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La Buèges, chroniques d’une vallée

…Que serait l’histoire locale si elle était réservée à quelques spécialistes éloignés qui risqueraient de négliger tout ce qui fait la densité humaine et sociale de la vie rurale!...
Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

Le Livre des Faits de Jaume Ier

Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle

Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !

Les Vikings attaquent !

Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…

Pour que des projets puissent émerger, nous invitons toutes les personnes intéressées par l’univers germanique, (“viking”, Varègues et autres peuples Scaldes), habitant dans les régions méditerranéennes à se faire connaître en utilisant le contact de la page Fils d’Odin.

Vous trouverez sur cette page un formulaire de contact que vous pouvez utiliser comme Forum, et quelques adresses utiles…pour le reste, c’est à vous de jouer!

Alors n’hésitez pas à communiquer votre passion, nous rappelons que tous vos textes, photos sont les bienvenus sur ce site.

Noms de lieux, objets et mots “savants”, vous trouverez ici quelques explications détaillées, grâce aux sources de documentation diverses. Nous vous invitons aussi à utiliser Wikipédia.

Dictionnaire Général

Dernière mise à jour : 2012-05-17 17:30:57

A . B . C . D . E . F . G . H . I . J . K . L . M . N . O . P. Q . R . S . T . U . V. W . X . Y . Z

A. comme abbayes

Abbadides : dynastie arabe régnante à Séville au XIe siècle.

Abbassides : dynastie de califes régnants de 750 à 1258 sur l’empire musulman de Bagdad. Fondée par Abu al Abbas Abd Allah, ils régnèrent jusqu’à la prise de Bagdad par les Mongols en 1258.

Abbatiale :

  • Église principale d’une abbaye.
  • (adjectif). Qui a un rapport avec l’abbaye, l’abbé, ou l’abbesse.

Abbaye :

  • Communauté de moines ou de moniales dirigée par un abbé ou abbesse.
  • Bâtiment abritant cette communauté.

Abbé, abbesse : dirigeant(e) d’une abbaye.

Abdicataire : personne qui a abdiqué.

Abeillage : L’abeillage est un impôt seigneurial en nature conférant au seigneur féodal une certaine portion du miel issu des ruches de ses vassaux. Ce droit lui donnait aussi la propriété des abeilles éparses et non poursuivies.

Abjurer, abjuration : renoncer solennellement à une religion, croyance ou opinion.

Abside :

  • Du latin absis lui même dérivé du grec ἁψίς (voûte, arcade), extrémité du cœur d’une église, de forme semi-circulaire ou semi-polygonal, plus rarement rectangulaire.
  • Siège de l’autel.

Acapte : Droit de mutation qui survient à la mort du seigneur ou lors de la mort du censitaire. On utilise le plus souvent l’acapte pour désigner le droit dû à la mort du seigneur et l’arrière-acapte pour désigner le droit dû par le nouveau tenancier à la mort de son prédécesseur. Mais on trouve aussi l’inverse.

Acte : Acte cérémoniel par lequel l’impétrant est fait chevalier et reçoit ses armes. A partir du XIIe siècle, l’Église s’empare du cérémonial et c’est monsieur l’évêque lui-même qui procède au sacrement, à la bénédiction de l’épée ainsi qu’à la grande messe.

Adoubement : cérémonie d’armement du chevalier. Rituel laïque, à l’origine une simple tape sur l’épaule, puis devient semi-religieuse.

Au Moyen Âge, l’adoubement était une cérémonie officielle à laquelle de nombreux nobles assistaient et qui consistait à consacrer un homme comme chevalier du roi. Tout homme de bonne naissance, après avoir été page puis écuyer pouvait devenir chevalier.

La nuit avant la cérémonie est dédiée à la méditation et à la prière. S’ensuit la cérémonie de l’Hommage pendant laquelle l’écuyer doit prêter hommage à son suzerain qui lui remet ses investitures, soit un étendard, symbole du fief. À partir de ce moment, l’écuyer est chevalier, mais aussi vassal du seigneur à qui il a prêté serment. Un chevalier peut prêter serment à plusieurs suzerains et ainsi posséder plusieurs fiefs, mais il doit exprimer quel est son hommage lige (ou hommage principal) si cette situation se produit. Dans ce cas alors, et s’il y a guerre ou mésentente entre ses suzerains, le chevalier est tenu d’obéir à son seigneur-lige si celui-ci lui ordonne de combattre à ses côtés.
Tout page, écuyer ou chevalier qui ne remplissait pas ses engagements était considéré comme un félon.

Afforage : Droit du seigneur à se faire remettre une certaine quantité de vin ou de bière lors de la mise en perce d’un tonneau (perçage du trou destiné au tirage de la boisson).

Affouage : Droit de prendre du bois de chauffage dans une forêt. Cela peut être le cas pour la communauté d’habitant dans la forêt seigneuriale ou pour le seigneur (chauffage du four banal) dans une forêt qui appartient aux habitants.

Afféagement : L’afféagement est un droit féodal qui consiste à démembrer un fief en lui soustrayant des terres dont le preneur doit payer le cens en nature ou en argent.
Ce droit permet au moment des grands progrès agricoles du XVIIIe siècle de mettre en valeur les terres incultes. Les prix agricoles étant alors élevés, l’opération est d’un bon rapport. Les paysans y sont très hostiles car ils perdent ainsi des terres où ils pratiquent la vaine pâture; par contre les bourgeois sont preneurs avec leurs fermiers ou leurs métayers.
Cession par le seigneur à un acquéreur, contre une redevance, d’une partie du domaine seigneurial ou des terres nobles.

Agnatique : Agnatique signifie qui appartient aux agnats (membre d’une même famille, par les hommes). La famille se compose donc exclusivement des personnes ayant reçu du même ancêtre, de mâle à mâle, le même sang et le même culte. Ce sont les agnats.
Au pluriel, collatéraux descendant par mâles d’une même souche masculine.

Aide : service obligatoire dû par le vassal à son seigneur, obligations d’ordre militaire ou pécuniaire.

Aiguillette : s’écrit aussi aiguillète

  • cordon ou ruban garni à chaque extrémités de ferrets (sorte de pointes en fer ou autre métal) qui sert à lier deux éléments de l’habillement. Elle peut servir aussi d’ornement.
    Aiguilleter (vieilli), attacher avec des aiguillettes. Par exemple, aiguilleter ses chausses à son pourpoint.
  • nouer l’aiguillette : faire un prétendu maléfice auquel on attribuait le pouvoir d’empêcher la consommation du mariage.

Alleu ou Franc-alleu : du francique alôd, héritage libre de tous devoirs féodaux, y compris de droits de mutation appelés lods. Un alleu est une terre possédée en propriété complète, opposé aux fiefs ou aux censives impliquant une redevance seigneuriale. Il s’agit donc d’une terre ne dépendant d’aucune seigneurie foncière.
Selon la loi salique (72e titre), le mot alleu exprime les fonds héréditaires par opposition aux acquêts. Sous les Carolingiens, l’alleutier doit la dîme à l’Église et l’aide militaire au souverain si celui-ci est attaqué, car seul le roi se déclare seigneur de tous les alleux.
À la suite du délitement de l’ordre carolingien en raison du développement de la féodalité à partir du Xe siècle, l’alleu désigne un bien possédé en pleine propriété, sans seigneur et le plus souvent hérité :
l’alleu noble, par opposition au fief, ne comporte ni hommage ni services nobles, une terre est alors soit un alleu, soit un fief.
L’alleu paysan, par opposition à la censive, est une terre indépendante de tout seigneur foncier, qui n’entraîne ni redevance, ni service, ni droit.
Les alleux sont définis comme un domaine en pleine propriété, libre de toute redevance, le plus souvent hérité. Il existe des alleux ecclésiastiques (l’église fait sortir de la hiérarchie féodale des terres) et des alleux laïcs.
Alleux simple : propriété privée indépendante (sans pouvoir politique)
Alleux justicier : droit de justice sur les populations (ne dépend pas de la féodalité mais du roi)
Alleux militaire ou souverain : principauté indépendante (titulaire indépendant de la féodalité et du roi)
Les Alleux deviennent des placements fonciers (église et riches bourgeois).

Sous la pression guerrière des féodaux, les alleux ont eu tendance à être transformés en fiefs. Après avoir poussé un propriétaire à déguerpir son alleu (c’est-à-dire à l’abandonner), le seigneur qui le saisit le lui rend en fief de repris. L’ancien propriétaire lui doit alors des services mais jouit de sa protection.
L’alleu a été surtout répandu dans le Midi.

Alleutier : propriétaire d’un alleu

A.M.D.G.: abréviation religieuse de Ad majorem Dei gloriam (pour la plus grande gloire de Dieu). Ces initiales servaient d’épigraphes dans la plupart des livres émanant de l’ordre des jésuites.

Amigaut : fente à l’avant d’un vêtement au niveau du col pour faciliter le passage de la tête, parfois pourvu d’un bouton ou d’une broche permettant la fermeture.

Annales : les annales sont une forme d’écrit historique concis, qui détaillent ou recueillent des événements dans un ordre chronologique.

Antrustion : chez les Francs et les Mérovingiens, l’antrustion était un homme libre qui avait juré fidélité à la personne du roi et l’accompagnait notamment dans ses campagnes guerrières.

Apanage : un apanage est une concession de fief, prise sur le domaine royal, faite par le souverain régnant aux fils puînés exclus de la succession par le droit d’aînesse. Le système d’apanage a été utilisé pour éviter les révoltes des fils cadets, qui se trouvaient sans héritage, tout en évitant un affaiblissement du royaume. Le mot apanage ou appanage vient du bas-latin ad panem qui signifie pour donner du pain (panem).

La pratique des apanages se développe avec l’extension de l’autorité royale à partir du XIIIème siècle, puis disparaît à partir de la fin du Moyen Âge avec l’affirmation de l’autorité exclusive de l’État royal. Le système de l’apanage a influencé fortement la construction territoriale de la France et explique le blason de plusieurs provinces de France. Par ailleurs, l’apanage de Bourgogne est à l’origine de l’État belge, par l’action de ses ducs, favorisée par leurs positions à la cour des rois de France.

Apothicaire : équivalent des pharmaciens avant 1777, avaient pour principale activité la vente de leurs préparations pharmaceutiques. Appartenant à la corporation des épiciers, ils vendaient aussi des épices, du sucre. De nouvelles fonctions incombèrent ainsi progressivement aux apothicaires, contrôle des marchandises et surveillance des poids et mesures. Conséquence sans doute naturelle du régime corporatif, de nombreux conflits s’élevèrent entre les divers corps de métiers.

Araire : considéré à tort comme une charrue ou comme l’ancêtre de la charrue. En fait, ces deux instruments agricoles ont coexisté au fil des siècles, chacun a son rôle. L’araire le plus souvent en bois, scarifie le sol, de façon superficiel, c’est l’arairage. La charrue est pour sa part un instrument au soc dissymétrique qui travaille la terre en profondeur, et la retourne, c’est le labourage.


Araire utilisé en Roussillon au XXe siècle.

Arbalétrière : voir meurtrière

Archère, archière : voir meurtrière.

Arianisme : doctrine d’Arius (256–336) qui défend la position selon laquelle la divinité du Très-Haut est supérieure à celle de son fils fait homme.

Arme d’hast : arme dont le fer est fixé au bout d’un long manche (hampe).
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Arnulfien : les Arnulfiens sont les membres d’un lignage de la noblesse franque d’Austrasie issu agnatiquement d’Arnulf, évêque de Metz de 613 à 626. Ce lignage s’unit ensuite à celui des Pépinides avec le mariage d’Ansegisel et de Begga. Leur petit-fils Charles Martel, sera le père du premier roi carolingien Pépin le Bref. Les descendants en ligne agnatique d’Arnoul de Metz sont donc appelés Arnulfiens, jusqu’à Charles Martel à partir duquel on parle de Carolingiens. Néanmoins, du fait que les derniers Arnulfiens ont puisé leurs noms, une grande partie de leur puissance et de leur prestige chez leurs ancêtres cognatiques, certains auteurs les appellent improprement Pépinides.

Assommoir : dans une place forte, il s’agit d’une trappe placée au-dessus d’un couloir permettant aux défenseurs de laisser tomber des pierres, du sable ou des liquides bouillants sur l’assaillant. On en trouve aussi au dessus des portes en bois, il donnait en plus la possibilité de jeter de l’eau en cas de tentative d’incendie de la porte.

Austrasie : L’Austrasie (territoires de l’est) désignait durant la période mérovingienne un royaume franc couvrant le nord-est de la France actuelle, les bassins de la Meuse et de la Moselle, jusqu’aux bassins moyen et inférieur du Rhin. La capitale en fut d’abord Reims, puis Metz. Les habitants de l’Austrasie étaient les Austrasiens.

Ce royaume est apparu à la mort de Clovis en 511, lorsque le territoire de celui-ci est partagé entre ses fils. Cependant, le nom d’Austrasie n’est mentionné la première fois que pendant le règne de Childebert II. Berceau de la dynastie carolingienne, l’Austrasie disparaît en 751 avec le dernier roi mérovingien pour être intégrée dans le grand royaume franc que réunirent Pépin le Bref et Charlemagne.

B. comme Bretagne

Ban : à l’origine le ban est une proclamation ayant force de loi. Il devient le pouvoir seigneurial, puis par métonymie, désigne le territoire ou les personnes sur lequel il s’applique. Il en découle de nombreuse expressions dont le ban et l’arrière-ban, qui désigne les vassaux directes et les vavassaux. Au figuré désigne les amis, ou la famille plus ou moins proche;

Banneret : seigneur qui a le droit d’arborer une bannière au combat, de regrouper ses vassaux en une unité et de les diriger. Le banneret doit disposer de capacité financière à entretenir des troupes nécessaires pour lever sa bannière au combat et la défendre.

Bannière : drapeau représentant le seigneur banneret autour duquel se regroupent les vassaux rassemblés par le ban.

Banquelet : décoration de ceinture constituée d’une barrette métallique clouée ou rivetée dans le sens de la largeur.

Baptistère : Un baptistère est un bâtiment spécifiquement destiné à pratiquer le baptême, chez les chrétiens. Comportant une cuve baptismale (elle a parfois disparu), il est adossé à une église ou le plus souvent à une cathédrale. Ces édifices sont souvent, comme les fonts baptismaux qu’ils abritaient, de formes ronde ou polygonale.

L’ampleur prise par la cérémonie sacramentelle et la splendeur du bâtiment reflètent l’importance du sacrement pour les chrétiens de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance.
Les baptistères ont été construit à une époque où l’Église baptisait un grand nombre de catéchumènes adultes, et où le baptême par immersion était la règle. Avant que Constantin ne donne un statut officiel au christianisme, on n’en trouve pas trace ailleurs. Du IVe siècle jusqu’au début du VIe siècle, les fonts baptismaux étaient disposés sous le porche de l’église, ou dans l’église elle-même. Après le IXe siècle, lorsque le baptême des nouveau-nés est devenu la règle, peu de baptistères sont construits.
Les baptistères étaient fréquemment de grande taille, si grands que certains conciles ou synodes se sont tenus dans un baptistère. Cette grande taille était due à plusieurs causes :
-dans l’Église primitive, c’est habituellement l’évêque en personne qui baptise les catéchumènes de son diocèse (raison pour laquelle les baptistères sont habituellement rattachés à une cathédrale et non à une église paroissiale)
-ce rite ne pouvait se tenir que trois fois par an.

Barbacane : le terme Barbacane désignait pendant le Moyen Âge un ouvrage de fortification avancé qui protégeait un passage, une porte, une poterne, ou un pont fortifié et qui permettait à la garnison d’une forteresse de se réunir sur un point saillant à couvert, pour faire des sorties, pour protéger une retraite ou l’introduction d’un corps de secours.

Les armées qui campaient avaient le soin d’élever devant les entrées des camps de vastes barbacanes, qui permettaient aux troupes de combiner leurs mouvements d’attaque, de retraite ou de défense. Au moment d’un siège, en dehors des murs des forteresses, on élevait souvent des barbacanes, qui n’étaient que des ouvrages temporaires, et dans lesquels on logeait un surcroît de garnison. Mais, le plus souvent, les barbacanes étaient des ouvrages à demeure autour des forteresses bien munies.

Basse cour : Initialement, il s’agissait de la zone enceinte par une fortification castrale ou de cette enceinte elle-même. Les premiers châteaux forts médiévaux étaient constitués sur le modèle motte et basse-cour, ou motte castrale. Au XIIIe siècle, avec l’apparition de château à double enceinte, le terme désigne la partie entre ces deux enceintes. Elle servait de refuge pour les habitants du fief en cas de conflit, en contre partie ils devaient la corvée seigneuriale. Entre le donjon et l’enceinte intérieure ce trouve la haute-cour.

Bastide :

  • Le terme bastide correspond à un type de villes, créées au Moyen Âge, dans l’objectif de constituer de nouveaux foyers de population. Les bastides, nombreuses dans le Sud-Ouest de la France, étaient souvent fondées sur initiative seigneuriale, royale ou ecclésiastique (parfois conjointement). Des privilèges fiscaux furent généralement octroyés aux personnes qui acceptaient de peupler les bastides nouvellement construites.
  • Bastide est aussi un synonyme de bretèche.

Bavière : On confond souvent la Bavière avec le gorgerin, la différence étant que la Bavière est dotée d’une coque articulée ou non, venant protéger le cou et le menton.

Beffroi :

  • Baffraiz en vieux français, (appelée tour de siège au Moyen Âge) est un engin de siège en bois, construit spécialement pour protéger les assaillants et les échelles d’assaut pendant les manœuvres d’approche des fortifications. La tour était souvent rectangulaire avec quatre roues et une hauteur à peu près égale à celle du mur, ou parfois plus élevée pour permettre aux archers de tirer à l’intérieur des fortifications. Comme les tours étaient inflammables, elles devaient être protégées par un revêtement en fer ou en peaux de bête fraîchement abattues.
  • Le beffroi est une charpente de bois conçue pour isoler les murs de pierre des cloches. Il est constitué d’un entrelacement complexe de croix en chêne et repose sur un rebord en pierre dépassant des murs intérieurs de la tour. Lorsque les cloches sonnent, le matériau plus indulgent absorbe les vibrations. Si les cloches étaient reliées directement à la pierre, leurs vibrations dangereuses affaibliraient les murs qui finiraient par s’écrouler.
  • On a donné le nom de beffroi aux tours renfermant les cloches de la commune. À partir du XIe siècle, les communes libres firent élever des beffrois. Après l’obtention de leurs seigneurs du droit de s’administrer elles-mêmes par des chartes, l’érection de tels monuments marquait leur autonomie et leur puissance. De plus, une horloge sonnant les heures symbolisait un changement dans le découpage du temps. Auparavant, la journée était rythmée par les cinq prières sonnées par les clochers des églises : mâtines, nones, vêpres, etc. Le temps que marquaient ces sonneries était un temps divin. La construction d’un beffroi sonnant les heures marque le passage à un temps profane, consacré au commerce, et donc consacre l’avènement de la bourgeoisie urbaine.

Bestiaire médiéval : Le bestiaire médiéval regroupe l’ensemble des représentations animales, réelles ou mythiques, qui composent les œuvres artistiques du Moyen âge. Les manuscrits, principalement de livres religieux, ont largement utilisé les images d’animaux dans la conception des enluminures. On retrouve aussi des animaux sur les blasons, sur les chapiteaux des églises et des monastères, sur les tentures des châteaux et sur les broderies.
Pour les artistes et les populations du Moyen Âge, représenter l’animal comme faisant partie de leur quotidien était sans doute une façon d’affirmer leur foi, de dominer leurs peurs. Ils faisaient ainsi preuve de leur extraordinaire capacité à accepter le monde et ses cruautés.
Parmi les animaux les plus représentés : le cheval, le lion, le taureau, l’ours, la colombe, le cerf, le renard, la licorne, l’agneau, l’aigle, le chien, le basilic, le dragon, et le simiot.

Blanc manger : Les origines du blanc-manger sont nébuleuses, mais il semble qu’elle résulte de l’introduction par les Arabes du riz et des amandes en Europe, aux débuts du Moyen Âge. Beaucoup de noms pour des mets similaires au blanc-manger existèrent en Europe, tel le hwit moos danois au XIIIe siècle, le blanc desirree anglo-normand et le calijs néerlandais. La plus ancienne recette trouvée jusqu’à ce jour provient d’une copie d’une traduction danoise d’une recette de l’allemand datant, au plus tard, du XIIIe siècle, laquelle étant basée sur des manuscrits en langue romane ou en latin datant du XIIe siècle siècle ou d’une période antérieure.
Recette de Taillevent : ”Prenez amendes eschaudées et pelées, et le broyez très bien, et les deffaictes d’eaue boulue; puis, pour faire la lieure pour les lyer, fault avoir du ris batu ou de l’amydon. Et quandt son layt ara esté boulu, le fault partir en plusieurs parties, en deux potz, qui ne veult faire que de deux couleurs, et, qui le veult, faire en iii ou iiii parties; et convient qu’il soit fort lyé autant que seroit froumentée, tant qu’il ne se puisse reprendre quant il sera drecié ou plat ou en l’escuelle; puis prenez orcanet, ou tornesot, ou asur fin, ou persil, ou salmonde, ou ung petit de saffren coullé avec la verdure, affin qu’il tienge mieulx sa couleur quant il sera boullu; et convient avoir du sang de porc et mettre tremper dedans l’orcanet ou tournesot, et l’azur pareillement. Et gectez du succre dedans le lait quand il bouldra, pour tirer arrière, et le sallez, et remuez fort, tant qu’il soir renforcy et ayt prins sa couleur telle que luy vouldrez donner.

Bliaud ou bliaut : est un vêtement médiéval, mixte, apparu dans les cours de France et d’Angleterre au cours du XIIe siècle. Il se compose d’une longue robe très ample, et très serrée à la taille. Ce vêtement se caractérise aussi par ses manches, serrées de l’épaule jusqu’au coude, puis de plus en plus larges, allant jusqu’à toucher le sol. Ces manches étaient souvent portées rattachées ou nouées pour ne pas gêner les mouvements. Le bliaud était très souvent porté avec une ceinture décorative très longue. Ce vêtement se porte au-dessus d’une chemise, appelée chainse.

Bourg : village assez important pour qu’il puisse accueillir un marché.

Bourg castral : La création d’un bourg autour d’un château donne un bourg castral, c’est-à-dire un bourg né d’un château. L’association du château et du bourg castral donne un ensemble que l’on nomme castelnaus en Gascogne et dans le Languedoc, ce terme occitan signifiant château neuf.

Bourgeois, Bourgeoisie :
* A l’origine le terme de bourgeois désigne un habitant d’un bourg, et c’est donc le développement des villes en Europe qui a permis le développement de la bourgeoisie.
* Ensuite un bourgeois désigne une personne faisant partie de la catégorie sociale de la bourgeoisie.

Braies : sous-vêtement généralement en lin, en forme de caleçon très large, descendant jusqu’au genou ou jusqu’au pied, portées flottant, repliées à l’entre jambe, et la partie supérieure enroulée retenu par un cordon, porté à l’origine par plusieurs peuples de l’Antiquité et encore en usage au Moyen Âge. Parfois recouvert par des chausses, retenues par des cordelettes situées sur le côté. Ces cordelettes pouvaient aussi servir à remonter le les braies en y attachant l’extrémité du bas, ou bien encore à y accrocher de menus objets. Il semblerai que les femmes n’en portaient pas… ni rien d’autre à la place.

Brassard : pièce d’armure (appelé aussi canon d’arrière-bras et le canon d’avant-bras), le brassard d’avant-bras et le brassard d’arrière-bras sont reliés par la cubitière.

Bretèche : appelé aussi bastide c’est une logette de pierre ou de bois, positionnées en surplomb d’une porte. Percée d’ouvertures dans le plancher pour permettre le tir vertical. Les projectiles sont des cailloux, du sable chauffé à blanc, de la chaux vive, de l’eau bouillante. Par contre l’huile bouillante était rarement utilisée.

Brigandine : La brigandine est une armure constituée de plaques rivetées sur du cuir ou du tissu épais, adoptée par les nombreux mercenaires du XIVe siècle qui portaient alors les noms de “routiers” ou “brigands” d’où le nom de l’armure.
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Broigne : La broigne est un vêtement sur lequel sont fixés des renforts rigides (mailles ou plaques). La différence entre une broigne et une cotte de mailles est que dans une cotte de mailles, les mailles sont reliées entre elles sans support intermédiaire.
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Bulle :

  • sceau de métal attaché à un acte pour l’authentifier.
  • lettre apostolique d’intérêt général portant le sceau du pape.

C.comme Canigou

Calédonie, Calédoniens :

  • La Calédonie est l’ancien nom de l’Écosse (du gallois, et brittonique, caled, qui a donné kalet, dur, en breton). C’est la version française du terme latin Caledonia (utilisé aussi en anglais) qui désignait la partie de l’île de Bretagne au nord du mur d’Hadrien, puis du mur d’Antonin. Elle ne fut jamais conquise par les Romains malgré l’expédition militaire de Julius Agricola en 84, et ne fit pas plus partie de l’Empire romain. Une flotte romaine en fit le tour, vérifiant ainsi le caractère insulaire de la Bretagne.
    Conquise par les Scots elle devint Scotia, qui donna en français le terme Écosse.

Camail : protection métallique souple recouvrant le cou, le haut des épaules, et la tête.
Aussi connu sous les termes de cap-mail, cap-malha, capmailh, coëffet pour les modèles les plus anciens, ou avental, aventail, voire ventail sous des formes de camail de bassinet.
On trouve deux formes de camail :

  • Une bande de tissu de mailles, fixé au bas d’un casque. Dans ce cas, il arrivait que le camail ne protège pas complètement le cou, mais seulement la nuque.
  • Une sorte de chaperon, de capeline avec capuche. Ce type de protection peut aussi être nommé cervelière ou coëffete. Les camails de ce type furent souvent directement intégrés aux hauberts et haubergeons. Dans ce cas, ils affectaient la forme d’une capuche, que l’on pouvait plus ou moins refermer par un laçage, afin de protéger le cou. Suivant la nomenclature actuelle, seul les camails fermés sur le devant, ou pouvant se refermer sur le devant (protection du cou) devraient être appelés camails.
    Les protections de même type sans capuches (protection des épaules et de la gorge) sont plutôt classées dans les gorgerins.

Canigou :

  • Pic sacré des Catalans situé dans le Roussillon (Pyrénées Orientales).
  • Dans sa jeunesse le sieur Galdric de Clayra parti combattre le dragon des lieux, à l’image de Pierre III d’Aragon. Pour ces faits d’arme, il reçu la distinction de la cordelière bleu de l’ordre de la cordelière. Cela lui permit d’avoir l’honneur et le privilège de veiller la flamme de la saint Jean sur le sommet du Canigou.

Canon d’arrière bras : ou brassard d’arrière-bras est une pièce constitutive de l’armure. Il est relié au canon d’avant-bras (ou brassard d’avant-bras) par la cubitière.

Canon d’avant-bras : ou brassard d’avant-bras est une pièce constitutive de l’armure. Il est relié au canon d’arrière-bras (ou brassard d’arrière-bras) par la cubitière.

Capétien : Les Capétiens (appelés officiellement maison de France) sont une famille d’origine franque qui a régné notamment en France de 987 à 1848 avec une interruption lors de la Révolution française et du Premier Empire. Les Capétiens forment la troisième dynastie de la monarchie française, après les Mérovingiens et les Carolingiens. Trois branches de la dynastie capétienne ont accédé au trône en France mais aussi dans d’autres pays d’Europe : les Capétiens directs, les Valois, les Bourbons.
Son éponyme est Hugues Capet. Par convention, on nomme la famille des ancêtres agnatiques d’Hugues Capet les Robertiens, d’après le prénom du bisaïeul d’Hugues Capet, le marquis de Neustrie Robert le Fort mort en 866.
Selon l’historien Karl Ferdinand Werner, les Capétiens constituent la plus ancienne dynastie royale en succession masculine du monde. De fait, avec les deux rois robertiens Eudes Ier et Robert Ier, de 888 à 1848, la dynastie d’Hugues Capet a donné trente-sept rois à la France. Les Capétiens ont également donné treize rois à Naples et la Sicile, dix rois à l’Espagne, quatre rois à la Hongrie, trois rois à la Pologne, trois empereurs de Romanie (Constantinople) et par voie illégitime trente-deux rois au Portugal et deux empereurs au Brésil.

Capétiens directs : le nom de Capétiens directs désigne les monarques capétiens qui régnèrent sur le royaume de France, de Hugues Capet en 987, jusqu’à Charles IV le Bel en 1328. Après la mort sans héritier du dernier descendant mâle direct d’Hugues Capet, la Maison capétienne de Valois leur succéda.

Carcan : le carcan est le dispositif destiné à exposer un condamné, réalisant ainsi une peine d’exposition publique. Constitué de planches percées de un à trois trous où on coinçait la tête et parfois les deux mains du supplicié. Il désigne également le supplice lui-même dont la durée était variable, allant de quelques heures à plusieurs jours. Il pouvait s’assortir de diverses autres peines.

Carolingien : les Carolingiens, que l’on appelait couramment Carlovingiens jusqu’à la fin du XIXe siècle, forment une dynastie de rois francs qui régnèrent sur l’Europe Occidentale de 751 jusqu’au Xe siècle, et dont la généalogie remonte à saint Arnoul (v. 582–640), évêque de Metz.
Ils doivent leur nom au plus illustre des leurs, Charlemagne. Précédés par les Mérovingiens, ils seront suivis par les Capétiens.

Cartel : dans les tournois, défi entre chevaliers fait oralement ou par écrit.

Casque : un casque est une pièce d’armure destiné à protéger la tête contre les conséquences d’un traumatisme crânien.
Plus d’info

Castellologie : la castellologie (du latin « castellum », château) est l’étude des châteaux du Moyen Âge (plus précisément du Xe siècle au XVe siècle) et par extension des autres fortifications de cette époque. Elle s’intéresse à l’évolution, la fonction, la forme et les relations avec l’environnement des châteaux.
Cette discipline prend son essor depuis les années 1980. Elle intègre la poliorcétique pour une part, mais s’intéresse également aux techniques de construction et aux parties habitables (logis seigneurial).

Castelnau : (de l’occitan castèl nòu, du latin vulgaire castellum novum : château neuf), les castelnaus ont pour origine des villes ou villages (bourgs castraux) bâtis au Moyen Âge par un seigneur dans la dépendance d’un château, pour contrer le mouvement des sauvetés, localités constituées autour des églises ou abbayes, et placées sous l’autorité du clergé.
Muret, Mont-de-Marsan, Mugron, Pau étaient à l’origine des castelnaus. Le nom de Castelnau est complété par un nom de fief : Castelnau-Magnoac, Castelnau-Barbarens, etc.
Le pluriel se forme selon la langue d’origine : les castelnaus. Quelques auteurs intègrent le lexique spécialisé du français en adoptant le pluriel normatif les castelnaux.
En toponymie, on trouve parfois la cacographie Castelnaud. Une partie des Châteauneuf sont d’anciens Castelnau francisés et se trouvent donc situés dans le domaine d’oc. Le catalan utilise le terme de castellnou.

Cervelière : la cervelière est une coiffure de mailles ou de plaques de fer enveloppant exactement la partie supérieure du crâne comme une calotte, en usage en Europe Occidentale au Moyen Âge.
À partir de la moitié du XIIIe siècle apparaît une cervelière de mailles qui se porte alors sur un camail de peau. Elle prend une forme cylindrique ou sphérique, ce qui permet le port d’un heaume par-dessus. Les maillons qui la composent sont souvent rivetés ”à grain d’orge” et en reçoivent quatre autres.
La cervelière de plates est forgé d’une ou plusieurs pièces de métal. Certaines de ces cervelières se portaient sur le camail de mailles, d’autres remplaçaient la partie supérieure. Dans ce dernier cas, la cervelière était capitonnée et le camail s’attachait à son bord inférieur.
Le dessin de la cervelière de plates prenait la forme d’une bombe, sans rebord, pointe ou partie saillante. Celles qui se posaient sur le camail possédaient parfois une visière peu saillante, mais ne pouvaient alors pas se porter sous le heaume.

Chainse : Le chainse, de l’ancien français chainsil (qui désigne une toile blanche et fine de lin ou de chanvre) est un long vêtement de toile fine, porté aux XIIe et XIIIe siècles. Il est en quelque sorte l’ancêtre de notre chemise actuelle. La longueur seule distinguait les chainses d’homme de ceux de femme : genou pour les sieurs, cheville pour les dames.

Champ de mai “franc” : champ de mai, ou Champ de mars, noms que l’on a donnés aux grandes assemblées de guerriers francs depuis la conquête des Gaules au Ve siècle, parce qu’elles se tinrent soit en mars (sous les Mérovingiens) soit en mai (après 755).
En latin, on les appelait placita (plaids), les Francs leur donnaient le nom de mais. Ces assemblées avaient un double caractère. Elles étaient tantôt des revues militaires ou des réunions solennelles dans lesquelles tous les hommes libres venaient rendre hommage au chef suprême des Francs, et lui apporter leurs dons annuels, tantôt des réunions plus actives où le souverain convoquait soit les leudes et les guerriers pour les consulter sur quelque expéditions militaires, soit les évêques pour régler leurs différends avec la royauté, ou pour prendre leurs conseils sur la direction des affaires de l’État. Ces assemblées, tenues irrégulièrement sous les Mérovingiens, devinrent beaucoup plus fréquentes sous les premiers Carolingiens. Mais après Charles le Chauve, toute trace de cette institution disparaît.

Chanoine : Titre donné initialement à des religieux. Les chanoines réguliers vivent généralement selon la règle de Saint Augustin. Les chanoines séculiers sont des clercs diocésains, membres d’un chapitre cathédral ou collégial, ou de certaines basiliques dont la fonction essentielle est de réciter l’office divin. Chanoine honoraire est un titre honorifique donné à certaines personnalité.
Vous en connaissez forcément un, c’est le président Nicolas Sarkozy, en tant que chef de l’État et successeur des rois de France. Le titre de chanoine le plus important et le plus connu du président de la République française est celui de premier chanoine de la basilique Saint-Jean-de-Latran (l’une des quatre basiliques majeures de Rome, siège de l’évêché de Rome, dont l’évêque n’est autre que le pape). Mais aussi :

  • proto-chanoine de la cathédrale d’Embrun (proto-chanoine: c’est le titre du premier des chanoines, qui a préséance sur tous les autres chanoines) ;
  • proto-chanoine de Notre-Dame de Cléry ;
  • chanoine honoraire de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne ;
  • chanoine honoraire de l’église de Saint-Hilaire de Poitiers ;
  • chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin de Tours ;
  • chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin d’Angers ;
  • chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin de Chalons.

Chapelle : une chapelle est un lieu de culte chrétien qui peut, selon le cas, constituer un édifice distinct ou être intégré dans un autre bâtiment.

  • On désigne comme chapelle soit un édifice religieux secondaire dans une paroisse(où il y a au moins déjà une église, dite église paroissiale).
  • Soit un lieu de culte au sein d’un bâtiment ou ensemble de bâtiment ayant une fonction précise (château, hôpital, école…).

Chapelle castrale : terme peut usité désignant une chapelle rattachée à un château.

Chapelle rayonnante : (ou chapelle absidiale car en forme d’abside), chapelle intégrée dans l’architecture d’une église. Généralement multiples, Elles sont attenantes au déambulatoire (galerie qui sépare le chœur d’une église des ces chapelles. Cet élément architectural est apparu dès l’époque carolingienne.

Chaperon : couvre-chef en tissus ayant eu divers forme suivant le lieu et l’époque. Le plus connu est une cagoule surmonté d’une pointe et ayant une petite cape attenante au col.

Château : de l’ancien français chastel ou castel, résidence, permanente ou temporaire, d’un seigneur ou d’un roi et de leur entourage.

Castellum en latin est souvent donner comme origine. Mais il désignait plutôt un camp militaire fortifié.

Château fort : fortifié de manière à pouvoir résister aussi bien à une attaque directe qu’à un siège. Ses dimensions (en fonction du rang et de la “bourse” du propriétaire) vont de la grange agricole fortifiée (ex : château Pujols à Argeles sur mer), à un ensemble de bâtisses imposantes (ex : cité de Carcassonne).

Même si certains châteaux ont une enceinte spéciale servant de refuge à la population environnante, la fonction du château fort et la volonté des pouvoirs en place n’est pas de défendre la population, mais de la dominer. Le château ne défend que le pouvoir du seigneur.
Dans ce sens, les premiers châteaux apparaissent à la fin de l’époque carolingienne.

-Au départ, un simple mur de bois ou de pierre autour de la demeure du seigneur des lieux, l’enceinte castrale se développe en France occidental à partir du IXe siècle et jusqu’au XIIe siècle, pour faire face aux raids vikings ou sarrasines entre autre.
-A partir de la moitié du Xe siècle, apparait la motte castrale, appelée à tort « motte féodale, et ceci jusqu’au début du XIe siècle.
-Les premières forteresses en pierre au XIe siècle.
-L’apogée du château fort proprement dit est le XIIe siècle. On le désigne parfois sous l’expression château roman.
-Le château fort se dote d’une double enceinte au XIIIe siècle.
-le XVe siècle signifie la fin des châteaux forts, a cause des progrès de l’artillerie.

La reconstitution de la construction d’un château fort est en cours à Guédelon.

Châtelain :

  • Le terme Châtelain désigne, parfois à tort, un seigneur qui possède un château et les terres attenantes.
  • Il désigne aussi, de la même manière, le locataire d’un château.
  • Avec le développement du féodalisme ce terme a impliqué une signification juridique particulière voir prévôt . Sous les Carolingiens, le châtelain était originellement un officiel de la cour. A partir de la fin du XIIe siècle et pendant tout le Bas Moyen Âge, le châtelain est un officier chargé de tenir le château et ses environs pour un seigneur important.

Châtelet :

  • Apparu en 1155, on appelait ainsi au Moyen Âge, de petits châteaux établis à la tête d’un pont, au passage d’un gué, à cheval sur une route en dehors d’une ville ou à l’entrée d’un château fort ou d’un défilé. Les châtelets prenaient quelquefois l’importance d’un véritable château avec ses lices extérieures, ses logis, ses enceintes flanquées et son donjon. Mais ce qui distingue le châtelet du château c’est avant tout sa fonction, le châtelet défend un passage.
  • On désignait aussi par ce mot des ouvrages en bois et en terre que les assiégeants élevaient de distance en distance entre les lignes de contrevallation et de circonvallation pour appuyer les postes destinés à garder ces lignes.
  • Le mot est aussi employé dans l’expression “châtelet d’entrée” pour désigner une porte encadrée de deux tours. Dans ce cas, le mot “châtelet” ne peut pas être employé seul.

Châtellenie :

  • La châtellenie est au Moyen Âge l’unité la plus petite du découpage administratif. Elle désigne le territoire sur lequel le maître du château exerce ses droits banaux. En son centre se trouve le château et son mandement (territoire tenu, exploité et protégé par le château), qui est le chef-lieu de châtellenie, administré par un châtelain. Cet officier, comtal ou princier, est nommé et rémunéré. Sa charge est révocable et déplaçable. À sa fonction première d’être le gardien du château, il tient la comptabilité et doit présenter régulièrement ses comptes; les comptes de châtellenie. Il exerce également l’ensemble des droits par délégation, militaire et judiciaire. Par extension et à tort, tout possesseur de château, soit reçu, repris en fief ou élevé sur son alleu, sur lequel un seigneur exerce son ban, est désigné comme châtellenie. Ce titre doit être réservé aux seigneurs relevant directement du comte ou des princes, en conséquence, un seigneur banal, n’est pas forcément châtelain, même pourvu d’un château. Cet office a souvent été occupé par les cadets des grandes familles ou bien par la petite noblesse locale.
  • La république de Saint-Marin utilise encore cette dénomination (en italien castello,au pluriel castelli) pour ses 9 subdivisions internes, reprenant les anciennes délimitations des seigneuries, ce terme est assez proche de “commune d’un village” en France.

Chausse :

  • Les chausses sont un des éléments essentiel de la tenu du Moyen Âge. Généralement confectionnées en laine ou en lin. Elles couvrent les pieds et les jambes.
    Le terme désigne depuis le VIIIe siècle des sortes de bas qui montent jusqu’en haut des cuisses pour les hommes alors que pour les femmes elles montent en haut du mollet. Elles se portent avec des braies et plus tard un pourpoint sur lequel elle se fixe grâce à des aiguillettes, des cordonnets ou des rubans.
    La partie supérieur est large pour introduire les braies, alors qu’au niveau des mollets elles sont ajustées.
  • Les chausses semellées sont munies d’une semelle de cuir cousue ou en bois.
  • Les chausses de mailles, servent à la protection des jambes, lors des combats.
  • Les hauts de chausses sont apparus aux alentours du XIIIe siècle. Ils couvrent le corps de la ceinture au genou. Les hauts de chausses en se prolongeant donneront naissance à la culotte qui sera par la suite remplacée par le pantalon.
  • La réunion de deux hauts de chausses donnera naissance à des collants rudimentaires vers le XVe siècle puis au caleçon. Alors que les bas-de-chausses constituent des chaussettes rudimentaires.
  • Les chausses parties avaient les deux jambes de couleurs différentes pour marquer l’appartenance à une famille ou à une maison comme les blasons.

Chemin de ronde : aménagement sur les murs d’enceintes, permettant de parcourir son sommet afin de surveiller les alentours des lieux et d’assurer la défense. Il est protégé des vues et des coups par un parapet, petit mur sur le bord extérieur. Le parapet est lui même surmonté d’une alternance régulière de créneaux (parties creuses) parfois garnis de volets (huchettes) contre les tirs ennemis et de merlons (parties pleines) éventuellement percés de meurtrières.

Chemise : sous-vêtement ancêtre du tricot de peau en forme de tunique ample qui recouvre le torse et les bras. Généralement en lin, parfois fendu devant et derrière pour faciliter les mouvements. Celles des femmes sont fendues sur le côté, descendent plus bas et ont des manches toujours longues. Il semblerai que pour elles, la chemise remplace aussi les braies.

Chevage : redevance annuelle fixe, due par les serfs.

Circonvallation : la circonvallation (du latin circum autour et vallum palissade) est une ligne de défense continue établie par des assiégeants pour se protéger contre une armée venant au secours des assiégés ou empêcher ces derniers de recevoir du ravitaillement de l’extérieur. Entre elle et les assiégés, une ligne de contrevallation est construite afin de prévenir toute sortie.
L’armée de siège établit ses campements entre ces deux retranchements.
Les ouvrages réalisés par Jules César lors du siège d’Alésia, en est une bonne illustration.

Citadelle : une citadelle est une partie de ville fortifiée, une forteresse pouvant faire prison d’état. Les fortifications peuvent éventuellement se limiter à un château fort, un palais.

Codex : ensemble de parchemins (puis de feuilles de papier), reliés entre eux et recouverts par une couverture, ancêtre du livre actuel, il succéda aux rouleaux de parchemin.

Combat à outrance : combat qui se terminait par la mort de l’un des adversaires, par opposition au combat à plaisance, pour le divertissement des dames.

Combat judiciaire : duel, dont l’issue décidait entre l’accusateur et l’accusé ou leur champion.

Combat rapproché : situation d’assaut dans laquelle les deux combattants sont à très courte distance l’un de l’autre sans contact corporel.

Commanderie : une commanderie était un monastère appartenant à un ordre religieux et militaire du Moyen Âge. Placée sous la responsabilité d’un commandeur ou précepteur. Elle se trouvait au centre d’un domaine foncier sur lequel était bâti des fermes appelées les écarts. Bien que le plus souvent rurales, il existait aussi des commanderies urbaines et même portuaires. Sur les terres de rapport, terme opposé à terres de combat, ces domaines étaient une source de financement pour les activités militaires en Terre Sainte. Il s’agissait de grosses fermes, parfois fortifiées, qui comprenaient une chapelle, et tous les bâtiments nécessaires à la vie de ses habitants (logements, réfectoire, écuries, salle de chapitre, etc.).
Les commanderies servaient à la fois à rapporter de l’argent, grâce aux dîmes et autres taxes qu’elles percevaient, mais aussi à assurer la fourniture de biens alimentaires et de chevaux nécessaires à la réussite des expéditions en Terre Sainte.
Les commanderies devaient assurer le recrutement de nouveaux templiers qui y étaient formés un certain temps avant d’être envoyés en Orient.
Accessoirement, lorsqu’une commanderie se trouvait à proximité d’un grand itinéraire, elle a pu être dotée d’un hôpital destiné à accueillir les voyageurs. Les pèlerins pouvaient ainsi bénéficier d’une assise hospitalière. C’est le cas de commanderies situées sur le chemin de Compostelle.

Commise : droit féodal, confiscation par un seigneur du fief de son vassal . On disait que le fief était alors tombé en commise.

De façon générale, la commise pouvait avoir lieu dans deux cas :
-lorsque le nouveau vassal n’avait pas fait hommage pour son fief dans les délais coutumiers (habituellement, un an et un jour);
-lorsque le vassal avait manqué à la fidélité qu’il devait à son seigneur (félonie).

La commise n’était pas encourue de plein droit : elle devait être auparavant prononcée par jugement.

Compagnie : voir route.

Compagnie d’ordonnance : les compagnies d’ordonnance sont créées par le Roi Charles VII par l’ordonnance (d’où leur nom) du 26 mai 1445. Ce sont les premières unités militaires permanentes (et donc professionnelles) à disposition du roi de France. Au nombre de 15, elles sont constituées essentiellement de cavalerie, et leur unité de base est la lance. Chaque compagnie compte cent lances.
La reconnaissance des troupes françaises se faisait par le biais de livrées bleu, blanc et rouge (le bleu et le rouge sont les couleurs de saint Denis et saint Michel, patron de la France et de l’armée, ; le blanc est celle du roi).

Console : voir corbeau.

Constantinople : Constantinople (en latin, Constantinopolis, et en grec, Κωνσταντινούπολις / Konstantinoupolis) est l’appellation ancienne et historique de l’actuelle ville d’Istanbul en Turquie (du 11 mai 330 à 1930). Son nom original, Byzance (en grec Byzantion, venant du terme grec buzō signifiant “resserré” en référence au Bosphore), reste largement utilisé en histoire.

Sainte Sophie-Istanbul. GFDL

Les habitants de Byzance sont les Byzantins et ceux de Constantinople les Constantinopolitains (en latin Constantinopolitanibus qui veut dire “aux habitants de Constantinople” est l’un des mots les plus longs de cette langue). Constantinople est la francisation de Konstantinoupolis, qui en grec, signifie la ville de Constantin. Ce nom lui a été donné en hommage à l’empereur romain Constantin Ier, qui choisit d’en faire la capitale de l’empire à partir du 11 mai 330 sous le nom de “Nouvelle Rome”.
Constantinople est bâtie sur un site naturel défensif qui la rend pratiquement inexpugnable alors que Rome, plus vulnérable, est sans cesse sous la menace des barbares germains.
Constantinople est également proche des frontières du Danube et de l’Euphrate, là où les opérations militaires pour contenir les Perses et les Goths sont les plus importantes. Enfin, elle est située au cœur des terres de vieille civilisation hellénique.

Entre le 8 et le 13 novembre 324, Constantin consacre le plan de la nouvelle ville, en traçant un nouveau périmètre qui lui donne une superficie trois à quatre fois supérieure à celle de l’ancienne Byzance. Les travaux commencent aussitôt, et le 11 mai 330, la nouvelle capitale,conçue comme une “Nouvelle Rome” est inaugurée. Constantin Ier la bâtit sur le modèle de Rome avec sept collines, quatorze régions urbaines, un Capitole, un forum, un Sénat, un champ de courses, des magasins, des aqueducs, des citernes, l’eau courante et le tout-à-l’égout… Dans les premiers temps, il permet l’implantation de temples païens mais très vite la ville devient presque exclusivement chrétienne et ne comporte que des édifices religieux chrétiens.

En quelques décennies, Constantinople devient une des plus grandes métropoles de l’Orient romain, grâce à son rôle politique et à ses activités économiques et aux incitations financières impériales. En 332, Constantin assure le ravitaillement gratuit en blé du peuple de la nouvelle capitale. En 334 les architectes et les artisans du bâtiment de la cité sont exemptés de certaines charges, ceux qui font construire des maisons ont droit à des pains gratuits. Les grands propriétaires fonciers d’Asie Mineure ont l’obligation d’édifier une maison dans la ville. À la mort de Constantin Ier, certains contemporains pensent que la ville est un caprice de son fondateur et qu’elle ne jouera plus aucun rôle après le décès de l’Empereur.

Dès Constantin Ier, la ville compte 100 000 habitants et s’étend sur plus de 7 Km². Elle atteint 200 000 habitants à la fin du IVe siècle. Constantinople, située hors des zones de conflit, voit sa population augmenter. Le nombre de ses habitants est discuté, 800 000 habitants au cours du Ve siècle pour Bertrand Lançon, 4 à 500 000 pour A. Ducellier, M. Kaplan et B. Martin.

L’embellissement de la ville est le principal chantier des empereurs à partir de Constantin Ier. Celui-ci y fait construire, le palais impérial, l’hippodrome (le nouveau nom donné aux cirques romains), l’église de la Sagesse Sacrée (Sainte-Sophie). La ville s’agrandit ensuite vers l’ouest. L’enceinte d’origine enserrant 700 hectares ne suffisant plus, Théodose II l’entoure de nouveaux remparts entre 412 et 414, qui portent la superficie de la ville à 1 450 hectares. Le concile de Chalcédoine de 451, dans son vingt-huitième canon, donne à la ville de Constantinople le titre de “Nouvelle Rome”, ce qui fait de son évêque, le patriarche de Constantinople, le second personnage de l’Église. Cela contribue encore à donner à la ville son caractère indépendant de capitale de l’empire d’Orient.

En 673, la flotte du calife de Damas assiège la ville mais doit se replier devant la résistance byzantine. La flotte byzantine, très organisée et héritière des tactiques navales antiques, était fort renommée à cette époque. Les Byzantins sont considérés comme les inventeurs du gouvernail d’étambot (transmis en occident par les Varègues via la mer Baltique) et du feu grégeois (mélange de poix et de poudre inflammable que l’on projetait sur les navires ennemis).

Constantinople et son Empire eurent cinq siècles de prospérité grâce au commerce Europe-Asie (c’était le terminus Occidental de la route de la Soie et résistèrent à moult invasions (Avars, Slaves, Arabes, Vikings, etc.) jusqu’en 1204, lorsque la Quatrième Croisade fut détournée par les Vénitiens vers Constantinople, prise par traîtrise. Il y eut à cette occasion le fameux sac de Constantinople. Le début de la fin pour la civilisation gréco-romaine et chrétienne orthodoxe de l’Empire, vint donc non des musulmans, mais des Occidentaux. La ville et l’Empire perdirent définitivement leurs ressources commerciales au profit des Vénitiens et des Génois, et l’Empire se scinda en trois états : le despotat d’Epire, l’empire de Nicée et l’empire de Trébizonde.

Constantinople devint la capitale de l’empire latin de Constantinople fondé par les croisés, jusqu’en 1261, quand les forces de l’empire de Nicée conduites par Michel VIII Paléologue reprirent la ville. Mais la ville, vidée de toutes ses richesses, de ses habitants et aux trois quarts en ruine, peine à se reconstruire. Les empereurs sont de plus en plus endettés vis-à-vis des Génois et des Vénitiens auxquels ils concèdent des privilèges énormes. En 1355 les Turcs ottomans, qui se sont déjà emparés de la totalité de l’Asie Mineure, passent en Europe et s’emparent en quarante ans de la péninsule des Balkans. Constantinople est encerclée et l’Empire se réduit à sa capitale, à Trébizonde, à Mistra et à quelques îles de la mer Égée.

Le 29 mai 1453, Constantinople est prise par les forces ottomanes conduites par Mehmet II. Le dernier empereur romain Constantin XI Paléologue meurt sur les remparts en défendant sa ville.
La chute de Constantinople met fin à un empire qui avait duré 1000 ans, qui avait vu Rome s’effondrer et, ce qui est très rarement arrivé dans l’histoire, qui avait survécu à deux grandes époques historique (Antiquité et Moyen Âge). Sa chute marquait pour l’Orient la fin de la civilisation que Hyeronymus Wolf surnomma cent ans plus tard byzantine, mais pour l’Occident, qui hérita via l’Italie de cette civilisation, ce fut l’avènement d’une Renaissance.

Contre-attaque : action contre-offensive simple ou composée portée sur une attaque adverse.

Contre-offensive : ensemble des actions portées sur l’offensive adverse.

Contre-pointe :

  • escrime au sabre où l’on combine les coups d’estoc et de taille ;
  • partie tranchante de l’extrémité du dos d’un sabre.

Contrescarpe : la contre-escarpe ou contrescarpe est un mur délimitant le fossé autour d’une fortification. Ce mur se situe à l’extérieur d’un fort, par opposition au mur d’escarpe qui lui est vers l’intérieur d’un fort.

Contrevallation : ligne de défense construite par des assiégeants, tournée vers les assiégés, elle protège toute sortie, et permet la préparation des troupes avant l’assaut. Elle est doublée d’une ligne de circonvallation tournée vers l’extérieur et qui interdit toute arrivée de secours ou de vivres et de munitions venant de l’extérieur.

Corbeau, (Corbelet, Console, Modillon) : le corbeau est un élément saillant d’un mur, en architecture. Il permet de soutenir une poutre en structure intérieure ou une corniche ou autre avant-corps en structure extérieure. Son nom vient de l’animal qui se perche en haut de mur. Il est généralement intégré dans le mur pendant la construction (rarement rapporté par fixation) et consiste en une seule pierre. Un petit corbeau est un corbelet.
Lorsqu’il y a plusieurs pierres maçonnées sur plusieurs assises, lorsqu’il s’agit de structure métal ou béton, on désigne l’élément porteur par le terme console.
Au rôle de support du corbeau peut s’ajouter un rôle décoratif. Il est souvent sculpté (modillon) dans les bâtiments fastueux. Dans les monastères rigoureux et dans l’architecture militaire, on ne l’orne pas.

Corbelet : voir corbeau.

Corps de garde :

  • Un corps de garde est une instalation servant à protéger l’entrée d’une fortification. Elle est souvent située au-dessus de l’unique accès d’une place fortifiée. De cette pièce, les gardes pouvaient baisser la herse et lâcher des projectiles par les assommoirs . Le pont-levis était en général actionné d’une autre pièce isolée, la surveillance de la porte d’entrée étant partagée entre deux équipes dans le but de diminuer les risques de trahison.
  • Ce terme est utilisé à tort pour désigner au Moyen Âge un bâtiment destiné à abriter les soldats chargés de surveiller un espace stratégique militaire. Il ne sera utilisé dans ce sens que depuis l’Ancien Régime. C’est un type d’architecture militaire qui se développe en France au XVIIIe siècle.

Cotte : vêtement des deux sexe en forme de robe longue. Elle se porte sur la chemise, les braies, et les chausses. Constitué avec de la toile allant de la soie raffinée au lainage grossier, elle est parfois doublée.
La cotte des ouvriers s“arrête au genoux et au pied pour les ouvrières. Les nobles la porte descendant jusqu’à la cheville, celle des dames est beaucoup plus longue forme une traine.
Chez les hommes la cotte est fendu en bas, devant et derrière, par contre celle des femmes n’est pas fendu.
Le col est de forme ronde ou ovale agrémenté parfois d’un amigaut

Cotte d’armes : la cotte d’armes est un vêtement porté au dessus de l’armure dès le XIIIe siècle. La cotte d’armes arbore les armoiries de celui qui la porte.

Cotte de mailles : autres noms, haubert, haubergeron, jaseran. Une cotte (cotte = chemise longue) de mailles est une protection individuelle constituée d’un assemblage d’anneaux métalliques (fer, acier, bronze, cuivre,...) et parfois de pièces plates appelé macles de matières diverses (fer, acier, cuivre, airains divers, corne, écaille de tortue, cuir laqué, etc.) à condition qu’elles soient rigides et suffisamment solides.
Cet équipement a pour but de protéger son porteur des coups tranchants. Par contre, une cotte de mailles est inefficace face à des coups contondants ou perforants. Pour pallier ce défaut, il convient de porter sous la cotte une protection supplémentaire, comme le gambison ou la jaque légère).
Le terme de cotte de mailles reste valable tant que l’ensemble reste souple. Cependant, on appelle traditionnellement “armure” certains types de cottes de mailles telles que les cottes de mailles romaines (lorica hamata, lorica plumata, etc.).

Couleuvrine : Arme à feu du XVe siècle pour laquelle on avait aménagé les anciennes archères en pratiquant des ouvertures rondes pour laisser passer le fût de l’arme.

Courtine : dans l’architecture militaire médiévale, une courtine est la muraille reliant deux tours sur laquelle pouvait être fixés des hourds. Généralement parcouru au sommet par un chemin de ronde.

Courtois, courtoise :

  • qui parle et agit avec une civilité raffinée;
  • (au Moyen Âge). Littérature, poésie courtoise, pratiquée dans les cours seigneuriales et qui exalte subtilement l’amour ;
  • armes courtoises, dont on se servait dans les tournois, parce que la pointe et le tranchant en étaient émoussés, et qu’elles étaient moins dangereuses ;
  • lecture courtoise, “Ainsi se développe la lecture courtoise à l’intérieur des grandes salles des châteaux ou, même, en dehors, dans les cours et les jardins. Cette pratique semble associée à une culture qui privilégie les arts de la conversation et de la musique, ou encore le jeu et l’escrime.” Encyclopedia Universalis, article “Lecture”, Henri-Jean Martin.

Coutille : épée large et tranchante fixée à une hampe.

Coutillier : le couti(l)lier, coustillier, coustilleux ou coustilleur est un soldat armé d’une petite épée (ou grande dague) large et tranchante, fixée à une hampe pour former une arme d’hast. Revêtu d’un haubergeon de mailles surmonté d’une brigandine. Le coutillier fit partie des premières compagnie d’ordonnance avant de disparaître vraisemblablement au profit des piquenaires et des vougeurs.

Crypte : chapelle, généralement souterraine, d’une église, où l’on plaçait le corps ou les reliques des martyrs, des saints ou des personnages importants.

Cubitière : la cubitière est une des pièces constitutives de l’armure, dont le but est la protection du coude et de permettre au bras de se plier.
Ce faisant, la cubitière relie le canon d’arrière-bras et le canon d’avant-bras, qui sont des sortes de tuyaux métalliques qui protègent respectivement le bras et l’avant-bras, et dont la cubitière forme l’articulation.
On appelle également la cubitière garde-bras, dont dérive le grand garde-bras, pièce des armures de joute.

Cuirasse : La cuirasse est une pièce d’armure destinée à protéger la poitrine et parfois le dos.
À l’origine, le terme désigne un plastron en cuir (généralement bouilli, et donc moulé pour avoir la forme voulue). Par extension, il en est venu à désigner des pièces d’armures de même forme, mais dans d’autres matériaux (métal).

Cuissard : voir cuissot.

Cuissot : les cuissots ou cuissards sont des pièces constitutives de l’armure destinées à protéger les cuisses. Les cuissots étaient fixés sur les cuisses au moyen de lanières de cuir.
Les premiers cuissots étaient d’une seule pièce. Plus tard, à la fin du XVe siècle, les cuissots sont courts, et formés de plusieurs lames articulées.
Par ailleurs, les cuissots destinés aux combattants à cheval ne comportent pas de partie postérieure.

D.comme destrier

Destrier : du latin dextra (droite) désignant un cheval pouvant être dirigé seulement par la main ou la jambe droite; ou bien de l’ancien français destre (main droite) désignant un cheval tenu de la main droite par l’écuyer.

C’est le cheval de guerre ou de joute du chevalier, généralement un étalon de grande hauteur, au poitrail large, robuste et de bonne assise.

Il pouvait porter une armure de tête, de nuque, et de poitrail. Un caparaçon en forme de housse, rembourré et/ou recouvert de maille de fer, pouvait augmenter la protection.

Le terme de caparaçon pouvait également désigner la pièce de tissu décorée aux armoiries de son cavalier, recouvrant le cheval lors des cortèges, des tournois, etc.

Diocèse : synonyme de évêché, territoire soumis à la juridiction d’un évêque.

Donjon : bâtiment le plus important d’un château fort, c’est souvent le plus haut, destinée à servir à la fois de point d’observation, de poste de tir et de dernier refuge pour le seigneur des lieux si le reste de la fortification vient à être pris par un ennemi. Pour cela, la partie basse est occupée par la garnison et les stocks de provisions divers.

C’est aussi un lieu de vie car on y trouve l’appartement seigneurial, la chapelle castrale, et la grande salle pour les repas et réceptions.

Douves : les douves sont des fossés larges et profonds remplis d’eau, creusés de manières à former un obstacle contre les attaques des remparts et autres fortifications. L’usage des engins de siège, comme les tours, les béliers, qui nécessitent l’accès au mur d’enceinte, était rendu difficile voire impossible pour des fortifications entourées de douves. Autre avantage, l’eau des douves permettait de contrecarrer les tentatives de sape ou de mine, en empêchant de creuser des galeries sous les fortifications.
Le remplissage des douves se faisait en détournant les eaux d’un cours d’eau, d’un étang ou d’un lac à proximité. Elles nécessitaient un entretien constant, pour curer les fonds et les débarrasser des branches ou débris qui auraient facilité leur franchissement.
L’accès à l’intérieur de l’enceinte était possible initialement par l’intermédiaire de ponts légers ou démontables, pouvant être sacrifiés en cas d’invasion, et plus tard par des ponts mobiles, comme les ponts-levis.
Dans les zones montagneuses ou escarpées, elles étaient remplacées par des douves sèches.

Drakkar : Nom donné à tord en 1840,à tous les navires vikings. Inspiré du terme suédois drakar, pluriel de drake (dragon), lui-même apparenté à l’ancien nordique dreki.
Les bateaux vikings ont des similitudes. Un très faible tirant d’eau, dont la coque est constituée de planches superposées avec une quille d’un seul tenant et doté d’un gouvernail amovible. Ils sont quasiment symétrique entre l’avant et l’arrière (poupe et proue se répondent de part et d’autres du mât), ce qui lui permet de pouvoir se déplacer indifféremment en avant et en arrière. Il possède éventuellement un grand mât facile à dresser et à abattre qui supporte une voile rectangulaire qui lui permet de remonter au vent.

Il existe deux familles principales de navires. Les langskip qui sont des navires de guerre et les kaupskip qui sont des navires de commerce.
Les langskip ou herskip n’ont pas de place pour le stockage des marchandises. Ils se déplacent indifféremment à la voile ou à l’aviron. Ce sont des transports de troupes capables de remonter les rivières. Selon leur taille, ils portent différents noms : karv, snekja ( à vingt bancs de nage), dreki, skeið (qui tenait le rôle de croiseur lourd)....
Les kaupskip sont des navires de commerce qui se déplacent à la voile, qui disposent d’un équipage réduit, qui sont capables de naviguer en haute mer et qui ne sont pas pontés. Leur cale est dite ouverte. Le navire de ce type découvert à Skudelev avait une capacité de charge de 16 tonnes. Depuis, des épaves de plusieurs autres navires de commerce ont été découvertes. Selon leur taille, on les nomme skúta (petit navire de brasse), le eptirbátr (canot), le karfi (dont le représentant le plus connu est le Gokstad), byrding ou knörr (destiné au grand large)...
Il existe également de bateaux de pêche ou caboteurs que l’on nomme ferja, mot qui a donné notre ferry.
Les barques, bátr, de petite taille, avançaient à la voile et à la rame, avec jusqu’à quatre bancs de 10 ou 12 rameurs. Elles étaient encore utilisées au XIXe siècle en Norvège.
Les premières découvertes de navires vikings à Gokstad en 1880 et à Oseberg en 1904 ont amené les archéologues à la conclusion que les Vikings étaient des commerçants de produits de luxe. En effet, ces deux navires pontés, comptant des équipages importants, avaient très peu de place pour embarquer des marchandises. Or, comme il était de notoriété publique que les Vikings étaient avant tout des commerçants, les archéologues sont arrivés à la conclusion qu’avec des navires aussi mal conçus, les commerçants étaient obligés d’embarquer des marchandises peu encombrantes, mais à forte valeur ajoutée pour rentabiliser leur voyage. Donc, des marchandises de luxe. Depuis les fouilles de 1962, nous avons la preuve qu’à côté des navires de guerre, les vikings disposaient des navires de transport capables d’embarquer des tonnes de marchandises.

Droit d’aînesse : droit d’héritage qui favorise l’aîné d’une fratrie, au détriment des puinés. Les titres et biens de famille conservés intégralement, de génération en génération, n’étaient ainsi jamais divisés.
Il a été aboli en 1792, lors de la révolution, puis rétabli partiellement en 1826, avant d’être définitivement aboli en 1849.

Duc : du latin dux, ducis, « meneur, chef ». Au pluriel latin duces.
L’origine de ce titre remonte à l’Empire romain. On voit sous l’empereur Probus, en 276, le titre de dux porté non seulement par les généraux d’armée, mais aussi par les proconsuls et les préteurs. C’est surtout à partir de Dioclétien et de Constantin que ce titre devint officiel.
Avant de devenir un titre de noblesse, la qualité de dux est un titre militaire de l’armée romaine du Bas Empire. Il s’agit du commandement de régions frontalières, on trouve ainsi au IVe siècle en Gaule :
-le dux provinciae Sequanici : “duc de la province séquanaise” (autour de Besançon);
-le dux tractus Armoricani : “duc du territoire armoricain” pour les côtes du nord de la Gaule;
-le dux Belgicae Secundae : “duc de Belgique Seconde”;
-le dux Germaniae Primae : “duc de Germanie Première”;
-le dux Mogontiacensis : “duc de Mayence”.
-Les duces étaient alors chefs de l’administration et de la justice aussi bien que du commandement militaire dans les provinces qui leur étaient confiées. Ils étaient, ainsi que les comes (comtes), subordonnés au magister militum (chef de la milice). On comptait 13 duces dans l’Empire romain d’Occident, et 12 dans celui Orient. L’invasion des “barbares” permit à la plupart des duces de se rendre indépendants dans leurs gouvernements. Des chefs barbares reçurent ce titre des autorités romaines, et se le transmirent après la dissolution de l’Empire en Occident. Tels furent les duces des Bavarois et des Alamans.

À l’époque franque, sont constitués des grands commandements qualifiés de duché.
Le duc est assimilable à une sorte de gouverneur général. Il exerce, au nom du souverain, des pouvoirs de nature militaire et judiciaire sur un ensemble de comtés. Ainsi, le “duché du Mans” (Ducatus Cenomannicus ou Cenomannensis) couvre 12 comtés situés entre la Seine et la Loire.
En Allemagne, à l’époque carolingienne, sont constitués les duchés dits nationaux : Thuringe, Bavière, Bourgogne, Souabe, Saxe, Franconie.
En France, dès le VIe siècle, Eudes, duc d’Aquitaine, transmit le premier son duché à ses descendants, et au Xe siècle, sous les derniers Carolingiens, tous les ducs avaient érigé en principautés héréditaires les gouvernements qui leur étaient confiés.
En Italie, les premiers duchés datent de l’époque lombarde et correspondent aux comtés carolingiens. Les deux plus grands, ceux de Spoleto et de Bénévent, ne furent pas conquis par Charlemagne et survécurent jusqu’à la conquête normande.
Dans l’Empire byzantin, le titre de duc est réactivé dans la seconde moitié du Xe siècle pour désigner les commandants militaires de grandes régions, parfois appelées duchés (doukaton).
En Europe centrale et Orientale de la même époque, le duc est appelé voïvode, mot d’origine slave bâti sur la même racine vod- (conduire). Le voïvode est à l’origine un chef militaire, qui assoit son autorité sur un voïvodat que l’on traduit en français par principauté, région militaire, marches militaires(région militaire proche d’une frontière).

Au Moyen Âge, les duchés sont les plus grandes principautés après les royaumes. Le duc est le titre nobiliaire le plus élevé après le prince, le roi ou l’empereur. Le titre de comte vient ensuite.

Ducal, e, aux : qui a un rapport avec un duc, une duchesse, ou un duché.

Ducat : monnaie d’or portant l’effigie d’un duc

Duché : dès le VIIe siècle, ensemble des terres et seigneuries auxquelles le titre de duc est attaché. En Italie, les premiers duchés datent de l’époque lombarde et correspondent aux comtés carolingiens.
À l’époque carolingienne, sont constitués les duchés dits nationaux.
À l’époque franque, sont constitués des grands commandements qualifiés de duché.

Duchesse :

  • Femme du duc, ou qui possède un duché.
  • Faire la duchesse, c’est affecter des attitudes et des manières hautaines.

E.comme écuyer

Eau-forte : acide utilisé pour graver le métal. Technique permettant d’orner armes et armures.

Échauguette :

  • L’échauguette (ou eschauguette, eschargaite ou escharguettes, escargaite, eschelgaite, esgaritte, garite, pionnelle, maisoncelle, centinelle ou sentinelle, hobette) désignait, du XIVe au XVIe siècle la sentinelle, surveillant les alentours du château fort.
  • Actuellement, le terme désigne la petite loge destinée à abriter, dans un château fort ou une église fortifiée, la sentinelle. Généralement munie de meurtrières, elle est construite en saillie sur corbeau et sur console dans les angles des défenses principales, au voisinage des portes, ou au sommet des donjons.

Écuyer : signifiant “celui qui tient l’écu”, cette dénomination désigne toujours une personne au service d’un chevalier. Son origine évolue au cours du temps.

Jusqu’au XIIIe siècle, c’est un servant au origine modeste qui souvent espère devenir chevalier.

Ensuite, c’est de plus en plus souvent un jeune noble. De 14 à 21 ans, il est venu apprendre les règles de la chevalerie, après avoir été page de 7 à 14 ans. Son apprentissage est basé sur l’entrainement physique, la chasse, dont la vénerie et la fauconnerie et le métier des armes. Mais aussi les usages de la courtoisie et les vertus requises au franc homme : honneur, fidélité, hardiesse, débonnaireté, démener grande largesse, parler avec mesure, ne blâmer personne à la légère, éviter les fous et servir les dames.

Il deviendra chevalier lors de l’adoubement.

Émail, Émaux : en héraldique, chacune des couleurs de l’écu, distingués parmi les métaux, les couleurs, et les fourrures.

Embrasure :

  • Une embrasure est une ouverture faite sur toute l’épaisseur d’un mur. Par paire, un trumeau les sépare.
    • Dans l’architecture moderne, les embrasures sont prévues lors de la construction car elles sont destinées à recevoir une porte ou une fenêtre. Il ne s’agit pas d’ouvertures faites après la construction.
    • Dans l’architecture militaire ancienne, les embrasures étaient pratiquées dans les murs de défense afin de permettre des tirs d’archer ou de canonniers. Ce type d’embrasure était évasé vers l’intérieur, à savoir que l’embrasure était très étroite du côté extérieur, mais large à l’intérieur, de façon à ce que les archers aient une liberté de mouvement et de visée, et que les assaillants aient le plus de difficulté possible à les atteindre.

Éponyme, Éponymie : L’éponymie est le fait de donner son nom à quelque chose. Ce qui donne son nom est un éponyme.
Par une utilisation abusive dans le langage courant, éponyme est souvent utilisé comme signifiant de même nom, sans que soit considéré lequel des deux termes a donné son nom à l’autre, ce qui est donc une incorrection sémantique.
Écrire que “le préfet Poubelle a donné son nom à l’ustensile éponyme” est incorrect (cette formulation impliquant en effet que ce serait l’ustensile qui a donné son nom à l’homme, alors que c’est l’inverse).

Escarpe : voir contre-escarpe.

Estoc :

  • épée fin du Moyen Âge sans tranchant,mais avec une pointe acérée.
  • Frapper d’estoc, c’est frapper avec la pointe de l”épée, par opposition à la frappe de taille.

Étymologies : (Etymologiæ) constituée de vingt livres écrits par Isidore de Séville, qui propose une analyse étymologique des mots divisée en 448 chapitres. Par cette œuvre, il essaie de rendre compte de l’ensemble du savoir antique et de transmettre à ses lecteurs une culture classique en voie de disparition. Son livre a une immense renommée et connaît plus de dix éditions entre 1470 et 1530, illustration d’une popularité continue jusqu’à la Renaissance. Sa méthode étymologique est un peu déconcertante. Il explique un mot par des termes phonétiquement proches (Rex a recte agendo – on appelle roi celui qui agit droitement – ). La plupart de ces étymologies, dont se sont moqués bien des savants depuis la Renaissance, veulent imprimer les mots facilement dans l’esprit du lecteur. Il contribue à la survivance durant le Moyen Âge de nombreuses œuvres antiques par sa technique de citation. C’est l’organisation particulière de ce livre qui vaudra à Isidore d’être saint patron des informaticiens.

Évêché : synonyme de diocése, territoire soumis à la juridiction d’un évêque.

Évêque : prêtre qui a reçu la plénitude du sacerdoce et qui à la direction spirituelle d’un évêché (ou diocése) dans l’Église catholique romaine et dans les Églises de rite oriental.

Exarchat, Exarque :

  • L’exarchat, autorité civile et militaire des marges de l’empire.
    L’exarchat est une organisation de certains territoires périphériques de l’Empire byzantin, mise en place au VIe siècle pour faire face à la menace d’envahisseurs. L’exarchat est dirigé par un exarque qui concentre les pouvoirs civils et militaires.
    Le nom exarque vient du grec exarchonis par l’intermédiaire du latin exarchus. Il est synonyme de gouverneur, d’après le verbe exarchein (diriger, gouverner). L’exarque était un haut fonctionnaire, délégué dans un territoire éloigné de la capitale, détenant simultanément les pouvoirs civils et militaires, lesquels étaient séparés dans le reste de l’empire.
    Cette organisation visait à réagir de façon optimale aux dangers menaçant l’empire dans ses régions périphériques, sans avoir à attendre les ordres venus de Constantinople. Ils bénéficiaient d’un plus grand degré d’indépendance que les autres gouverneurs provinciaux.
    Seuls deux exarchats furent constitués, à Ravenne contre l’invasion des Lombards, et à Carthage. Les autres provinces de l’Empire byzantin reçurent progressivement une organisation semblable, mais sous le nom de thèmes.
    Les exarques civils étaient de véritables vice-rois, à qui l’on confiait le gouvernement de plusieurs provinces tandis que les exarques ecclésiastiques étaient des délégués du patriarche de Constantinople ou du Saint-Synode, chargés de visiter les diocèses, et de surveiller la discipline et les mœurs du clergé.
  • L’exarchat, représentation d’un primat en dehors de son territoire.
    Dans les Églises d’Orient, un exarque est un évêque qui a reçu mission de représenter un patriarche auprès d’un autre patriarche ou dans un lieu qui n’est le territoire d’aucune Église orthodoxe autocéphale.
    L’exarchat est à la fois la dignité de l’exarque, l’ensemble des paroisses et des fidèles placés sous sa responsabilité ainsi que l’église et les bâtiments qui en constituent le siège. C’est en quelque sorte un évêché sans diocèse et sans structure prévue pour durer. C’est une façon de s’adapter à des circonstances particulières : absence d’une église locale organisée, nécessité d’assurer une vie liturgique à un personnel diplomatique.
    Un exarchat possède un statut dérogatoire par rapport au principe de la territorialité de l’organisation ecclésiastique. L’évêque mentionné dans les diptyques n’est pas l’évêque du lieu mais le primat représenté par l’exarque. On peut comparer l’exarchat ecclésiastique à extra-territorialité de bâtiments diplomatiques.
    Les métropolites des “Nouvelles Terres” du Nord et de l’Est de la Grèce ont reçu du patriarche œcuménique de Constantinople des titres d’exarque qui rappellent leur appartenance au Patriarcat œcuménique de Constantinople.

F.comme faïdits

Fabliau : forme picarde de l’ancien français fableau désignant une petite fable satirique en vers du XIIe et XIIIe siècle.

Faidit : les faidits ou faydits sont les chevaliers et les seigneurs languedociens qui se sont retrouvés dépossédés de leur fiefs et de leur terres lors de la croisade des Albigeois. Ils furent partie prenante dans la résistance Occitane menée contre l’occupation et l’établissement des croisés venus du nord.
Les seigneurs languedociens qui devenaient coupables de faidiment pouvaient le devenir pour deux raisons.
Soit ils étaient des croyants cathares et donc coupables directement d’hérésie, soit ils refusaient de prêter allégeance aux meneurs de la croisade, ce qui faisait d’eux (aux yeux des croisés) des protecteurs des hérétiques (ce qui était dans certains cas vrai, certains parfaits et parfaites étaient parfois des membres de leur famille).
Un seigneur ou chevalier rendu coupable de faidiment voyait ses terres mises en proie et pouvait donc se les faire confisquer par les croisés. De nombreux faidits ainsi pourchassés rejoignirent le maquis et prirent une part active dans la résistance à l’occupation de l’Occitanie par les croisés.
Le devenir de ces chevaliers fut très différent. En effet, on ne reste pas nécessairement faidit à vie.
Certains moururent pour leurs terres ou s’exilèrent à la cour du roi d’Aragon, comme Géraud de Niort un temps. D’autres cherchèrent aussi à faire la paix avec l’Église afin de recouvrer leurs terres et leurs droits en échange de promesses de combattre les hérétiques à leur tour ou alors de prendre la croix pour aller en Terre Sainte comme ce fut le cas, par exemple, de Olivier de Termes, de Bernard-Othon de Niort (qui alla jusqu’à Rome se faire absoudre par le Pape…
Parmi les faidits célèbres, nous comptons : Raymond VI de Toulouse et son fils Raymond VII, Raimond Trencavel, Pierre-Roger de Mirepoix, le défenseur de Montségur et bien sûr Olivier de Termes.

Farce : au Moyen Âge, intermède comique entre les parties d’une représentation d’un mystère. Au XIIIe siècle, petite pièce de théâtre satirique.

Fasce, Fascé(e) :

  • La fasce est la pièce honorable constituée par une bande horizontale occupant le milieu de l’écu.
  • En héraldique, fascé, veut dire divisé en un nombre pair de parties égales d’émaux alternés, dans le sens de la fasce.

Fatrasie : genre littéraire du Moyen Âge, qui constituait un ensemble de pièces satiriques.

Faucre : support attenant au plastron de l’armure qui servait à maintenir la lance du chevalier.

Faudesteuil : siège pliant à piétement en X

Félon : au Moyen Âge, selon le droit féodal, le félon était celui qui rompait le contrat de vassalité. Le crime de félonie concerne aussi bien le suzerain que le vassal.

Par exemple, on pouvait considérer comme acte de félonie, de la part d’un vassal, le fait de :
-injurier, maltraiter ou attenter à la vie de son seigneur, de son épouse ou de ses enfants;
-déshonorer l’épouse, la sœur ou la fille du seigneur;
-révéler les secrets du seigneur à l’ennemi de celui-ci;
-On pouvait parler aussi de banquet de félon lorsque le seigneur invitait à sa table ces vassaux et qu’il leur fournissait nourriture à volonté sans se soucier du sort de peuple qui pendant ce temps mourrait de faim. Dans ce cas précis, on pouvait parler de crise du capital.

Le vassal reconnu coupable de félonie à l’égard de son seigneur s’exposait généralement à la commise (confiscation) de son fief. Dans des cas extrêmes, la sanction pouvait aller jusqu’au bannissement ou la condamnation à mort.

Le seigneur reconnu coupable de félonie à l’égard de son vassal s’exposait à la perte d’hommage et de mouvance du fief qui était tenu de lui. L’hommage était alors reporté par le vassal au suzerain du félon, de qui le fief était tenu. Par exemple, un vassal tenant son fief d’un comte, qui le tenait lui-même du roi, faisait alors directement hommage au roi.

Dans le langage courant, le terme de félon pouvait aussi désigner, par extension, un traître ou un lâche.

Féodalité : forme de système politique et social qui avait cours au Moyen Âge.

Elle reposait sur l’idée que tout homme avait un seigneur auquel il devait allégeance. Cet homme, appelé vassal était tenu de servir son seigneur et lui prêtait un serment de fidélité. Ce seigneur, appelé suzerain, en retour offrait terre et protection.

De plus, tout homme quelque soit son rang, devait allégeance directement au roi.

L’adjectif féodal vient du mot fief.

Feu : ensemble des personnes vivant dans un même “foyer”, qui constituait avant 1789 l’unité de base pour la répartition de l’impôt.

Fibule : Agrafe en métal servant à fixer un vêtement.

Fief : ensemble des personnes vivant le principe de donner un bien foncier en échange de services, notamment militaires, remonte à l’Antiquité tardive. À l’époque carolingienne, cette terre s’appelle bénéfice. Au milieu du Moyen Âge, il est nommé fief dans les sources. Le mot fief a donné ensuite l’adjectif féodal.
Le fief peut être de plusieurs natures. Le plus souvent, c’est une terre avec les revenus qui y sont attachés. Entre le XIe siècle et le XIIIe siècle, l’argent est rare et circule encore difficilement. Le seigneur remet donc une terre à son vassal, avec ses paysans.
Le fief est plus rarement une fonction, un droit de ban, des péages, des dîmes (impôt ecclésiastique).
À la fin du Moyen Âge, le fief est de plus en plus une rente.
Le fief peut également être une fonction politique ou militaire.

Le fief entre progressivement dans l’héritage des vassaux. Au début, le fief était accordé par le seigneur à son vassal à titre viager. Le seigneur organisait donc une nouvelle cérémonie d’hommage pour l’héritier. Mais de plus en plus, le fief devient transmissible, moyennant une somme d’argent (droit de relief). Peu à peu, le but de l’hommage n’est plus le service et les devoirs réciproques mais bien le fief. Les vassaux multiplient donc les hommages pour accumuler les fiefs. Le problème vient quand deux seigneurs ayant un vassal en commun entrent en guerre. On pensa d’abord à la solution de la réserve de fidélité puis à l’hommage lige (ou hommage préférentiel). En cas d’hommages liges multiples, alors le plus ancien prime.

La propriété éminente et propriété utile, c’est la conception féodale de la propriété immobilière. Ainsi on parle de propriété éminente pour le seigneur suzerain qui est directement le propriétaire des terres concédées au vassal (qu’il soit seigneur ou roturier). Et on parle de propriété utile pour le vassal, c’est-à-dire le droit d’exploiter le fief pour son propre compte. Si un seigneur possède directement des terres et qu’il les exploite pour son propre compte ou par un tenancier (ou vassal) celui-ci n’est pas lui-même vassal d’un autre. En général, le suzerain (ou seigneur concédant) n’aliénait qu’une partie de son domaine et exerçait la propriété utile d’une autre partie du domaine. Ainsi les rois francs exerçaient la propriété utile sur les terres parisiennes, mais n’exerçaient qu’une propriété éminente pour les autres domaines. Cette conception est proche du démembrement de la propriété plus moderne qu’est l’usufruit. L’usufruitier pourrait être ainsi assimilé au tenancier, et le nue-propriétaire au concédant.
Ainsi, l’hommage rendu ne suffit pas pour déterminer si un seigneur ou un roturier est le vassal d’un autre. Il faut savoir s’il possède ou non la propriété éminente de son fief. Si la réponse est positive et bien que rendant l’hommage, il ne peut pas être qualifié de vassal, et le seigneur à qui il rend l’hommage n’a aucun droit sur les terres de celui-ci.

Fisc :

  • Dans la Rome antique, le fisc est le trésor personnel des empereurs. Il signifie littéralement, en latin, le panier ou la bourse. Il désigne tous les revenus tirés des provinces, spécialement des provinces impériales. Son existence est due à la répartition des pouvoirs, durant le Haut Empire, entre le Sénat et l’empereur. Par la suite, les empereurs accentuèrent leur contrôle sur l’ensemble des finances du monde romain, et l’importance du fisc augmenta en conséquence.
  • Au Moyen Âge, le fisc correspond au domaine du roi.

Fleurdelisé : décoré par des fleur de lis.

Fléau d’armes : arme constituée d’une ou plusieurs boules de métal reliées à un manche par une chaîne. Utilisé essentiellement par un fantassin en binôme avec un porteur de lance.

Cette arme sert à attraper et écarter le bras de l’ennemi tenant le bouclier, afin que son binôme puisse le piquer avec sa lance.

Fonts baptismaux : les fonts baptismaux (du latin classique fons : fontaine, source) sont des articles de mobilier ecclésiastique utilisés pour le baptême des enfants et des adultes par aspersion. Les fonts les plus simples ont un pilier de 1,5 m avec un support pour un bassin d’eau. Les matériaux taillés et sculptés varient considérablement, allant du marbre au métal ou au bois.
La forme peut varier. Beaucoup de fonts baptismaux ont huit côtés pour rappeler la nouvelle création et peut-être pour faire un lien avec la pratique de la circoncision, qui a traditionnellement lieu le huitième jour. Certains fonts ont trois côtés, en rappel de la Sainte Trinité du Père, du Fils et du Saint Esprit. Ils sont parfois placés devant la nef de l’église pour rappeler aux fidèles leur baptême, qui représente leur entrée dans l’Église. Dans plusieurs églises du Moyen Âge et de la Renaissance, une chapelle spéciale ou même un bâtiment dédié, dit baptistère, abritait les fonts baptismaux.
La quantité d’eau est habituellement faible (un litre ou deux). Certains fonts sont alimentés par de l’eau de source ou une pompe pour imiter l’effet d’un ruisseau et communiquer l’effet des eaux vivantes du baptême.
Le baptême dans les fonts baptismaux est habituellement fait par aspersion, versement et immersion, comme dans le verbe grec βαπτιζω, qui peut aussi signifier immerger. Cependant, seuls certains fonts baptismaux sont assez grands pour permettre l’immersion totale de l’enfant. Les premiers fonts baptismaux étaient construits pour l’immersion entière, mais ils sont devenus plus petits lorsque le baptême des enfants est devenu plus courant.
La majorité des Églises chrétiennes utilisent de l’eau bénite pour remplir les fonts. Une vaisselle spéciale d’argent, appelée une aiguière, peut être utilisée pour remplir les fonts.
Dans plusieurs Églises orientales, l’eau bénite est consacrée une fois par année dans les fonts baptismaux lors de la fête de la Théophanie.

Formariage : Mariage d’un serf en dehors de sa seigneurie ou avec une personne d’une autre condition.

Framée : javelot à fer en feuille de laurier dont se servaient les Francs.

Franc-alleu : alleu affranchi de toute servitude.

Franc-bourgeois : au Moyen Âge, celui qui dépendant d’un seigneur ne participait pas aux charges municipales.

Franc-fief :

  • fief dont le détenteur n’était soumis qu’a des services réduits.
  • taxe due par un roturier acquérant un fief noble.

Francien : dialecte de langue d’oïl parlé en Île-de-France au Moyen Âge et qui est à l’origine du français.

Francique : langue des anciens Francs.

Franciscain : religieux de l’ordre fondé par saint François d’Assise en 1209.

Francisque : hache de guerre des Germains et plus particulièrement des Francs, à un seul fer en forme de S, ne pas confondre avec la francisque gallique avec deux fers opposés (qui fut adopté comme emblème par le régime de Vichy)

Frédégaire :

  • C’est une note marginale du manuscrit 766 de la Bibliothèque municipale de Saint-Omer qui donne le nom de Frédégaire, utilisé dès le XVIe siècle, pour désigner une compilation narrative relatant les événements allant de l’origine du monde à l’année 660. L’édition de 1568, à Bâle, l’aurait également nommée Frédégaire. Le débat des érudits continue pour déterminer le nombre des auteurs, leur origine géographique, la structure originale de l’œuvre.
  • Les dernières hypothèses feraient de Frédégaire (dit aussi Pseudo-Frédégaire en raison de ces incertitudes) un auteur unique d’origine bourguignonne mais qui aurait écrit en Austrasie vers 658–660. La Chronique de Frédégaire représente l’un des rares documents écrits à l’époque des Mérovingiens.
    Si le récit est centré sur les Royaumes francs, il fournit également des informations précieuses sur l’histoire de l’Italie (Lombards et Ostrogoths, vraisemblablement), de l’Hispanie avec le Royaume wisigoth et même sur le monde byzantin.

Fronde : arme de jet constituée d’une pièce de matière souple, dans laquelle est placé un projectile. Cette pièce est attachée à deux lanières, elles même parfois fixées à un manche pour en augmenter sa puissance. Utilisée par un fantassin légèrement armé, appelé frondeur.

Le projectile peut être mortel s’il touche la figure à pleine vitesse, mais ne peut endommager une armure. Un bon groupe de frondeur peut tout de même empêcher des assiégés de se montrer aux créneaux.

G.comme gambison

Gabelle : impôt sur le sel, denrée importante au Moyen Âge car il sert à la conservation des aliments.

Gable ou Gâble : Surface décorative pyramidée, à rampants moulurés, qui couronne certains arcs, par exemple sur les façades des cathédrales.

Gambison : tunique matelassé portée sous une cote de maille ou une armure, afin d’amortir les coups.

Gantelet : nom donné à différent styles de gants. En général, un gantelet couvre le poignet, la main, les doigts et les avant-bras. Constitué de petites plaques mobiles de métal, montées sur du cuir, c’est un des éléments de l’armure.

Garance : connue depuis l’Antiquité, plante herbacée cultivée dont sa racine fournit l’alizarine, substance colorante d’un beau rouge vif.

Gargouille : Conduit d’évacuation des eaux, adapté à une gouttière ou un chéneau et généralement orné d’une figure fantaisiste. Elle permet d’éloigner des murs l’évacuation des eaux de pluie.

Garnison : une garnison est le corps de troupe stationné dans une place forte afin de la défendre contre un ennemi éventuel.
Par extension, le mot désigne les unités stationnées dans une ville, même non-fortifiée. Une ville de garnison est une commune où une unité militaire est implantée à titre permanent, dans la plupart des cas à l’intérieur d’une ou plusieurs caserne(s). Lorsqu’aucun bâtiment civil ne figure entre les casernes et leurs dépendances, on parle de camp militaire.

Geste, chansons de geste : ensemble de poèmes épiques du Moyen Âge relatant les hauts faits des personnages historiques ou imaginaires.

Gibelin : partisan de l’empereur romain germanique, par opposition aux guelfes, en Italie médiévale.

Gibet : structure, généralement en bois, utilisée pour les exécutions par pendaison.

Gisant : statue sur le tombeau d’un important personnage le représentant couché.

Glacis : terrain découvert aménagé en pente douce à partir des éléments extérieurs d’une fortification.

Gonne : La gonne (ou gonelle) est une tunique mérovingienne longue et unisexe qui deviendra le modèle-type de la tenue ecclésiastique.

Gorgerin : élément d’armure protégeant le haut du torse et les clavicules. Le gorgerin, à proprement parler, apparait au milieu du XIVe siècle avec la multiplication des pièces de plaque sur les combattants. D’abord de facture simple, cette pièce devient plus compliquée en intégrant quelques articulations au niveau du cou.
Des spalières peuvent être attachées au gorgerin.
On confond souvent la Baviére avec le gorgerin, la différence étant que la Baviére est dotée d’une coque articulée ou non, venant protéger le cou et le menton.

Gothique :

  • forme d’art, en particulier architectural, développée en Europe du XIIe siècle à la Renaissance.
  • forme d’écriture à traits droits et anguleux utilisée à partir du XIIe siècle.

Gotique : langue morte parlée par les Goths, branche orientale du germanisme.

Grandes Compagnies : unités de mercenaires recrutées et financées par les princes durant la guerre de Cent Ans. Privés d’employeurs pendant les périodes de paix, ils ravagent la France. Ces mercenaires étaient alors désignés comme routiers ou brigands. Elles désolèrent la France au XIVe siècle, sous les règnes de Jean le Bon et de Charles V. Elles se recrutaient parmi des étrangers de toutes nationalités et surtout des Germaniques que le roi Édouard III d’Angleterre, avait licenciés après le traité de Brétigny, en 1360.
Irrités de leurs déprédations, les paysans les battirent en plusieurs rencontres et les dispersèrent pour quelque temps.
Le connétable Bertrand du Guesclin fut employé à emmener ces compagnies en Espagne pour débarrasser le royaume de France. Elles y soutinrent contre Pierre le Cruel la cause de Henri de Trastamare, son demi-frère.

Les Grandes Compagnies ne sont pas propres à la France. On peut citer la Compagnie catalane des Almogavres, soldats mercenaires au service de la couronne d’Aragon-Catalogne, majoritairement catalans et aragonais, qui avait vu le jour dans la péninsule Ibérique à l’occasion des guerres contre les Sarrasins, entre le XIIIe et le XVe siècle, et qui alla aider l’empereur byzantin Andronic II Paléologue contre les Turcs.

Grève : les grèves sont des pièces d’armure protégeant le bas des jambes (tibias) entre le genou et le cou-de-pied.
Il s’agit de plates de fer, bouclées derrière les mollets à l’aide de trois courroies.
Leurs ancêtres sont les cnémides grecques.

Guelfe : partisans du Pape, ennemi des gibelins en Italie médiévale.

Guette : une guette est un élément de l’architecture militaire au Moyen Âge.
Il s’agit d’une tourelle qui peut être située sur le donjon, ou la plus haute tour du château, ou lui être accolée. Dans les deux cas, le sommet de cette tourelle est le point culminant du château.
Le rôle de cette tourelle est de servir de poste d’observation élevé à un guetteur d’où son nom.

Gueules : en héraldique, couleur rouge, figurée en gravure par des hachures verticales.

Guilde : association de marchands, d’artisans ou d’artistes dotée de juridiction et de privilèges codifiés dans un statut.

H.comme hardiesse

Hallebarde, hallebardier : arme d’hast,au fer pointu d’un coté et tranchant de l’autre. Le servant de cette arme est un hallebardier.

Hampe : manche en bois, qui supporte un drapeau ou le fer d’une arme d’hast.

Hanap : vase à boire utilisé au Moyen Âge, en métal, souvent à pied et couvercle.

Hanse : association de marchands au Moyen Âge

Harnois : le harnois est l’armure du chevalier par excellence.
C’est l’armure que l’on voit lorsque l’on imagine un chevalier en armure à cheval. Le harnois est la plus performante techniquement des armures de chevalier. Contrairement à une idée reçue (venant entre autres du fait que longtemps, les armures étudiées étaient des armures d’apparat), une armure de plaques en général et un harnois plain en particulier est moins difficile à porter qu’une cotte, voire un haubert, de mailles, car le poids pourtant supérieur est mieux réparti. Un chevalier pouvait ainsi prestement monter à cheval ou se relever s’il tombait (du moment que la douleur d’une blessure ne l’immobilisait pas). C’est lors de la guerre de cent ans que les armures, le temps de quelques années, ont réellement été lourdes, pour garder les chevaliers des flèches anglaises, mais l’inefficacité de l’épaisseur des armures, trop lourdes, a vite fait abandonner le concept.
Parfois, on parle du harnois “plein” (ou plain), et le harnois peut être peint ou coloré par divers procédés, de façon à donner telle ou telle capacité visuelle mais aussi une certaine propriété de solidité ou de résistance.
Le défaut du harnois se trouve sous les bras, et au niveau de la gorge, à la séparation entre le casque et le plastron. Les seules armes efficaces contre les harnois étaient, la hallebarde et la bardiche, dont la pointe permettait de transpercer l’aisselle du cavalier sans s’approcher et risquer un coup mortel de l’ennemi ou du cheval. L’estoc (prédécesseur de la rapière) et la miséricorde, sorte de couteau à lame courte et large (lame de 15 à 35 cm de long, pour 4 à 8 cm de large à sa base) qui permettait d’égorger l’ennemi mis à terre en passant le couteau dans le défaut de l’armure et en le faisant glisser sur l’arrondi de l’armure, de façon à ouvrir littéralement la gorge, comme on ouvre une boite de conserve.
Le harnois a été l’armure du XIIIe au XVIIe siècle, et fut également la dernière armure médiévale.

Haubergeron : voir cotte de mailles

Haubert : voir cotte de mailles

Heaume, heaumier : grand casque enveloppant toute la tête. Le heaumier est le fabriquant de heaume.

Hennin : chapeau de femmes conique surmontée d’un voile, porté au XVe siècle.

Héraldique : science des armoiries, et des blasons, considérée par certain comme un art grâce à sa richesse extrême.

Héraut : officier chargé de porter les déclarations de guerre,demande de trêve, de paix, les sommations. Il règle les cérémonies et les jeux. Spécialiste de l’héraldique, il contrôle le titre de noblesse des chevaliers.

Hérésie, hérétique : dans l’Église catholique, doctrine contraire à la foi. L’hérétique est celui qui confesse ou soutient une hérésie.

Herse : lourde grille que l’on abaissait à l’entrée du château fort pour en interdire l’accès,glissant dans des rainures verticales, manœuvrée au moyen d’un treuil ou d’un contrepoids. Ce dispositif était souvent utilisé au Moyen Âge. Le bas de la herse est souvent garni de pointes pour décourager quiconque de tenter de passer en dessous alors qu’elle descend.

Hourds : galeries de bois amovibles, positionnées en surplomb des murs d’enceinte et/ou des tours. Soutenues par des solives sortant des trous de hourdage.

Percées d’ouvertures dans le plancher pour permettre le tir vertical. Les projectiles sont des cailloux, du sable chauffé à blanc, de la chaux vive, de l’eau bouillante. Par contre l’huile bouillante était rarement utilisée.

Hommage : Dans le système féodal, l’hommage est l’établissement ou le renouvellement d’une convention de vassalité qui interdisait toute rivalité entre deux hommes libres. La cérémonie devait en général avoir lieu au manoir seigneurial du futur suzerain en présence de plusieurs témoins. Elle rappelait publiquement l’existence d’une relation de féodalité entre deux familles, voire deux lignages, représentés par leur chefs qui pouvaient être une femme. Bien que typiquement hiérarchique, le contrat de vassalité entre les deux groupes les place dans un rapport de complémentarité dont les conditions ne sont pas déséquilibrées.

I.comme icône

I.H.S. : abréviation religieuse “Iesus Hominum Salvator” (Jésus sauveur des hommes)

Indulgence, indulgencier : rémission totale (indulgence plénière) ou partielle (indulgence partielle) de la peine temporelle due pour les péchés déjà pardonnés. Indulgencier, c’est attacher une indulgence à un objet, une prière, ou un lieu.

Inféoder :

  • mettre quelqu’un ou quelque chose sous la dépendance.
  • donner une terre pour qu’elle soit tenue en fief.

Inquisition : tribunal ecclésiastique qui était chargé de réprimer l’hérésie

I.N.R.I. : abréviation religieuse “Iesus Nazarenus Rex ludaeorum” (Jesus, le Nazaréen Roi des Juifs).

Interdit : censure qui prive les fidèles de certains biens spirituels (célébration du culte par exemple) sans les exclure de la communauté ecclésiale.

Investiture : cérémonie de mise en possession d’un fief.

J.comme joute

Jambière : la jambière est une pièce d’armure qui couvre le bas de la jambe entre le genou et la cheville et se porte par paire ou non.
Voir grève.
Celle des gladiateur s’est appelée ocrea et celle des Grecques, cnémide.

Jacquerie, jacques :

  • avec une minuscule, désigne une révolte paysanne. Un jacques est le nom populaire des paysans.
  • avec une majuscule désigne la révolte paysanne de 1358.

Jaque : un jaque (ou jacque, gambison, doublet armant, voire une jaque, suivant les auteurs) est un vêtement matelassé, ou multicouche, destiné à servir de protection lors d’un combat. Il peut être porté seul (jaque) ou associé à une autre défense cotte de mailles. Les noms de ces différents vêtements sont, en général, associés à une classification moderne et ne correspondent pas aux noms donnés à l’époque de leurs usages.
Au XVe siècle des jaques d’archers pouvaient facilement atteindre les 10 kilogrammes (de trente toiles d’épaisseur ou, pour le moins, de vingt-cinq, avec un cuir de cerf).

Jaseran : autre nom de la cotte de mailles

Javelot : arme de jet légère généralement composée d’une longue hampe surmontée d’une pointe en fer.

Le javelot courant des légionnaires romains est le pilum.

Le javelot était également utilisé par les soldats au Moyen Âge, notamment pour harceler l’ennemi.

L’angon est un javelot utilisé par les Germains au Bas Empire romain.

Jongleur : Ménestrel ambulant musicien, chanteur, et conteur.

Joute : la joute équestre est l’une des plus célèbres épreuve des tournois de chevalerie. Elle consiste en une charge à la lance entre deux chevaliers au galop, face à face.

Les premières joutes équestres apparurent en France dès le XIIe siècle. A cette époque, les armures de plates n’existaient pas, les chevaliers étaient vêtus d’une cotte de mailles, d’un casque et d’un écu long en forme de goutte d’eau. Il n’y avait pas de lice pour protéger les concurrents qui s’élançaient et se faisaient parfois face en mêlée. Le risque de blessures graves était très important car les chevaux et les cavaliers pouvaient s’entrechoquer de face et très violemment en plein galop.
L’église condamna rapidement ces épreuves de tournois et de joutes. Les papes s’y opposèrent personnellement dès 1193.

Au XIIIe siècle, l’équipement s’améliora, les jouteurs portèrent désormais un grand heaume et le bouclier devint plus petit mais les cavaliers se croisaient sans séparation. Les accidents mortels étaient très nombreux et des règles commencèrent peu à peu à s’instaurer. Les armures de plates firent leur apparition fin XIVe, elles commencèrent à se spécialiser. Les armures de joute étaient plus lourdes et moins articulées que celles de guerre, elles pesaient environ 30 Kg. Un cavalier en armure était parfaitement capable de monter à cheval, il se hissait parfois à partir d’une sorte marche-pied et son écuyer l’aidait juste à mettre le pied à étrier car avec un heaume, il était impossible d’avoir une vision rapprochée à moins de deux mètres devant soi lorsque l’on marchait avec. La vision de proximité était très réduite.

En mai 1389, le roi de France Charles VI se distingua lors d’une joute équestre. Froissart, qui nous rapporte ce fait, est peut-être complaisant. Charles VI n’en est pas moins un authentique passionné et un jouteur plutôt solide. Il transmit le virus à sa descendance. Les compétitions pouvaient durer plusieurs jours et même plusieurs semaines. En mai 1390, les joutes équestres à Saint-Inglevert durent tout le mois.

Par sécurité, une barrière, au long de laquelle galopent les chevaliers en sens inverse est mise en place à la fin du XIVe siècle (la lice). Les lances sont également sécurisées par un rochet, ce qui les empêche d’entrer dans la vue d’un heaume. Contrairement à ce que beaucoup s’imaginent, l’objectif du jouteur n’était pas de faire chuter son adversaire. Pour être déclaré vainqueur, il fallait briser le plus possible de lances sur l’armure des autres jouteurs. En cas d’égalité, la longueur du morceau brisé permettait de départager les deux chevaliers. La dangerosité de ce sport nécessitait bien des adaptations, tant au niveau des armures qu’au niveau des lances. Elles évoluèrent également et devinrent de plus en plus lourdes avec une garde et une arrière main qui faisait office de balancier.
Progressivement on ne jouta plus avec un bouclier, mais avec un simple manteau d’armes rivé sur l’épaule gauche. Il était strié pour favoriser la casse de la lance au moment de l’impact.
Activité bien moins violente que le tournoi, la joute équestre fut toutefois la cause d’un nombre important de morts et de blessés. Le 15 février 1515, un mort fut à déplorer à l’occasion d’une joute équestre donnée en l’honneur de l’entrée de François Ier à Paris. Le roi de France était un passionné et y brilla durant sa jeunesse.

C’est surtout au XVIème siècle que les armures devinrent très perfectionnées, ce qui n’empêcha pas Henri II d’être mortellement blessé par son capitaine de la garde écossaise.
Le 1er juin 1559 marqua le début des jeux donnés à Paris après la signature de la paix du Cateau-Cambrésis. Ces festivités sportives durèrent tout le mois de juin et comprenaient notamment des joutes équestres. Le 30 juin, le roi de France Henri II fut mortellement blessé au cours d’une joute équestre, signant du même coup l’arrêt de mort des tournois, des joutes équestres et des autres Pas d’armes en France. Les épreuves équestres à la lance furent remplacées par des jeux d’adresse martiaux, la quintaine et le jeu de l’anneau.
Antoine de Pluvinel enseigna l’art de la Joute au XVIIe siècle à Louis XIII. C’est l’un des rares recueils où l’utilisation de la lance et des angles d’attaques sont clairement expliqués.

Dans les années 1170, Guillaume le Maréchal (William Marshall) était devenu un champion redouté, ce qui lui valu le surnom du “meilleur chevalier au monde”. Bertrand du Guesclin sortait à peine de l’adolescence quand il se distingua brillamment en participant anonymement à une joute équestre avec un cheval d’emprunt. C’est surtout René d’Anjou comte de Provence, qui avec son célèbre livre des Tournois, donna toutes ses lettres de noblesse aux grandes joute équestres organisées lors des tournois du XVe siècle.

K.comme khéops

Khan, Kan : titre signifiant dirigeant en mongol et en turc, il peut désigner aussi bien un empereur qu’un chef de tribu.

Kilt : jupe courte en tartan, portée par les Écossais depuis l’Antiquité.

Kobold : les kobolds sont des créatures légendaires du folklore et de la mythologie germanique.

Koiné : toute langue commune se superposant à un ensemble de dialectes ou de parlers sur une aire géographique donnée. A l’origine, dialecte attique mêlé d’éléments ioniques, qui est devenu la langue commune de tout le monde grec à l’époque hellénique et romaine.

Korrigan : le Korrigan est une créature légendaire du folklore de Bretagne, comparable au lutin français, parfois bienveillant, parfois malveillant.

Krak : ensemble fortifié construit par les croisés en Palestine et en Syrie.

Kraken : monstre marin fabuleux, pareil à un poulpe géant, de la légende scandinave.

Krefeld-Gellep : nom romain «Gelduba», Castellum d’une cohorte du limes rhénan, positionné sur le Rhin Inférieur. Lieu de découverte d’une immense nécropole, dont une tombe de prince franc.

L.comme lance

Lai :

  • petit poème narratif ou lyrique, à vers courts, généralement à 8 syllabes, à rimes plates.
  • frère lai, sœur laie, désigne des religieux non prêtre, religieuse non admise aux vœux solennels, qui assuraient des services matériels dans les couvents.

Laïc, laïque : tous ce qui est étranger à la religion, ou indépendant des organisations religieuses.

Lance :

  • La lance est un terme générique désignant une arme d’hast à longue hampe et à fer pointu et/ou tranchant qui malgré son nom, ne se lance pas. Pour plus d’info
  • La lance peut aussi désigner une petite formation de combattants montés (à cheval). Ainsi, au Moyen Âge, une lance était composé d’un homme d’armes (ou sergent d’armes), d’un coutilier, de deux archers, d’un valet, et d’un page ou écuyer, tous à cheval mais combattant suivant les cas à pied. Soit pour cent lances, six cents hommes par compagnie d’ordonnance.
    L’homme d’armes qui était le commandant de la lance devait être équipé d’un harnois blanc (armure de plates), d’une épée et d’une lance.
    Le coutillier devait être équipé d’un casque, d’une protection de corps (brigandine, jaque…), de jambières, d’une épée, d’une dague et d’une arme d’hast.
    Les archers étaient équipés de casques appelés salades, de protections de bras, d’arcs ou d’arbalètes. Il est possible qu’ils puissent manier aussi une arme d’hast.
    Le page et le valet n’avaient pas un rôle militaire. Ils s’occupaient de l’intendance. Le valet avait aussi la garde des bagages et même s’il ne se battait pas il devait pouvoir se défendre en cas de percée adverse.
    L’homme d’armes n’était pas nécessairement noble, il s’agissait d’une personne qui avait les moyens de fournir l”équipement demandé. Il n’est donc pas rare de voir dans les rangs des archers ou des coutiliers des nobles qui ne pouvaient se payer l’armure qui était extrêmement chère.
    L’on pense que généralement, les hommes d’armes combattaient à cheval, faisant le rôle de force de frappe. Les coutilliers étaient démontés pour manier l’arme d’hast et les archers étaient montés ou démontés, selon les besoins du commandant de l’armée.

Langué, languée : en héraldique, oiseau langué, dont la langue est d’un émail particulier.

Légat : représentant officiel du pape, généralement un cardinal de l’entourage immédiat, chargé d’une mission extraordinaire.

Lètes : lètes dérive du terme germanique “Laeten” signifiant les laissés, en l’occurrence les membres de certaines tribus épargnés par l’armée romaine après leur défaite. Le terme latin (Latus pluriel Laeti) apparaît pour la première fois en 297 après des représailles contre un raid alaman, mais le statut existait déjà avant.

Il correspond en effet dans le droit romain à la condition de déditice, la privation de tout droit civique, qui place directement sous le pouvoir de l’empereur. Les “barbares” soumis étaient désarmés et déplacés de force vers les terres de l’Empire (saltus ou terres défrichées et cultivées conquises), qu’ils devaient défricher et/ou cultiver. Les hommes étaient en outre astreints au service militaire obligatoire, devenant ainsi des sujets de l’Empire, mais placés directement sous domination militaire, contrairement aux Gallo-Romains “vrais” qui pouvaient recourir à l’administration civile.
Du point de vue romain, cette manœuvre permettait de revaloriser les terres délaissées par leurs populations traditionnelles (c’est le cas en Dacie, Pannonie et en Illyrie après 375, par exemple) et de remédier aux problèmes de recrutement de l’armée tout en éloignant structurellement une menace pour le limes.
Du point de vue germanique, cette condition est extrêmement infamante. Le vaincu, est déplacé, forcé à devenir fermier et privé de ses armes, qui étaient la marque de son statut d’homme dans la tradition gauloise ou germaine. Lors du service militaire, les jeunes hommes étaient tondus (les cheveux longs étaient aussi une marque de liberté... et de noblesse dans la Gaule chevelue).
Les enfants de ces vaincus restent des “lètes”, mais ceux qui survivent à une carrière militaire complète pourront accéder à la pleine citoyenneté.
Il convient de différencier les Lètes des peuples fédérés comme les Goths, qui eux, gardent une autonomie (le foedus est un contrat d’égal à égal et non une soumission).

Leude : les leudes étaient des membres de la haute aristocratie durant le Haut Moyen Âge. Ils étaient liés au roi par un serment (le leudesamium) et des dons.

Lice : C’est un mot d’origine francisque (listja), qui s’utilise généralement au pluriel, “les lices”.

  • À l’origine, les lices étaient des palissades construites en bois qui entouraient les maisons-fortes puis plus tard les châteaux forts. Par enchainement, les lices désignent aussi l’espace entre les remparts et cette enceinte.
  • En architecture médiévale militaire, les lices sont des espaces intermédiaires délimités par les deux remparts d’un château fort.
  • Ce nom a ensuite servi à désigner tout champ ou terrain clos destiné à des tournois, des joutes ou autres exercices en plein-air. Ces différents usages ont donné naissance à l’expression, “entrer en lice”, qui signifie “entrer en compétition”.
  • Par déviance, il désigne aussi la barrière séparant les jouteurs sur le terrain du même nom, elle s’écrit au singulier (la lice).
  • De nos jour, ce terme désigne la barrière qui sépare le terrain de sport des tribunes.

Lige : se disait d’un vassal lié à son seigneur par une forme d’hommage plus étroite que l’hommage ordinaire.

Limes : nom moderne, donné a certaines frontières de l’Empire romain, militarisées dans un but défensif et douanier. A l’origine, “limes” signifiait : chemin de patrouille à la frontière.

Idéalement constitué d’une ligne de tours de guet, de fortins, de portes fortifiées et de villes de garnison espacés de sorte à pouvoir communiquer par signaux visuels et/ou sonores.
Ces diverses fortifications sont reliées par un fossé et/ou un mur en pierre ou en bois. Elles sont desservies par une rocade et des pénétrantes.

Parmi les plus célèbres on trouve le mur d’Hadrien.

Loi salique : selon certains historiens, dont Jacques Marseille, la première loi salique était un code pénal et civil propre, aux Francs Saliens (IVe siècle). D’abord mémorisée et transmise oralement, elle fut mise par écrit dans les premières années du VIe siècle à la demande de Clovis, puis remaniée plusieurs fois par la suite, jusqu’à Charlemagne. Toutefois, de nombreux historiens doutent aujourd’hui de l’ancienneté supposée de cette première version de la loi, rédigée en latin, et la datent du VIe siècle. Les termes utilisés dans la version écrite et les principes appliqués témoignent autant de larges emprunts au Droit romain qu’à la tradition germanique.
La première version de la loi (il y en eut au moins huit) portait le nom de pactus legis salicæ (pacte de la loi salique).
En Juillet 511, Clovis réunit un Concile des Gaules à Orléans. Trente-deux évêques y prennent part. La moitié vient du royaume des Francs. Clovis est désigné « Rex Gloriosissimus, fils de la sainte Église », par tous les évêques présents.
Ce Concile fut capital dans l’établissement des relations entre roi et Église catholique. Clovis ne se pose pas comme chef de l’Église comme le ferait un roi arien, il coopère avec celle-ci et n’intervient pas dans les décisions des évêques (même s’il les a convoqués, leur pose des questions, et promulgue les canons du Concile).
Ce Concile vise à remettre de l’ordre dans l’Episcopat du Royaume franc, à faciliter la conversion et l’assimilation des Francs convertis et des ariens, à limiter les incestes (brisant ainsi la tradition germanique matriarcale des clans familiaux endogames), à partager les tâches entre administration et Église, à restaurer les liens avec la papauté.
L’alliance de l’Église chrétienne et du pouvoir, qui a débuté avec le baptême du roi et qui perdurera près de quatorze siècles, est un acte politique majeur qui se poursuit car les populations rurales, jusque là païennes, de plus en plus christianisées, lui font davantage confiance.
Loi stipulant que l’héritage ne pouvait être transmis à une femme. Utilisée au XVe pour légitimer la dynastie des Valois contre les Lancastres (La couronne ne peut tomber de lance en quenouille).

M.comme mâchicoulis

Mæates : Ethnie assez peu connue, constituée de plusieurs tribus, localisée dans les Lowlands écossais (basses terres d’Écosse). Coincée entre le mur d’Hadrien et le mur d’Antonin. Ils s’allieront avec les Calédoniens, contre les Romains.

Mâchicoulis : galeries de pierre, positionnées en surplomb des murs d’enceinte et/ou des tours. Percées d’ouvertures dans le plancher pour permettre le tir vertical. Les projectiles sont des cailloux, du sable chauffé à blanc, de la chaux vive, de l’eau bouillante. Par contre l’huile bouillante était rarement utilisée.

Maille :

  • au Moyen-Âge le nom d’une monnaie de bronze, la plus petite du système divisionnaire de l’époque, et qui valait un demi-denier. On comptait des mailles parisis, des mailles tournois, etc.
    Dans la forme d’origine de l’expression “avoir maille à départir”, le verbe partir doit se comprendre dans son sens ancien de partager. Or, on comprend qu’il soit impossible de partager une maille, ce qui amenait donc un conflit entre deux personnes (quoique des demi-mailles aient aussi existé…).
    Dans l’argot récent, l’expression avoir de la maille (avoir de l’argent), fait resurgir d’une façon surprenante, et peut-être fortuite, le sens ancien du mot maille.
  • anneaux métalliques constituant une protection individuelle comme la cotte de mailles

Maire du Palais : dignitaire de la cour mérovingienne qui se substitua peu à peu au roi.

Manant : paysan, vilain ou habitant d’un village.

Mandragore : plante dont les racines ressemble au corps humain. On lui a attribué des pouvoirs magiques et fut utilisé en sorcellerie. Cette superstition fut combattue par l’Église.

Mangonneau : machine de guerre qui lançait des pierres de fortes tailles.

Manse : habitation rurale avec jardins et champs, constituant une unité d’exploitation agricole, dans les domaines du Haut Moyen Âge.

Marche : une marche dans le système féodal, désigne une province ou un territoire situé en bordure de l’État, dont la responsabilité était confiée à un marquis ou margrave.

Marquis :

  • seigneur de rang comtal,qui était préposé à la garde d’une marche territoriale à l’époque carolingienne.
  • titre de noblesse entre le comte et le duc

Masse d’arme : arme de contact composé d’un manche et d’une tête de métal.

Ménestrel : artiste de basse condition qui récitait ou chantait des vers,en s’accompagnant d’un instrument de musique.

Mense : part des biens fonciers d’un évêché ou d’un monastère affectée à l’époque carolingienne, à l’usage personnel des évêques, des abbés, des moines…

Mentonnière :

  • attache passant sous le menton et retenant une coiffure ou un casque.
  • pièce articulée d’un casque servant à protéger le bas du visage.

Mercenaire : un mercenaire est un combattant étranger aux parties en conflit, spécialement recruté dans le pays ou à l’étranger et qui prend une part directe aux hostilités. Ce combattant doit également avoir un avantage personnel à participer à ce conflit, qui prend souvent la forme d’une rémunération nettement supérieure à celle de ses homologues de l’armée régulière.

Merlon : sur un rempart, partie pleine d’un parapet entre deux créneaux.

Mérovingien : Les Mérovingiens constituent une dynastie de rois qui régna sur une très grande partie de la France et de la Belgique actuelles, ainsi que sur une partie de l’Allemagne et de la Suisse, entre Antiquité et Moyen Âge, du Ve siècle jusqu’au VIIIe siècle, immédiatement après l’occupation romaine de la Gaule. Ils sont issus des Francs saliens qui étaient établis au Ve siècle dans les régions de Cambrai (Clodion le Chevelu) et de Tournai, en Belgique (Childéric). Ils seront suivis par les Carolingiens, puis les Capétiens. L’histoire des Mérovingiens s’inscrit par la naissance d’une culture chrétienne dans leur territoire, de la reprise économique puis l’écartement de la dynastie des “rois aux longs cheveux” (appelés ainsi au début de leurs dynasties).
Le roi Mérovée, ancêtre semi-mythique de Clovis, en est l’éponyme.

Métonymie :La métonymie est une figure très courante, qui consiste à remplacer le terme propre par un autre qui lui est proche ou qui en représente une qualité (cause, possession, partie…) et qui a avec lui une relation logique. Très proche de la métaphore, elle aboutit à une anomalie du discours qui permet de la repérer comme dans la phrase ci-après : après six années de siège, la cité à faim. Dans cette phrase, le mot “cité” désigne moins la ville en elle-même que ses habitants. Il y a relation métonymique entre les habitants et la ville, ces derniers étant une partie du tout qu’est la “cité”.

Meurtrière : Une meurtrière (ou archère, archière, raière ainsi qu’arbalétrière après l’invention de l’arbalète) est une ouverture pratiquée dans une muraille défensive pour permettre l’observation et l’envoi de projectiles.
Ces ouvertures apparaissent dans les fortifications du commencement du XIIe siècle. Assez rares alors, elles se multiplient pendant le XIIIe siècle, participant aux moyens de défense. Vers le milieu du XIVe siècle, ces ouvertures deviennent de plus en plus rares dans les parties inférieures de défense et se multiplient à leur sommet. Elles ne reparaissent qu’au moment où l’artillerie à feu remplace les anciens engins de défense.
Ces meurtrières, ou archères, percées au niveau du sol inférieur des remparts et des planchers des tours, permettaient non seulement de lancer des traits d’arbalète ou des flèches, mais aussi de voir, sans se découvrir, les travaux que les assiégeants pouvaient tenter pour battre ou saper les ouvrages.
Si au Moyen Âge, elles étaient très étroites et verticales pour permettre le tir à l’arc sur les assaillants sans s’exposer, leurs forme et dimension n’ont cessé d’évoluer en même temps que l’armement défensif. Ainsi, l’ouverture verticale a reçu une entaille horizontale pour permettre un tir selon un angle horizontal plus important.
Avec l’apparition des armes à feu, on remplace progressivement les meurtrières par des canonnières, afin de tirer avec les premières bombardes à main ou couleuvrines.
En architecture militaire le terme embrasure est parfois utilisé.

Miracle : drame religieux du Moyen Âge, mettant en scène une intervention miraculeuse d’un saint ou de la Vierge.

Mitons : gants protégés par de la maille.

Modillon : voir corbeau.

Moineau : nom donné à la fin du Moyen Âge à un ouvrage bas, adossé au pied de l’enceinte, sur l’escarpe. Sa fonction est de flanquer le fossé.
Celui d’Oricourt, mis à jour en 2005 et accessible depuis la grande cuisine, date probablement de la fin du XVe siècle. Il est équipé d’archères canonnières, seules traces connues d’adaptation aux armes à feu dans ce château.
À partir du XVIIe siècle, le terme de caponnière définit ces ouvrages.

Monastère : établissement où des moines ou des moniales habitent.

Motet : composition à une ou plusieurs voix apparue au XIIIe siècle, religieuse ou non, avec ou sans instrument de musique.

Motte castrale : ouvrage de défense médiéval ancien, composé d’un rehaussement de terre rapportée d’ un fossé la cernant, en forme de tronc de cône aux flancs pentus, dont l’inclinaison est globalement la même (30°) et dont la hauteur se situe entre 4 et 15 mètres. La plupart du temps le sommet était occupé par une forte palissade. Un fortin de bois y était aménagé avec une tour de guet analogue à un donjon. La motte est considérée comme un château fort primitif. À ses pieds, on retrouve souvent (mais pas toujours) la marque de la fonction résidentielle de l’ensemble fortifié : la basse-cour. Encore appelée bailey ou Vorburg, c’est un espace délimité par une enceinte et surtout en position inférieure par rapport au donjon de la motte. La basse-cour renfermait les bâtiments nécessaires à la vie du château.

Dans une première période, le château a changé de vocation puisqu’il ne s’agit plus d’un simple retranchement défensif comme on en a construit au cours du Haut Moyen Âge (tels les castras érigés contre les Normands). À partir du Xe siècle, il répond toujours en premier lieu à la fonction défensive mais devient progressivement la résidence fortifiée d’un puissant et de son entourage.

Mur d’Hadrien. : le mur d’Hadrien est une fortification en pierre et en tourbe construit à partir de 122 après J.-C. sous les ordres de l’Empereur romain Hadrien (règne de 117 à 138), sur toute la largeur de l’Angleterre pour protéger le Sud de l’île des attaques des tribus de l’actuelle Écosse.
Le mur d’Hadrien, avec ses 4,5 m de haut et ses 2,7 m de large, s’étend sur 117 km, il commence à l’est du fleuve Tyne jusqu’au Solway Firth à l’ouest. Il longe au sud la frontière actuelle entre l’Angleterre et l’Écosse et en est le plus proche à son extrémité occidentale.
Il fut renforcé au cours des années grâce aux soldats des trois légions romaines qui ont participés à la tâche. L’itinéraire choisi a largement été inspiré de la voie romaine de Stanegate qui va des villes de Carlisle à Corbridge, qui a toujours été protégé par un limes et par de nombreux forts, dont le fort Vindolanda.

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Au début du Ve siècle de l’ère chrétienne, l’Empire romain en plein déclin négligea cette frontière si lointaine. Les soldats, petit à petit, abandonnèrent leur poste s’installant pour la plupart dans la région pour devenir de simples paysans. Au cours des siècles qui suivirent, le mur fut laissé à l’abandon, livré au pillage des villageois qui récupérèrent une grande partie des pierres pour construire d’autres murs, leurs maisons, leurs églises. Ainsi, on trouve dans les fondations de l’abbaye d’Hexham, des pierres romaines.

Velela domaine public

N.comme normands

Nécrologe : registre paroissial des morts avec la date du décès.

Nef :

  • grand navire à voiles au Moyen Âge.
  • partie d’une église de plan allongé qui s’étend depuis le cœur ou du transept jusqu’à la façade principale ou narthex.

Neume : ancien signe de notation de la musique, simple ou composé, évoquant notamment l’ornementation de toute mélodie de plain-chant.

Neustrie : La Neustrie, “Neustria”, “Neustrasia” ou même “Neptrecus” dans les chroniques latines qui en font connaître l’histoire, est le royaume franc qui couvrait le nord-ouest de la France actuelle, et avait pour capitale Soissons. Néanmoins, il semble que le terme de Neustrie ne soit apparu qu’un siècle après la création du royaume.

La Neustrie avait été créée lors du partage qui suivit la mort de Clovis Ier, en 511, et revint à Clotaire Ier, qui, au terme de son long règne de cinquante ans, avait réussi à reconstituer le royaume de son père. Elle fut le deuxième grand royaume franc né lors des partages successoraux mérovingiens à partir des territoires conquis sur Syagrius. Son aire géographique était limitée par la Loire au sud, l’océan Atlantique et la Basse-Bretagne à l’ouest, et la Champagne à l’est. Elle s’étendait jusqu’en Flandre au nord.

À la mort de Clotaire Ier, en 561, le royaume est à nouveau partagé — par tirage au sort — entre ses quatre fils : Caribert Ier, Gontran Ier, Sigebert Ier et Chilpéric Ier. Tout en abandonnant la ville de Soissons à l’Austrasie, ce dernier reconstitue en 568, au sein de la part qui lui échoie après le partage du royaume de Caribert défunt, une Austrasie privée de l’Orléanais resté burgonde, qu’il récupère par les armes en 583 après avoir repris Soissons en 575, depuis capitale de la Neustrie.

Âgé seulement de quelques mois, Clotaire II, fils de Chilpéric Ier, hérite de la Neustrie à la mort de son père en 584. À la mort de Thierry II de Bourgogne, en 613, Clotaire II récupère l’Austrasie et devient ainsi roi des Francs qui récupère aussi l’Aquitaine.

Après la mort de Clotaire III en 673, la Neustrie, après la déposition d’Ébroïn se voit imposer un roi — Thierry III — par les Austrasiens, l’Aquitaine ayant retrouvé auparavant son indépendance. Berchaire, maire du palais du roi Thierry III est vaincu en 687 à la bataille de Tertry, petit village de Picardie proche de Péronne, par Pépin de Herstal, maire du palais d’Austrasie. Cette défaite ruine définitivement les prétentions hégémoniques de la Neustrie, qui n’est à partir de ce moment qu’un État vassal de l’Austrasie que dirigent les Arnulfiens. Cependant les dénominations mérovingiennes de Neustrie, Austrasie et Bourgogne vont subsister encore sous les carolingiens, bien que s’effaçant progressivement. En 768, à la mort de Pépin, la frontière orientale de la Neustrie est fixée, comme en 568, à l’Oise, Carloman régnant sur l’Austrasie à Soissons. Après le traité de Verdun en 843, le nom de Neustrie ne désigne plus que la partie ouest du royaume.

Lors du Traité d’Angers signé en 851 entre le royaume de Francie occidentale et la Bretagne, la Neustrie perd toute la partie à l’ouest de la Mayenne et de la Sélune (les Marches de Bretagne) qui est annexée au royaume breton pour constituer la Haute-Bretagne. La population de cette région ne sera évidemment pas exterminée lors de cette annexion et constituera la Bretagne de langue romane (langue appelée également gallo).

En 861, Charles le Chauve réorganisa la défense de Neustrie en créant deux marches (voir Marche de Neustrie), afin de défendre cette région contre la double menace bretonne et normande mais en 867, par le traité de Compiègne, il est contraint de reconnaître la suzeraineté de la Bretagne sur le Cotentin. La frontière occidentale de la Neustrie recule officielement sur la Vire, le Bessin et ce qui n’est pas encore appelé la campagne de Caen étant de fait occupés par des seigneurs saxons très autonomes.

Mentionné une dernière fois dans le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911, lorsqu’une partie mal définie du territoire de celle ci sera cédée au viking Rollon pour constituer la Northmannie ou Normandie, le terme de Neustrie disparaîtra avec la dynastie carolingienne et l’émergence des grands fiefs du Maine, de Blois et d’Orléans.

Nicolaïsme : pratique de ceux qui, aux Xe et XIe siècle, n’admettaient pas le célibat ecclésiastique.

Nid d’aigle : château fort construit sur un escarpement naturel rendant l’assaut difficile et limitant l’approche des engins de guerre tandis que la roche de soubassement interdit la sape.

Noblesse : classe sociale constituée par les nobles. Noblesse d’épée, acquise au Moyen Âge par des services militaires. Noblesse de robe, formée de bourgeois anoblis grâce aux fonctions et aux charges qu’ils avaient exercés.

None : partie de l’office monastique ou du bréviaire qui se récite à 15 heures.

Normands : “descendants” des vikings établis dans l’actuel Normandie au Xe siècle.

O.comme ordalie

Oblat, oblate :

  • laïque qui s’agrège à un monastère sans prononcer de vœux.
  • religieux de certaines congrégations.
  • le pain et le vin de l’eucharistie
  • dons à l’occasion de la messe (cierge,quête,...)

Oc : langue d’oc, ensemble des dialectes romans parlés dans la moitié sud de la France (occitan,...)

Oie : l’usage des oies domestiques dans l’alimentation fut très certainement importé en France par les romains. Au Moyen Âge, elles étaient souvent sur la table des riches avec les paons, les cygnes, et les hérons. La corporation des rôtisseurs se nommait “oyers” tellement l’oiseau était important dans ce métier.

Oïl : langue d’oïl, ensemble des dialectes romans parlés dans la moitié nord de la France ( picard, wallon, champenois, francien,...)

Onciale : se dit d’une écriture composée de lettres capitales aux contours arrondis, utilisée du IVe au VIIe siècle.

Ordalie ou ”Jugement de Dieu” : ce mot dérivé du vieil anglais (ordal) signifie jugement.
Toutes les religions connues font appel au surnaturel pour confondre les coupables de crimes de sang. Une panoplie hétéroclite de “méthodes” sont utilisées pour amener la justice à se prononcer, présentation du cadavre auprès du présumé coupable (plaies saignantes et mouvements du cadavre accusant l’assassin), épreuves par le feu ou par l’eau (fer rougit appliqués sur des parties du corps, plongeon du “coupable” attaché main gauche-pied droit, main droite-pied gauche dans un lac, le coupable surnageant ou coulant suivant les régions…), enfin, le duel judiciaire, où plaignant et accusé s’affrontent sans protections à coups d’épées ou de boucliers armés de piques et crochets.
Elles prolongent la pratique du solennel serment, forme de justification qui engageait les hommes aux yeux de Dieu, susceptible de sanctions divines, de “sorts”.
Le christianisme adopta les ordalies, rajoutant le serment sur les reliques de saints, sur l’Eucharistie, sur les tombes de martyrs, etc…
Cependant que l’archevêque de Lyon Agobard au IXe siècle, s’oppose à ces techniques, le Concile de Reims (1119) sous l’égide du pape Calixte II, fait obligation de l’usage du jugement de Dieu.
Il faut attendre 1215 pour que l’église recule sur le sujet en interdisant la bénédiction et la consécration de ces “techniques”.
Le discrédit moral final arrivera par Louis IX en France qui en interdira l’usage.
article écrit depuis les textes de François Trémolières

Ordre mendiant : ordres monastiques comprenant les frères prêcheurs (dominicains) et mineurs (franciscains).

Ost, host : armée à l’époque féodale. Service d’ost, service militaire que les vassaux devaient à leur suzerain.

Oubliettes : les oubliettes… à oui, je les avaient oubliées, mais non, trêve de plaisanterie. Dans notre imaginaire, les oubliettes ressemble souvent à un espèce de puits asséché dans lequel on met une personne que l’on veut oubliée en la laissant mourir. C’est surement intéressant d’un point de vue littéraire, mais bien compliqué et inutile dans la réalité. Les trous retrouvés dans les châteaux, sont le plus souvent des silos, des puits, des citernes, des caves ou des fosses d’aisance (sans os humain au fond).
L’expression “jeter aux oubliettes“désigne un oubli volontaire qui commence souvent par une mise en attente ( vous savez… le provisoire qui dure).

P.comme paix

Patience militaire : ce mot qui désigne une planchette de bois permettant aux soldats de nettoyer de l’oxydation les boutons métalliques de leur vareuse sans souiller le drap des vêtements. Cette fine planchette est pourvu d’une fente au bout de laquelle se trouve un trou rond plus large que cette fente. Le bouton est passé dans le trou rond puis on le fait coulisser dans la fente. Le bouton est coincé, et le tissus est protégé. Cette fente et ce trou rond ressemble au thermomètre d’appartement.

Page : aux environs du XIIIe siècle, de plus en plus souvent, les garçons d’origine noble quitte leur famille vers 7 ans. Il devenait page chez un autre noble jusqu’à 14 ans. Avant de devenir l’écuyer d’un chevalier.

Il recevait les bases de l’éducation d’un futur noble, tout en rendant de menu service. Il apprenait entre autre, à monter et soigner son cheval, à couper la viande à table etc…

Paix de Dieu : la Paix de Dieu est un mouvement spirituel et social des Xe et XIe siècles, organisé par l’Église catholique et soutenu par le pouvoir civil. Son but est d’obtenir une pacification du monde chrétien occidental et de maîtriser l’usage de la violence dans la société.

Palfroi : cheval de parade, ou de marche, par opposition au destrier, cheval de bataille.

Parapet : mur crénelé protégeant les défenseurs d’une fortification au niveau du chemin de ronde.

Paroisse : subdivision territorial de l’évêché, sur lequel s’exerce le ministère d’un prêtre. Le bâtiment principale de culte, en est l’église paroissiale, les autres lieux de culte sont des chapelles.

Pariage ou paréage : convention entre un seigneur puissant qui offrait sa protection, et un autre plus faible généralement un ecclésiastique qui offrait la moitié des revenus d’une seigneurie donnée laquelle devenait alors indivise.

Pastourelle : genre lyrique du Moyen Âge dans lequel une bergère dialogue avec un chevalier qui cherche a la séduire.

Patène : petit plat rond servant à recevoir l’hostie.

Patronage : protection d’un saint.

Peliçon : (pelichon, pelyson, pelisson, pelice), vêtement de dessus en fourrure porté du XIIe au XVe siècle par les deux sexes.

Pépinide : les Pépinides (ou Pippinides) sont les membres d’une dynastie de la noblesse franque d’Austrasie dont plusieurs se nommèrent Pépin.
Le terme désigne au sens strict la famille de Pépin de Landen en ligne agnatique, c’est-à-dire par les hommes. Suite au mariage de l’arnulfien Ansegisel avec la pépinide Begga, les Arnulfiens sont parfois appelés improprement Pépinides. Le prestige de la famille de Pépin de Landen a rejailli sur les Arnulfiens qui puisèrent dans le stock anthroponymique des Pépinides les noms des membres de leur famille issus de cette union et donc cognatiquement des Pépinides. Ainsi, Ansegisel nomma son fils Pépin. La puissance acquise par Pépin de Herstal ajoutée à son héritage maternel fut à l’origine de l’accession à la royauté de sa descendance avec Pépin le Bref en 751. Ce fait contribue également à l’attribution du nom de Pépinides aux Arnulfiens qui n’en sont issus que cognatiquement.
À partir de Charles Martel, les Arnulfiens issus des Pépinides sont nommés Carolingiens.

Pietà : représentation de la vierge de pitié en tableau ou en sculpture.

Pilori : plateforme portant un carcan sur laquelle on attachait le condamné à l’exposition publique.

Plaid : assemblée judiciaire ou politique à l’époque franque. Par extension, son jugement, sa décision.

Plate : une plate, une petite lame de fer rivetée, utilisée en habillement sur une armure. Le terme est un anglicisme, lui-même basé sur une erreur, mieux vaudrai parler d’armure de plaques.
Plaque de métal très solide, mais également très lourde, plus ou moins décorée ou polie. Cependant, elle restait plus facile à porter qu’une cotte de mailles, grâce à une très bonne répartition du poids.

Plastron : pièce de la cuirasse qui protège la poitrine.

Poivrière :

  • échauguette cylindrique à toit conique.
  • tente de forme conique avec un mat central.

Poliorcétique : le terme poliorcétique vient du grec poliorketikos, qui désigne ce qui est relatif à la technique du siège des villes et places fortes, ou l’art et la technique du siège. On l’applique aussi à la défense des villes contre les sièges. Elle fait partie la castellologie.

Pont fortifié : pont protégeant l’accès d’une ville ou d’un château fort. Une barbacane en contrôlait l’entrée, secondé par des châtelets positionnés sur les piliers de pont. On y retrouve toutes les subtilités de l’architecture militaire médiévale. Le pont Valentré de Cahors en est un bon exemple.

Pont gisant : pont en bois ou en pierres, il est fixe et précède le pont-levis. Il peut être plus ou moins fortifié.

Pont-levis : Un pont-levis est un type de pont mobile qui se baisse et se lève pour ouvrir ou fermer le passage au-dessus d’un fossé encerclant un ouvrage fortifié.
On associe traditionnellement le pont-levis aux châteaux forts médiévaux, qui disposaient pratiquement tous d’un tel pont au-dessus de leurs douves ou fossé sec. Le relevage du pont permettait alors de bloquer l’entrée en cas d’attaque. Généralement, pour plus de sécurité, un pont-levis de château fort précède une herse.

Poterne : une poterne est une petite porte qui était intégrée aux murailles d’une fortification, de façon discrète et qui permettait aux habitants du château de sortir ou rentrer à l’insu de l’assiégeant.
Placée dans le bas des courtines, au niveau des fossés, elle était généralement sous la protection des meurtrières d’une tour proche ou d’une bretèche.

Poulaine : la poulaine est une chaussure du Moyen Âge (XIVe siècle) autant pour les femmes que pour les hommes.
C’est une chaussure allongée, à l’extrémité pointue, généralement relevée. La longueur de la poulaine était strictement réglementée dans l’habillement civil et, on le suppose, également dans la version pour chaussures de guerre. Princes et ducs avaient droit à une chaussure mesurant deux fois et demie la longueur du pied lui-même (donc une poulaine faisant une fois et demie le pied), la haute aristocratie avait droit à deux fois la longueur du pied, et les chevaliers à une fois et demie. Pour les rois, la taille de l’extrémité pouvait être aussi grande que voulu. Le bout est rembourré de mousse ou chanvre pour la rigidité de la pointe.
Le clergé réprouvait ces chaussures car le bout pointu de la poulaine faisait relever la robe de la demoiselle assise en face, pouvant ainsi la faire remonter autant que cela lui était permis… ce qui est bien à l’encontre des principes du clergé. De plus, sa longueur empêchait le peuple de s’agenouiller pour prier, le clergé n’avait donc pas ces chaussures à haute estime.

Pourpointt : le pourpoint est un vêtement du haut porté au Moyen Âge par les hommes. Les fabricants de pourpoints s’appelaient des gipponiers. C’est une sorte de veste courte et matelassée qui couvre le corps du cou à la ceinture. Il se porte avec des chausses et comporte un moyen de fixation pour les attacher dessus. Le pourpoint a été inspiré par le vêtement qui se portait sous l’armure pour protéger le corps.

Prévôt : le terme prévôt vient du latin præpositus, préposé. Au Moyen Âge, le prévôt est un agent du seigneur ou du roi chargé de rendre la justice et d’administrer le domaine qui lui est confié.

  • À partir du XIe siècle, les Capétiens retirent l’administration du domaine royal aux nobles pour la confier à des prévôts, généralement des roturiers aisés, qui possèdent le droit de percevoir les revenus du roi dans leur conscription ou prévôté. Cette pratique, bénéfique pour les finances royales, entraîne rapidement de graves abus et, dès la fin du XIIe siècle, le prévôt est contrôlé par un bailli dit “itinérant”, puis, au XIIIe siècle, par un bailli et un sénéchal à poste fixe.
    Le prévôt était au Moyen Âge l’intendant d’un domaine seigneurial et avait pour rôle d’administrer, de juger et de percevoir les taxes. Il était subordonné au bailli. Il était en outre chargé de gérer les biens et les revenus pour le compte d’un maître, d’un seigneur laïc, ou d’un ecclésiastique. Le prévôt encaisse les revenus et entretient les bâtiments, châteaux et hôtels royaux. Le prévôt est donc devenu progressivement le représentant du roi et de son pouvoir dans une fraction du domaine. L’ensemble des droits et revenus qu’il prélevait constituait le prévôté. Au XIVe siècle, les prévôts virent leur pouvoir judiciaire s’étendre pour représenter la juridiction de première instance, d’un point de vue civil comme pénal. Lorsque le roi concédait à une ville une charte de franchises ou de commune, il concédait également le prévôté, c’est-à-dire tous les revenus afférants à celui-ci, moyennant le versement d’une somme fixe. Les abus et plaintes des sujets se sont concentrées sur cet office, au point que la mise en garde des prévôtés devint une des revendications majeurs de l’opinion. Les prévôts de petite naissance sont mal vus par le peuple.
    Les prévôts achètent une charge, c’est le système de l’affermage: l’État abandonne au prévôt la perception des divers impôts en vigueur dans le royaume, moyennant une somme d’argent. Mais ce système pose problème car de ce fait, ils sont difficiles à contrôler et à surveiller. Les prévôts en profitent pour ne plus respecter leurs obligations et font ce qu’ils veulent.
    Concernant les finances, les prévôts se chargent de récolter les rentes, à savoir le cens, le champart qui est prélevé sur les récoltes plus les redevances tel que les revenus des péages (prélevés au niveau des ponts par exemple) ainsi les tonlieux sur les marchandises.
  • Les prévôts royaux exercent la fonction la plus basse dans la hiérarchie des juges royaux. Cependant, les juges “subalternes” ont eu différentes désignations selon la région où ils exerçaient leur fonction. En Normandie et en Bourgogne, on les appelait des châtelains, dans le Sud, des viguiers. Sa juridiction s’étend au domaine royal.
  • Le prévôt seigneurial exerce la même fonction que le prévôt royal mais sa juridiction s’étend aux terres seigneuriales, dépendantes du royaume de France.

Prophète, Prophétesse : homme ou femme qui inspiré par Dieu parle en son nom comme par exemple Jeanne d’Arc. Souvent assimilé à une personne annonçant l’avenir.

Puîné : tout enfant né après l’ainé.

Q.comme quête

Quades : peuple germain de l’Est établi dans l’actuelle Moravie (partie Orientale de la République tchèque).

Quartier :

  • Tout lieu occupé par une formation militaire dans une garnison.
  • Ne pas faire de quartier, c’est massacrer tout le monde sans pitié.
  • En héraldique, chacune des quatre parties d’un écu partagées par une ligne horizontale et une autre verticale.

Quartier de noblesse : ensemble des ascendants nobles d’un individu, pris d’une même génération.

Quasimodo : fête religieuse ayant lieu le premier dimanche après les Pâques chrétiennes. L’expression quasimodo est formée à partir des premiers mots latins qui commencent la lecture de ce jour : “Quasi modo geniti infantes…” (comme des enfants nouveau-nés…), dans la Première épître de Pierre.

Quatorze : treize plus un, voir treize plus une. Attention, parfois on trouve que deux fois sept fait aussi quatorze. Par contre, lire deux fois Blanche Neige et les sept nains, ne permet pas de terminer l’histoire avec quatorze nains.

Quatrain : strophe de quatre vers.

Quatre-cent-vingt-et-un : jeu de dés, où la combinaison la plus forte et le 4, le 2, et l’as. Jeu beaucoup plus simple que le jeu de la chouette…c’est pas faut.

Quatre-temps : période de trois jours de jeûne et d’abstinence prescrit autrefois par l’Église catholique, les mercredi, vendredi, et samedi de la première semaine de chaque saison.

Quenouille :

  • tige de bois ou d’osier, munie d’une tête renflée ou fourchue, souvent décorée, utilisée pour maintenir le textile à filer.
  • chanvre, lin, soie,etc, dont une quenouille est chargée.
  • tomber en quenouille : passer par succession entre les mains d’une femme, en parlant d’un bien, d’une fonction, d’un titre, ou d’un pouvoir.

Quillon : chaque bras de la garde d’une épée ou d’une dague en forme de croix.

Quintaine : mannequin monté sur un pivot qui, lorsqu’on le frappait maladroitement avec la lance, tournait et assenait un coup sur le dos de celui qui l’avait frappé.

R.comme ruade

Raière : voir meurtrière

Recommandation (cérémonie) : Pour maintenir l’unité de l’empire carolingien, Charlemagne introduit la cérémonie de recommandation qui impose un serment de vassalité. Il surveille de près ses vassaux grâce à l’inspection régulière conduite par les missi dominici et parce qu’ils sont convoqués annuellement pour partir en campagne (dont les conquêtes territoriales et le butin associé pourront être redistribués). D’autre part, il ne concède les charges qu’à titre viager ce qui lui permet de récupérer les terres à la mort du vassal, d’éviter la perte progressive de ses possessions et de conserver un moyen de pression sur ses vassaux auxquels la jouissance des terres accordées en précaire peut être retiré.

Robertiens : La famille des Robertiens est une famille de la noblesse franque qui tire son nom du prénom Robert que portèrent un grand nombre de ses membres. Trois membres de la famille accédèrent au trône : Eudes en 888, son frère Robert Ier (éponyme de la dynastie) en 922 et le petit-fils de ce dernier Hugues Capet en 987. Les descendants de ce dernier sont nommés Capétiens et régnèrent sur la France sans interruption de 987 à 1792 puis de 1815 à 1848. Ainsi, de 888 à 1848, soit pendant près de 1000 ans, la famille issue des Robertiens a joué un rôle politique de premier plan en France.

Rocade : dans l’organisation d’un front militaire, une rocade est une voie parallèle au front, en arrière de celui-ci, permettant aux troupes et aux approvisionnements de circuler d’un endroit à l’autre du front, en toute sécurité. Des pénétrantes relient la rocade au front.

Rondelle : protection et décoration fixé sur la spalière.

Roture :

  • condition d’une personne ou d’un héritage qui n’est pas noble.
  • la roture désigne l’ensemble des roturiers.

Roturier, Roturière : personne qui n’est pas noble.

Routier : mercenaires recrutés dans une Grande Compagnie, appelé ainsi parce qu’ils parcouraient les routes du pays en bandes plus ou moins organisées et souvent peu disciplinées, vivaient de pillage et de rançons en temps de paix ou de trêve. On leur donne aussi le nom de brigands.

S.comme salique

Sable : en héraldique, couleur noire.

Salade : casque en usage du XVe au XVIIe siècle.

Salien : les Saliens (Francs Saliens) font parti des peuples germaniques qui constituent la fédération des Francs. A leur origine, ils vivaient à l’embouchure du Rhin, sur la rive droite.

Salique : qui a un rapport avec les Francs-Saliens.

Sambuque : au Moyen Âge, pont volant utilisé lors de l’offensive des châteaux forts.

Sarcophage : cercueil en pierre utilisé depuis l’Antiquité jusqu’au Haut Moyen Âge.

Sauveté : les sauvetés sont des bourgs constitués autour des églises ou abbayes, et placées sous l’autorité du clergé.
Par opposition aux castelnaus qui ont pour origine des bourgs créés par un seigneur dans la dépendance d’un château.

Sceau :

  • cachet qui authentifie un acte.
  • l’empreinte même de ce cachet. morceau de cire, de plomb portant cette empreinte.
  • sous le sceau du secret, à la condition que le secret soit bien gardé.
  • parfois appelé bulle.

Scolastique : enseignement philosophique et théologique propre au Moyen Âge fondé sur la tradition aristotélicienne interprétée par les théologiens.

Scots : les Scots sont un peuple celte originaire de l’est de l’Irlande qui commença à s’établir dans l’île de Bretagne entre les rivières Clyde et Solway aux IIIe et IVe siècles de l’ère chrétienne. L’Écosse actuelle leur doit son nom (Scotland).

Les premiers Scots affrontèrent les Britto-romains lors de raids qui se transformèrent en établissements durables, profitant sans doute d’un dépeuplement précoce des régions où ils effectuaient leur piraterie.

Peu avant 500, ces Scots s’établirent sur les côtes du Devon et du pays de Galles, mais ils n’y établirent pas d’ensembles politiques durables. On leur doit toutefois l’introduction de l’écriture oghamique sur l’île.

Plus au nord, les Scots devinrent dans un premier temps les voisins immédiats et les rivaux occidentaux des Pictes, les anciens habitants de la Calédonie. Cette région, qui n’avait jamais été conquise par Rome, passa progressivement sous leur contrôle du VIe au IXe siècle.

Dès le VIe siècle, les Scots durent cependant résister aux Anglo-Saxons, établis durablement au sud du Forth avant 500 : contrairement aux Bretons, les Scots nouèrent de nombreux contacts avec ces nouveaux venus, surtout à l’est avec le royaume septentrional de Northumbrie. Au VIIe siècle, les Scots chrétiens jouèrent en particulier un rôle important dans l’évangélisation des Anglo-Saxons, rôle qui fut ensuite éclipsé par Rome.

L’Irlandais saint Colomban, en effet, avait entrepris l’évangélisation des Scots au VIe siècle et s’était établi à Iona, où il avait fondé un monastère, en 563.

Le monastère de Iona participa ensuite activement à l’évangélisation des Angles de Northumbrie, mais le particularisme du christianisme irlandais, dont l’exemple le plus connu porte sur la datation de Pâques, inquiéta Rome. Une Église anglo-saxonne existait déjà dans le Sud de l’île, autour de l’archevêché de Cantorbéry fondé en 597 par un missionnaire romain (Augustin de Cantorbéry) ; en définitive, plutôt que les moines irlandais qui prêchèrent auprès des Anglo-Saxons, c’est la mission de Paulinus, venu de Cantorbéry vers 620, que les Northumbriens préférèrent retenir comme l’œuvre fondatrice de leur Église (Bède le Vénérable, Histoire ecclésiastique du peuple anglais).
Cette dernière apporta le christianisme romain aux Northumbriens et ces derniers optèrent définitivement pour Rome lors du synode de Whitby, en 664.

Les échanges entre les Scots et les Northumbriens demeurèrent nombreux par la suite : ils furent, en particulier, la cause principale de l’influence germanique dans l’art celte du haut Moyen Âge. Aussi, on leur doit les plus beaux manuscrits enluminés de la période, caractérisés par la maîtrise du motif des entrelacs, comme le livre de Kells. La langue germanique, également, finit par l’emporter sur la langue celtique originelle des Scots, pour former l’Écossais.

À partir du IXe siècle et en raison des difficultés que connurent ensuite les Anglo-Saxons face aux Danois, puis aux Normands, les Scots prirent l’ascendant sur leurs voisins dans le nord de l’île.
En 843, le roi des Scots Kenneth MacAlpin († 860) fut reconnu par l’ensemble des Pictes, accomplissant une première unification du nord celtique de l’île. Au Xe siècle, le royaume de Strathclyde fut incorporé à son tour au royaume par Malcolm Ier. Après la bataille de Hastings, en 1066, et la conquête normande de l’Angleterre, les Scots guerroyèrent contre les derniers souverains saxons.

En 1072, à l’instigation de Guillaume le Conquérant commença une longue suite de guerres anglo-écossaises pour soumettre ces dangereux voisins du nord.

Scriptorium : salle dans laquel les moines copistes réalisaient des copies de manuscrits.

Seigneur :

  • propriétaire féodale.
  • personne noble de haut rang.
  • en grand seigneur, signifie avec luxe, magnificence, ou avec noblesse.
  • être grand seigneur signifie dépenser sans compter.
  • le Seigneur autre nom de Dieu.

Seigneuriage :

  • droit d’un seigneur féodal.
  • droit prélevé par un seigneur, un souverain sur la frappe des monnaies.

Seigneurial, seigneuriale, seigneuriaux :

  • qui dépendait d’un seigneur, ou qui lui appartenait.
  • digne d’un seigneur, un train de vie seigneurial, par exemple.

Seigneurie :

  • droit, puissance, autorité d’un seigneur sur les personnes et les biens dépendant de ses domaines.
  • terre sur laquelle s’exerce la puissance du seigneur. La seigneurie comprenait la réserve seigneuriale, la vaine pâture et les tenures.
  • votre Seigneurie , est le titre d’honneur des anciens pairs de France et des membres actuels de la Chambre des lords, en Angleterre.

Sénéchal : à l’origine ce terme désigne le doyen/chef des serviteurs, au fils du temps il désigne un officier au service du roi, d’un seigneur, d’un membre du clergé dans différentes fonctions.

Septimanie : Territoire dirigé par l’empereur Georges depuis…Heu non, c’est pas ça, excusez-moi, je me suis trompé d’époque.

La Septimanie désigne au Ve siècle la partie Sud de la Gaule Nouvelle, la Gallia Nova, ou Gaule Transalpine (par opposition à la Gaule Cisalpine de la plaine du Pô plus anciennement conquise par Rome).
Elle était constituée, d’où son nom, de sept diocèses (Aquitaine I, Aquitaine II, Novempopulanie, Narbonnaise, Viennoise, Alpes Maritimes), par opposition aux dix diocèses ou Décémanie constituant le Nord de cette Gaule. La distinction de la Gaule en deux groupes de diocèses vient de ce que les Wisigoths ont conquis ou prétendu conquérir cette partie Sud avant que les Francs, maîtres de la partie Nord, ne les en dépouillent peu à peu, en favorisant l’émergence d’un comté de Toulouse.
Le terme est resté, en particulier à l’époque carolingienne, concurremment avec celui de Gothie, pour désigner la partie de la Gaule restée rattachée le plus tardivement au Royaume wisigothique de Tolède et conquise par les francs sur le territoire de celui-ci passé aux mains des Sarrasins d’Al-Andalus. Elle correspondait approximativement à la Province de Gaule narbonnaise au temps de l’Empire romain, et à l’actuel Languedoc-Roussillon (hormis l’Est et le Nord-Est du Gard et la Lozère).

Serf : sujet non-libre de statut héréditaire, soumit à la dépendance du seigneur, frappé d’incapacités, d’obligations et de redevances.

Siège : tactique militaire consistant à cerner et isoler une place forte, jusqu’à sa reddition.

Simonie : trafic de reliques, de biens spirituels ou de charges ecclésiastiques.

Sinople :

  • terre de sinople de couleur rouge.
  • en héraldique, couleur verte.

Sire : titre porté par les seigneur à partir du XIIIe siècle, puis donné aux empereur et aux rois. Un triste sire , est une personne peu recommandable.

Soleret : le soleret est une pièce d’armure protégeant le pied. Cette protection, à l’origine faite de mailles, s’agrémenta dès le XIIIe siècle de pièces de fer. Celles-ci étaient alors attachées grâce à des courroies, mais, à partir de la fin du XIVe siècle, les progrès en matière de fabrication d’armures permirent de fabriquer des solerets entièrement en pièces de fer articulées entre elles, véritable chaussure de fer à l’aspect de carapace.
Au début du XVe siècle, se répandit le soleret à poulaine, comportant, au-delà du pied, une longue pointe de fer se courbant généralement vers le bas. La légende l’attribue à une difformité du pied de Foulque IV, comte d’Anjou, au début du XIe siècle, ou bien de celui de Henri II d’Angleterre, au XIIe siècle. Cette forme devait permettre au pied de mieux tenir dans l’étrier, mais elle gênait la marche à pied, aussi certains modèles de poulaines étaient-ils amovibles.
Plus l’on appartenait à une classe sociale élevée, plus la pointe était longue.
Par la suite vers la fin du XVe siècle, apparut le soleret en pied d’ours, dit aussi en gueule de vache, à l’extrémité aplatie, à la manière d’un museau de vache, et plus large que le reste de la chaussure. Là encore, la légende en attribue faussement l’origine aux six orteils de Charles VIII. Le “demi-pied d’ours”, dit aussi demi-sabot, apparut peu après. Enfin, vers le milieu du XVIe siècle, le pied d’ours céda la place au soleret en bec de cane, dont l’extrémité semi-circulaire rappelle tout à fait les bottes ou les chaussures renforcées d’aujourd’hui.

Sotie,Sottie : genre dramatique médiéval qui relève de la satire social et politique.

Souverain, souveraineté :

  • Le mot souverain dans le sens où il désigne le détenteur d’un pouvoir suprême (souveraineté) sur un groupe d’hommes. Historiquement, le souverain est un prince, à la tête d’une aristocratie, et porte souvent le titre de roi et parfois d’empereur. C’est pourquoi il est devenu synonyme de roi ou de monarque. C’était à l’origine le seul à pouvoir décider en dernier lieu, de par sa qualité, d’un acte de gouvernement de son État.
  • Cette idée qu’un seul peut gouverner sans que sa décision ne puisse être contestée en dernier ressort explique qu’on parle parfois d’une décision souveraine lorsque celle-ci s’impose à tous.
  • Avec le développement de certaines formes de démocratie, dans quelques périodes de l’antiquité (République romaine, et surtout Grèce classique), et le développement de cette idée depuis le XVIIe siècle, la notion de puissance de souveraineté peut également s’appliquer à un groupe d’hommes libres, et non plus seulement à un seul homme. On parle ainsi du peuple souverain lorsque les citoyens d’un pays prennent part à la vie politique de leur État.

Spalière : La spalière est l’une des premières pièces d’armures inventées dans l’Europe médiévale, sans doute parce qu’elle est la plus indispensable. Dans l’escrime médiévale, les coups portés à l’épaule sont fréquents et les coups portés sur le casque ricochent presque invariablement sur l’épaule et la brise surtout si l’adversaire utilise un marteau ou une hache.
Les gambisons étaient donc fortement rembourrés en cet endroit (du cou jusqu’à l’arrière-bras). Pourtant cela ne suffisait pas, il fallait opposer à ces attaques un obstacle rigide, les ailettes qui n’étaient qu’une plaque de métal fixée sur la cotte de mailles au moyen d’un lacet à aiguillette.
C’est en 1350 que la spalière se dessine franchement, pourtant des défauts persistent après plusieurs tentatives, sans trouver de véritable solution. On posa, vers la fin du XIVe siècle des cônes en guise de spalière. La spalière enveloppe l’épaule et le haut du bras, elle est souvent articulée. Mais à ce moment l’armure de plates se complète et elle allait devenir une pièce importante de défense. Tant qu’elle restait une pièce séparée, il était difficile de la fixer ; c’est pourquoi elle fut incluse au harnois complet. On utilisa des formes simples (lames) bien qu’au début elle fussent gênantes et qu’un adversaire habile put la décrocher avec n’importe quelle arme à pointe.
Finalement, on opta pour un système plus grand d’une seule plaque ou d’un assemblage qui s’attachait dans le dos au milieu et devant le plus proche possible du centre de la poitrine.
Elle se perfectionna jusqu’au XVIe siècle, c’est-à-dire jusqu’à l’abandon total des armures forgées.

Surcot :

  • vêtement de dessus porté au Moyen Âge par les deux sexes, sur la cotte comme son nom l’ndique. Généralement taillé dans un tissus de plus grande qualité, le plus souvent porté par des gens aisés. Ceux des hommes est parfois fendus devant et derrière, et sur le côté pour les femmes avec éventuellement des boutons ou des agrafes. Ils n’ont pas toujours de manches, quant c’est le cas, elles ne sont pas toujours enfilés, elles pendent derrière les bras. Certain modèles ont des manches amovibles qui peuvent être achetées à part. Elles peuvent être fendues de haut en bas et sont cousues ou épinglées directement sur la personne.
  • désigne aussi une pièce de tissus placée sur cette armure pour atténuer l’effet du soleil ou porter ses armoiries.
    p(l). Suzerain : dans le système féodal, le suzerain est un seigneur qui octroie un fief à son vassal lors de la cérémonie de l’hommage.

T.comme tour

Tabar, tabard : vêtement porté sur l’armure. Il servait autant à montrer sa fortune, en fonction de la matière qui le composait, que ses armoiries, sur l’avant et l’arrière du tabar..

Taille :

  • impôt direct payé par les roturiers.
  • tranchant d’une lame d’épée. Frapper de taille, c’est frapper avec le tranchant de l’épée, par opposition avec la frappe d’estoc.

Targe : petit bouclier.

Tassette : la tassette est une pièce d’armure forgée apparue à la fin du XIVe siècle. Il s’agit d’une plaque de forme triangulaire ou trapézoïdale. Son but est double, préserver la cuisse et , empêcher le fer de lance ou la pointe de l’épée de passer sous le plastron. Elle est fixée à la tonne (quand celle-ci est courte), ou bien directement au plastron au moyen de liens de cuir,les plaques se superposant de façon inverse des tuiles d’un toit . Elle est utilisée surtout dans les armures prévues pour un usage de cavalier.

Tenancier, tenancière : personne qui tenait une terre en roture dépendant d’un fief.

Tenure : terre concédée par un seigneur, mais qui en conserve toute la propriété.

Terrage : droit qui permet à un seigneur de prendre une partie de la production agricole.

Théologie : en règle général, étude des dieux et des religions. Dans la religion chrétienne, l’étude porte sur Dieu et les choses divines de la lumière de la Révélation.

Tierce : partie de l’office monastique ou du bréviaire qui se disait à la 3ème heure, soit à 9 heures actuellement.

Toison d’Or : l’ordre de la toison d’or fut fondé en souvenir de toison d’or de Jason en 1429 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne.

Tolbiac : c’est vers 496, au cours de la célèbre bataille de Tolbiac “miraculeuse” de Clovis Ier contre les Alamans, à Tolbiac, que le destin efface les doutes de sa conversion.

D’après Grégoire de Tours, l’armée de Clovis est sur le point d’être vaincue. Ne sachant plus à quel dieu païen se vouer, Clovis prie alors le Christ et lui promet de se convertir si « Jésus que sa femme Clotilde proclame fils de Dieu vivant lui accordait la victoire».
Au cœur de la bataille, alors que Clovis est encerclé et va être pris, le chef alaman est tué d’une flèche ou d’un coup de hache, ce qui met son armée en déroute. La victoire est à Clovis et au dieu des chrétiens. Cette victoire permet au royaume de Clovis de s’étendre jusqu’à la Haute-Rhénanie.
Selon d’autres sources, Tolbiac n’aurait été qu’une étape et l’illumination finale de Clovis aurait en fait eu lieu lors de la visite au tombeau de saint Martin de Tours.

En 612, une autre bataille opposa Théodebert II roi d’Austrasie et Thierry II roi de Bourgogne.

Ville allemande située entre Aix-la-Chapelle et Bonn. Son nom actuel est Zülpich.

Torchis : Matériau de construction composé de terre grasse et de paille hachée, utilisé comme remplissage.

Tour : bâtiment ou partie de bâtiment, plus haut que large.

Tour de siège : voir beffroi.

Tourelle : tour de largeur réduite, dont la base repose sur le sol ou en saillie sur des corbeaux. De plusieurs étages, elle monte sur des angles de défense. Elle ne doit donc pas être confondu avec une échauguette n’ayant qu’une pièce minuscule, d’un seul étage.

Tournoi : fête guerrière où les chevaliers s’affrontaient avec des armes courtoises.

Tournois : adjectif (invariable) qualifiant la monnaie frappée à Tours, par exemple : le denier tournois ou la livre tournois.

Transept : vaisseau transversal qui sépare le cœur de la nef et forme les bras de la croix, dans une église en croix latine.

Trempe : traitement thermique du métal ou du verre, par refroidissement rapide afin de modifier les qualités de ces matériaux.

Trèves

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Trèves (en allemand Trier, en luxembourgeois Tréier) est une ville et un arrondissement d’Allemagne, dans le Land de Rhénanie-Palatinat. La ville est située sur la Moselle.

Augusta Treverorum ou Treveris était une ville créée par les Romains sur la Moselle dans le pays du peuple des Trévires en province de Germanie Supérieure. Pendant l’empire romain ce sont plusieurs dizaines de milliers de personnes qui n’ont cessé d’y vivre. Avec environ 80.000 habitants en l’an 300, Augusta Treverorum était la plus grande ville au nord des Alpes et avait pour cette raison le statut de métropole.

La ville fut fondée au plus tard en 16 avant Jésus-Christ par l’empereur romain Auguste. Dans l’espace germanophone actuel, seuls Augsbourg et Augst – dans le Nord de la Suisse) – partagent avec elle l’honneur de porter le nom de l’empereur. C’est aussi la civitas du peuple des Trévires.
Le pont qui franchit la Moselle construit en bois est réédifié en pierre en 45 de notre ère.
La ville se développa rapidement. De nombreuses constructions s’élevèrent, comme vers 80 les Thermes près du marché aux Bestiaux ou vers l’an 100 l’amphithéâtre. Sous Marc-Aurèle et Commode fut érigée la porte Nord, la Porta Nigra qui marque bien l’importance de la ville aux 2ème et 3ème siècles.

De 271 à 274 Augusta Treverorum devient la résidence du gallo-romain Tetricus, qui s’était proclamé empereur des Gaules, et dès 273 ce fut aussi le siège d’un évêché.

En 275, le limes du Haut Rhin s’étant fort affaibli, la ville fut détruite par les Francs et les Alamans, mais fut rebâtie par Constance Chlore qui y résida de 293 à 306.

Résidence impériale, la ville, dont le nom était le plus souvent abrégé en Treveris, devint au temps de la tétrarchie une des villes les plus considérables de l’Empire romain d’Occident à côté de Rome et de Milan. C’est de là qu’étaient alors administrées les provinces romaines de l’Europe occidentale actuelle (parties romaines des Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, Allemagne de l’Ouest, Angleterre, France, Espagne, Portugal) et une partie de l’Afrique du Nord (le Maroc romain). Elle est dotée d’une enceinte abritant la plus grande surface urbaine de Gaule: 282 hectares.

La ville fut de 306 jusqu’à la fondation de Constantinople (324/330) le centre de la puissance de Constantin Ier, et Constantin II, son fils, y résida de 328 à 340.

De 367 à 388, Treveris fut de nouveau résidence impériale (Valentinien Ier, Gratien, Magnus Maximus); enfin le jeune Valentinien II y résida encore une fois vers 390. L’enfant de la ville le plus considérable fut certainement Ambroise de Milan.

Quelques décennies après le transfert à Arles de la préfecture du prétoire gauloise, l’une des plus hautes administrations de l’Empire romain (en 402).

Les Romains perdirent la ville malgré les efforts d’Arbogast pour la défendre; elle tomba aux mains des Francs au plus tard en 475. Il semble qu’auparavant Treveris avait déjà été conquise et pillée au moins trois fois.
D’Augusta Treverorum des voies romaines partaient jusqu’aux Pays-Bas vers la Colonia Ulpia Traiana, proche de l’actuel Xanten ou vers Colonia Claudia Ara Agrippinensium, l’actuelle Cologne par la Chaussée romaine de Trèves à Cologne vers Bingen en passant par la route qui devait être appelée Via Ausonius en hommage au poète et homme d’État romain Ausone, qui exerça longtemps ses fonctions à Trèves.

Au début du Ve siècle, au cours des invasions germaniques, Trèves est attaquée et pillée plusieurs fois par les Francs. Peu auparavant, la préfecture des Gaules est transférée de Trèves à Arles.

La cathédrale de Trèves est alors le siège d’un archidiocèse dont l’archevêque est l’un des princes-électeurs du Saint Empire romain germanique.

Trèves est, de 1797 à 1814, le chef-lieu du département de la Sarre.

Trinité : dans la religion chrétienne, désignation de Dieu en trois personnes (le Père, le Fils, et le Saint-Esprit) distinctes, égales, et consubstantielles en une seule et indivisible nature, opposée à la doctrine de l’Arianisme

Troubadour : aux XIIe et XIIIe siècles, poète d’une des langues d’oc.

Trouvère : aux XIIe et XIIIe siècles, poète de langue d’oïl

Trumeau :

  • Pan de mur, souvent étroit entre deux embrasures.
  • Par extension, un tableau servant à décorer cette partie du mur, mal éclairée, et péjorativement un tableau qui ne mérite pas d’être bien éclairé.
  • Repris en argot, c’est une femme au physique ingrat.
  • Pilier qui supporte en son milieu le linteau d’un portail, notamment des églises .
  • Ne pas confondre : l’étroit trumeau et les trois trumeaux.

Truste, trustis : compagnonnage guerrier d’hommes libres, chez les Francs. Ils constituaient sous le nom d’anstrustions, une garde d’honneur des chefs.

Tunique : une tunique est un vêtement ample en forme de T. Elle s’enfile par la tête grâce à une large encolure parfois boutonnée. Les manches sont courtes ou longues. Elle se porte tombante sur les autres vêtements. Longue jusqu’au pieds pour les femmes et jusqu’à mi-jambe pour les hommes.

U.comme urbain

Ubiens : les Ubiens étaient un des peuples germains de l’antiquité gréco-romaine qui vivaient sur la rive droite du Rhin.
En 306, les lètes francs saliens combattent avec les Ubiens contre les Alamans. Leur identité se perd ensuite avec les Francs dans le nord de la Gaule.

Umbo :

  • pièce généralement métallique, en forme de pointe, de cône, ou de demi sphère faisant saillie au milieu d’un bouclier. Protégeant le poing tenant le bouclier,il servait aussi d’arme contondante.
  • par métonymie, le bouclier tout entier.

Unicorne :

  • autre nom de la licorne
  • qui n’a qu’une corne

Universaux : idées ou termes généraux permettant de classer les êtres et les idées dans la terminologie scolastique.

Usuraire : entaché d’usure, par exemple un prêt usuraire.

Usure : intérêt perçu au-delà du taux licite, ce qui défini un délit commis par celui qui prête de l’argent à un taux d’intérêt excessif. Pratique condamnée par l’Église au Moyen Âge.

Usurier, usurière : personne qui prête à usure.

V.comme vase

Vaisseau : en architecture, espace intérieur, en général allongé, occupant la plus grande partie de la hauteur d’un bâtiment, ou, au moins de plusieurs étages.

Valois : La maison de Valois est la branche de la dynastie capétienne qui régna sur le royaume de France de 1328 à 1589. Elle succède aux Capétiens directs et précède les Bourbons.
Elle tire son nom de l’apanage donné à Charles, fils de Philippe III le Hardi et père du roi Philippe VI. La branche aînée s’est éteinte en 1498, mais elle compte plusieurs rameaux cadets.

Vandale : Les Vandales sont un peuple germanique oriental.

Varègue : également appelés Rus, est le nom donné aux Scandinaves exerçant sur la route de l’Est. Les Varègues voyagèrent vers l’est depuis la Scandinavie. Vivant du commerce, très rarement de la piraterie et s’offrant comme mercenaires, ils explorèrent le réseau fluvial de ce qui sera plus tard la Russie, atteignant jusqu’à la mer Caspienne et Constantinople.
Ils créèrent un ensemble de forts et de postes d’échanges, posant les bases du futur État russe.
les Byzantins purent acheter en 988 les services d’une force mercenaire officielle, qui devint la garde varègue. Elle fut l’un des éléments les plus efficaces et plus loyaux de l’armée. Dissoute en 1204 suite à la prise de la ville, le terme varègue réfère depuis à n’importe quel mercenaire du nord de l’Europe et la garde était plus composée de Britanniques et de Saxons que de Rus ou de Scandinaves.

Vase de Soissons : c’est lors de la bataille de Soissons (486), qu’eut lieu selon Grégoire de tours, l’épisode du vase de Soissons. Malgré la loi militaire du partage de butin, Clovis demanda d’en soustraire, un vase liturgique précieux pour le rendre à Rémi, l’Évêque de Reims.

Clovis répondit aux émissaires de Rémi : « Suivez-moi jusqu’à Soissons, parce que c’est là que doit se faire le partage de tout le butin. Si le sort me donne ce vase, je satisferai à la demande du Père. »
Une fois sur place, après avoir réuni le butin, Clovis dit : « Je vous prie, mes braves guerriers, de vouloir bien m’accorder, outre ma part, ce vase que voici. »
Les hommes acquiescèrent, lui répondant : « Tout ce que nous voyons ici, glorieux Roi, est à toi et nous-mêmes sommes soumis à ta domination. Fais donc maintenant ce qui convient à ton bon plaisir. »
Mais un guerrier, surprenant tout le monde, frappa le vase de sa francisque en disant : « Tu n’auras rien ici que ce que le sort t’attribuera vraiment. ».
Clovis ne laissa pas transparaître ses émotions et en garda ressentiment. Il réussit malgré tout à rendre l’urne à l’envoyé de Rémi.

L’épilogue de l’histoire se produisit le 1er mars 487. Clovis ordonna à son armée de se réunir au Champ de Mars pour, selon une pratique romaine, examiner si les armes étaient propres et en bon état. Inspectant les soldats, il s’approcha du guerrier qui avait frappé le vase et lui dit : « Personne n’a apporté des armes aussi mal tenues que les tiennes, car ni ta lance, ni ton épée, ni ta hache ne sont en bon état. »
Il jeta alors la hache du soldat à terre. Au moment où celui-ci se baissa pour la ramasser, Clovis abattit sa francisque sur la tête du malheureux en disant : « C’est ainsi que tu as fait à Soissons avec le vase. »
Le soldat tomba sans vie, et sur ordre de Clovis, l’armée dut se retirer en silence, laissant le corps exposé au public.

Cette superbe histoire a longtemps été jugée de pure invention. Cependant, le testament de Saint Rémi fait bien mention d’un vase d’argent que lui aurait donné Clovis. Mais ce serait Rémi qui l’aurait fondu pour fabriquer un encensoir et un calice.

Vassal : Héritière de la recommandation du Haut Moyen Âge, la vassalité est la situation de dépendance d’un homme libre (vassal, du latin vassus) envers son suzerain par la cérémonie de l’hommage. Le système féodo-vassalique s’est développé à cause de l’affaiblissement de l’autorité publique après l’effondrement de l’Empire carolingien (Xe – XIe siècle) : l’Empereur, les Rois et bientôt les Princes territoriaux étaient incapables de faire régner l’ordre et d’imposer leur pouvoir aux seigneurs locaux. Un réseau de relations d’homme à homme s’impose donc, donnant des droits et des devoirs pour chacun d’entre eux, une pyramide sociale allant théoriquement du roi au grand seigneur (grand feudataire), seigneur, vassal et arrière-vassal ( Vavasseur ) mais dont l’effectivité dépend de l’autorité du supérieur.

Même si la vassalité allie deux hommes libres, il est cependant évident que ces hommes ne sont pas égaux : le seigneur a davantage de pouvoir que le vassal. En effet, il dispose du droit de ban, c’est-à-dire le droit de punir, contraindre et juger. Le vassal se met sous la protection d’un plus puissant. Néanmoins cette puissance doit beaucoup au nombre, à la loyauté et la puissance relative de ses vassaux, d’où la réciprocité. On parle donc de contrat synallagmatique car il engage les deux parties à l’acte qui ont des obligations l’une envers l’autre.
Le contrat peut se résumer à l’auxilium, c’est-à-dire l’aide, et au consilium, le conseil (et non “concilium”).
Les devoirs du vassal envers son seigneur sont d’abord des interdictions : le vassal ne doit pas nuire à son seigneur, à sa famille et à ses biens. Obligations somme toute assez vagues.
Le vassal doit l’aide militaire à son seigneur : lorsque celui-ci est attaqué, le vassal doit venir avec ses armes pour le défendre. Le vassal est aussi chargé de la garde du château (estage) et de l’escorte de son seigneur. Quand le seigneur attaque un autre, le service militaire (ost)ou (host) est limité à 40 jours. Mais le vassal reste évidemment aux côtés de son seigneur si le conflit dépasse cette durée. Il sera dédommagé en argent au-delà de 40 jours de combat.
Le vassal doit aussi assurer une aide financière : l’aide aux 4 cas (en France et Angleterre) ; le vassal doit donner de l’argent ou des cadeaux à son seigneur lorsqu’il marie sa fille aînée, lorsqu’il adoube son fils aîné, lorsqu’il part à la croisade et lorsqu’il est fait prisonnier et qu’il doit une rançon.
Enfin, le vassal est astreint à fournir des conseils à la demande de son seigneur : il doit participer aux assemblées féodales, aux cours de justice du seigneur ainsi qu’aux fêtes liturgiques. L’ensemble des vassaux d’un seigneur est ainsi soudé par ces temps forts.

Les dépenses du vassal sont donc considérables : il doit acheter et entretenir un cheval et des armes ; il doit pouvoir se nourrir et assurer un certain genre de vie. C’est pour répondre à ces exigences que le seigneur doit donner un fief à son vassal. Ce fief est en général une terre qui rapporte des revenus au vassal (redevances). Le fief est pris sur les terres ou les revenus du seigneur.
Le seigneur doit également protéger son vassal contre ses ennemis et lui rendre bonne justice.

Par la cérémonie de l’hommage (à ne pas confondre avec celle de l’adoubement qui fait d’un homme un chevalier), le vassal devient l’homme d’un seigneur. Les documents qui décrivent cette cérémonie sont abondants, aussi bien les textes que les sources iconographiques.
L’hommage est une cérémonie publique qui se déroule en général au château du seigneur, devant témoins. Il n’y a donc pas besoin de contrat écrit. Les rites et les gestes de cette cérémonie sont importants ; mais l’ordre de ces gestes sont différents selon les régions.
Est félon le vassal qui rompt le contrat de vassalité. Le seigneur peut alors proclamer la saisie de son fief rarement mise en œuvre jusqu’en 1202 lorsque Philippe Auguste proclame la saisie à Jean sans Terre, saisie qu’il appliquera pour montrer l’exemple. Cependant, si le seigneur manque à ces engagements, il peut aller se plaindre au seigneur du seigneur,pour lui demander la protection et c’est lui qui décidera du sort du seigneur (il peut donner le fief au vassal définitivement sans que le seigneur puisse en bénéficier).

À partir de la deuxième moitié du XIIe siècle, le roi de France augmente son pouvoir en utilisant le système féodo-vassalique. Il se place de lui-même au sommet d’une pyramide d’hommages :
-il fait prêter serment de fidélité à ses arrière-vassaux;
-il acquiert des territoires par la guerre (Normandie par exemple);
-il acquiert des territoires en proposant des rentes en échange de fiefs (fief de bourse);
-il augmente son prestige et son autorité en jugeant en appel tout jugement.

Le vavasseur ou vavassal du latin médiéval vassus vassorum (vassal des vassaux), était le vassal d’un seigneur lui-même vassal. C’est un titre des débuts de la féodalité, qui a disparu par la suite. Le titre existait déjà à l’époque carolingienne.
L’Adarga Catalana, l’épopée catalane, parle d’un certain Arnald d’Oms fait vavasseur du village de Montescot dans les Pyrénées-Orientales : « (...) Don Arnald d’Oms, Vavassor de Montescot cuya plaza y castillo le encarego Carlo Magno Imperador.»
Au XIIe siècle, ils faisaient partie de la classe la plus inférieure de la noblesse, avec les chevaliers.

Vénerie : la vénerie , ou « chasse à courre » (anciennement « chasse à courre, à cor et à cri »), du latin « venari » qui signifie chasser. C’est un mode de chasse connue depuis deux millénaires qui consiste à poursuivre un animal sauvage (traditionnellement cerf, sanglier, renard ou lièvre) avec une meute de chiens courants, jusqu’à sa prise éventuelle. Seuls les chiens chassent grâce à leur odorat et leur instinct naturel de prédateur, le rôle de l’homme consiste à les contrôler.

Quand on relit les traités de chasse écrits au cours des âges, on est frappé de voir que bien peu de choses ont changé dans les méthodes employées jusqu’ici. C’est que la vénerie s’ordonne autour du chien dont les aptitudes naturelles ne changent pas, et des espèces chassées, dont les défenses ne varient pas davantage.

Requérant une grande endurance physique, elle était conçue essentiellement comme un entraînement à la guerre . C’est sous François Ier que cette pratique s’est transformée en art de vivre séduisant la noblesse française.

Vêpres : heure de l’office que l’on célèbre le soir, au coucher du soleil.

Vicomte :

  • suppléant du comte, puis seigneur possédant la terre sur laquelle s’exerçait cette charge.
  • noble dont le titre est directement inférieur au comte.

Vidame : représentant d’une abbaye ou d’un évêché qui est chargé de l’administration des affaires temporelles.

Viking : les Vikings (vieux norrois víkingr, pluriel víkingar) sont avant tout des commerçants (de produits de luxe) scandinaves, exerçant sur les mers de l’Ouest au cours d’une période s’étendant du VIIIe au XIe siècle.
Ils ne portent pas de casques à corne, ne boivent pas le sang de leurs ennemis dans leurs cranes, et ils ne sont pas plus violents ou pillards que les autres peuples de leur époque. Ils étaient même de piètres guerriers ayant perdu presque toutes leurs batailles. Par contre ils opéraient parfois de véritables opérations commandos (où ils excellaient) contre les églises et abbayes regorgeant de moult objets précieux. Ce qui leur vaudra leur réputation donné par l’Église, qui voulant justifier son impuissance, les désignes comme des diables incarnés.
La fin de l’Âge viking s’épuisera par l’affirmation de pouvoirs monarchiques centralisateurs, et la conversion des Pays scandinaves au christianisme.

Différents noms  donnés :
-par les Francs, “Normands”
-par les Anglais, “Danois”
-par les Slaves, les Arabes et les Byzantins, “Rus”
Varègues pour les Scandinaves exerçant sur la route de l’Est (En Russie).

Avec son faible tirant d’eau (parfois augmenté par un lest de pierres) et sa proue relevée, leurs bateaux (appelés à tord drakkar) naviguaient aussi bien en haute mer que sur des rivières à faible débit.

Vilain :

  • paysan libre par opposition au serf.
  • villageois par opposition au bourgeois.
  • roturier par opposition noble.

Viorbe :

  • Escalier à vis généralement construit dans une tour ronde.
  • Par métonymie, tour contenant un escalier à vis.

Virelai : poème médiéval sur deux rimes et comptant quatre strophes, dont la première est reprise intégralement ou partiellement après chacune des trois autres.

Vitrail : composition décorative translucide, formée de pièces de verre colorée maintenues par un réseau de plomb (lui-même soutenu par des tiges métalliques liées au remplage ou au châssis de la fenêtre) ou par un ciment.

Vouge : arme d’hast faite d’une lame tranchante et asymétrique du XIIIe au XVIe siècle. Le servant de cette arme est un vougier.

W.comme wisigoth

Wallon : une des langues d’oïl, parlé surtout dans le sud de la Belgique actuelle.

Wergeld : dans le droit germanique médiéval et notamment chez les Francs, indemnité que l’auteur d’un fait dommageable payait à la victime ou à ses proches pour se soustraire à leur vengeance.

Wisigoth : les Wisigoths (en allemand Westgoten, ou Goths de Ouest, ou encore Tervinges) étaient un peuple germanique d’origine scandinave, issu de la Suède Méridionale et incorporé tardivement dans l’Occident romain. Après la chute officielle de l’Empire romain Occidental (476), les Wisigoths ont continué pendant près de 250 ans à jouer un rôle important en Europe Occidentale. C’est peut être le peuple barbare le plus prestigieux d’Europe, tant par sa longue histoire et ses origines mythiques, que par ses traces qu’il laissa longtemps dans les esprits.

Alors qu’ils occupaient l’ancienne Province romaine de Dacie depuis la fin du IIIe siècle, les Wisigoths ont adopté peu à peu l’arianisme, à partir de l’année 341, c’est-à-dire une branche du christianisme qui affirme que Jésus Christ n’est pas Dieu, mais un être distinct créé directement par ce dernier. Cette croyance est en opposition avec “l’orthodoxie” chrétienne qui sera majoritaire dans l’Empire romain quand les Wisigoths s’y installeront. Les Wisigoths sont restés fidèles à l’hérésie arienne officiellement jusqu’en 589, lorsque le roi Récarède Ier (en espagnol : Recaredo) choisit de se convertir publiquement, faisant ainsi joindre officiellement l’Église catholique au royaume wisigothique d’Espagne. Toutefois, après cette date, un parti arien demeura fort actif et influent, notamment dans la noblesse. Il en sera encore question au début du VIIIe siècle dans les derniers jours du royaume.

Contrairement à une idée fausse, pourtant combattue par l’historiographie mais encore largement répandue, le terme Wisigoth n’a pas comme signification “Goth de l’ouest”, pas plus que celui d’Ostrogoth ne signifie “Goth de l’est”. Car si effectivement, à partir du Ve siècle, les Wisigoths s’installent à l’ouest (en Hispanie) et les Ostrogoths à l’est (dans l’empire byzantin puis en Italie), leur situation réciproque est inversée avant la mise en marche des grandes migrations du siècle précédent, lorsque les deux peuples se trouvaient sur les rives du Pont-Euxin.

En réalité, l’étude linguistique des racines lexicales donne une interprétation moins prosaïque à ces deux termes, celui de Goth “sage” (visi-) et de Goth “brillant” (ostro-). Malgré tout, la signification traditionnelle (“Goths de l’ouest”) s’est répandue par la corruption du terme, notamment en allemand, où elle s’est imposée sous la forme de Westgoten.

X.comme xeres

X : 10 en chiffre romain.

Xeres : les xérès sont des vins blancs produits dans le sud de l’Andalousie. Connus depuis l’antiquité sous le nom de ceretanum. Ce qui a été traduit par les Arabes en cherrish puis par les Anglais en sherry.
Ce furent les Grecs qui, les premiers, citèrent une peuplade vivant dans la région de production, les Kerratanoï, nom qui fut latinisée en Cerratani. Leur principale cité devint la ville de Jerez (Ceret). Dans le Roussillon, ce peuple, pré-ibère, a donné aussi son nom, à la Cerdagne, et aux villages de Céret et Saint-Laurent-de-Cerdans.
Conquis en 711 par les Maures, la région ne retrouva son indépendance qu’à partir de 1264. Jerez, qui avait longtemps été sur la ligne de démarcation entre les chrétiens et les musulmans, en garda le souvenir dans son nom Jerez de la Frontera. Le vignoble fut dès lors l’objet de tous les soins. Un manuel de culture proposait d’arroser les pieds de vigne avec de l’eau de rose afin de développer les arômes. Et un moine avait entrepris de protéger les grappes du vignoble abbatial, menacées par les guêpes et les abeilles, en badigeonnant chaque grains d’huile d’olive.

Y.comme york

York : la ville d’York se trouve au Nord de l’Angleterre, à la confluence de deux rivières : l’Ouse et la Foss. York fut fondée en -71.
Les tribus celtes vivant dans la région appartenaient aux tribus des Brigantes et des Parisii, ces derniers venant probablement d’une expédition de la tribu gauloise ayant donné son nom à Paris.
D’abord capitale de la province romaine de Britannia Inferior (l’empereur romain Septime Sévère mourut à York en 211), elle devint plus tard siège d’un archevêché qui couvrait le Nord de l’Angleterre sous le nom anglo-saxon d’Eoforwic (mentionné en 644 ). De 866 à 954, York fut la capitale du Royaume de Jorvik.
Le 20 septembre 1066, Harald Hardrada s’empara de la ville, mais fut tué cinq jours plus tard par le roi Harold Godwinson à la bataille de Stamford Bridge, vainqueur qui devait périr à son tour à la bataille de Hastings peu de temps après. En octobre 1068, le futur Knut II de Danemark dit le Saint fut envoyé par son père le roi Sven Ier de Danemark et avec l’aide de rebelles anglais occupa la ville qui fut, en définitive reprise par le roi Guillaume le Conquérant en décembre.
En 1190, Richard de Malbis et d’autres nobles de York qui envisageaient de se joindre à Richard dans la Troisième Croisade ont profité d’un incendie qui a éclaté en ville pour lever une rumeur contre les juifs. Les maisons de Benoît et Joce ont été attaqués et ce dernier obtient la permission du gardien du château d’York d’y évacuer sa famille et l’ensemble des Juifs, probablement dans la tour de Clifford. Assaillis par la foule, les juifs prirent peur et ne laissèrent pas rentrer le gardien qui avait quitté la tour. Il en appela au shérif, qui fit venir la milice du Comté. La tour de Clifford fut assiégée plusieurs jours. Un Moine fit la cérémonie de sacrement chaque matin autour des murs comme pour sacraliser la lutte. Il fut écrasé d’une pierre jetée par les juifs assiégés. La colère de la foule est alors devenue une folie forcenée. Quand les juifs de la tour de Clifford virent qu’ils n’avaient aucune alternative que de se soumettre au baptême où périr aux mains de la foule, Yom-Tob ben Isaac de Joigny, tossafiste français et nouveau chef de la communauté, les exhorta à se tuer eux-mêmes plutôt que de succomber à la cruauté de leurs ennemis. Ceux en désaccord étaient autorisés à se retirer. Les autres se donnèrent la mort, après avoir mis le feu à leurs vêtements et marchandises pour ne pas tomber dans les mains de la foule. Joce égorgea son épouse, Hannah, avec le couteau d’abattage rituel et ainsi de suite. Le dernier de 150 personnes, Yom-Tob, se poignarda et pris sur lui l’interdit de suicide. Au matin, les quelques survivants qui se sont soustraits aux assiégeants furent envoyés à Londres aux mains du shérif. La foule fouilla alors le château à la recherche des biens juifs et des contrats de dettes et, ne trouvant rien s’est hâtée vers le clergé pour s’emparer des biens du trésor de la cathédrale, montrant ainsi le véritable motif de leurs actes. William de Longchamp, régent du Royaume en l’absence de Richard, fut courroucé de cette insulte à la dignité royale, les juifs étant sous la protection du roi. Il marcha sur York en conséquence, imposa de lourdes amendes sur cinquante-deux notables et bannit Richard de Malbis et de divers membres des familles Percy, Faulconbridge et Darrel, qui avaient été clairement les dirigeants de l’émeute et chacun d’entre eux, conformément à la preuve inattaquable, étaient endettés auprès des juifs.

La ville resta l’une des plus importantes d’Angleterre durant tout le Moyen Âge, prospérant grâce au commerce de la laine. Son déclin s’amorça avec la révolution industrielle. De ce fait, beaucoup de constructions datant du Moyen Âge, ailleurs détruites pour faire place aux usines, sont demeurées intactes pour l’essentiel. Le regain d’intérêt pour le Moyen Âge que connut le XIXe siècle amena un vaste programme de rénovations qui a fait de York une importante destination touristique. Le joyau en est la cathédrale, aussi appelée York Minster.
Monuments :
-La cathédrale de York ou York Minster, la plus grande cathédrale gothique de l’Europe du Nord.
-Les remparts d’origine romaine, construits sous Septime Sévère, encore partiellement conservés.
-L’amphithéâtre, encore partiellement conservé.
-La tour de Clifford doit son nom à Roger de Clifford qui, après sa capture pendant la bataille de Boroughbridge, fut pendu du haut de cette tour, le 16 mars 1322.

Z.comme zinc

Zülpich : ville allemande située entre Aix-la-Chapelle et Bonn. Son nom latin était “Tolbiacum”, autrement dit Tolbiac, ville de l’ancienne Gaule.

Célèbre bataille “miraculeuse” de Clovis Ier contre les Alamans

En 612, une autre bataille opposa Théodebert II roi d’Austrasie et Thierry II roi de Bourgogne.

Zwammerdam : son nom latin était Nigrum Pullum signifiant “terre noire” est un petit castellum romain en bois sur le limes de Germanie Inférieure (actuellement dans la province de la Hollande-Méridionale) qui contrôle le confluent d’une petite rivière, la Meije avec le Vieux Rhin.

Au nord-est du castellum se trouvait un quai le long du Vieux Rhin où les archéologues ont trouvé pas moins de 6 bateaux y compris 3 prames (embarcation de servitude à fond plat menée à l’aviron ou à la godille) de 20 à 34 mètres de long. Les recherches ont démontré que le bois de construction provenait du Moyen-Rhin qui suggère un long voyage. Il est possible qu’elles aient servi à transporter les pierres avec lesquelles le fort a été reconstruit. Une de ces prames est maintenant au musée de Ketelhaven et une reconstitution de la prame est exposée au Musée de l’Archéon.

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…

Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !