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Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

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Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle

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Guillem de Cabestany, troubadour catalanophone du Roussillon du XIIe siècle.

Le Troubadour

Dernière mise à jour : 2010-11-20 20:10:11

Un troubadour (de l’occitan trobador, prononcé [truβa’δu]: trouveur) est un poète, et musicien médiéval de langue d’oc, qui interprétait ou faisait interpréter par des jongleurs ses œuvres poétiques dans les cours seigneuriales des anciennes provinces méridionales du royaume de France entre le XIIe siècle et le XIIIe siècle de l’Aquitaine, Saintonge, Périgord, Limousin, Auvergne, ainsi que des comtés limitrophes de Toulouse, Albigeois, et Provence, jusqu’en Catalogne, Aragon et Lombardie, Toscane, république de Gênes; ces différents espaces correspondant à peu près à l’actuelle Occitanie.
Leurs poésies se diffusent de même dans tout le royaume de France, ainsi que dans le royaume d’Angleterre à la cour d’Aliénor d’Aquitaine, au Portugal et jusqu’en Hongrie.
Les trouvères sont leurs équivalents de langue d’oil au nord de la France.

Beaucoup de femmes furent des troubadours réputés, on parle alors de trobairitz (en français troubadouresse).

Guilhem de Poitiers

Bibliothèque Nationale, MS cod. fr. 12473

Guillaume IX de Poitiers (Guilhem IX de Peitieus), né le 22 octobre 1071, mort le 10 février 1126, surnommé depuis le XIXe siècle le Troubadour, comte de Poitiers sous le nom de Guillaume VII et duc d’Aquitaine et de Gascogne de 1086 à sa mort.
Il est le premier poète connu en occitan.

Fils de Guillaume VIII de Poitiers et d’Hildegarde de Bourgogne, il est brièvement marié à Ermengarde d’Anjou (fille de Foulque IV le Réchin, comte d’Anjou), avant d’épouser Philippie de Toulouse (fille de Guillaume IV, comte de Toulouse) en 1094, dont il a Guillaume X de Poitiers, son héritier, Agnès de Poitiers, future épouse du roi Ramire II d’Aragon, Henri, abbé de Cluny, Raymond de Poitiers, qui règnera sur la principauté d’Antioche.

Il succède à son père Guillaume VIII à l’âge de 15 ans, le 25 septembre 1086, ce qui lui vaut le surnom de Guillaume le Jeune au début de son règne. Il continue à développer l’embryon d’organisation administrative de ses prédécesseurs, avec l’ajout d’un prévôt à Surgères en 1087 et la création d’agents forestiers. Il prend et détruit le château de Blaye au comte Guillaume V d’Angoulême, afin de réfréner les entreprises de celui-ci en Saintonge.

Ayant acquis des droits sur Toulouse par sa femme Philippie, il les fait valoir par les armes en prenant Toulouse en 1098. Guillaume le Troubadour rejoint la première Croisade, le 6 décembre 1099, menée par Godefroy de Bouillon, après la chute de Jérusalem, en mars 1101. Il reste une année et demie en Orient, à combattre le plus souvent en Anatolie, où il est gravement battu deux fois. Le 5 septembre 1101 : l’armée poitevine est écrasé au Taurus.

Il est comte de Rouergue de 1110 à 1120.

Il s’empare de biens de l’Église en 1113 pour financer sa campagne contre Toulouse, et abandonne sa femme Philippie pour l’épouse de son vassal le vicomte de Châtellerault. Ces actes lui valent l’excommunication. Il marie néanmoins son fils Guillaume à la fille de sa maîtresse en 1121.

À la fin de sa vie, il participe à un épisode de la Reconquista : allié au roi de Castille et León, Alphonse le Batailleur, qui a épousé sa sœur Béatrice. De 1120 à 1123, ils guerroient pour la conquête du royaume de Valence, remportant notamment la bataille de Cutanda.

Guillaume IX de Poitiers marque surtout l’histoire comme homme de lettres, qui sait entretenir une des cours les plus raffinées d’Occident.

Il accueille à sa cour le barde Gallois Blédri ap Davidor, qui réintroduit sur le continent l’histoire de Tristan et Iseut.

Il est lui-même un poète, utilisant la langue d’Oc pour ses œuvres, poèmes mis en musique.

C’est le plus ancien poète médiéval, depuis saint Fortunat au VIe siècle (qui réside longtemps à l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers), dont des œuvres en langue vulgaire, ni sacrées ni à la gloire de héros guerriers, soient conservées. Ses vers traitent le plus souvent des femmes, d’amour et de ses prouesses sexuelles.
Sa poésie est parfois très crue (par exemple dans la chanson convenable, quand il demande à ses compagnons quel cheval il doit monter, d’Agnès ou d’Arsens) et peut même aller jusqu’à parler d’amour entre hommes, reflet d’une époque où l’Église n’a qu’une emprise limitée sur la société. Considéré comme un des précurseurs de l’amour courtois (fin amor en occitan), il est l’un des modèles influents de l’art des troubadours, dont la poésie va devenir plus galante.

À son retour de croisade, il répudie sa femme et prend pour maîtresse une femme mariée, qu’il invoque comme muse dans ses poèmes sous le nom de Dangereuse (la Maubergeonne). Il évoque aussi la fondation d’un couvent, dont les nonnes seraient choisies parmi les plus belles femmes du comté. À la bataille de Cutanda, il aurait combattu avec le corps de sa maîtresse peint sur son bouclier.

Il évoque également la guerre et des conséquences qu’elle a eu pour lui : selon Orderic Vital, il raconte sa captivité en Orient de manière plaisante.

Il fait de grosses donations à l’Église, dont certaines pour la fondations de monastères. Il reconstruit le palais des comtes de Poitiers.

Cercamon

Cercamon était un jongleur. Son nom est un pseudonyme signifiant « Cherche-monde », ce qui rappelle l’itinérance des jongleurs, allant de ville en ville et de château en château pour vendre leur talent.

Cercamon fut l’un des premiers troubadours connus, dont l’activité poétique se situe entre 1135 et 1152 (première moitié du XIIe siècle), à la cour de Poitiers.

Il reprit les thèmes mis à la mode par Guillaume IX de Poitiers et par Marcabru, dont il fut sans doute, le maître : critique des fourbes et des femmes ou des maris adultères. Il idéalise l’amour idéal, mais reste réaliste ; voilà ce qu’il écrit, par exemple : « Cercamon dit : est-il courtois celui qui d’amour désespère ? »

C. VONIN dit ici: Je propose une autre traduction qui serait plutôt: “Bien courtois celui qui désespère d’Amour…” Le poète s’en trouve grandi, me semble-t-il. (interprétation personnelle)

Mais son œuvre la plus originale est celle qu’il écrivit en 1137, lors de la mort de son protecteur, le duc Guillaume X d’Aquitaine. Puis le mariage de la fille de ce dernier, Aliénor d’Aquitaine, avec le roi de France Louis VII, lui fit craindre de devoir quitter Poitiers et sa cour pour repartir à l’aventure. À cette époque, en effet, les troubadours n’avaient pas encore fait beaucoup d’émules dans le nord de la France et les perspectives de carrière pour un jongleur, aussi doué soit-il, étaient rares. Il écrivit alors un poème dans lequel il s’ouvrait de ses propres difficultés, ce qui nous apprend beaucoup de choses sur lui-même mais qui est en même temps le dernier témoignage sûr que l’on ait sur lui.

On voit apparaître avec lui des thèmes qui ne figuraient pas chez Guilhem de Poitiers, notamment la “timidité” de l’amant.

Quant l’aura doussa s’amarzis
E·l fuelha chai de sul verjan
E l’auzelh chanjan lor latis,
Et ieu de sai sospir e chan
D’Amor que·m te lassat e pres,
Qu’ieu anc no l’agui en poder.

Las! qu’ieu d’Amor non ai conquis
Mas cant lo trebalh e l’afan,
Ni res tant greu no·s covertis
Com fai so qu’ieu vau deziran!
Ni tal enveja no·m fai res
Cum fai so qu’ieu non posc aver.

Per una joja m’esbaudis
Fina, qu’anc re non amiey tan!
Quan suy ab lieys si m’esbahis
Qu’ieu no·ill sai dire mon talan,
E quan m’en vauc, vejaire m’es
Que tot perda·l sen e·l saber.

Tota la genser qu’anc hom vis
Encontra lieys no pretz un guan!
Quan totz lo segles brunezis,
Delai on ylh es si resplan.
Dieu prejarai qu’ancar l’ades
O que la vej’anar jazer.

Totz trassalh e bran et fremis
Per s’Amor, durmen o velhan.
Tal paor ai qu’ieu mesfalhis
No m’aus pessar cum la deman,
Mas servir l’ai dos ans o tres,
E pueys ben leu sabra·n lo ver.

Ni muer ni viu ni no guaris,
Ni mal no·m sent e si l’ai gran,
Quar de s’Amor no suy devis,
Non sai si ja l’aurai ni quan,
Qu’en lieys es tota la merces
Que·m pot sorzer o decazer.

Bel m’es quant ilh m’enfolhetis
E·m fai badar e·n vau muzan!
De leis m’es bel si m’escarnis
O·m gaba dereir’o denan,
Qu’apres lo mal me venra bes
Be leu, s’a lieys ven a plazer.

S’elha no·m vol, volgra moris
Lo dia que·m pres a coman!
Ai, las! tan suavet m’aucis
Quan de s’Amor me fetz semblan,
Que tornat m’a en tal deves
Que nuill’ autra no vuelh vezer.

Totz cossiros m’en esjauzis,
Car s’ieu la dopti o la blan,
Per lieys serai o fals o fis,
O drechuriers o ples d’enjan,
O totz vilas o totz cortes,
O trebalhos o de lezer.

Mas, cui que plass’o cui que pes,
Elha·m pot, si·s vol, retener.

Cercamons ditz: greu er cortes
Hom qui d’Amor se desesper.

Marcabru

Bibliothèque Nationale, MS cod. fr. 12473

Marcabru, ou Marcabrun, né vers 1110 à Auvillar et mort vers 1150, était un écrivain et un troubadour gascon.

Marcabru serait né en Gascogne à Auvillar et aurait été laissé devant la porte du riche gentilhomme Aldric del Vilar, qui s’est alors occupé de lui. Mais c’est le troubadour Cercamon qui lui a enseigné la musique et l’art de composer des vers.

On sait qu’il a été actif dans les années 1130, vraisemblablement à la cour de Guillaume X de Poitiers. En 1137, le roi de France Louis VII le Jeune épouse Aliénor d’Aquitaine, petite fille du premier troubadour connu, Guillaume IX d’Aquitaine. Marcarbu aurait suivi Aliénor d’Aquitaine à la cour de Paris, mais en aurait été chassé par son époux qui n’appréciait pas les déclarations chantées à la dame de ses pensées.

Du coup, il est probable que Marcabru ait été obligé de s’exiler pour vivre de son art ; on retrouve sa trace en Castille. En soi, cela n’a rien de surprenant, dans la mesure où les ducs d’Aquitaine avaient mené depuis 100 ans une politique d’ouverture en direction de l’Espagne, qui comptait aussi des souverains lettrés.

Les autres indications sur la vie de Marcabru sont peu sûres : on ne sait rien de sa naissance ni de sa mort, et il ne nous reste que 43 poèmes de lui.
Marcabru est l’un des premiers troubadours dont les textes nous soient parvenus. Tout d’abord jongleur il s’avère un poète très doué. Il est l’auteur de la plus ancienne pastourelle découverte, L’autrier, a l’issida d’abriu.

Sa poésie est remarquable : c’est l’un des précurseurs du trobar clus (poésie fermée, hermétique), qui s’oppose au trobar leu (poésie légère, facile à comprendre). Il utilise des métaphores complexes, joue sur les rimes rares, et utilise pleinement les ressources prosodique de l’occitan.

Il semble avoir eu un caractère difficile, comme le montre par exemple les vers suivants :

Macabrun, fils de Marcabrune
Fut engendré sous telle lune
Qu’il sait d’amour sous toute coutume
Écoutez !
Jamais il n’en aima aucune,
Jamais aucune ne l’aima.

Son style moralisateur, misogyne, voire misanthrope, lui a, semble-t-il, assuré autant de partisans que d’adversaires (qui ont alors peut-être décidé de le tuer). Ses poèmes, ou sirventès, dénoncent souvent la lascivité des femmes et critiquent l’amour courtois. Il aime par ailleurs donner la parole aux humbles gens.

Jaufre Rudel


Mort de Jaufre Rudel, illumination, Bibliothèque nationale de France, fonds français 854, fol. 121v

Jaufré Rudel (v. 1113 à Blaye – v. 1170) est un troubadour aquitain de langue d’oc. Surnommé le prince de Blaye, ville dont il fut le seigneur, il prit part à la deuxième croisade (v. 1147–1149). Selon la légende, il aurait entendu parler d’une princesse de Tripoli et en serait tombé amoureux. Puis, au cours de la deuxième croisade, il serait mort dans les bras d’une comtesse de Tripoli Odierne, femme de Raimon I.

Il écrivit des chansons d’amour où il chante « l’amour lointain », c’est-à-dire l’amour impossible et sans espoir, en célébrant peut-être la comtesse Hodierne de Tripoli, une dame bien née et inaccessible. Il semble qu’il soit effectivement tombé amoureux d’une dame établie en Orient et que, pour des raisons matérielles ou psychologiques, cet amour soit resté un amour de loin (« amor de lonh »).

Huit poèmes de Rudel ont survécu, dont quatre avec leur notation mélodique.

Raimbault d’Orange

BNF, Manuscrits Français 854.

Raimbaut d’Orange (Raimbaut d’Aurenja en occitan, nom complet seingner d’Aurenga e de Corteson e de gran ren d’autrez castels), né entre 1140 et 1145 à Orange et mort le 10 mai 1173 à Courthézon, est le plus ancien des troubadours de Provence. On lui doit plusieurs poésies lyriques et un sirventès. Il a aussi écrit une tenson avec la Comtesse de Die.

Raimbaut d’Orange semble avoir exercé son activité poétique entre 1160 et 1173. Ce qui le place donc, chronologiquement, immédiatement après la première génération de troubadours, au début de ce qu’on pourrait appeler, avec Joseph Anglade, « l’âge classique de la lyrique occitane », c’est-à-dire au moment où, après Guillaume IX d’Aquitaine, Cercamon, Jaufré Rudel et Marcabru – l’influence de ce dernier est d’ailleurs manifeste chez Raimbaut – la lyrique occitane était arrivée à un point de maturité et où la nécessité d’un renouvellement, ou plutôt d’un approfondissement de l’acquit, commence à se faire sentir. C’est le moment des « expériences », c’est le début de ce que Robert Lafont et Christian Anatole appellent « l’infléchissement des trobars ».

Au XIIe siècle, le château de Courthézon appartient au troubadour Raimbaut d’Orange.
Trois autres comtes d’Orange portèrent de nom de Raimbaut, dont l’un devint un des héros de La Jérusalem délivrée du Tasse. Il se croisa en 1097, entra par la brèche dans Jérusalem en 1099, et mourut en Palestine en 1115. Une statue lui a été érigée en 1846 sur la place publique d’Orange.

Bernard de Ventadour


Bernard de Ventadour, enluminure du XIIIe siècle

Bernard de Ventadour ( en ancien occitan Bernat de Ventadorn ), né vers 1125 à Ventadour, mort après 1195, est l’un des plus célèbres troubadours.
Sa vie romancée, tirée des vidas écrites un demi-siècle plus tard par Uc de Saint-Circ, le dit fils d’un homme d’armes et d’une boulangère du château de Ventadour en Corrèze. Une lecture plus fine de ces vidas, et de la Satire de Peire d’Alvernhe qui les a inspirées, laisse entendre qu’il ne fut peut-être pas d’origine si modeste, mais le bâtard du grand seigneur – Ebles II de Ventadour ou de Guillaume IX d’Aquitaine lui-même. William Padden l’assimile à un Bernard, membre de la lignée des Ventadour, qui mourut abbé de Saint-Martin de Tulle. Quoi qu’il en soit de ses origines, il semble bien qu’il devint le disciple de son seigneur, le vicomte Ebles II Lo Cantador qui l’instruisit dans l’art de la composition lyrique dite trobar. Il aurait composé ses premiers chants pour la femme du fils de ce seigneur, ce qui lui valut d’être chassé de Ventadour.

Il suivit alors jusqu’en Angleterre la cour d’Aliénor d’Aquitaine devenue l’épouse du roi Henri II Plantagenet, puis passa au service de Raymond V de Toulouse. A la mort du Comte, en 1194, il se fit moine à l’Abbaye de Dalon, où il mourut.
Ses chansons – cansons en occitan – sont riches et limpides, nourries de sentiments personnels. On le considère comme l’un des meilleurs musiciens de son temps et parmi les plus grands poètes de l’amour en langue d’oc.

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…

Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !