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Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

Le Livre des Faits de Jaume Ier

Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle

Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !

Les Vikings attaquent !

Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…

Pour que des projets puissent émerger, nous invitons toutes les personnes intéressées par l’univers germanique, (“viking”, Varègues et autres peuples Scaldes), habitant dans les régions méditerranéennes à se faire connaître en utilisant le contact de la page Fils d’Odin.

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“Le chevalier… vit entre la violence et la paix, le sang et Dieu, la rapine et la protection des pauvres…Il se forge et on lui forge une éthique chevaleresque qui oscille entre la prouesse guerrière et la sagesse…joue un rôle essentiel dans l’invention de l’amour moderne, et son attitude sexuelle oscille entre la violence obscène et le raffinement de la “joy” d’amour et de l’amour lointain. Il est aussi le protagoniste de la promotion des “jeunes”. Habité par la fureur guerrière et par l’élan mystique, il est à la fois,...,“saint et boucher”. Jacques Le Goff, “L’homme médiéval”.

Le Guerrier et le Chevalier

Dernière mise à jour : 2010-09-26 10:21:44

tapisserie de Bayeux

Le contexte. l’Europe suite à l’Empire romain

Au Xe siècle, la société médiévale chrétienne abolit l’ancienne distinction entre hommes libres et esclaves, ces notions sont substituées par une dichotomie plus archaïque, mais aussi plus pratique, l’homme d’armes et l’homme de la terre.
L’aristocratie (minorité cléricale et guerrière) naissait de ce compromis donnant un peu plus de dignité au travailleur (majorité laïque).

Le monde du Xe et XIe siècle est dangereux, violent et incertain, les nombreuses incursions dans l’Europe continentale des vikings et des Magyars, puis des Sarrasins sur la Méditerranée sont une préoccupation constante. Razzias, pillages, viols et meurtres collectifs, donnent à la survie, une inquiétude permanente.
Dans un tel contexte, on confie alors aisément son sort et celui de la communauté entière aux hommes de pouvoirs locaux, futurs aristocrates qui eux, peuvent se payer armes et chevaux de combat et payer à leur tour des défenses et des armes à la gent soldatesque.

Une fois, le péril disparu, reste cette aristocratie rapace et violente, christianisé en surface, avide de promotion et de butin à mettre en lieux surs.
Monastères et châteaux recouvrent alors cet occident replié sur ces constantes organisationnelle: (oratores), (bellatores), (laboratores) : ceux qui prient, ceux qui combattent, ceux qui travaillent.
Désormais, la société se divise en trois niveaux de dignité différente, trois aspects de la vie civile, piliers du monde chrétien. (cf.les œuvres de Georges Dumézil)

les trois ordres

Ainsi de cette longue période d’insécurité et d’anarchie féodale, allait rejaillir l’éclat d’une nouvelle caste, certes guerrière, mais dont l’idéal élevé reste, malgré tout, la paix civile, la paix chrétienne.

Le chevalier défend le “bon droit”, il est alors idéalisé en modèle social dans les chansons de geste par les troubadours et trouvères. S’il se sert à des fins personnelles des armes et du savoir, il devient le chevalier-brigand que vont s’efforcer d’anéantir les premiers Capétiens.
La limite entre les deux est assez floue. Pillards et rançonneurs s’opposent au pouvoir centralisateur des rois. Contre eux, les seigneurs de guerre, massacrent au nom de Dieu ou du Roi, détruisent les récoltes, violent et confisquent pour éviter l’émeute ou à fin d’avertissement…tous deux pratiquent la violence, protègent ou élargissent leur patrimoine.

chevalier fin XIIIème Mariana Ruiz

Origine de la chevalerie occidentale.

Loin des icônes littéraires et cinématographiques du “défenseur de la veuve et de l’orphelin”, la chevalerie tire ses origines de la convergence de deux traditions opposées :

celle des castes d’élites gréco-romaines,
celle, plus populaire, de l’initiation tribale chez les Germains.

Tradition gréco-romaine: du cavalier au notable.

En Grèce, et à Athènes en particulier, les hippeis – terme que l’on peut traduire indifféremment par cavaliers ou chevaliers – étaient des citoyens assez riches pour pouvoir entretenir et équiper, à leurs frais, un cheval de guerre. Ils constituaient à la fois la cavalerie dans l’armée et un groupe privilégié dans la société. Dans l’Empire Romain, les chevaliers ou equites Romani equo publico, c’est-à-dire les citoyens servant dans la cavalerie avec une monture fournie et entretenue par l’État, se distinguaient des cavaliers, ou equites, qui s’équipaient eux-mêmes. Ils formèrent peu à peu l’ordre équestre qui, se dégageant de ses origines militaires, accueillit les hommes d’affaires quand ceux-ci se virent interdire l’ordre sénatorial nobilitas. A la fin de la république et sous l’Empire, l’influence de l’ordre s’accrut notablement.

Lorsqu’il apparaît dans les documents écrits du XIe siècle, le mot latin miles (soldat), pris dans le sens de chevalier, revêt une double signification : au sens militaire, il s’applique au cavalier ; au sens social, il désigne celui qui sert. Au Moyen Age, le chevalier fut d’abord tout simplement le guerrier à cheval. Par la suite, la chevalerie devint une véritable institution, et l’on eut tendance à ne conférer le titre de chevalier qu’à des hommes de noble naissance. Seul le roi pouvait l’accorder à des roturiers.

À partir du XVIe siècle, le titre perdit de son prestige, et un nouveau type d’homme, le courtisan, se substitua au chevalier, dont Bayard fut l’un des derniers représentants. A la fin de l’Ancien Régime, on donnait le qualificatif de chevalier à des gentilshommes d’ancienne extraction, titrés ou non.

Les cavaliers

A l’époque carolingienne, les cavaliers (comme les vassaux qui, par l’hommage, s’engagent à servir leur seigneur) ont une existence bien déterminée sans pour autant former une catégorie particulière, ni au sein de l’aristocratie, ni au sein de l’ensemble de la société : aux yeux des rares penseurs de l’époque, des clercs bien entendu, la société est partagée entre clercs et laïcs. Au cours du Xe siècle, la réflexion s’affine et l’on oppose les «pauvres», qui, laïcs ou ecclésiastiques, sont désarmés, sans défense, aux «puissants», qui portent les armes.

Origines germaniques de ce que sera Chevalerie médiévale

Si chez les Grecs et les Romains monter à cheval pour faire la guerre était rare et réservé à une élite, il n’en était pas de même chez les peuples nomades d’origine germanique ou scandinave.
Étant de nature nomade, le nourrisson fille ou garçon, « Wisigoth », « Ostrogoth », « Vandale », « Alaman », « Alain », « Burgonde », « Lombard » ou encore « Franc » et « Hun » pour ne citer qu’eux, se retrouvait sur le dos d’un cheval avant même de savoir marcher. Et comme la guerre était l’occupation principale de ces peuples qui se devaient pour vivre conquérir sans cesse de nouveaux territoires, le jeune enfant mâle cavalier se retrouvait tout aussi naturellement avec les armes à la main. Il en découle que combattre à cheval était donc la posture naturelle des guerriers de ces peuples de Germanie.
Sevré à l’âge de trois ans, le jeune Germain était confié aux femmes de sa famille jusqu’à l’âge de sept ans. Passé cet âge, il était alors confié jusqu’à son quatorzième anniversaire, pour son éducation presque essentiellement guerrière, à un père adoptif. En général, ce père adoptif n’était autre que le frère aîné de sa mère, donc à son oncle maternel. Cette période se nomme « forsterfaeder » ou « fosterage » Cette période initiatique guerrière dans son appellation porte dans son étymologie même les notions de rudesse et forçage éducatifs auxquels est soumis le futur guerrier germain. Au terme de cette période le jeune germain allait faire ses preuves d’autonomie et de vaillance en voyageant parmi les nombreuses ethnies germaines.
Lorsque le poil lui était poussé au menton, il revenait alors dans sa tribu pour y subir le rite de la première coupe de barbe ou de cheveux et pour y affronter en combat singulier son père adoptif pour que tous puissent voir ses qualités de guerrier.
Chez certain de ces peuples et en l’occurrence chez les « Francs saliens » il était de coutume chez leurs chefs, de célébrer en plus, par une cérémonie spécifique, la remise très solennelle des armes à un jeune homme en âge de combattre.

Depuis la conquête de la Grèce par l’Empire romain, l’habileté guerrière des cavaliers germains leur avait établi une certaine réputation de combattants à cheval exceptionnels. Jules César, lors des huit années que dura la guerre des Gaules entre 58 et 52 avant J.-C. avait utilisé ces cavaliers germains qui aux grès des alliances et des trahisons, étaient tantôt ses ennemis, tantôt des alliés. À les voir combattre contre lui ou à ses côtés, il fut à même d’apprécier et de confirmer les qualités guerrières des cavaliers germains, qu’ils auraient bien voulu voir combattre dans ses armées comme une force constituée et régulière. Les premiers Germains qui combattirent aux côtés des forces romaines furent les « Bataves » lors des campagnes germaniques de « Nero Claudius Drusus » dit « Germanicus » en 12 avant J.-C.

Lors de la période flavienne de 69 à 96, les Romains incitèrent d’autres Cavaliers germains de diverses provenances ethniques et tribales, à intégrer progressivement leurs forces militaires avec les statuts d’auxiliaires ou de mercenaires. Ce phénomène intégratif où se côtoyait equites romains et cavaliers germains se poursuivit pendant plus d’un siècle, formant ainsi le creusé ou allaient se mélanger les pratiques hippiques guerrières et les rituels initiatiques, qui étaient traditionnellement attachés aux peuples germains et à la nation romaine. Mais en dehors des pratiques et rituels guerriers devenus communs, rien dans leurs mœurs et mentalités n’était capable de former et de cimenter une quelconque cohésion ressemblant de près ou de loin à celle que formera plus tard la Chevalerie médiévale.

Lorsque Paul de Tarse, connu aussi sous le nom de saint Paul, ouvrit la religion chrétienne au non Juifs, et que le concile de Jérusalem, en 49 entérina sa séparation du judaïsme, le christianisme devint une religion universelle et catholique. Il se diffusa alors rapidement dans tout l’Empire romain malgré les persécutions affligeant ses adeptes qui ne s’arrêteront qu’après la conversion de Constantin en octobre 312.

Le christianisme devint alors la religion officielle de l’Empire romain. À partir de cette reconnaissance, le christianisme n’eut de cesse de s’imposer aux pouvoirs politiques des rois et empereurs d’Occident. Mais l’influence issue de son incontestable rayonnement ne restait que spirituel et morale, et n’avait que bien peu de prise sur les actions guerrières. Alors, pour endiguer cette situation de prédominance guerrière, dès le IVe siècle, le christianisme gallo-romain enveloppa puis imprégna, de ses principes moraux ; – d’un côté, les traditions originelles gréco-romaines de ces riches romains à cheval « equites » qui combattaient dans les armées de Rome ; – et de l’autre côté, le rite initiatique guerrier de ces exceptionnels guerriers et chefs germains dont la survie dépendait de leurs conquêtes.
Empreints ainsi de la sacralisation chrétienne, ces deux usages « d’hommes à cheval » se confondirent chez les « Francs Saliens » (qui sont aussi nos ancêtres directs) en une seule pratique cérémoniale d’investiture au titre de Caballarius.
Évolution du cérémonial d’investiture d’un « Caballarius » vers l’adoubement du « chevalier médiéval »

Cette pratique cérémoniale de reconnaissance de « combattant à cheval » s’est perpétuée pendant toute la dynastie mérovingienne puis au début de celle des Carolingiens où le premier témoignage écrit en latin, décrit comment, à Rastibonne en Bavière, en 792, Charlemagne, lors de cette cérémonie, ceint son fils Louis le pieux, âgé de quatorze ans, de l’épée guerrière.
Plus tard, Charles le Chauve recevra en septembre 838, pour ses quinze ans, ses armes ceinturon et baudrier ainsi que l’insigne de sa fonction. Puis, en 841, le jour de Pâques, ce même Charles recevra de ses émissaires d’Aquitaine, habits et couronne. C’est la plus ancienne cérémonie d’ adoubement qui nous est donnée de connaître avec certitude.
À partir d’environ 850, le mot latin caballarius ne désignera plus un homme de guerre à cheval, mais un noble guerrier qui fait partie de la suite d’un grand personnage. Ce mot latin prend alors le sens de « Chevalier ».
Il fallut un siècle et demi d’interventionnisme religieux chrétien pour que l’église romaine adjoigne progressivement à la remise solennelle des armes et équipements, une cérémonie religieuse ou le serment de servir son roi sera accompagné de celui de servir et d’obéir à Dieu et à son église.
Enfin, au début du XIe siècle, prend forme la « chevalerie médiévale » qui intègre dans ses valeurs sacramentelles les notions d’honneur, de courage, de droiture, de fidélité, de générosité, d’humilité et de sacrifice de soit.
Ainsi, le chevalier devient le protecteur de la veuve, de l’orphelin, du miséreux et de la « pucelle ». Il défend le bien et combat le mal dans l’obéissance à son roi, et dans le respect des dogmes chrétiens.
De par ses valeurs, la « Chevalerie médiévale » est alors une institution si prestigieuse qu’elle modifiera profondément, en bien, le sens moral d’une certaine noblesse de cette époque, qui faut bien l’avouer, n’en était que peu pourvue.
La Chevalerie médiévale « où seuls comptaient le corps et le cœur et non l’esprit » fut si lumineuse à partir du XIIe siècle, que même les rois voulurent être fait chevalier.
Mais, par ce choix du corps et du cœur, délaissant l’esprit, la Chevalerie médiévale fut aussi illettrée.

Initiation du chevalier


Adoubement de Lancelot

L’enfant qu’on destinait à la chevalerie était, dès l’âge de sept ans, retiré des mains des femmes et confié à quelque seigneur dont il devenait en quelque sorte l’élève et même le serviteur, car dit l’Ordène de chevalerie, « il convient qu’il soit subjectif, devant son seigneur, car autrement il ne connaîtrait pas la noblesse de sa seigneurie quand il serait chevalier. »
Cette domesticité temporaire et accidentelle n’avait d’ailleurs, en aucun cas, rien de dégradant, elle ne faisait que resserrer les liens d’amitié et de sympathie qui rattachaient l’apprenti chevalier à ses maîtres et instituteurs.
Ceux-ci ne négligeaient pas l’éducation morale et religieuse de leur élève, qu’ils formaient à l’amour de Dieu et au respect des dames en même temps qu’ils l’exerçaient au maniement des armes.
Ils l’engageaient bientôt à se choisir, parmi les nobles damoiselles qui fréquentaient le château, une sorte de souveraine idéale envers laquelle il ferait preuve de toutes les délicatesses et qu’il devrait servir, lui rapportant ses pensées et ses actions comme à une personnification de sa conscience.

Le page, après avoir passé par les fonctions de varlet et de damoiseau, était mis hors de page en devenant écuyer.

En dehors des services domestiques qu’on attendait de lui dans la maison de son seigneur, l’écuyer était surtout chargé des soins de l’écurie, nobles soins dans ces temps où la noblesse ne combattait qu’à cheval.

Parvenu au grade de bachelier (bas-chevalier), il accompagnait son maître au combat.

Enfin quand après ce long noviciat, après avoir fait ses preuves en qualité de poursuivant d’armes, le jeune gentilhomme (âgé de 18/20 ans) devait être armé chevalier, il s’y préparait par un jeûne de trois jours et par la veille des armes, passant la nuit entière à la porte de l’église, debout et en tenue de guerre ; le matin, il entendait la messe à genoux, vêtu de blanc, portant au cou l’épée qu’il ne pouvait ceindre encore ; il recevait des mains de quelques nobles dames ou damoiselles, les éperons, le haubert, la cuirasse, les gantelets et les autres pièces de son armure qu’il revêtait aussitôt ; puis l’évêque ou son délégué aspergeait l’épée d’eau bénite et recommandait au postulant de l’employer à la défense de la Sainte Église de Dieu, pour la confusion des ennemis de la croix de Jésus-Christ, et de n’en blesser personne injustement ; les prières, profession de foi et cérémonies religieuses étant achevées, le chevalier ordènateur complétait l’adoubement du récipiendaire par la colée, c’est-à-dire qu’il le frappait sur le col du plat de l’épée nue et lui donnait ensuite l’accolade en disant : « De par Dieu, Notre-Dame et monseigneur saint Denis (ou tout autre saint), je te fais chevalier. »

Le nouveau chevalier, ceint de l’épée, se levait, sortait sa lame du fourreau, la brandissait trois fois en homme, viriliter, l’essuyait sur son bras gauche, comme s’il venait de faire une action de guerre, et la remettait au fourreau.

On lui apportait ensuite l’écu et la lance, on lui amenait son destrier et dès lors il pouvait mener la vie de dévouement, de combats et de gloire à laquelle il avait aspiré depuis tant d’années.

M. Paul Lacroix (1806–1884), à qui nous avons emprunté les éléments de cette notice (Vie militaire au moyen âge), écrit : « L’Église, tout en approuvant la générosité de cette institution, prit à tâche d’en modérer les tendances romanesques et belliqueuses ; son esprit pacifique est exprimé dans les prières du Pontifical pour la bénédiction de l’épée. Mais si l’Église protégea la chevalerie et l’investit même d’une dignité presque sacrée, elle refusa toujours d’étendre cette protection aux tournois, joutes, bas d’armes, manifestations brillantes et quelquefois dangereuses de l’esprit chevaleresque, et surtout au duel judiciaire. Malgré la présence d’un prêtre dans la lice, elle n’accordait même pas au duel judiciaire une tolérance tacite. Sans cesse elle protesta avec indignation contre cette coutume barbare enracinée dans les mœurs, s’efforçant de détruire la farouche doctrine qui confondait la force avec le droit ; mais ce fut en vain que, pour s’opposer à l’usage du duel judiciaire, elle se servit de toute son influence, de toute son autorité ; elle dut se borner à atténuer les fâcheux effets des idées généralement reçues. L’association de l’Église et de la chevalerie, de la guerre et de la religion se consomma dans une institution qui se rattache intimement aux croisades, nous voulons parler des ordres religieux militaires ».

César Cantu (Histoire Universelle) écrit : « Nulle part, la Chevalerie ne se montra plus digne d’admiration. Là, elle accepte le sacrifice de toutes les affections, le renoncement à la gloire du guerrier comme au repos du moine, et charge du double fardeau de ces deux existences le même individu, en le vouant tour à tour aux périls du champ de bataille et au soulagement de la souffrance. Les autres chevaliers allaient en quête d’aventures pour leur dame et l’honneur, ceux-ci pour secourir l’indigence et la douleur. Le grand-maître des Hospitaliers se faisait une gloire du titre de « Gardien des pauvres du Christ », celui de l’ordre de Saint Lazare devait toujours être un lépreux, les chevaliers appelaient les pauvres « nos Maîtres » : effets admirables de la religion qui, dans des siècles où toute la puissance dérivait du glaive, savait humilier la valeur et lui faire oublier cet orgueil qu’on en croit inséparable.»

Serment du Chevalier

Le serment du chevalier est un serment prononcé à voix haute par le chevalier lors de son adoubement :

1. Tu croiras à tous les enseignements de l’Église et tu observeras ses commandements.
2. Tu protègeras l’Église.
3. Tu défendras tous les faibles.
4. Tu aimeras le pays où tu es né.
5. Tu ne fuiras jamais devant l’ennemi.
6. Tu combattras les infidèles avec acharnement.
7. Tu rempliras tes devoirs féodaux, à condition qu’ils ne soient pas contraires à la loi divine.
8. Tu ne mentiras jamais et tu seras fidèle à ta parole.
9. Tu seras libéral et généreux.
10. Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l’injustice et le mal.

Si le chevalier manque à son serment, il est proclamé indigne d’être chevalier. Il est conduit sur une estrade, son épée est brisée et piétinée, son blason est attaché à un cheval et trainé dans la boue. Tous peuvent l’injurier. On le met sur une civière, puis on le recouvre d’un drap noir et on le porte à l’église comme un mort. On récite les prières des défunts : il est mort comme chevalier et banni toute sa vie.

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…

Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !