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Les Livres à lire

La Buèges, chroniques d’une vallée

…Que serait l’histoire locale si elle était réservée à quelques spécialistes éloignés qui risqueraient de négliger tout ce qui fait la densité humaine et sociale de la vie rurale!...
Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

Le Livre des Faits de Jaume Ier

Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle

Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !

Les Vikings attaquent !

Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…

Pour que des projets puissent émerger, nous invitons toutes les personnes intéressées par l’univers germanique, (“viking”, Varègues et autres peuples Scaldes), habitant dans les régions méditerranéennes à se faire connaître en utilisant le contact de la page Fils d’Odin.

Vous trouverez sur cette page un formulaire de contact que vous pouvez utiliser comme Forum, et quelques adresses utiles…pour le reste, c’est à vous de jouer!

Alors n’hésitez pas à communiquer votre passion, nous rappelons que tous vos textes, photos sont les bienvenus sur ce site.

Quelques expressions, locutions, dicton, proverbe, etc et leurs explications et/ou leurs origines.

Les armes et la langue française

Dernière mise à jour : 2010-09-21 15:54:12

A

être à l’affut :

  • pour un chasseur ou un soldat, être camoufler afin d’épier et surprendre sa proie ou son ennemi ;
  • au figuré, surveiller et attendre le bon moment pour faire quelque chose.

Anicroche :

  • arme d’hast du Moyen Âge ;
  • au sens figuré : problème plus ou moins important. Chercher des anicroches, poser des anicroches.

N’être pas grand arbalétrier : ne pas être d’une constitution forte et vigoureuse ou pour marquer que ce n’est pas un homme habile.

Armé jusqu’aux dents : fortement armé, en parlant d’une personne, ou un lieu (par anthropomorphisme) .

Arme blanche : arme munie d’une lame métallique. Nom donnée aux armes faites en “fer blanc”, par opposition aux métaux dorés ou bronzés.

Armer son bras :

  • être prêt a se battre ;
  • se préparer au combat, se préparer à une action.

Armer un coup : prendre de l’élan avec le bras armé juste avant de donner un coup.

Passer l’arme à gauche : mourir. Plusieurs origines possibles.

B

Balle perdue :

  • balle tirée au hasard, sans but précis ;
  • au sens figuré, efforts inutiles.

Balle morte : balle qui, ayant dépassé sa portée normale d’action, a perdu vitesse et force d’impact.

Cracher au bassinet : payer contre son gré, par obligation.

Il a fait un beau coup d’épée : se dit ironiquement d’un homme qui a fait quelque sottise.

  • utiliser souvent des armes, s’entrainer à leurs maniements ;
  • au figuré, il y a longtemps qu’il bat le fer, il y a longtemps qu’il étudie, qu’il exerce sa profession.

Battre le fer :

Tirer au blanc, tirer au but : atteindre l’objectif, ne pas confondre avec tirer à blanc.

Tirer à blanc : tirer avec de fausses munitions, de faux projectiles, au figuré faire semblant d’agresser.

Se faire blanc de son épée :

  • se couvrir de son épée par la rapidité de ses mouvements ;
  • au figuré, se prévaloir de son courage ;
  • l’expression, faire blanc de son épée, est utilisée à tord.

Se blesser de son épée : au figuré, se faire du mal en voulant en faire aux autres.

Appuyer la botte : appuyer avec insistance l’arme contre le corps de son adversaire après l’avoir touché.

Botte de Nevers : coup particulier où le Duc de Nevers toucha son adversaire au front après une succession de parades de tierce et de prime.

Pousser, porter une botte : au sens figuré, interpeller, ou agresser verbalement quelqu’un de façon imprévue.

Botte secrète : coup dont la parade est inconnue de l’adversaire.

Une levée de boucliers : action collective d’opposition.

Tirer à boulets rouges : attaquer (une personne ou quelque chose) en termes violents,
l’injurier copieusement ou lui faire des reproches. On chauffait certains boulets au rouge avant de les tirer, ce qui provoquait des incendies en plus des destructions.

Tirer à bout portant :

  • tirer très près de la victime ;
  • au figuré, dire à quelqu’un, en face, les choses les plus dures.

Le bras armé : partie d’une organisation qui sert à se battre.

Bras raccourci :

  • raccourcir le bras, signifiant replier le bras, l’expression qualifie un geste offensif exécuté avec une extension incomplète du bras ;
  • ne pas confondre avec frapper quelqu’un à bras raccourcis, ou tomber sur quelqu’un à bras raccourcis qui signifie frapper quelqu’un le plus fortement possible. Dans ce cas, c’est les bras de chemises qui sont retroussés, donc raccourcis.

Être brave comme son épée : se dit d’un homme très brave.

Brettailler :

  • tirer souvent l’épée, se battre en duel à tout propos (batailler, ferrailler) ;
  • par extension fréquenter les salles d’armes.

Bretteur :

  • spadassin prêt à dégainer à la première occasion ;
  • au sens figuré, quelqu’un qui aime se battre à l’épée.

Briser son épée : quitter le service.

De but en blanc : directement, sans préambule ni détour.
En artillerie, le mot but désignait en fait, la butte d’où l’on tirait avec le canon vers le blanc de la cible lors des entraînements. Lorsque la cible était proche, le tir était direct, on annonçait alors “tir de but en blanc”.

C

Acheter au son du canon, vendre au son du clairon : acheter lorsque les nouvelles sont mauvaises, vendre lorsqu’elles sont bonnes.

De cape et d’épée : qualifie une comédie, un roman, un film dont les personnages sont des héros ou rappellent les héros de l’ancienne chevalerie.

N’avoir que la cape et l’épée :

  • se disait autrefois d’un gentilhomme, d’un cadet, qui n’avait point de fortune.
  • au figuré : cela n’a que la cape et l’épée, cela est de peu de valeur ; ce mérite n’a que la cape et l’épée, ce mérite est léger.

Chausse-trape : (peut s’écrire chausse-trappe)

  • piège constitué d’une pièce métallique de quatre pointes dont l’une se trouve nécessairement pointée vers le haut, que l’on semait sur un terrain pour blesser les chevaux et les fantassins ;
  • trou qui cache un piège pour prendre les animaux malfaisants ;
  • au figuré, piège tendu à quelqu’un.

Un cheval attelé en arbalète : c’est un cheval qui est attaché seul devant les deux chevaux de timon d’une voiture.

Un cheval de bataille :

  • argument sur lequel on s’appuie le plus fortement, que l’on met au premier plan ;
  • sujet de polémique récurrent.

En chien de fusil : allongé sur le coté, les jambes repliées, le corps forme un S. Le chien de fusil est une pièce d’acier, de certaines armes à feu anciennes, en forme de S dont l’extrémité était garni d’un silex,en frappant la batterie, cela produisait une étincelle dans le bassinet où se trouvait de la poudre.

Avoir plusieurs cordes, ou plus d’une corde à son arc :

  • avoir plusieurs solutions ;
  • avoir de nombreuses ressources pour se tirer d’affaire, pour réussir.

Mettre, faire passer quelque chose du côté de l’épée : mettre quelque profit, quelques fonds à couvert, en réserve.

Coup de Jarnac :

  • le coup imprévu par lequel Jarnac tua La Châtaigneraie en duel ;
  • au figuré, coup perfide, déloyal.

Tomber comme un couperet : arriver brusquement, éventuellement par surprise, avec des conséquences négatives. À l’origine, un couperet est un couteau à large lame, ce nom désignera plus tard la lame de la guillotine.

Son épée est trop courte : se dit de celui qui ne peut obtenir ce qu’il prétend, faute de force ou de crédit.

Être à couteaux tirés : être en conflit. Être comme ceux qui ont tiré leurs couteaux pour se battre.

Être aux épées et aux couteaux : être en grande querelle.

Tourner le couteau dans la plaie : appuyer sur ce qui fait mal ou qui afflige fortement.

Avoir le couteau sous la gorge : être dans la nécessité d’agir contre son gré, sous la contrainte.

Croiser le fer : engager les épées; se battre à l’épée. Le croisement du fer, action de se mettre en garde contre son adversaire.

Défaut de la cuirasse : point faible de quelqu’un ou de quelque chose.

D

Avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête : Danger susceptible de se produire d’un instant à l’autre.
D’après la légende grecque, Damoclès était un courtisan du roi Denys l’Ancien, qui flattait souvent le monarque à propos de ses richesses et du bonheur attaché à sa condition. Pour faire comprendre à Damoclès combien ce bonheur était précaire, le roi l’invita un jour à un banquet. Damoclès était attablé, une épée suspendue au-dessus de sa tête ; mais cette épée n’était retenue que par un crin de cheval. C’est pourquoi l’on parle d’une épée de Damoclès pour décrire un danger qui nous menace.

Être brave jusqu’au dégainer : être courageux jusqu’au moment de se battre.

Demander son épée à un officier : le mettre aux arrêts, ou en jugement.

Déposer les armes : indique que l’on renonce,que l’on abandonne. De tout temps, déposer ses armes au sol a toujours été un signe de reddition.

Faire deux coups d’épée : se dit d’un échange de quelques bottes, d’un duel sans acharnement.

E

Être sous l’égide de : être sous la protection de.
L’Égide est une arme présenté sous divers forme, offensive et/ou défensive appartenant à Zeus et parfois empruntée par Athéna.

Être l’épée : être celui qui est l’arme offensive, celui qui porte la guerre.

Par l’épée et par la charrue : devise du citoyen qui sert son pays par les armes en temps de guerre, par son travail (agricole entre autres) en temps de paix.

L’épée de la chrétienté : surnom donné à la France lors des croisades.

Épée de chevet :

  • épée qu’on mettait sous son chevet pour se défendre en cas d’attaque nocturne ;
  • au figuré, ce dont on se sert dans toutes les occasions. Cet argument est son épée de chevet ;
  • personne sur laquelle on compte.

Donner un coup d’épée dans l’eau : faire une action en vain.

Passer au fil de l’épée :

  • tuer par décapitation avec une épée ;
  • par extension, tuer.

Tirer l’épée : se battre contre quelqu’un.

Tirer l’épée contre son prince : se révolter contre l’autorité.

Épée rabattue : sans pointe ni tranchant.

Esprit de fronde : sentiment de révolte d’un groupe social contestant les institutions, la société, ou l’autorité.

F

Se fendre :

  • terme d’escrime. Se fendre, porter la jambe droite en avant en laissant le pied gauche en place ;
  • au figuré. Faire un don peu ordinaire (locution tirée de l’escrime). Il s’est fendu de cent euros.

Le fer de lance :

  • partie avancée et offensive d’un dispositif militaire ;
  • partie d’un dispositif qui agit directement et efficacement contre un adversaire ;
  • Ce qui, dans un ensemble, est le plus dynamique, le plus important.

Ferrailler :

  • se battre avec des épées en les maniant à tort et à travers ;
  • en escrime, combattre sans appliquer correctement les techniques ;
  • au sens figuré, se battre contre quelqu’un ou quelque chose.

Flamberge :

  • mettre flamberge au vent : Mettre l’épée à la main, tirer son épée du fourreau, prêt au combat ;
  • Aller/partir/courir flamberge au vent : Attaquer sans réfléchir.

Épée flamboyante : épée dont la lame semble jeter des flammes. Un ange armé d’une épée flamboyante.

Être en flèche : être à l’avant-garde.

Ne pas être une flèche : être bête, ne pas avoir l’esprit vif.

Faire flèche de tout bois : mettre tous les moyens en œuvre pour réussir, même les moins avouables.

Chevaux attelés en flèche : chevaux attelés l’un devant l’autre.

La flèche du Parthe, le trait du Parthe : attaque ou plaisanterie hostile lancée à la fin d’une conversation. Les archers parthes simulaient une fuite, puis se retournaient pour tirer des flèches vers leurs poursuivants.

Monter en flèche : augmentation rapide, sans à coup.

La flèche d’une trajectoire : hauteur maximum atteinte par un projectile sur sa trajectoire.

Faire claquer son fouet : faire valoir son autorité, son crédit, etc.

Se battre de l’épée qui est chez le *fourbisseur au vent* : se disputer de choses qui ne sont pas en la puissance de ceux qui se les disputent.

Fourbisseur : personne dont la tâche est de fourbir (faire briller un objet de métal en le frottant), de monter ou de réparer des armes blanches.

Fourbir ses armes :

  • faire briller ses armes ;
  • au sens plus large, se préparer au combat.

Coup fourré :

  • terme d’escrime. Coup que l’on donne en même temps que l’on en reçoit un ;
  • au figuré. Action qui rend la pareille, moyen par lequel on déjoue quelque chose. Mauvais offices que se rendent deux personnes en même temps l’une à l’autre. Porter un coup fourré, rendre en secret un mauvais office à quelqu’un.

Son épée ne tient pas dans le fourreau, au fourreau : se dit d’un homme toujours prêt à se battre.

L’épée use le fourreau : se dit en parlant des personnes dont la grande activité d’esprit altère les forces, la santé.

La Fronde : révolte entre 1648 et 1652 contre Mazarin, qui à donné l’expression “esprit de fronde”.

G

Ce que le gantelet saisit, le gorgerin l’engloutit : la hardiesse et le mépris des éventuelles oppositions avec lesquels se commet la mainmise, le vol, ou toute entreprise d’appropriation, suffisent pour en désigner l’auteur.

Épée garnie : en héraldique, épée dont la garde et le pommeau sont d’un autre émail que la lame.

Les gens d’épée : les militaires.

Avoir l’épée sur la gorge :

  • être saisi et menacé d’être tué ;
  • au figuré, être vivement pressé.

Le sabre et le goupillon : désigne l’armée et l’Église.

H

Hache de guerre : expression provenant de la coutume qu’avaient les Amérindiens d’enterrer leurs haches à la fin de la guerre. Par contre en cas de danger, ils les déterraient prestement.

  • enterrer la hache de guerre, c’est faire la paix avec une personne qui est en conflit avec nous ;
  • déterrer la hache de guerre, c’est entrer en conflit ouvert avec quelqu’un.

Se faire hacher en pièces : se dit d’un corps de troupes qui se défend jusqu’à complète destruction.

Cela rime comme hallebarde et miséricorde : (cela rime très peu) ces choses ne vont pas bien ensemble.

Pleuvoir des hallebardes : pleuvoir très fort.

Cela est vrai comme les Suisses portent la hallebarde : cela n’est pas vrai, cela est complètement faux.

Épée haute : en héraldique, épée dont la pointe est tournée vers le haut de l’écu.

Homme de trait, gens de trait :

  • personnes qui tiraient de l’arc, de l’arbalète, ou qui lançaient le javelot.
  • citation : Scipion fait marcher à la première ligne les gens de trait avec la cavalerie gauloise , ROLLIN , Hist. anc. Oeuv. t. I, p. 404, dans POUGENS

I

Se laisser dire quelque chose d’injurieux l’épée au côté : souffrir une injure sans rien dire.

J

Jeter son épée dans la balance : intervenir militairement dans un conflit.

Jeter le gant : défier quelqu’un.
Un chevalier en défiait un autre en jetant un gant à terre. Le défié pouvait alors accepter le combat en relevant le gant.

Tir au juger, au juger, ou au juger-jeter : tir exécuté par surprise, à courte distance, sans utiliser le système de visée.

Tirer juste :

  • tirer avec une arme de façon précise ;
  • se dit d’une arme qui ne fait pas dévier le projectile de la direction dans laquelle on a voulu les lancer ;
  • atteindre le but que l’on s’est fixé.

K

L

Une fine lame : une personne d’une grande habilité, expert en la matière.

Être la lance en arrêt :

  • au sens propre, c’est poser la hampe de la lance sur “l’arrêt de lance” qui est un petit reposoir assujetti au plastron de l’armure pour se préparer à la charge ;
  • au sens figuré, c’est être sur le qui-vive.

Manger avec un lance-pierres : manger très rapidement.

Être payer au lance-pierres : être sous-payer.

Entrez en lice : rentrer en combat, s’engager dans une compétition, prendre part à un débat.

Faire long feu, ne pas faire long feu : l’expression faire long feu,n’est pas le contraire de l’expression ne pas faire long feu.

  • faire long feu, veut dire ne pas réussir son but. Au temps des armes à poudre noire, faire long feu signifiait que lorsque l’on mettait le feu à la poudre (d’un mousquet par exemple), la poudre se consumait en fusant au lieu d’exploser. Faire long feu caractérisait l’échec) ;
  • ne pas faire long feu, veut dire ne pas durer longtemps. Cette expression ne tire pas son origine du fonctionnement des armes à feu, mais fait référence au feu en général. Une tonne de paille brule en peu de minutes, mais il faut plusieurs heures pour bruler une tonne de tronc de chêne.

M

La main de l’épée : en terme de manège, se disait de la main droite.

Mettre son épée au service de l’étranger : prendre du service dans une armée étrangère.

Faire mouche : la mouche est le centre de la cible (petit rond noir), faire mouche, c’est atteindre son but, réussir une action.

Chasser les mouches : en termes d’escrime, chasser les mouches c’est parer au hasard.

Moucher quelqu’un : remettre une personne à sa place, la rembarrer, la réprimander. Toucher quelqu’un au cœur comme l’on touche une cible en plein centre (la mouche).

A fleurets mouchetés : conflit modéré, pour ne pas blesser. Au sens propre, un fleuret est muni d’une protection appelée une mouche.

N

Nœud d’épée, : nœud de rubans ou de cordelières dont les hommes en habit de parure garnissaient autrefois la garde de leur épée.

Trancher le nœud gordien :

  • résoudre de façon brutale et rapide un problème inextricable ;
  • en référence à la légende d’Alexandre le Grand qui ne pouvant pas défaire le nœud inventé par Gordias, (père de Midas, le fondateur du royaume de Phrygie), le trancha d’un coup d’épée (le nœud, pas Gordias).

O

Tirer à l’oiseau : au tir à l’arc, chercher à abattre un oiseau de bois placé au haut d’une perche.

P

Tirer dans les pattes : nuire à quelqu’un en déjouant ses projets.

Tirer à coup perdu : tirer au hasard, ou tirer hors de portée.

(perir_épée)Ceux qui se serviront de l’épée périront par l’épée : ceux qui utilise la force, la verront ce retourner contre eux. On trouve toujours quelqu’un plus fort que soi.

Chevalier de la petite épée : filou, hors-la-loi.

Se tirer une balle dans le pied : faire quelque chose contre son intérêt.

Faire d’une pierre deux coups : obtenir deux ou plusieurs résultats, atteindre deux ou plusieurs objectifs avec une seule action ou un seul moyen. A l’origine, toucher deux cibles avec une seule pierre.

Un coup de poignard dans le dos : désigne une trahison perfide.

Retourner le poignard dans le cœur : s’appesantir sur ce qui le blesse ou qui afflige vivement.

Avoir le poignard dans le cœur, dans le sein : éprouver une douleur, un déplaisir extrême de quelque chose. On dit dans un sens analogue : mettre, plonger, enfoncer à quelqu’un le poignard dans le cœur.

Mettre, tenir le poignard sur la gorge de quelqu’un : vouloir le contraindre à faire quelque chose.

Emporter à la pointe de l’épée :

  • obtenir par les armes ;
  • au figuré, emporter quelque chose avec une violence rapide.

Poser l’épée : cesser le combat, la guerre.

Mettre le feu aux poudres :

  • Déclencher des réactions violentes ou des sentiments violents ;
  • Aggraver une situation.

Pourfendre : fendre complètement (avec un sabre, etc.), couper.

Q

R

Relever le gant : accepte un défi.
Un chevalier défié par un autre, ramassait le gant qu’on lui avait lancé, pour montrer qu’il acceptait le combat.

Rendre les armes : renoncement, abandon du combat même non militaire, se déclarer vaincu.

Mettre l’épée dans les reins de quelqu’un : harceler quelqu’un, le presser.

Poursuivre, presser l’épée dans les reins : presser vivement à la guerre, dans une affaire, dans une discussion.

Rendre l’épée à un officier : la remettre entre les mains d’un officier qui l’avait déposée pour passer en jugement et qui est honorablement acquitté.

Rengainer : remettre son arme dans la gaine ou le fourreau.

La robe et l”épée : l’église et l“armée.

Il s’est couché comme l’épée du roi, dans son fourreau : se dit de celui qui s’est couché sans se déshabiller.

Épée ou épée romaine : marque en forme d’épi, qui vient sur l’encolure de certains chevaux, près de la crinière.

S

Sabrer le champagne : c’est faire sauter le goulot d’une bouteille de champagne avec un sabre, ou un objet similaire.

Sabrer un texte : faire de grandes coupures dans un texte.

Sabrer quelqu’un :

  • émettre de fortes critiques sur quelqu’un ;
  • licencier, renvoyer, ”éliminer” une personne.

Traîneur de sabre : qui affecte des airs vantards et fanfarons.

Tirer en salve : tirer plusieurs projectiles à la fois.

T

Tirer en l’air : faire des tirs de sommation, d’avertissement.

Que les armes cèdent à la toge : pour signifier qu’un gouvernement militaire (représenté par les armes), doit laisser sa place à un gouvernement civil (représenté par la toge).

Traîneur d’épée : batteur de pavé qui porte une épée et ne va pas à la guerre.

Trait d’arc, ou d’arbalète : portée de tir d’un arc, ou d’une arbalète.
Citation : Toutes les fois qu’il est question, dans les auteurs, de la portée du trait, on doit entendre la distance à laquelle un homme lançait à la main un trait ou un javelot , BUFF. , Hist. min. introd. Oeuv. t. VII, p. 213
Citation : À deux traits d’arc de la proue, un rocher lisse et vert s’élevait à pic au-dessus des flots , CHATEAUBR. , Mart. liv. XIX.

Comme un trait :

  • comme un trait, très rapide ; partir comme un trait
  • comme un trait d’arbalète, encore plus rapide et plus direct.

Lancer un trait : dire quelque chose qui touche l’âme, ou le cœur. En bien (un trait de cupidon), ou en mal (une parole blessante).

À double tranchant : pouvant avoir de très bonnes conséquences comme de très mauvaises, en parlant par exemple d’une solution possible à un problème.

Tirer sur ses troupes, tirer sur ses gens : attaquer ceux qui défendent nos intérêts.

U

Utiliser la grosse artillerie, l’artillerie lourde : utiliser des arguments percutants, dénués de finesse.

V

Vaillance de l”épée : au figuré, vaillance à la guerre. Il ne doit son élévation qu’à son épée. Une noblesse fière aimait à soutenir ses droits par son épée…

À vaillant homme courte épée : c’est-à-dire un homme vaillant n’a pas besoin d’une longue épée, un homme habile n’a pas besoin de beaucoup d’instruments.

Tirer dans le vide : éxécuter un tir, un mouvement d’attaque alors que l’on est hors de portée.

Son épée est vierge : se dit de celui qui ne s’est jamais battu.

Visée :

  • opération consistant à diriger une arme de telle manière que son projectile atteigne le but ;
  • intentions, prétentions au sujet de quelqu’un ou de quelque chose.

Viser juste, avoir la bonne visée : avoir le bon objectif en tête, ne pas se tromper de but.

Tir en vol : tirer sur un animal, ou une cible en plein vol.
en
p(l). Tirer une volée : tirer plusieurs projectiles.

Tirer une volée de canon : artillerie, tirer plusieurs coups de canon.

Tirer le canon à toute volée : élever le canon pour un tir en longueur maximum (généralement à 45°).

Mettre quelqu’un sur ses voltes : mettre en garde quelqu’un, l’avertir d’un danger. Des voltes sont des mouvements d’esquive en escrime.

W

X

Y

Z

Zorro : il signe son nom avec la pointe de son épée, d’un Z qui veut dire Zorro.

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

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