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Statue de Guillaume Tell à Altdorf et de Robin des Bois à Nottingham

Arc et arbalète

Dernière mise à jour : 2010-09-26 09:40:19

Un arc est une arme de tir, dont les projectiles sont des flèches. Il est constitué d’une pièce courbe flexible qui emmagasine et restitue l’énergie comme un ressort, par l’intermédiaire d’une corde qui transmet l’impulsion à la flèche lors de la détente.
Sont origine remonte à plusieurs dizaines de millénaires, et pour l’époque, la fabrication et l’utilisation d’arc (même dans sa conception la plus simple) et de flèches requièrent un niveau de technologie qui me laisse admiratif.

Un arc est composé de 3 parties :

  • la partie centrale appelée corps de l’arc, où se trouve la poignée ;
  • la partie supérieure ou branche supérieure ;
  • la partie inférieure ou branche inférieure.

Les poupées sont les extrémités de l’arc, auxquelles est accrochée la corde. On a donc la poupée supérieure et la poupée inférieure.
Le ventre est la partie de l’arc qui regarde l’archer. Le dos est la partie qui regarde la cible. Quand on arme un arc, son dos est étiré, alors que son ventre est compressé.

L’arbaléte (appelée aussi arbalestre ou arbaleste) (du latin arcus, arc et balista, baliste) est une arme de tir dérivée de l’arc, dont les projectiles sont des carreaux. Plus puissante et précise, que l’arc, elle était si meurtrière qu’elle fut interdite par le concile de Latran en 1139 pour les combats entre chrétiens mais permise quand même contre les infidèles. Facile à manier elle nécessitait peu d’apprentissage pour les utilisateurs. Par contre elle est lourde et sa cadence de tir est très lente (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Elle est constituée d’un arc, fixé par son milieu sur un fût de bois nommé arbrier lui-même creusé, dans une partie de sa longueur, par une rainure qui sert à diriger la flèche. L’arbrier est muni, vers son milieu, d’un disque d’os, d’ivoire ou de métal, appelé noix, dont le contour porte deux encoches : l’une pour recevoir la corde de l’arc – quand elle est tendue – l’autre pour arrêter l’extrémité de la détente. L’arbalète était mieux adaptée à la défense d’une place forte plutôt qu’à une bataille rangée. Elle fut toutefois utilisée jusqu’au XVIe siècle.

A

Arbalestée : appelée aussi arbalestrée, portée d’une arbalète.

Arbaléte à cric ou cranequin : dans celle-ci, l’arc est tendu au moyen d’un petit cric ou cranequin, ayant une grande force qu’on fixe à l’arbrier juste au moment de l’armement, et qui prend son point d’appui sur les tourillons de l’arbrier. La force de son arc est beaucoup plus grande.

Arbalète à étrier : pour armer l’arc de l’arbalète, on coince l’avant de l’arbrier avec un pied que l’on passe dans l’étrier. Pour tirer la corde vers l’arrière on peut utiliser un crochet fixé à la ceinture.

Arbalète à galet : ou à jalet, semblable à l’arbalète simple, mais dont la corde est doublée de manière à former, en son milieu, une sorte de poche pour recevoir le projectile, qui est une balle de plomb, de terre glaise ou de pierre.

Arbalète à moufle : arbalète muni d’un système de mouflage diminuant l’effort de l’armement s’adaptant à l’extrémité arrière de l’arbrier juste au moment de l’armement.

Arbalète à pied-de-biche ou de chèvre : arbalète dans laquelle le croc prend la forme d’un fort levier à deux branches : aussi l’arc est-il beaucoup plus puissant, et la portée du trait très grande.

Arbalète à tour : grande arbalète, souvent montée sur un véritable affût ; c’est une machine de siège, dont l’arc a quelque fois 10 mètres de long. Elles apparaissent à partir du XIIe siècle et sont inspirées des arbalètes à moufle portatives.

Arbalétille : petite arbalète.

Arbalétrer : (équivalent d’armer pour un arc) pour cela tendre la corde de l’arbalète, déposer la flèche sur sa glissière ou la gorge, retirer la sécurité pour les arbalètes qui en ont une.

Arbalétrier : utilisateur d’une arbalète. C’est aussi le nom donné à certaines corporations d’armuriers qui fabriquaient des arbalètes et des arquebuses.

Arbalétrière : ouverture dans un mur pour tirer à l’arbalète, généralement en forme de croix.

Arbrier : fût de l’arbalète sur lequel est monté l’arc et où est posé la flèche.

Archée : portée d’un arc, longueur d’un jet de flèche. Ne pas confondre la portée maximum de tir, et la portée utile.

Archer, archère : utilisateur d’un arc en règle général. Ce nom désigne aussi plus précisément un combattant pourvu d’un arc, ils faisaient partie d’unités spécialisées en temps de guerre. Souvent pourvu d’une arme secondaire en cas de corps à corps (arme blanche ou d’hast). Leur supériorité pendant les batailles rangées n’est plus à démontrer surtout depuis la Guerre de Cent Ans où les Anglais ont utilisé l’arc long (le long bow).L’utilisatrice d’un arc est appelé archère.

Archère, archière : ouverture dans un mur pour tirer à l’arc.


Archère avec ouverture horizontale supplémentaire.

Archère à niche : archère pourvu d’une niche pour le tireur, dans l’épaisseur du mur.

Archère-canonnière : ouverture dans un mur à l’origine pour tirer à l’arc, dont la partie inférieur est agrandie pour permettre de tirer avec une bouche à feu.

Archerie :

  • technique du tir à l’arc ;
  • ensemble du matériel de tir à l’arc. Rayon archerie d’une armurerie ;
  • troupe d’archers.

Archer monté : raccourcissement de la locution “archer monté sur un cheval”, ce qui sous entend qu’il utilise son arc sur son cheval.

Armer un arc : tirer sur la corde pour l’amener en position d’allonge maximum, après avoir mis en place une flèche.

B

Band : distance entre la poignée et la corde.

Bander un arc : mettre la corde en place sur les poupées. Ne laissez pas trop longtemps un longbow bandé surtout en plein soleil.
Terme parfois utiliser à la place de armer, ce qui porte à confusion. Par exemple la légende dit qu’il fallait trois hommes forts pour bander l’arc d’Ulysse, et l’on voit mal trois hommes en train de tendre une même corde pour tirer une flèche.
Une méthode relativement simple pour bander un arc puissant consiste à utiliser une corde plus longue (dite fausse corde) placée sur les deux poupées. La fausse corde est tenue par terre sous votre pied. En levant l’arc, vous pouvez aisément glisser la vraie corde sur les poupées.
Une autre méthode, appuyez une extrémité de l’arc, côté dos de l“arc contre le coup de pied gauche. L’arc passe entre les jambes. Le coté ventre de l’arc est en appui sur l’arrière de la cuisse droite. Poussez l’extrémité supérieur de l’arc vers l’avant et fixez y la corde.
À l’issue, il est conseillé de chauffer l’arc (valable pour tout les arcs en bois) avant de l’utiliser, car il est souvent à la limite de la rupture. Pour cela, après avoir bander l’arc et armer le à mi-course lentement une douzaine de fois avant d’encocher la flèche.

Barbillons : la pointe barbillons possède deux pointes inversées afin d’empêcher une flèche de sortir de la plaie. Appelée aussi barbe, barbèle, barbelle.

Béquille : canne ou pièce de bois surmontée d’une petite traverse ou d’une fourche pour aider un tireur à alléger le poids du fût de l’arbrier.

Blunt : embout mis à la place ou par dessus les pointes des flèches pour les rendre inoffensives.

Le bois d’arc : le bois d’arc est une terminologie pour désigner les variétés d’arbres dont les branches furent utilisées dans la fabrication des arcs. Par ordre d’efficacité décroissante : l’if, l’orme, le frêne, le noisetier, voire le chêne. Pour obtenir un arc puissant, il faut utiliser un bois nerveux, car la vitesse d’expulsion de la flèche est proportionnelle à la rapidité avec laquelle l’arc reprend sa forme lors du tir. La surface faisant face au tireur est appelée ventre et travaille de manière concentrique (en compression), contrairement au dos qui est face à la cible et travaille de manière excentrique (en traction). Le bois utilisé doit donc offrir la meilleure résistance à ces contraintes de flexion. On utilise pour ce faire la différence de structure entre l’aubier (les cernes extérieurs plus jeunes et plus tendres) et le duramen (les cernes les plus centraux, très durs et très résistants à la compression). Dans le cas d’un arc non composite comme l’arc droit anglais, l’aubier, plus élastique, forme le dos de l’arc et le duramen, plus résistant à la compression, est utilisé comme ventre.

Botte : étui suspendu à la selle du cheval d’un cranequinier (ou crennequinier), pour y placer son arbalète.

Carreau boujon : (appelé aussi gougon ou bouson) carreau à fer large étudié pour la chasse au gibier à plumes. En temps de guerre, on vise plus particulièrement les jambes des chevaux adverses, d’où son surnom de coupe-tendon.

Bras d’arc : c’est le bras qui tient l’arc pendant le tir.

Bras de corde : c’est le bras qui tient la corde pendant le tir.

Brassard : un brassard en cuir, sanglé sur l’avant-bras qui tient l’arc, protège le tireur du véritable coup de fouet produit par la corde après le décochage.

Pointe bodkin : les pointes bodkin pointues et de section carrée étaient les plus utilisées du fait de leur caractère perforant et de leur facilité de réalisation. Elles étaient particulièrement utilisées avec l’arc long anglais.
Les flèches ayant une énergie cinétique modérée (comparativement à celle d’une arme à feu), elles ne génèrent ni effet de choc ni effet de cavitation. Par contre, du fait de leur grande longueur, elles ont une bonne densité sectionnelle et donc un grand pouvoir perforant. Dès lors, ce type de flèche est utilisé contre l’infanterie lourde ou la cavalerie à courte distance. Ces flèches très efficaces contre les cotes de mailles peuvent cependant ricocher sur les armures de plates si elles n’arrivent pas perpendiculairement à la surface.
Pour un tir à moins de 60 mètres, ces flèches peuvent pénétrer dans le corps de plusieurs centimètres, occasionnant des blessures plus ou moins graves. À la tête, une pénétration de profondeur limitée est dévastatrice. Cependant, cette partie du corps était bien protégée par le profil des bassinets de l’époque, étudié pour dévier les lances. Les autres points vulnérables sont le cou et les membres où passent des troncs artériels susceptibles d’êtres sectionnés. C’est pourquoi, durant la guerre de Cent Ans, les plaques métalliques ont couvert progressivement les protections des chevaliers.

C

Cadence de tir :

  • un archer expérimenté peut tirer jusqu’à 16 flèches à la minute, d’autant plus facilement qu’il les aura préalablement plantées à même le sol devant lui ;
  • par contre, la cadence descend à de 2 à 4 carreaux suivant le type d’arbalète.

Carquois : étui placé dans le dos ou à la ceinture qui sert au transport d’une petite quantité de flèches ou de carreaux. Il est rarement utilisé par les archers à pied à la guerre. Il est plutôt utilisé à la chasse, ou par les archers montés. Au début du XVe siècle apparaît la trousse, un carquois, dont une extrémité est cousue d’un rond de gros cuir percé de 12 ou 24 trous afin de passer les flèches.

Carreau : flèches courtes destinées aux arbalètes, et dont la tige est de forte section avec un empennage constitué par deux pennes généralement en cuir. Son nom viendrai de la forme carré de la pointe en fer à son origine.

Ceinture à crochet : pièce d’habillement au Moyen âge, servant à agripper la corde de l’arbalète et à l’immobiliser dans la noix en tenant l’arbalète par le pied fixé dans l’étrier.

Chariot : vocabulaire impropre pour parler du traineau ou de la luge. C’est l’affût roulant de   grandes arbalètes comme l’espringale.

Chevalet :

  • support pour aider le tireur ;
  • sorte d’affût servant dans les sièges ou dans les places fortes aux grandes arbalètes dites à tour.

Composite : mêlé, formé d’éléments divers comme pour les arbriers réunissant plusieurs essences de bois. Il en est de même pour certains arcs.

Corde : généralement en chanvre et parfois en soie. On la cire pour la prémunir contre la pluie mais aussi pour éviter toute bouloche ou nœud. S’attache à l’extrémité des deux branches, et transforme l’énergie potentielle stockée dans les branches en énergie cinétique transmise à la flèche.

Couire : carquois cylindrique appelé aussi trousse.

Cranequin : appelé aussi cric, système de tension de certaines arbalète qu’on fixe à l’arbrier juste au moment de l’armement. À l’origine, ce mot désignait l’arbalète et non le mécanisme destiné à la tendre mais l’erreur a perduré.

Cranequinier : le cranequinier (appelé aussi crennequinier) est un arbalétrier muni d’une arme dont l’arc (composite ou en acier) nécessite un appareil puissant et mobile pour le tendre (cranequin ou cric). Les cranequiniers servaient à pied ou à cheval selon le moyen de tension utilisé. Les cranequiniers à cheval tiraient et retendaient leur arme depuis leur selle, comme en atteste notamment la bataille de Montlhéry en 1465.

D

Dardelle : petit dard qui se lançait au moyen de l’arbalète.

Déclic : mécanisme disposé pour faire cesser, à un moment donné, la solidarité qui existe entre deux pièces d’une même machine.

Décliquer : mettre une arbalète en action, en agissant sur le déclic dont elle était pourvue. Plus simplement, l’arbalétrier effectue cette action en appuyant sur la détente.

Décoche : action de décocher, soit presser la détente.

Détente : pièce de l’arbalète qui permet de tirer en la manipulant, souvent confondu avec la gâchette. Certaines arbalètes sont aussi à “double” détente. Ceci est une expression, car, en fait, la première détente est une sécurité, qui permet d’armer le système de détente final.

Dondaine : la dondaine est un type de projectile tiré par l’arbalète. Elle se caractérise par la forme renflée de son fût, destinée à augmenter son poids et donc sa force de pénétration. De calibre plus petit, on les désignait sous le terme de garrot. On distinguait deux types: la  dondaine et le demi-dondaine, tous deux carreaux très communs au XVe siècle.

Dos de l’arc : le côté de l’arc opposé à la corde.

Dragonne : lanière attachée à la poignée de l’arc, au poignet ou aux doigts pour empêcher l’arc de tomber lors de la décoche.

E

Empennage : système permettant d’améliorer la stabilité d’une flèche, composé de trois pennes fixés à l’aide de fil enroulé (les trois ensemble) et/ou par collage, situé sur le talon de la flèche.
Voir le schéma du bas : les pennes de droite (plumes poules) permettent le passage de la flèche avec le minimum de frottement sur le bois d’arc au moment de la décoche.


Technique de fixation des plumes


Positions de plumes par rapport à l’encoche

Empenne : appelé aussi empennon, ou empanon, partie du talon de la flèche garnie de plumes destinées à régulariser son parcours.

Encoche : partie de la flèche venant s’accrocher à la corde constituée par une entaille à l’arrière du fut, renforcé éventuellement par un morceau de corne ou d’os pour rigidifier l’entaille lors du pincement de la flèche au moment de la décoche de la flèche. Cette encoche est perpendiculaire au fil du bois.


Divers possibilités d’encoches pour que l’ennemi ne puisse pas l’utiliser et la renvoyer.

Entrainement :

Bien sûr, il est conseillé de pratiquer (encore plus pour l’apprentissage) dans un endroit prévus à cet effet, avec un encadrement compétant. Il est rappelé que cette activité est dangereuse même si elle est ludique.. Mais si vous voulez garder la main en tirant quelques flèches dans votre jardin, voilà quelques règles de sécurité.

Chaque fois que c’est possible utilisez un arc le moins puissant possible, c’est la maitrise de la technique qui importe plus que la puissance du bras.
Utilisez exclusivement des flèches munies de pointes blunt en caoutchouc.
Si un ou des enfants sont présents, un adulte au minimum (suivant le nombre d’enfants) doit les surveiller car il ne sont pas conscient du danger. Si c’est l’adulte qui tire, un autre surveille.
Si des enfants doivent tirer, insistez bien sur les règles de sécurités, qu’il faudra leurs expliquez plusieurs fois.
La cible doit être positionner de sorte qu’une flèche perdue n’aille pas chez le voisin (une haie n’a jamais arrêté de flèches).
L’axe de tir ne doit pas passer devant une porte, une fenêtre, ou le coin d’un mur.
La cible et son support éventuel, doivent être en matière molle, évitant rebond, ricocher, et détérioration du blunt.
Une fois encochée, une flèche doit toujours pointer vers une direction non dangereuse, entre une petite distance devant soi et la cible. L’arc sera toujours armé en direction de la cible.
En cas de présence de plusieurs archers, il faut définir une ligne derrière laquelle tout le monde doit toujours se tenir.
Il faut attendre le tir de la dernière flèche du dernier archer avant d’aller chercher ses flèches sur la cible. En
général on crie : “flèches” après cette dernière flèche, afin de passer la ligne (voir plus haut) pour s’approcher de la cible afin de récupérer les flèches tirées.
Juste avant de retirer vos flèches de la cible assurez-vous qu’il n’y ai personne derrière vous, car une flèche bien plantée peut venir d’un coup.


Entrainement au tir à l’arc simultanément avec d’autre armes de jet.

Erseau : anneau de la corde, qui permet de la fixer à l’arc.

Espringale : l’espringale est une grande arbalète sur affût éventuellement muni de roues. Celle-ci est utilisée jusqu’au XVe siècle pour la défense ou l’attaque des places fortes.


Cet engin,est très différent des machines romaines (baliste). Composé d’un bâti type parallélépipède rectangle, les 2 écheveaux de crins se trouvent à l’avant des 4 longerons horizontaux. Les bras de l’arc sont internes, l’armement se fait par 2 crochets fixés sur une tige métallique filetée, pour amener la corde jusqu’à la noix de tir. Ce système est long à manœuvrer.

Le terme de springald apparaît en 1249 lors de la préparation de la croisade du Roi Saint-Louis IX. Le mot vient d’Italie, spingard, dans le sud de la France on trouve le mot spingal : fausser. En vieux français, le terme espringuer veut dire sauter. Le terme Italien et transformé en espingale, puis espringale. Pour la première fois le mot espringale apparaît en France en 1258, lorsque Reims organise sa défense par diverses machines. En Allemagne, à Aahene, Trèves, Frankfort, Cologne, on trouve des factures d’achat de cheveux ou crins pour équiper « 20 springaldov ». A Dijon, il a été acheté 1220 livres de « poyl de couhes de chevaul pour garnir les espringoles ». En Espagne, à Tolède en 1220 ces armes participent à la défense de la ville, s’appellent algarrada du mot arabe ballisty. Il existait plusieurs grandeurs de machines, des grandes espringales et des petites, ou espringalettes. Les dimensions moyennes sont de 2 mètres de long, par 1,5 de haut, et 1,5 de large qui peut aller jusqu’à 3 mètres, ce qui augmente le volume de la machine.

F

Falarique : flèche incendiaire, dont le fût pouvait contenir de l’étoupe garnie de produits   enflammés avant le lancé. On donne également ce nom à l’arbalète apte à lancer de telles flèches.

Fausse corde : corde mobile que l’on place sur l’arc et qui permet, au moyen d’un levier, d’accentuer sa cambrure, notamment pour retirer ou de placer la corde de tir de l’arbalète.

Flèche : une flèche est un projectile tirée par un arc. Elle est constituée d’une longue tige appelé fût généralement en bois, muni d’une pointe à une extrémité (d’abord en pierre, en os ou encore en bois de cerf, ensuite en métal), et à l’autre bout d’un empennage (destiné à stabiliser la trajectoire de la flèche, qui était réalisé à l’aide de plumes) et d’une encoche (souvent taillé dans le bois permet de faire tenir la flèche sur la corde de l’arc).
On utilisait chaque fois que possible des bois à fibre serrée et régulière comme le pin, le mélèze ou le frêne, pour que la flèche soit droite et légère, c’est le type de pointe qui influe sur le poids.

Les flèches employées avec le longbow sont relativement standardisées, car fabriquées en grande série (il faut pour une campagne entre 400 000 et 800 000 flèches). Elles sont volontairement lourdes (pour augmenter leur capacité de perforation), entre 60 et 80 g au lieu de 20 g pour une flèche moderne. Les 3 500 flèches retrouvées dans l’épave de la Mary Rose mesurent entre 61 et 81 cm (76 cm en moyenne) et sont taillées dans du peuplier ou du frêne. L’empennage est confectionné en plume d’oie et mesure entre 17 et 25 cm, selon que l’on souhaite privilégier la précision ou la portée. L’encoche est dégagée sur 4 à 5 cm et peut être renforcée par une petite lamelle d’os ou de corne placée perpendiculairement à la corde.
Contre l’infanterie peu blindée ou les chevaux, les flèches à pointe large ou à barbillon sont largement plus dévastatrices, même à longue distance. Tirées par milliers, elles ne nécessitent pas d’être très précises et leur portée peut donc être allongée par réduction de l’empennage.

Fourquine : fourchette d’appui pour grosse arbalète de siège servie par un seul homme et qui
pouvait pivoter. Ce système sera utilisé plus tard sous forme de canne à fourche pour les premiers “bâtons à feu”.

Fût : tige en bois de la flèche portant une pointe à une extrémité et des plumes (empennage) plus une encoche à l’autre extrémité. Appelé parfois tube dans les versions modernes, à cause de leur forme creuse.

G

Gagnepain : gant pour armer et tendre la corde d’une arbalète.

Gant de tir : un gant de tir ou une palette protégera les trois doigts de la main qui tiennent la corde.

Garrot : grosse flèche similaire à la dondaine.

Glissière : appelé aussi rainure ou rigole, cavité centrale sur la face supérieure du fût, dans laquelle glisse le carreau.

Gorge : appelé aussi rainure ou rigole, cavité centrale sur la face supérieure du fût, dans laquelle glisse le carreau.

Guilde : appelé aussi gilde ou ghilde, initialement, groupement corporatif de commerçants ou d’artisans au Moyen Âge. Statut donné ensuite aux Serments d’archers et d’arbalétriers.

Guindas : appareil de tension à leviers. On se servait de petits guindas, dénommé plus tard pied-de-biche pour tendre à la main la corde des arbalètes.

H

Hauteur de band : distance entre la poignée de l’arc et la corde. Elle peut varier en fonction de la longueur de la corde. Le bon réglage de cette distance, permettre à l’arc de délivrer sa puissance maximale. Pour un longbow de 72 pouces compter 15cm environ. Pour cela on se sert d’une équerre d’archerie. On peut aussi mesurer de façon traditionnelle, avec la main dans le même geste que pour dire “OK”. L’extrémité du pouce contre la corde et le petit doigt contre la poignée. Cette deuxième méthode est moins précise.

Héraldique :

  • en héraldique, l’arbalète se rencontre peu dans les armoiries, elle est généralement posée en pal (verticalement au milieu de l’écu lorsqu’elle est seule), la corde détendue.

Une Arbalète tendue symboliserait la résolution de mourir.

  • l’arc est peu fréquent en armoiries, il est normalement représenté en pal et détendu, la corde à dextre (partie droite de l’écu pour celui qui le porte, c’est donc le côté gauche du bouclier par rapport au spectateur). S’il est posé en fasce (horizontalement), la corde en dessous, il est dit couché. Il peut être cordé quand sa corde est d’un émail (couleur) différent.
    Quand on voit l’arc chargé d’une flèche, on le dit encoché, il faut toujours spécifier sa position, c’est-à-dire s’il est en fasce, en pal ou en bande (diagonalement).


L’arc tendu symboliserait le courage décidé, l’arc encoché le loisir vertueux, et l’arc d’or, cordé d’argent sur champ de gueules symboliserait la force soumise à la religion.

  • utilisation de flèche en héraldique. Meuble (pièces secondaires présent sur l’écu) de l’écu qui représente une verge de bois, armée d’un fer pointu en dard, avec deux ailerons ou rangs de plumes, un de chaque côté, au bout opposé au fer. La position ordinaire de la flèche, qui figure dans de nombreuses armoiries, est d’avoir la pointe vers le chef (le haut) ; lorsque la pointe est dirigée vers le bas de l’écu on la dit versée (ou tombante, ou renversée) ; si les plumes, dont son fût est garni dans la partie basse, sont d’un émail spécial, on la dit empennée, et lorsqu’elle paraît posée sur la corde d’un arc on doit l’énoncer encochée. En nombre, elle est souvent représentée en faisceau, c’est-à-dire empoignée.

  • utilisation de fer de flèche en héraldique.

Homme de trait, gens de trait :

  • personnes qui tiraient de l’arc, de l’arbalète, ou qui lançaient le javelot.
  • citation : Scipion fait marcher à la première ligne les gens de trait avec la cavalerie gauloise , ROLLIN , Hist. anc. Oeuv. t. I, p. 404, dans POUGENS

I

If : l’if est le bois cumulant le plus grand nombre de qualités nécessaires à la réalisation d’un arc puissant et résistant. Ses fibres de lignine ont un agencement qui leur confère une grande élasticité (en spirales orientées à soixante degrés par rapport à l’axe de la branche, ce qui leur permet de s’étirer en cas de travail excentrique). Il pousse très lentement et ses cernes sont très fins et rapprochés, ce qui divise d’autant le déplacement dévolu à chaque fibre, plus les cernes sont petits, plus le bois est résistant et nerveux. Il a peu de nouures (formation du fruit qui succède à la fleur) et est dénué de poches résinifères qui représentent autant de points de fragilité potentiels. Enfin, il est imputrescible, ce qui, avec ses qualités de résistance, lui confère une grande durée de vie. Il a par contre le défaut d’être toxique (et dangereux pour l’élevage) et a donc été souvent abattu, ce qui en fait un bois rare dont les qualités sont encore améliorées s’il pousse lentement, ses cernes étant alors d’autant plus serrées (les meilleurs exemplaires poussent en altitude et sur un sol pauvre). Les Anglais en importèrent (principalement d’Italie, mais aussi de France et d’Espagne). Richard II et Charles VII en firent planter.
D’autre part, plus l’arc est long, moins il se courbe quand on l’arme et moins il risque d’atteindre ses limites d’élasticité. On peut potentiellement le contraindre davantage, gagnant alors encore en puissance. C’est pourquoi l’arc anglais est particulièrement long, il se déforme moins, donc il perd moins ses caractéristiques avec le temps, risque moins de se briser et gagne encore en portée.


Interdiction papale : l’usage de l’arc et de l’arbalète ont été interdites contre les chrétiens en 1139 lors du deuxième concile de Latran, son emploi n’étant autorisé que pour combattre les infidèles (canon 29).

J

Joue : les embrasures ou attelles symétriques de l’arbalète qui retient fermement l’arc sur l’arbrier. On dénomme ces joues “joue à fenêtre ou joue à lanterne”.

K

L

Logistique : il faut pour une campagne de guerre entre 400 000 et 800 000 flèches. Elles sont relativement standardisées, car fabriquées en grande série. Chaque archers emportaient avec eux entre 60 et 72 flèches, sur le champ de bataille de quoi durer environ 5 minutes à grande cadence de tir. Des charrettes apportaient au fur et à mesure, un réapprovisionnement constitué de faisceaux d’une ou deux douzaines de flèches par archer.

Longbow : arc long anglais, également appelé arc droit, est une évolution de l’arc gallois. Il s’agit d’un arc médiéval très puissant, d’environ 2 mètres de long.
Son utilisation par l’armée anglaise naît de ses déconvenues lors des guerres en Pays de Galles et en Écosse. Les Anglais décident alors d’y recourir massivement, ce qui permet de vaincre les piquiers gallois, puis écossais. Cette arme se révèle encore décisive pendant la plus grande partie de la guerre de Cent Ans (particulièrement lors des batailles de Crécy, de Poitiers et d’Azincourt).


Bataille de Crécy (1346) : les arbalétriers génois sont surclassés en cadence de tir et en portée efficace car ils sont incapables de produire la pluie de flèches qu’ils subissent.

De nombreuses solutions sont essayées par les Français pour neutraliser cette arme redoutée ; mise à pied des combattants montés, augmentation de la surface protégée par des plates dans les armures, protection des chevaux, neutralisation des archers ou création des compagnies d’ordonnances et des francs-archers.
Les Français doivent longtemps se résoudre purement et simplement à éviter de combattre les Anglais de front en rase campagne et réorientent leur stratégie vers une guerre de siège, utilisant la tactique de la terre déserte qui laisse les chevauchées anglaises libres de piller le pays. La stratégie défensive qu’implique l’utilisation de l’arc long est seulement battue en brèche par l’apparition de l’artillerie de campagne : l’armée anglaise est alors décimée à Formigny et à Castillon.

Sa section est circulaire au niveau de la poignée et en forme de D aux extrémités. Les largeurs sont de 1,8 à 3 cm en tête de branche, de 3 à 4 cm en milieu de branche et de 5 à 6 cm au niveau de la poignée. La forme de l’arc devant suivre les nervures du bois, l’arc peut parfois avoir une forme bosselée (l’efficacité primant sur l’esthétique). Il ne comporte pas de repose flèche : en position de tir, celle-ci repose sur la main d’arc de l’archer.
L’arc en if présente cette particularité paradoxale d’être un arc simple, façonné dans un matériau d’une seule pièce, tout en se comportant comme un arc composite. En effet, l’if est mis en forme de telle sorte qu’il comprend une partie d’aubier (au dos) et une partie de cœur (ventral), le duramen. L’aubier travaille en traction et le cœur en compression. Leurs propriétés se complètent et confèrent à cette arme des qualités balistiques bien supérieures aux arcs simples tirés d’autres essences.
À partir du début du XIVe siècle, le longbow est équipé d’extrémités en corne dotées d’une échancrure où est fixée la corde. Ceci sert d’amortisseur et d’arrêt de corde et accentue la propulsion de la flèche. La fabrication de l’arc demande environ une journée de travail.
La corde est un élément noble tissé en chanvre et parfois en soie. Son coût compte pour la moitié du coût total d’un arc. Elle est cirée pour être prémunie contre la pluie. D’après les encoches des flèches trouvées sur l’épave de la Mary Rose, on déduit que la corde devait mesurer environ 3,2 mm de diamètre.

Précautions d’utilisation d’un longbow
Il faut absolument protéger la main d’arc (celle qui tient l’arc) du risque de décollement de l’empennage. Il suffit de ligaturer la base de l’empennage pour éviter ce risque. Sinon, portez un gant en cuir sur la main d’arc.
Lorsque vous armez un longbow, celui-ci est au bord de sa limite de rupture. Par conséquent il ne faut jamais :
-armer l’arc sans flèche (au risque de dépasser l’allonge maximale) ;
-tenir l’arc dans la position armée pour plus d’une seconde ;
-laisser l’arc bandé en plein soleil.

M

Main d’arc : c’est la main qui tient l’arc pendant le tir.

Main de corde : c’est la main qui tient la corde pendant le tir.

Maître arbalétrier : l’office de Maître des arbalétriers était considérable en France dès le temps de Saint Louis. Il avait le commandement sur les gens de pied. Du Tillet dans son Recueil des Rois de France et de leur couronne, chapitre des Connétables, sur le fin, et Pasquier dans ses Recherches, disent qu’il était ainsi nommé, parce que les arbalétriers étaient les plus estimés entre les gens de pied, les principales forces des armées françaises constituant en archers et arbalétriers. Le premier de ces auteurs ajoute que c’était un office et non une commission, et que le colonel de l’infanterie lui a succédé. Il avait encore la surintendance sur tous les offices qui avaient charge pour les machines de guerre avant l’invention et usage de la poudre et de l’artillerie. Il est difficile d’établir plus précisément en quoi consistaient ses fonctions et son autorité et dans quel temps il a été connu sous le titre de Grand Maître des Arbalétriers. Ce que l’on a de plus certain est que sur un débat entre le Maréchal de Boucicault et Jean sire de Hangest, dans lequel les arbalétriers, archers et canonniers soutenaient qu’ayant pour supérieurs les Maîtres des arbalétriers et de l’artillerie, ils n’étaient point dépendants des maréchaux de France. C’est le 22 avril 1411, que le roi Charles VI de France jugea qu’ils étaient et demeureraient à toujours sous la charge des maréchaux au fait de la guerre. Une des premières références d’un Maître arbalétrier sous Saint Louis remonte à février 1233, dans un acte en latin confirmant une rente pour les héritiers de feu Illustre Maître des arbalétriers Jean de Surie, originaire de Lorris-en-Gâtinais (Loiret).

Matras, carreau matras : carreau équipé d’une tête lourde et plate, pour assommer le gibier, dont la fourrure ne sera pas abimée.

Meurtrière : Une meurtrière (ou archère, archière, raière ainsi qu’arbalétrière) est une ouverture pratiquée dans une muraille défensive pour permettre l’observation et l’envoi de projectiles.
Ces ouvertures apparaissent dans les fortifications du commencement du XIIe siècle. Assez rares alors, elles se multiplient pendant le XIIIe siècle, participant aux moyens de défense. Vers le milieu du XIVe siècle, ces ouvertures deviennent de plus en plus rares dans les parties inférieures de défense et se multiplient à leur sommet. Elles ne reparaissent qu’au moment où l’artillerie à feu remplace les anciens engins de défense.
Ces meurtrières, ou archères, percées au niveau du sol inférieur des remparts et des planchers des tours, permettaient non seulement de lancer des traits d’arbalète ou des flèches, mais aussi de voir, sans se découvrir, les travaux que les assiégeants pouvaient tenter pour battre ou saper les ouvrages.
Si au Moyen Âge, elles étaient très étroites et verticales pour permettre le tir à l’arc sur les assaillants sans s’exposer, leurs forme et dimension n’ont cessé d’évoluer en même temps que l’armement défensif. Ainsi, l’ouverture verticale a reçu une entaille horizontale pour permettre un tir selon un angle horizontal plus important.
Avec l’apparition des armes à feu, on remplace progressivement les meurtrières par des canonnières, afin de tirer avec les premières bombardes à main ou couleuvrines.
En architecture militaire le terme embrasure est parfois utilisé.

Moufle : appareil à poulie servant à tendre les cordes des arbalètes, et utilisée de la fin du XIVe siècle jusqu’au milieu du XVe siècle, et s’adaptant à l’extrémité arrière de l’arbrier juste au moment de l’armement.

N

Noix d’arbalète : pièce mobile de l’arbalète qui bloque la corde jusqu’à la décoche.

O

Œil : ganse formée aux deux extrémités de la code et renforcée par une surliure à double demi-clefs.

Œil directeur : œil qui dirige le tir, autrement dit, qui sert à viser. Il détermine la position de tir et la tenu de l’arc. Avec un œil directeur droit vous êtes un archer droitier et vous tirez la corde d’arc avec la main droite. Excusez moi si pour certain cela va poser un petit problème, mais je n’y peux rien, on peut être un archer gaucher et être droitier dans la vie courante.
Pour être sûr de votre œil directeur, voilà comment faire :
-tendez le bras horizontalement devant vous, le pouce levé vers le ciel
-avec les deux yeux ouverts, viser un point éloigné avec le pouce
-fermez alternativement les deux yeux
-avec l’un le pouce est décalé, avec l’autre il est aligné
-c’est l’œil avec lequel le pouce est aligné qui est directeur

Tir à l’oiseau : forme en bois ou en métal, emplumée généralement et fixée au sommet d’une perche, que l’on doit décrocher au moyen d’une flèche spéciale (matras) lancée par l’arbalète.

P

Panse : partie renflée d’une flèche (dondaine).

Papegai : oiseau de bois peint, souvent emplumé, placé au bout (haut) d’une perche en guise de but. La perche elle-même est souvent surmontée d’une série de branches horizontales de tailles décroissantes, sur lesquelles sont fixées des broches sur lesquelles sont sertis les oiseaux à abattre. La tige centrale, au sommet de la perche, supporte un oiseau plus conséquent et celui qui le décroche a le prix d’honneur: il est Roy.

Paradoxe de l’archer : le paradoxe de l’archer porte ce nom car, malgré les ondulations de la flèche pendant son vol, celle-ci atteint sa cible. Ces ondulations proviennent des différents forces s’appliquant sur la flèche lors du tir. Voilà pourquoi un archer doit viser avec un décalage du côté opposé au bras de corde (celui qui tire la corde) que la courbe de course de la flèche corrigera.
Cette courbe dépend de la rigidité de la flèche et de la puissance de l’arc. La rigidité ou “spine” doit être en rapport avec la puissance de l’arc auquel elle est destinée : un arc plus puissant aura besoin d’une flèche plus raide et, au contraire, un arc moins puissant nécessitera une flèche plus flexible.
Enfin, la rotation de la flèche sur son axe induit aussi une stabilisation de sa trajectoire. Plus la flèche tourne vite sur elle-même, plus sa trajectoire sera rectiligne et stable.


Schéma représentant la trajectoire de la flèche selon sa rigidité

Parma : appelé aussi parme, bouclier rond, petit, léger, dont se protégeaient les cranequiniers.

Passadoux : appelé aussi pasedoux, flèche d’arbalète en forme de carreau, très effilée.

Pavois : arme défensive individuelle, utilisée comme bouclier ou comme mantelet par les fantassins et plus particulièrement les arbalétriers à partir du XIIIe siècle. De forme généralement rectangulaire avec une grosse nervure verticale en son centre permettant d’y loger un support pendant le transport ou l’utilisation comme bouclier. Ce support permettra ensuite de maintenir le pavois debout dans un usage de mantelet. Il a parfois deux piques à sa base pour améliorer la stabilité.


Arbalétrier protégé derrière son pavois.

Penne : plume de l’empennage d’une flèche.

Perche : mât utilisé par les arbalétriers et les archers pour le tir à l’oiseau ou papegai. Il y a diverses sortes de perches; la petite perche (15 m de haut), la perche archers (27 m de haut) la grande perche (37,50 m de haut) et la perche couchée (tir à 10 m).

Pied de biche : appelé aussi tendoir ou tenseur, levier articulé à deux pinces qui servait à tendre la corde de l’arbalète.

Plastron : certaines femmes archers portent un plastron pour protéger la poitrine lors du passage de la corde au départ du coup.

Plombée : appelé aussi plommée, dard court, empenné comme une flèche, et plombé pour être entraîné plus loin par son poids. Désigne aussi une massue garnie de plomb pour alourdir.

Plume coq : plume de l’empennage perpendiculaire à l’encoche parfois de couleur différente pour permettre de l’identifier plus rapidement lors de la mise en place de la flèche.

Plumes poules : plumes de l’empennage qui frottent contre le bois de l’arc, opposées à la plume coq qui est dans le sens du bois.

Pointage : façon de disposer son arme de manière que son projectile atteigne le but. Suivant certaines disciplines de tir à l’arbalète, il est nécessaire de différencier le pointage direct sur but visible, et le pointage indirect sur but invisible.

Point d’encochage : endroit sur la corde où vient se placer l’encoche (extrémité) de la flèche.

Carreau pointeau : fer en forme de grosse aiguille pour percer armures et cottes de mailles.

Pointes de flèches :

Carreau pointeau : fer en forme de grosse aiguille pour percer armures et cottes de mailles.

Portée : la portée maximum du longbow est estimé au environ de 200 mètres (jusqu’à 330 avec un arc très puissant et le costaud qui va avec). Par contre, il est efficace contre les cottes de mailles à une distance inférieure à 100 mètres et contre les armures à moins de 60 mètres.

Poupée : extrémités des branches de l’arc où l’on fixe la corde. Elles peuvent être taillées directement dans le bois ou constituées d’une autre matière comme de la corne par exemple.

Protège bras : voir brassard

Q

R

Reconstitution historique : lors de reconstitutions historiques ou de spectacles ne sacrifiez jamais la sécurité, à l’esthétique, l’intégrité physique de votre entourage en dépend.
N’utilisez que des flèches munies de blunts ou de tout autres éléments de sécurité.
Si vous utilisez, un carquois, n’y mélangez pas vos blunts avec des pointes réelles.
Si vous possédez, divers types de pointes, utilisez un empennage de couleur différente pour les blunts.
Ne pratiquez jamais le tir tendu à pleine allonge (même avec un blunt) mais toujours à petit bras (demi-allonge).

Roy : titre que porte l’arbalétrier qui a réussi le meilleur résultat lors du Tir au Roy. ( Dans les Gildes Royales, on écrit Roy avec un Y, par respect pour le Souverain du pays, le Roi.)

Rue des Archers : à Lyon, dans le 2e arrondissement, la rue des Archers date du XIXe siècle. L’élément le plus marquant étant les trois sculptures d’archers représentés de pied au-dessus du n°15. Les 3 archers de pierre illustrent magnifiquement la dédicace qui garde le souvenir d’une caserne d’archers du roi qui se trouvait à coté dans la cour des archers.

S

Carreau feuille de sauge : sa forme tient de la dite feuille, était réputé pour occasionné des graves blessures.

Sélection des archers : pendant la guerre de Cent Ans, des arcs longs de 120 à 130 livres étaient particulièrement répandus (à comparer aux arcs actuels qui nécessitent une force de 40 à 80 livres). La sélection des archers se fait donc de façon très poussée et vise à ne retenir que des recrues capables de tirer avec de tels arcs. L’entraînement suivi, qui commence dès l’âge de 7 ans, est long et complexe : on a retrouvé des stigmates osseuses (au rachis, aux doigts de la main droite, de même qu’à l’avant-bras et au poignet gauches) de cet entraînement sur des squelettes d’archers anglais. Édouard III institue des jeux obligatoires de tir à l’arc le dimanche après la messe, dont seuls sont exemptés les hommes d’église et de loi. Des tournois, avec des récompenses pour les vainqueurs, étaient organisés pour encourager les archers. Il y avait ainsi énormément de motivation pour devenir un archer expérimenté, et les rois Anglais pouvaient ainsi recruter des milliers d’archers chaque année. L’assiduité des paysans et villageois, ainsi que leur bon équipement, sont contrôlés par les représentants du shérif.
La sélection s’effectue alors à l’échelle de l’ensemble de l’Angleterre, qui se couvre de champs de tir constitués de buttes de terre de 2 à 3 mètres de haut pour 6 mètres de large, en forme de pains de sucre tronqués. La face tronquée reçoit une cible en paille, en toile ou en cuir. Des illustrations de l’époque montrent aussi des cibles maintenues entre deux piquets placés devant les mottes.

Serment : promesse, engagement solennel de l’apprenti pour devenir compagnon, qui, dans la formule, prend à témoin Dieu, le saint Patron considérés comme sacrés, le Souverain, la Ville, etc. Dès le XIVe siècle, les Sociétés militaires bourgeoises prirent le nom de Serment, se distinguant ainsi des Gildes non combattantes et donc non au service du Souverain.

Serrure : dénomination ancienne de l’ensemble du mécanisme de détente de l’arbalète.

Ski arc : le ski-arc, ou ski arc, est un sport d’hiver combinant une course de ski de fond et des sessions de tir à l’arc. Il s’agit donc d’une variante du biathlon où la carabine est remplacée par un arc.
L’arc et les skis étant les attributs du dieu nordique Ull, on pourrait peut être le déclarer premier champion de cette activité.


Gravure du Suédois Olaus Magnus datant du XVIe siècle et représentant un soldat armé d’un arc et monté sur des skis.

T

Talon : partie arrière de la flèche où l’on trouve empenne et encoche.

Tendoir : appelé aussi pied de biche, levier articulé à deux pinces qui servait à tendre la corde de l’arbalète.

Tenseur : appelé aussi pied de biche, levier articulé à deux pinces qui servait à tendre la corde de l’arbalète.

Tête plate : type de flèche sans pointe utilisée pour la chasse au petit gibier.

Tir au Roy : concours particulier, dans une Société d’Arbalétriers, par lequel est désigné le membre qui portera le titre de Roy pendant une année. L’arbalétrier qui a été proclamé Roy de sa Gilde trois années consécutives, est nommé Empereur à vie.

Tour : appelé aussi tourniquet, appareil qui se place à l’arrière de l’arbrier et qui servait à bander l’arc de l’arbalète.

Tourillon : partie cylindrique des deux poignées d’une moufle autour de laquelle tourne la nille.

Trait :

  • ancien terme de chasse ou de guerre, qui désigne l’action de tirer avec un arc, une arbalète ou de lancer un projectile à la main tel un javelot.
  • se dit, par extension, des projectiles tirés avec un arc, une arbalète, une fronde etc., et lancés avec la main.
  • citation : Les traits volèrent de part et d’autre, comme la grêle tombe dans une campagne pendant un orage , FÉN. , Tél. X.

Tranchoir, carreau tranchoir : carreau avec un fer en forme de V ouvert vers la cible. Destiné à blesser les chevaux adverses, il est aussi utilisé dans le domaine maritime, où il sert à couper voiles et cordages ennemis.

Trousse : appelé aussi couire, au début du XVe siècle apparaît la trousse, un cylindre de toile cirée ou de cuir fin huilé, dont une extrémité est cousue d’un rond de gros cuir percé de 12 ou 24 trous afin de passer les flèches. Ce carquois très léger permet à la fois de protéger les flèches de l’humidité et aux archers montés de transporter leurs munitions à cheval.

U

Utilisation tactique : la portée de l’arc long (efficace sur les combattants faiblement protégés ou les chevaux jusqu’à 300 mètres), oblige l’adversaire à attaquer. Cela permet de l’attirer en terrain défavorable et de le contraindre à attaquer une position fortifiée au préalable : à Crécy l’armée anglaise se retranche sur un monticule, à Poitiers derrière des haies, à Azincourt derrière un terrain embourbé. Les archers disposent des pieux devant leurs lignes de manière à briser les assauts. Leurs arrières ou leurs flancs sont couverts par des chariots ou des obstacles quasi infranchissables pour de la cavalerie lourde (rivières, forêts, …).
À longue distance (de 100 à 300 mètres), on utilise des flèches à empennage court et à pointe plate ou « en barbillon », plus dévastatrices sur les combattants peu protégés. Les archers sont utilisés par centaines, voire par milliers (6 000 à Crécy ou Verneuil, 7 000 à Azincourt). Cela permet de faire pleuvoir des nuées de flèches sur l’adversaire (72 flèches à la minute par mètre carré) et compense l’imprécision du tir à pareille distance. Ceci est rendu possible grâce à l’extraordinaire cadence de tir de l’arc long (les arbalètes, qui ont un pouvoir perforant supérieur sur les armures de plates mais une cadence bien inférieure, ne peuvent produire une telle pluie de flèches). À Crécy les 6 000 arbalétriers génois engagés par les Français doivent ainsi se replier rapidement. D’autre part, une telle pluie de traits désorganise considérablement les charges de cavalerie en blessant les chevaux (non protégés au début de la guerre de Cent Ans) qui peuvent chuter, s’emballer ou désarçonner leur cavalier (la chute du cavalier étant aggravée par le poids de l’armure). La densité de flèches plantées dans le sol est par ailleurs telle qu’elle gêne la progression des assauts (à la Bataille de Nájera, il est impossible de marcher au travers du champ de flèches). Les cadavres de chevaliers et surtout de leurs chevaux sont des obstacles qui gênent la progression des lignes d’assaut, tout comme les chevaux emballés qui fuient en sens inverse et désorganisent les charges. Pour obtenir un tir continu, les archers sont déployés sur trois doubles rangées qui vont alternativement se ravitailler en flèches.
À plus courte distance, le tir se fait de façon moins parabolique, avec des projectiles plus perforants (pointe bodkin) et plus précis (empennage long). Les archers sont placés sur les ailes afin que leur tirs ne ricochent pas sur les armures de plates des cavaliers profilées pour dévier les flèches et lances venant de face. Ils sont disposés en V ou en croissant plutôt qu’en ligne, toujours pour obtenir un feu croisé plus efficace contre les armures de plates.
Lorsque la charge de cavalerie arrive au contact, les montures viennent s’empaler dans les pieux disposés devant les archers (calthops). Ces derniers sont de plus en plus polyvalents au fur et à mesure de la Guerre de Cent Ans et sont équipés d’épées ou de haches, pour achever les chevaliers désarçonnés, engoncés dans leurs lourdes armures.


Bataille d’Azincourt : les Anglais sont positionnés derrière un bourbier et ne peuvent pas être tournés car leurs flancs sont protégés par des bois. Ils sont placés sur les ailes de manière à être plus efficaces contre les armures de plates profilées pour dévier les projectiles venant de face.

V

Ventre : côté de l’arc face à la corde.

Viole : petit cric très léger, (cranequin).

Vire-flèche : grosse flèche d’arbalète à tour.

Vireton : appelé aussi vire, le vireton est un type de projectile tiré par l’arbalète. De même forme que la dondaine, avec un empennage hélicoïdale qui le fait tourner sur son axe.

Volée : ensemble de coups tirés sur une même cible, au même moment.

W

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

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Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !