conrad de Marbourg de mettre en place, dans tout l’Empire, des instances du tribunal d’Inquisition. Après l’échec de l’inquisition épiscopale dans sa lutte contre les cathares, le pape crée l’Inquisition proprement dite qu’il confiera aux ordres mendiants.
    • mort de Foulque de Marseille, évêque de Toulouse.
  • 1232. 8 février : bulle IIIe humani generis. Le pape Grégoire IX institue l’Inquisition pontificale qu’il confie aux Frères précheurs.
    • 24 août : Synode cathare de Guilhabert de Castres à Montségur.
  • 1233. 13 avril : Premiers inquisiteurs nommés par la papauté en France parmi les Frères prêcheurs. Robert le Bougre est nommé en Bourgogne.
    • 29 avril, le pape confirme l’Université de Toulouse “pour faire fleurir la foi catholique dans ces contrées”.
    • Trois Dominicains sont jetés dans un puit à Cordes.
  • 1234. 13 mars : Jeanne de Toulouse épouse Alphonse de Poitiers.
    • 27 mai, Massacre des Stedinger, hérétiques manichéens de Frise, à la bataille d’Altenesch.
    • 3 juillet : Canonisation de Dominique de Guzmán, fondateur de l’ordre des prêcheurs par le pape Grégoire IX.
    • 14 octobre : Le pape Grégoire IX encourage la croisade contre les Bogomiles en Bosnie (fin en 1239).
    • Raymond VII publie les “statuts contre les hérétiques”
    • L’inquisiteur Arnaud Cathala fait exhumer des morts à Albi, en état d’hérésie. Il est molesté par la foule.
    • Les inquisiteurs Guillaume Arnaud et Pierre Seila condamnent 210 personnes au bûcher à Moissac.
    • A Narbonne, le peuple saccage le couvent des Dominicains.
  • 1235. 6 novembre : Les dominicains sont expulsés de Toulouse par les consuls sur ordre du comte.
  • 1236. 10 juin : Le concile de Tours décrète l’interdiction pour les chrétiens de tuer les Juifs, de les battre et de voler leurs biens.
  • 1237. 24 juillet : Les inquisiteurs excommunient le viguier et les consuls de Toulouse qui ont refusé d’exécuter les sentences prononcées contre les hérétiques. Raymond VII de Toulouse obtient la suspension de l’Inquisition dans ses États pour quatre ans, effective en octobre.
  • 1239. 13 mai, Autodafé en présence du comte de Champagne, de 183 hommes et femmes convaincus d’hérésie cathare au château du Mont Aimé (alors Mont-Guimar ou Guimer) à Bergères les Vertus en Marne.
  • 1240. 25 juin : Controverse avec les Juifs à propos du Talmud en présence de Louis IX de France et de Blanche de Castille. Le procureur, le Juif apostat Nicolas Donin, obtient la condamnation du Talmud qui sera brûlé publiquement le 6 juin 1242.
    • 17 septembre: Révolte du vicomte Raimond Trencavel aidé d’Olivier de Termes. Il assiège Carcassonne.
    • 11 octobre : Raimond Trencavel doit lever le siège de Carcassonne après l’intervention de l’armée royale.
  • 1241. 24 juin, Le roi de France Louis IX tient une « grande cour » à Saumur. Il investit son frère Alphonse du comté de Poitou et de l’Auvergne, et de l’Albigeois.
    • Révolte contre le roi de France Louis IX du comte de la Marche, Hugues de Lusignan, du comte de Toulouse, Raymond VII, avec le soutien du roi d’Angleterre, Henri III.
  • 1242. Avril : Rébellion de Raymond VII de Toulouse.
    • 28 mai : Massacre de quatre inquisiteurs à Avignonet. Raymond de Toulouse est excommunié le 6 juin.
  • 1243. Janvier : Traité de Lorris. Raymond VII de Toulouse fait acte de soumission à Louis IX de France, imité par le comte de Foix et le vicomte de Narbonne.
    • 18 avril : Raymond VII de Toulouse en désaccord avec les Inquisiteurs qui l’ont excommunié, porte ses plaintes au concile de Béziers.
    • Mai : Début du siège de Montségur sur décision du concile de Béziers.
    • 10 juillet : Brefs du pape Innocent IV demandant la poursuite de la répression de l’hérésie cathare. Les Dominicains sont définitivement chargés de l’Inquisition.
    • Ramon Damors apporte à bertrand marty à Montségur des lettres de l’évêque cathare de Crémone.
    • novembre, Durand, évêque d’Albi amène des renforts aux assiégeants de Montségur. Ses connaissances techniques lui permettent d’installer une pierrière sur le Roc de la Tour et de bombarder une barbacane qui, située sur la crête, défend l’accès au château.
    • 2 décembre, Innocent IV accorde l’absolution à Raymond VII.
    • un concile se tient à Narbonne en présence des chefs des assiégeants.
    • Au cours du siège, vers Noël 1243, plusieurs cathares quittèrent le château et se glissèrent entre les lignes françaises.
  • 1244. En janvier 1244, Péreille et Mirepoix font venir Bernard de la Vacalerie, un constructeur de machines de sièges, qui en construit plusieurs pour contrer le tir des Français. En février, la barbacane, qui subit depuis trois mois les bombardements est prise par les Français. Démoralisé, manquant de soldats, Raymond de Péreille, avec le consentement du chef cathare Pierre Marty décide de négocier la reddition du château. Les pourparlers commencent le 1er mars. Hugues d’Arcis accepte les conditions demandées par Raymond de Péreille :
    • reddition de la forteresse au bout de quinze jours,
    • pardon à tous les défenseurs, y compris ceux qui participèrent au massacre d’Avignonet, mais ils doivent passer devant l’Inquisition et subir éventuellement une peine légère,
    • vie sauve aux autres habitants du château qui abjurent leur foi cathare, ceux qui le refusent seront par contre brûlés.
  • 16 mars. La forteresse est livrée le 16 mars. Certains des cathares, au nombre de deux cent quinze à deux cent vingt, refusent d’abjurer et sont livrés aux flammes. Le château est confié en 1245 à Guy II de Lévis seigneur de Mirepoix, qui le fait rebâtir peu après. Après le bûcher, l’église cathare est complètement désorganisée. Les dernières citadelles, Quéribus et Niort se rendent en 1255 et les Parfaits se réfugient en Lombardie.
  • 1246. Mars : Procès d’hérétiques à Toulouse.
    • Saint Louis prescrit l’érection de prisons spéciales pour les hérétiques à Carcassonne et à Béziers.
  • 1249. Le comte de Toulouse fait brûler 80 cathares à Barleiges.
    • 27 septembre : À la mort de Raymond VII, sans enfant mâle le comté de Toulouse passe à Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX et époux de Jeanne de Toulouse.
  • 1252. février : L’université de Paris adopte un statut qui limite le nombre de chaires à une par couvent. Les maîtres séculiers entament leur lutte contre les ordres mendiants (fin en 1260).
    • 15 mai : Le pape Innocent IV autorise l’Inquisition à recourir à la torture contre les hérétiques par la bulle Ad exstirpanda.
  • 1254. 7 septembre : Louis IX de France entre à Paris après six ans d’absence.
    • Gérard de Borgo San Donnino reprend les idées de retour à la pauvreté évangélique de Joachim de Flore dans son Introduction à l’Évangile éternel. Ces idées seront reprise par les mouvements franciscains non conformistes (spirituels, fraticelles).
    • Alphonse de Poitiers, frappé de troubles de la vue à son retour de croisade, demande les soins d’un médecin juif aragonais, un Crescas. Celui-ci, craignant d’aller en France, soigne le comte de Toulouse à distance, par messagers interposés.
  • 1255. 8 mai : Le concile de Béziers décide d’envoyer des renforts au connétable de Carcassonne, Pierre d’Auteuil qui a entrepris le siège du château de Quéribus au printemps.
    • Été : Chute de Niort, l’un des derniers bastions du catharisme occitan.
  • 1256. Mars : Chute de Quéribus. La place se rend en mars 1256 après la capture de Chabert de Barbaira par Olivier de Termes. Après sa prise il est intégré au dispositif de défense de la frontière de la France avec l’Aragon.
  • A partir de cette date…. La diaspora cathare se dissémine et rentre complètement dans la clandestinité. En 1322, à Villerouge Termenés, on brûle le dernier Bon Homme, Guilhem Bélibaste. Les quelques derniers hérétiques furent emprisonnés, jusqu’à ce qu’à partir de 1329, on n’entendit plus parler de « Bons Hommes » ni de « Bonnes Femmes » en pays occitan.

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…

Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !