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Les Livres à lire

La Buèges, chroniques d’une vallée

…Que serait l’histoire locale si elle était réservée à quelques spécialistes éloignés qui risqueraient de négliger tout ce qui fait la densité humaine et sociale de la vie rurale!...
Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

Le Livre des Faits de Jaume Ier

Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle

Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !

Les Vikings attaquent !

Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…

Pour que des projets puissent émerger, nous invitons toutes les personnes intéressées par l’univers germanique, (“viking”, Varègues et autres peuples Scaldes), habitant dans les régions méditerranéennes à se faire connaître en utilisant le contact de la page Fils d’Odin.

Vous trouverez sur cette page un formulaire de contact que vous pouvez utiliser comme Forum, et quelques adresses utiles…pour le reste, c’est à vous de jouer!

Alors n’hésitez pas à communiquer votre passion, nous rappelons que tous vos textes, photos sont les bienvenus sur ce site.

Il s’agit du dictionnaire vous permettant de traduire les locutions de langue d’oil.

vocabulaire médiéval

Dernière mise à jour : 2011-01-22 15:13:23

A comme Antibes

Aace : pie, agace

Aacier : crier, agacer (irriter)

Aage, “an mon aage”: temps, de mon temps.
“se tu viz par aaige”: si tu accomplis ton temps normal de vie

Aate : agile, rapide

Aatie : colère, impétuosité, haine

Aatir : défier

Abalbir: stupéfier, rendre muet

Abandoner: permettre

Abeance : vif désir

Abelir: plaire

Abet: ruse, tromperie

Abiet : sapin

Abis : gouffre, abîme

Abit : maison, demeure

Abitacle : cabane, cellule d’ermite

Abitëor : habitant

Able : habile

Ablée : terre semée de blé

Abochier : mettre à la bouche

Aboler : enflammer d’amour

Abonacier : calmer

Abosme, Abosmer : épouvante, vomir, être dégouté

Abouder : duper

Aboutif : entêté

Abrayer : broyer

Abresce : bouquet d’arbre, verger

Abriconer : filouter, tromper avec ruse

Abrier : couvrir, protéger

Abrivé : rapide pour un cheval

Abriver : courir

Abuissier : heurter

Accide : paresse, tristesse

Aceindre: cerner, entourer

Acéner : montrer du doigt

Acerin : acéré, pointu

Acesmez: paré, armé

Achater: payer cher

Achanter : mettre sur le côté, sur champs

Acheison: raison, prétexte, occasion

Achier : essaim, ruche

Aclasser : s’assoupir

Acliner soi: se pencher

Acoillir : ramasser

Acointance: fréquentation

Acointes: ami, compagnon

Acoler: embrasser

Aconpaignier soi: tenir compagnie à

Acorcir : abréger, écourter

Açoper soi: buter du pied, broncher (pour un cheval)

Acorder soi: être d’accord

Acoré: généreux

Acorer : mourrir, se tuer

Acorneter : donner le biberon

Acors: coins

Acreanter: affirmer, promettre

Acoillir: se diriger vivement vers
“acoillir la droite voie”: prendre le chemin le plus court

Acoveter : étouffer, écraser

Acreire : croire sur parole

Ades: toujours, sans cesse

Adeser: atteindre

Adestrer: se placer à la droite de quelqu’un pour le conduire

Adober: adouber, armer chevalier

Adoner soi: pratiquer

Adrescier: diriger

Affublement : vêtement

Ajour : ouverture

Ambedoi : tous les deux

Aquiescement : autorisation

Arder : brûler

Arroi : équipage

Assaillie : attaque

Attrapoire : équipage

Arbalestrie : arbalète

Auferrant : cheval gris

B

Bachelette : jeune fille

Balivernes : mensonges

Bataculer : basculer

Baronnet : insulte pour noble

Bastaille : bataille

Batelage : boniments

Bâtisse : bâtiment

Beffroi : tour d’attaque mobile en charpente de bois

Besson : jumeau

Biclarel : Loup-garou

Bonne pitance : bon repas

Bonne flambée : bon feu

Brant : épée

Bric, bricon : fripon, coquin

Brouet : soupe de légumes

Brune : tombée du jour

Buissonade : petit bois

Bouter : pousser

C

Castel : château

Cependant : pendant que

Chancel : grille

Chanceler : barrer, effacer

Charmogne : sortilège

Charmement : enchantement

Chartre : prison

Chape : manteau grossier de paysan

Chefs : tête

Chiabrena : chiure de merde

Claré : vin mélangé de miel et d’épices

Contrester : combattre

Coquebert : nigaud

Couard : peur, lâche

Couche : lit

Courtines : mur d’enceintes

Criements : cris

Crestal : cristal

Choir : tomber

Colverz : vilain, minable

Conchier : outrager

Convoier : faire route

D

Damelot : jeune homme

Damnedeu : seigneur dieu

Défroques : vêtement mauvais

Derechef : à nouveau

Devergoigneuse : dévergondée

Devinance : divination

Déconfier : trahir

(se) Doulouser : se plaindre

E

Eagement : majorité

Eagier : majeur

Edefi-age,-ement : édifice, construction

Ee : abeille

Egaillier : égaliser

Egance : égalité

Egent : pauvre, indigent

Egrot, egroter : malade, tomber malade

Eislors : là-dessus, à ce moment là

Ek : voici, voilà

Elin : de noble naissance

Enganer : tromper

Enquerre : cherche à savoir

Escuyer : ecuyer

Estivel : botte

Et tôt : bientôt

Estriller : étriper

Epousailler : épouser

Esponger : éponger

Espié : lance

F

Faer : ensorceler

Failly : découragé

Fatrouiller : bavarder à tort et à travers

Ferlin : petite pièce de monnaie

Fillastre : beau fils

Fillot(e) : fils, fille

Finement : mort

Finemont : fin du monde

Fisicien : médecin

Flaël : fléau

Flac : mou, faible

Flage : terrain ou champs plat

Flairor : odeur

Flat : coup, claque, chute à plat

Fol dingo : fou

Folc : foule, troupe, bande

Forceles : clavicules

Francherepue : repas rassasiant

Froidure : froid

Froisser : briser

Fust : hampe de lance

G

Gaber : plaisanter

Gaite : (la) veilleur de nuit

Galler : s’amuser

Gargamels : gorges

Géniture : descendance

Gent(e) : joli(e)

Giguedouille : danse, gigotement

Goloser : convoiter, jalouser

Gourdasse : gourde

Guignon : malchance

H

Halt : haut

Hoseaus : guêtre de cuir

Houlier : débauché, pillard

I

Ice : cette

Icel, icelui : ce, celui-ci, cet

Iciluec : ici même

Idre : cruche

Igalance : égalité

Ila : là

Imagier : artisan peintre, graveur d’images

J

Joiler : accueillir

Jouvence : jeunesse

L

Lacrimable : déplorable

Lober : tromper

Lodar : barbouiller

M

Main : mâtin

Mânes : âmes des morts

Maroufle : maraud

Membru : mains vigoureuses

Menuaille : populace, canaille

Merdaille : gens méprisables

Meure : mûre

Mortaille : mort, massacre

Mortir : tuer

Moult : beaucoup

Mander : demander

Mangailler : Manger

Mesttre : mettre

Mortir : tuer

N

Nabot : hotte

Nafe : eau de fleur d’oranger

Nai : nullement, jamais

Naie : torchon, écouvillon, charpie

Natre : misérable, méchant

Nauture : voyage sur mer

Nesun : aucun, pas un

Nëul : personne, nul

Niage : nettoyage

Nifler : renifler, sentir, mépriser, maltraiter

Nobilté : noblesse

Noise : tapage, vacarme, dispute bruyante

None : 3 heures de l’aprés-midi

Nuitée : nuit

Nuitel : de nuit, nocturne

O

Odir : entendre

Olifant : cor

Ost : armée du roi

Oyant = entendant (ouïr)

P

Partement : départ

(se) Pasmer : s’évanouir

Pentacol : pendentif

Pedron : bloc de pierre

Piedre : roche

Poularde : Poule (à manger)

Prestement : rapidement

Prévôt : collecteur d’impôts

Prime : 6 heures du mâtin

Peinturer : peindre

Piétonner : marcher

Puire : puer

Q

Quérir : chercher

Quintaine : mannequin pour l’exercice de la joute

R

Rabe : jambe

Rachel : souche d’arbre

Rapiner : voler

Ripailler : manger

Rechaudir : réchauffer

rote : petite harpe

S

Sale trogne : sale tête

Satanique : sorcière

Sexte : midi

Sidere : étoile

Sorceresse : sorcière

Souplette : soupe

Sotie : pièce de théâtre

Suivance: suite

T

Tierce : 9 heures du mâtin

Toster : griller

Tristeusement : tristement

Trouiller : avoir peur

V

Vassalage : courage

Vergogner : faire honte

Vêpre : soir

Violentement : violemment

Vinasse : vin de piètre qualité

Injures françaises

Gros mots, injures, insultes, en Langue d’Oil ou d’Oc, un vrai paradis pour certains.
Sources tirées du Dictionnaire Larousse de l’ancien français et autres…

A

Abaieor, aboyeur : Chien qui aboie/casse-pieds, jaloux, envieux
Abeteor, abéteur : Trompeur, dupeur
Abriconeor, abriconieur : Filou, fripon
Accidos : Paresseux
Acoperos : Cocu
Afadé : Faible
Afamé : Efféminé/précieux, tante, homo, chochotte
Afitos : Insolent
Ahaus :Fumier/ordure, salopard
Ahur : Voleur
Aillevin :Enfant trouvé/bâtard
Ampas : Valet/lèche botte
Aoltre :Bâtard
Apesart : Fardeau, gros lourd
Arecier : Mettre en érection
Arnal :Cocu
Arsoneor :Teigneux
Assenseor : Délateur
Atainos : Querelleur
Aventu : Etranger, homme/métèque, péjoratif “Sans feu ni lieu”
Avien : Plaisir charnel, luxure
Avoutre : Débauché

B

Bailleur de paroles en paiement : Mauvais payeur
Bandoulier : Brigand
Baronnet : insulte pour noble
Bastard : Bâtard
Baubi : Andouille
Bécart : Hérétique, stupide
Bedel : Pillard
Bobu : Nigaud
Bogre/bougre : Sodomite
Bren : Ordure, merde
Bric : fripon, coquin
Brisieres de chemin : mauvaise graine
bruhier : sans couilles
Buison : Stupide

C

Cacota : pourrie
Cafre : Lépreux
Catier : Sodomite
Caveste : Coquin
Chapon maubec : Poltron à mauvais bec
Chatron : Châtré
Chiabrena : Chien de merde
Chia brena au pourpoint gras : gros chien de merde
Chia de longaigne : chien de lattrines
Chopolote : Cloporte
Coart : Couard
Coillon : Couillon
Conchia : merdeuse
Coquebert : Nigaud, impertinent
Coquillard : Faux pèlerin, escroc
Coquart : bitard
Corain : Sodomite
Corbineur : Voleur, escroc
Cornart : Cocu
Couille de Lorraine : sans commentaires
Coterel : Pillard
Croque-lardon : Pique assiette
cras orra : sale ordure
crème de bite : sans commentaires
Croutelevée : Vérolé, lépreux
Cuide : Bourse sans testicule
Culvert : Serf, Personne de basse extraction

D

Devergoigneuse : dévergondée
Devrevé : Laideron, vilain
Drubert : Impuissant

E

Ernol : Cocu
Escaran : Brigand
Escorchart : Ecorcheur
Escrafe : Saleté, déchet, pourri
Eske : Lâche
Esmeut : Excrément, merdeux

F

Fil a putain puant : fils de pute
Ferra puta : fieffée salope
Foimenti : traître
Fole garce : sans commentaires

G

Galier : Débauché
Gast blé : Ravageur de champ de blé
Géménée de godinette : Engeance de débauchée
Godon : Anglais
Gore pissoue : Truie pisseuse

H

hebohet : sans couilles
Harpailleur : Filou
Houlier : débauché, pillard

L

Ladre : Lépreux
Ladre vert : Lépreux moisi !
Lerres : pouilleux
Lunetier de l’antéchrist : Cherchez pas à comprendre !

M

Malbête ou maucréature : Créature du diable
Maroufle : maraud
Mâtin pourri : Chien pourri
Maujoint : Sexe féminin
Menuaille : populace, canaille
Merdaille : gens méprisables
Mezella : lépreuse
Musardeau du diable : Niais du diable

P

Orde vielle : vielle ordure

P

Paillarde : Débauchée
Patarin : Cathare, hérétique
Pleurard de merde : C’est comme ça !

Q

Quistre : Bâtard, vil

R

Rogue : Arrogant

S

Salezart : Salaud

T

Taille-lard : Fanfaron
Truandaille : Ramassis de truands

V

Veau coquard : Abruti qui se la joue
Vendeur de coquilles vides : Escroc
Vessard : Froussard (qui vesse de peur)
Vial croya : vielle salope

Expressions colorées

- Prendre l’eschampe : fuir
– Broster le brau : brouter la boue, mordre la poussière
– Bote-en-coroie : voleur, coupeur de bourse
– Vis d’apaupariz : tête comme un cul
– Par le cul Dieu !
– Es de la pell d’en Sagarre ! : catalan. c’est de la mauvaise engeance!
– Aller en dar : être en mauvais état
– Estre en dar : ne servir a rien
– Dire lait : insulter
– Dire feves : dire flute (envoyer sur les roses)
– Dire pois : dire flute (envoyer sur les roses)
– Etre doille de vin : être saoul
– Dormir son vin : cuver
– Faire le coc empleu : faire la poule mouillée
– Enfant de pié : fantassin, chair à canon
– Escot de barnecs : rejeton mâle de péripatéticienne
– Emble denier : voleur
– Enondu : nom de dieu
– Escorche raine : écorcheur de grenouille
– Escoueur de bourse : coupeur de bourse
– Conter escot : faire payer un autre à sa place
– Dire son esme : exprimer sa pensée
– Perdre son esme : perdre la raison
– Avoir l’haleine escosse : perdre la respiration, s’essouffler
– N’estre pas esclanchier : ne pas y aller de main morte
– Felon de pute estrace : rejeton mâle de péripatéticienne
– Que cent diables te sautent au corps !
– Damné comme un serpent !
– Dieu (ou le Saint que vous voulez) te mette en mâle semaine !
– Mal fête t’envoie Sainte Madeleine ! (ou tout autre canonisée)
– Par la sanglante gorge !
– Par les Saints Couillons du pape !
– Que le chancre te puisse venir aux moustaches !
– Que le feu saint Antoine te arde ! (et là seul saint Antoine est utilisable)
– Que le mal saint Mathelin te tienne au cerveau !
– Retourne à la landie ta mère !
– Sanglante fièvre te doint Dieu !
– Chiabrena à cul punais !
– Bourg de godon ( Bâtard d’Anglais !)

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…

Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !