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La Buèges, chroniques d’une vallée

…Que serait l’histoire locale si elle était réservée à quelques spécialistes éloignés qui risqueraient de négliger tout ce qui fait la densité humaine et sociale de la vie rurale!...
Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

Le Livre des Faits de Jaume Ier

Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle

Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !

Les Vikings attaquent !

Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…

Pour que des projets puissent émerger, nous invitons toutes les personnes intéressées par l’univers germanique, (“viking”, Varègues et autres peuples Scaldes), habitant dans les régions méditerranéennes à se faire connaître en utilisant le contact de la page Fils d’Odin.

Vous trouverez sur cette page un formulaire de contact que vous pouvez utiliser comme Forum, et quelques adresses utiles…pour le reste, c’est à vous de jouer!

Alors n’hésitez pas à communiquer votre passion, nous rappelons que tous vos textes, photos sont les bienvenus sur ce site.

La France a sans doute, après le Vatican, la seconde plus vieille chancellerie du monde, puisque elle conserve encore 47 actes originaux datant des rois mérovingiens (481–751).

Les Ministres de la Justice en France

Dernière mise à jour : 2010-10-25 12:16:33

La conservation d’une copie de tous les actes de gouvernement (édits, traités, capitulaires, dénombrements, etc..) est une des fonctions principales du Chancelier.
La collection des plus anciens, toujours appelée Trésor des chartes, constitue le fonds original des Archives nationales de France. Lacunaires jusqu’au XIIe siècle, ce n’est qu’à partir de sa réorganisation par Nicolas Guérin, évêque de Senlis et chancelier (1194–1199) de Philippe Auguste, que l’on conserve véritablement au Palais du roi à Paris un exemplaire de tous les actes expédiés ou reçus par le roi.
Une autre partie des archives se trouvait chez le chancelier qui les recevait de son prédécesseur, ce que montre l’inventaire commençant en 1277 des actes du Coffre des chanceliers saisis chez Guillaume Poyet en 1541.

La clôture et l’expédition des actes étaient la fonction du Garde des Sceaux qui conservait les sceaux des différents domaines et juridictions retenus par la couronne.

Les fonctions de chancelier et de garde des sceaux n’ont été réunies officiellement qu’assez tardivement, en 1718. En réalité, elle est beaucoup plus ancienne puisqu’on sait, par son fils Aymon, qu’Audoenus Surius dit Saint Ouen, grand référendaire de Dagobert Ier et aussi de Clovis II, gardait déjà chez lui l’anneau du sceau du roi.

Les chanceliers de France étaient en général garde des sceaux mais plusieurs gardes des sceaux ne reçurent pas le titre de chancelier qui était porté à vie.
Certains chanceliers ont pu cependant se voir retirer la garde des sceaux. Il conviendrait donc d’établir deux listes distinctes : une des gardes des sceaux et une des chanceliers.

Par la suite, le roi a conservé son sceau personnel et un autre sceau, appelé grand sceau a été créé pour les usages de la chancellerie et conservé par un officier préposé à cet effet.

La Liste des ministres de la Justice de France devrait pouvoir être établie sans interruption à partir des copies conservées des actes des rois.

Chanceliers ou gardes des sceaux Mérovingiens

  • 497 : Rémi de Reims dit Saint Rémi (référendaire)
    Saint Remi (vers 437–13 janvier 533), né dans ce qui n’était pas encore le diocèse de Laon, fut évêque de Reims pendant soixante-quatorze ans, si on croit l’inscription à partir de 459–462 jusqu’à sa mort que fit porter sur son tombeau l’archevêque Hincmar de Reims en 852. Celui qui sera honoré du titre d’apôtre des Francs par ce même Hincmar, baptisa le roi Clovis Ier, le 25 décembre d’une année comprise entre 496 et 499, avec 3000 guerriers francs de son entourage. Il a sans doute contribué à organiser sa province ecclésiastique, mais on ne peut pas affirmer qu’il est le fondateur des sièges épiscopaux de Thérouanne ou d’Arras, encore moins de Laon.
  • 561 : Siggo, référendaire de Sigebert Ier, puis de Chilpéric Ier et de Childebert II
  • 618 : Romain de Rouen dit Saint Romain, évêque de Rouen
    Saint Romain fut archevêque de Rouen. L’histoire de sa vie est connue par la légende et par la tradition. Il aurait vécu sous Dagobert Ier (qui a régné de 629 à 639), mais sa date de naissance exacte est inconnue. Sa fête est célébrée le 23 octobre.
  • : Ansbert, évêque de Rouen, référendaire de Clotaire II
  • 638 657: Dadon dit Saint Ouen, grand référendaire de Dagobert Ier et aussi de Clovis II.
    Fils d’Authaire (Autharius), grand fonctionnaire royal sous Clothaire, et d’Aigue (ou Aige. En latin, Aiga), possédant de nombreuses terres dans les environs de Jouarre. La famille de saint Authaire est alliée à celle de Burgondofara, parentèle des Agilolfing, duc de Bavière. Peu après la naissance de Dadon, ils s’établissent à Ussy-sur-Marne, où la tradition associe son enfance à des évènements merveilleux. Généreux envers les pèlerins et le clergé, Authaire y reçut saint Colomban, alors venu se réfugier en Neustrie sur invitation du roi. La rencontre des fils d’Authaire (Adon, Radon et Dadon/Audoin) et du très pieux saint Colomban fut déterminante dans leur cheminement vers l’ordination.

Envoyé par la suite à l’abbaye de Saint Médard, il reçoit une éducation qui lui permet d’entrer à la cour du roi Clotaire II peu avant la mort de ce dernier.

Son successeur Dagobert Ier fait de Dadon son chancelier et tire profit de ses enseignements.

Dadon fait la connaissance de saint Éloi (Eligius en latin), orfèvre-trésorier à la cour du roi. Ils servent ensemble de leur mieux le roi Dagobert I malgré ses travers. À la mort du roi, ils se considèrent dégagés de leurs devoirs séculiers et quittent la cour pour s’atteler aux études théologiques.

Dadon est ordonné prêtre par Dieudonné, évêque de Mâcon, et fonde, avec ses frères, en 634 l’abbaye de Rebais, sur des terres données par le maire du palais Erchinoald. En 649 il confia l’abbaye à Saint Aile.

Ses vertus et sa grande habileté le font remarquer pour le siège de l’archevêché de Rouen, laissé vacant à la mort de saint Romain. Il est élu évêque de Rouen en 639 et consacré le 21 mai 640 avec son ami saint Éloi, qui devient évêque de Noyon.C’est alors qu’il choisit le nom d’ « Ouen » (Audoenus en latin).

Evêque, Saint Ouen administra son diocèse avec sagesse. Il fit disparaître le paganisme et combattit avec force les deux plaies du clergé de l’époque: la simonie (acquisition de ministères par l’argent) et les manquements à la discipline. Il se dévoua à la cause monastique en aidant saint Wandrille à fonder l’abbaye de Fontenelle, saint Philibert, celle de Jumièges, et d’autres établissements monastiques : l’Abbaye de la Trinité de Fécamp, l’Abbaye de Montivilliers, l’Abbaye de Jumièges et l’Abbaye de Pavilly.

Il développe les études théologiques et participe à la fusion de la règle irlandaise et celle de saint Benoît.

Pendant la régence de la reine Bathilde, épouse de Clovis II, mort en 657, il maintient ses fonctions de conseiller à la cour. Ce, jusqu’à la majorité de Clotaire III, en 664, où la reine, sa mère, se retire au monastère de Chelles sur injonction d’Ebroïn. Saint Ouen, alors agé de cinquante-cinq ans, démissionne de toutes ses charges à la cour, le temps d’un pèlerinage à Rome.

Il redevient occasionnellement un homme d’État à la demande d’Ebroïn maire du palais et Thierry III, frère successeur de Clotaire III pour régler leur différends avec l’aristocratie. Ils sont tous deux tonsurés et enfermés au monastère de Saint-Denis. À la mort d’Ebroïn, il rejoint Cologne à l’invitation de Thierry Ier pour restaurer la paix entre Neustrie et Austrasie.

Il tombe malade peu après et succombe au palais de Clichy. Sa dépouille est transportée à Rouen et enterrée à l’abbaye de Saint-Pierre qui prend alors son nom. Ses reliques furent plusieurs fois translatées : en 842, en 918 et finalement en 1890.

  • : Bonitus dit Saint Bonit, évêque d’Auvergne, référendaire de Sigebert III, roi d’Austrasie
    Bonitus, est un franc, probablement d’origine transhénane, qui est le plus ancien officier supérieur franc connu à s’être engagé dans l’armée romaine.l est connu par un texte d’Ammien Marcellin, qui précise qu’engagé à la tête d’une unité d’auxiliaires francs en qualité de tribun, il a rendu de signalés services à Constantin le Grand lors de la guerre contre Licinius en 324. Selon Michel Rouche, il se serait converti au christianisme. Il aurait également bénéficié d’une éducation romaine, sa romanité se manifestant par la latinisation de son nom, sans que l’on sache si cette dernière a été souhaitée par lui ou ses parents.

Il aurait été marié à une devineresse franque, selon Michel Rouche, ou à une aristocrate romaine originaire de Campanie, d’après Jean-Pierre Joly. Il est le père de Silvanus.

  • : Robert, référendaire de Clotaire III
    Robert est un noble franc de Neustrie ayant vécu VIIe siècle. Il serait le fils d’Erlebert, noble franc de Thérouanne et le neveu de Robert, référendaire de Dagobert Ier. Il est connu dès 654 à la cour de Clovis II et Ingrid Heidrich le dit maire du palais de Neustrie en 654, mais son avis n’est pas partagé, car la charge était alors tenue par Erchinoald. Il fut accéda ensuite aux charges de comte palatin puis de chancelier de Clotaire III, roi des Francs en Neustrie. Sa veuve Théodrade (morte en 677 ou 678) serait de la famille de Nanthilde, épouse de Dagobert Ier. Il serait membre de la famille des Robertiens et un ancêtre direct des Capétiens.

Chanceliers ou gardes des sceaux Carolingiens

  • 750 ? : Fulrard, chancelier de Pépin le Bref
  • 796 – 800 : Alcuin, chancelier de Charlemagne comme roi des Francs, prépare le Capitulaire De Villis
    Alcuin d’York, en vieil anglais Ealhwine, latinisé Albinus et surnommé Flaccus (Northumbrie, vers 730 – Tours, 804), était un savant et religieux anglais. C’était l’un des principaux amis et conseillers de Charlemagne, et un artisan important de la Renaissance carolingienne au VIIIe siècle et au IXe siècle. Il fut à la tête de la plus grande école de l’Empire carolingien : l’Académie palatine. Il a mené de grandes réformes et il fut un des premiers à défendre l’idée d’une identité européenne qui s’appuie sur la civilisation antique plutôt que sur les héritages barbares. L’historien Eginhard le tient pour « l’homme le plus savant de son temps ».
  • 800 – 819 : Fridgise, chancelier de Charlemagne, puis de Louis le Pieux
  • 819 – 832 : Adalard le Sénéchal, chancelier de Louis le Pieux
    Adalard ou Alard, Adalhard, dit le Sénéchal, (mort après 865), était un noble carolingien, fils du comte de Paris Leuthard Ier de Fézensac. Rattaché aux Girardides, il est le frère de Girart de Roussillon.

Il fut sénéchal de l’empire carolingien sous le règne de Louis le Pieux mais, à la fin de la vie de ce dernier, il prit le parti des enfants de l’empereur contre leur père, puis celui des fils cadets Louis le Germanique et Charles le Chauve contre leur aîné Lothaire Ier. Il incita d’ailleurs Charles le Chauve à épouser Ermentrude d’Orléans, fille de sa sœur Engeltrude de Fézensac et du comte Eudes d’Orléans.

Après le partage de l’empire en 843, au traité de Verdun, il suivit Louis le Germanique en Francie Orientale.

Compromis en 861, lors de la révolte de Carloman de Bavière contre son père, il s’enfuit de Germanie avec ses parents Udo, Bérenger et l’abbé Waldo pour se réfugier à la cour de Charles le Chauve, qui leur donna la marche de Neustrie, avec la mission de la défendre contre les Normands.

Mais cette faveur suscita la jalousie des Rorgonides, puissamment implantés dans le Maine, qui se révoltèrent et se rallièrent à Salomon de Bretagne. Afin de ramener la paix, Charles le Chauve retira la marche de Neustrie à Adalard et à ses cousins pour le donner au rorgonide Gauzfrid du Maine.

  • 832 – 834 : Théoton, abbé de Marmoutier
  • 834 – 840 : Hugues l’Abbé, bâtard de Charlemagne, abbé de Saint-Bertin
    Hugues l’Abbé (802–844), est un fils bâtard de Charlemagne, et de sa concubine Régina qui lui donna aussi un autre fils, Drogon (801–855), qui fut évêque de Metz.
    Hugues fut abbé de nombreuses abbayes : Saint-Quentin (822–823), Lobbes (836), Saint-Bertin (836).

En 834, il devient archichancelier de Louis le Pieux son demi-frère.

Il est tué le 14 juin 844, au cours d’une bataille près d’Angoulême, bataille remportée par Pépin II d’Aquitaine contre une armée envoyée en renfort pour soutenir Charles II le Chauve qui assiégeait Toulouse.

  • 840 – 867 : Louis, abbé de Saint-Denis, petit-fils de Charlemagne
    Louis, né vers 800 mort en 867, était un fils illégitime du comte Rorgon Ier du Maine et de sa maîtresse Rotrude (v.775—† 810), elle-même fille de Charlemagne.

Il fut élevé avec Loup de Ferrières (v. 805 – 862) à l’abbaye Saint-Pierre et Saint-Paul de Ferrières-en-Gâtinais.

Il fut chancelier de son oncle Louis Ier le Pieux, puis de Charles le Chauve. Ce dernier le dit abbé de trois abbayes : Saint-Denis, Saint-Riquier et Saint-Wandrille.

En 858, lui et son frère Gauzlin (834—† 886), évêque de Paris, sont capturés par les Vikings qui les libèrent après versement d’une énorme rançon.

  • 867 – 879 : Gauzlin, abbé de Jumièges, puis abbé de Saint-Germain-des-Prés, demi-frère de Louis. Il est le fils de Rorgon Ier du Maine, comte du Maine. Devenu moine en 848, il entra à l’abbaye Saint-Remi de Reims, puis devint abbé successivement de Saint-Maur de Glanfeuil, de Jumièges, de Saint-Amand, de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Denis.

Comme beaucoup de prélats de son temps, il participa activement à la lutte contre les Vikings. Fait prisonnier avec son demi-frère Louis en 858, il fut libéré après le paiement d’une lourde rançon. De 855 à 867, il travailla par intermittence, puis de 867 à 881 de façon plus régulière, comme chancelier de Charles le Chauve et de ses successeurs.

En 877, à la mort du roi, Gozlin prend la tête d’un parti contre le fils de Charles le Chauve et héritier légitime, Louis le Bègue et son fils Louis III. Il veut que ce soit Louis le Jeune, fils de Louis le Germanique qui prenne la succession, mais ses intrigues n’aboutissent pas.

En 883 ou 884, il fut élu évêque de Paris. Percevant les dangers auxquels la cité pouvait être exposée en cas d’attaque des Vikings, il planifia et dirigea le renforcement des défenses, tout en s’en remettant à la protection des reliques de saint Germain et de sainte Geneviève. Lorsque l’attaque eut lieu, le 26 novembre 885, la défense de la cité contre le siège entrepris par les Vikings lui fut confiée, ainsi qu’à Eudes, Hugues et Ebble, neveu de Goslin et abbé de Saint-Germain d’Auxerre. La lutte pour le pont au Change dura deux jours. Goslin contraignit les Normands à renoncer à l’assaut en réparant la destruction de la tour en bois pendant la nuit. Le siège se poursuivit un peu plus d’un an, alors que l’empereur Charles le Gros se trouvait en Italie.

Tandis que l’on négociait les prémices de la paix, Goslin mourut le 16 avril 886, tué par la peste qui faisait rage dans la cité.

  • 879 – 881 : Wulfhard, abbé de Flavigny
  • 883 – 884 : Gauzlin, abbé de Jumièges, puis abbé de Saint-Germain-des-Prés
    Il est le fils de Rorgon Ier du Maine, comte du Maine. Devenu moine en 848, il entra à l’abbaye Saint-Remi de Reims, puis devint abbé successivement de Saint-Maur de Glanfeuil, de Jumièges, de Saint-Amand, de Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Denis.

Comme beaucoup de prélats de son temps, il participa activement à la lutte contre les Vikings. Fait prisonnier avec son demi-frère Louis en 858, il fut libéré après le paiement d’une lourde rançon. De 855 à 867, il travailla par intermittence, puis de 867 à 881 de façon plus régulière, comme chancelier de Charles le Chauve et de ses successeurs.

En 877, à la mort du roi, Gozlin prend la tête d’un parti contre le fils de Charles le Chauve et héritier légitime, Louis le Bègue et son fils Louis III. Il veut que ce soit Louis le Jeune, fils de Louis le Germanique qui prenne la succession, mais ses intrigues n’aboutissent pas.

En 883 ou 884, il fut élu évêque de Paris. Percevant les dangers auxquels la cité pouvait être exposée en cas d’attaque des Vikings, il planifia et dirigea le renforcement des défenses, tout en s’en remettant à la protection des reliques de saint Germain et de sainte Geneviève. Lorsque l’attaque eut lieu, le 26 novembre 885, la défense de la cité contre le siège entrepris par les Vikings lui fut confiée, ainsi qu’à Eudes, Hugues et Ebble, neveu de Goslin et abbé de Saint-Germain d’Auxerre. La lutte pour le pont au Change dura deux jours. Goslin contraignit les Normands à renoncer à l’assaut en réparant la destruction de la tour en bois pendant la nuit. Le siège se poursuivit un peu plus d’un an, alors que l’empereur Charles le Gros se trouvait en Italie.

Tandis que l’on négociait les prémices de la paix, Goslin mourut le 16 avril 886, tué par la peste qui faisait rage dans la cité.

  • 885 – 887 : Liutward, évêque de Verceil
    Liutward de Verceil est une personnalité politique lombarde de la fin du IXe siècle, qui exerça de hautes fonctions auprès de l’empereur d’Occident Charles III le Gros, avant d’être nommé évêque de Vercelli par celui-ci.
    Liutward fut archi-chancelier de l’Empire d’Occident à partir de 878 et nommé évêque de Vercelli en 880 par Charles III le Gros, dont il était le principal ministre. Il ne faut pas le confondre avec son successeur dans la charge de chancelier, Liutbert, qui devint archévêque de Mayence. L’aristocratie ne l’apprécia jamais, mais il était apprécié par Charles, notamment comme intermédiaire avec Rome.

En 887, il fut accusé par Charles d’avoir une liaison avec l’impératrice Richarde ; bien que l’impératrice se soit soumise avec succès à l’ordalie du feu, il fut banni de la cour. Les hommes de Liutward enlevèrent la fille d’Unroch III de Frioul d’un couvent à Brescia, et la forcèrent à épouser l’un de ses parents. Cet événement fut la cause de l’inimitié entre Liutward, principal prélat carolingien en Lombardie, et Bérenger Ier de Frioul, l’un des principaux hommes de pouvoir.

Le célèbre poète Notker le Bègue lui dédia plusieurs poèmes entre 881 et 887.

  • 887 – ? : Liutbert, archevêque de Mayence
    En 870, Liutbert devient chapelain de Louis le Germanique puis de Louis le Jeune de 876 à 882. D’après les Annales de Metz, Liutbert intronisa en 870 son successeur à Cologne, l’archevêque Willibert. En 871, les Moraves se soulèvent contre la tutelle franque et les Sorabes leur emboîtent le pas le long de l’Elbe. Liutbert à la tête d’une armée les défait le long de la Waldaha (ou Moldau).

Liutbert ne peut toutefois préserver sa position à la cour sous le règne de Charles III le Gros, et Liutward de Verceil prend sa succession. Par suite de sa disgrâce de 882, Liubert devient un adversaire déclaré de Louis le Gros et s’oppose au projet du souverain de faire de son bâtard Bernard son héritier.

En 883, alors que les Vikings remontent le cours du Rhin et pillent la vallée, Liutbert les attaque et reprend leur butin. Il reconstruit Cologne, qu’ils avaient incendiée. À la fin de l’année 884, les Vikings attaquent en Francie occidentale et passent l’hiver à Hesbaye. Au début de 885, Liutbert, avec Henri de Franconie et Charles le Gros les attaque par surprise et les force à fuir.

Au début de 887, Charles le Gros est contraint par les barons Alamans de démettre Liutward et de rappeler Liutbert à la chancellerie. En 887, lorsqu’à la diète de Tribur les comtes déposent Charles III le Gros et proclament Arnulf de Carinthie comme nouveau Roi de Germanie, Liutbert vient supplier Arnulf de pourvoir à la subsistance de son oncle déchu.

  • 889 – 892 : Eble, abbé de Saint-Germain-des-Prés, de Jumièges et de Saint-Denis, frère de Ramnulf II de Poitiers, archichancelier de Eudes
  • 892 – 894 : Anschéric, évêque de Paris
    Anschéric devint évêque de Paris en 886. Il remplaça à ce poste l’évêque Gauzlin qui mourut au cours du Siège de Paris le 16 avril 886. Il assista le comte Eudes de Paris dans l’organisation de la défense de la ville, et fut par trois fois chancelier d’empire.

Anschéric était probablement apparenté aux comtes de Vermandois. Son frère Tetbert, comte de Meaux, fut tué en combattant les Vikings en 888. Anschéric était chancelier à la cour de Charles le Gros et était présent lors de son sacre le 20 mai 885. Il accompagna Charles à Paris, probablement comme évêque élu, et le roi le mit à la tête de l’évêché de Paris à l’automne. En 887, il fut envoyé à Kirchen pour lever la rançon exigée des Vikings pour lever le siège.

  • 894 – 898 : Gautier, archevêque de Sens
  • 898 – 900 : Foulques le Vénérable, archevêque de Reims
    Foulques le Vénérable, archevêque de Reims en 883 et chancelier.

Il soutint le roi Charles le Simple contre Eudes Ier, le couronna à Reims le 28 janvier 893 et parvint ensuite à concilier les deux rivaux. Charles reconnaissant le nomma son chancelier.

Il fut assassiné le 17 juin 9001 près de Compiègne sur ordre de Baudouin II de Flandre, comte de Flandre, qui convoitait l’abbaye Saint-Bertin, dont Foulques était abbé.

  • 900 – 910 : Anschéric, archevêque de Paris
    Anschéric devint évêque de Paris en 886. Il remplaça à ce poste l’évêque Gauzlin qui mourut au cours du Siège de Paris le 16 avril 886. Il assista le comte Eudes de Paris dans l’organisation de la défense de la ville, et fut par trois fois chancelier d’empire.

Anschéric était probablement apparenté aux comtes de Vermandois. Son frère Tetbert, comte de Meaux, fut tué en combattant les Vikings en 888. Anschéric était chancelier à la cour de Charles le Gros et était présent lors de son sacre le 20 mai 885. Il accompagna Charles à Paris, probablement comme évêque élu, et le roi le mit à la tête de l’évêché de Paris à l’automne. En 887, il fut envoyé à Kirchen pour lever la rançon exigée des Vikings pour lever le siège.

  • 910 – 919 : Hervé, archevêque de Reims
    Hervé, aristocrate neustrien et conseiller politique né vers 860, a accédé à la dignité d’évêque métropolite de Reims après une carrière guerrière et surtout diplomatique de premier plan. L’archevêque Hervé de Reims est mort sur son siège épiscopal à Reims le 2 juillet 922.
    Issu d’une riche famille neustrienne, Hervé épouse d’abord les querelles de son temps. Ardent promoteur de la défense des rivages que mène avec efficacité les ducs de France, il sert la famille robertienne. La quarantaine approchant, cet aristocrate lettré et instruit glisse insensiblement vers des fonctions de représentation diplomatique et de défense de l’espace public et religieux en voie de fusion inextricable malgré les accaparements des temps carolingiens. Signe de son intérêt politique et religieux, il correspond avec le pape.

Le service du diplomate devient incontournable auprès de ses protecteurs robertiens. Il est conseiller attitré et chancelier du roi Eudes, élu légalement roi de Francie en 894 par l’assemblée des grands de Neustrie. Mais ce dernier duc de France en spoliant l’héritier déjà proclamé Charles le Simple échappe difficilement au qualificatif d’usurpateur du trône. Comprenant la précoce intelligence de Charles III, Hervé est le principal artisan de l’accord de réconciliation entre Eudes et le jeune souverain carolingien. Les négociations âpres avec l’arbitrage chrétien de Foulques le Vénérable, métropolite de Reims, durent de 896 à 997.

Eudes reconnaît Charles le Simple comme son digne successeur et Charles admet la légitimité du mandat du roi électif. Les deux administrations royales concurrentes fusionnent et, à la mort du roi Eudes, fidèle à sa parole sur son lit de mort en 898, Hervé est nommé conseiller du roi Charles.
L’harmonie et le respect religieux de l’accord de succession laissent entrevoir à Charles le Simple les qualités de prélat de son compagnon et conseiller Hervé. Au faîte de sa puissance, le jeune souverain le propose en héritier à son chancelier Foulques le Vénérable, métropolitain de Reims. Hervé est nommé archevêque de Reims en 900 après l’assassinat de Foulques. Aussitôt il réunit et préside un concile provincial afin de promouvoir une réforme du clergé et entraver la dilapidation des biens d’églises au profit des puissants et au détriment du menu peuple de fidèles. L’archevêque mène une active politique d’évangélisation aux frontières de l’imperium francorum.

Mais les incessants troubles aux frontières et surtout la pénétration des Normands à l’ouest, des Hongrois à l’est, des Sarrazins au Sud rendent illusoire la paix chrétienne en Francie. Hervé réunit en 909 un second concile provincial afin de déterminer des mesures d’urgences de protection des églises et de leurs biens thésaurisés si vulnérables.
Ce gouvernement religieux, remarqué du souverain Charles le Simple en difficulté sur tous les fronts, vaut un retour du conseiller Hervé au premier plan. Disposant d’une solide expérience diplomatique et battant le rappel de son équipe de négociateurs dévouée, il est nommé archichancellier de Charles III en 910. La sécurité du royaume, objet de sa mission, est devenue cruciale. Hervé se fait le principal artisan d’une négociation avec les Hommes du Nord qui accumulent un énorme potentiel de nuisance sur le commerce fluvial, de l’embouchure des fleuves à la plus modeste rivière navigable. Il a compris, malgré un discours alarmiste des chrétiens spoliés, que tous les Northmanni ne sont pas des pirates ou des marchands avides de proies et de butins. Des maîtres de guerre et des entrepreneurs épris de valeurs et d’honneurs recherchent une forme de respectabilité.

Son équipe diplomatique négocie le traité de Saint-Clair sur Epte en 911, installant le géant normand Rollon à la tête d’un duché des rivages à l’embouchure de la Seine. Hervé n’oublie pas ses fonctions religieuses et organise l’évangélisation de la future Normandie au cours de négociations avec le dux Rollon. Cet accord religieux prévoit tacitement une extension du domaine de Rollon, créant ipso facto une marche vers l’ouest normand et le Cotentin dissident.
Hervé accablé par les années retrouve sa lourde tâche archiépiscopale, archichancelier sans mission et sans pouvoir, décrié et vilipendé par les conseillers courtisans de Charles le Simple qui préfère l’oublier. Le souverain carolingien est d’ailleurs irrésistiblement attiré par la Lotharingie : il prise fort le retour nostalgique au pays de ses ancêtres. Il délaisse de plus en plus l’incertain Occident de la Francie, en proie à d’intenses ou de vétilleuses querelles entre petites dynasties princières locales pour le coeur de la Francie qu’il croit paisible.

Mais le souverain accorde une faveur excessive à son chancelier Haganon qui propose de rétablir sans scrupule un illusoire pouvoir impériale, alors que les fonctions régaliennes fondamentales tombent en poussière sous les pillages et exactions nordiques ou hongroises en Lotharingie. Il ne parvient qu’à soulèver une violente insurrection aristocratique. L’archevêque Hervé revêt son costume de guerre, lève le ban de guerre et alerte ses alliés, convoque une armée et vient au secours de son souverain menacé.

Le vieil Hervé condamne sans ambage la politique excessive de Haganon auquel Charles garde une confiance démesurée. Une longue brouille naît de l’explication franche des deux adultes. Hervé est révoqué en 922 de son titre honorifique d’archichancelier. Désormais les successeurs métropolitains d’Hervé, renseignés sur l’attitude royale, ne viendront plus au secours du souverain.

  • Radbod*, archevêque de Trèves, 913 attesté en Lotharingie
  • 916 – 923 : Rudgar, archevêque de Trèves
  • 922 – 931 : Abbon, évêque de Soissons,
  • 931 – 936 : Ansegisel, évêque de Troyes
  • 937 – 940 : Artaud, archevêque de Reims,
    Artaud était moine en 931 quand le roi Raoul et le duc Hugues le Grand vainquirent Herbert II, comte de Vermandois et déposèrent et chassèrent de Reims son fils l’archevêque Hugues, alors âgé de onze ans. Raoul nomma alors Artaud comme archevêque de Reims. En 936, à la mort de Raoul, il sacra le carolingien Louis IV d’Outremer. En 940, Herbert II s’allia au roi de Germanie Otton Ier et à Hugues le Grand, reprit Reims, en chassa Artaud (juin 940) et réinstalla son fils.

Artaud ne renonça pas à son siège et, avec son frère Dodon, combattit Hugues de Vermandois. Herbert II mourut en 943. En 946, le roi Louis IV décida de déposer de nouveau Hugues pour y placer Artaud. La querelle qui opposait les deux archevêques fut résolue par trois synodes tenus respectivement à Verdun, Mouzon et Ingelheim en 948 et Artaud fut confirmé sur son siège. Il mourut en 961 et le concile de Meaux choisit comme successeur Odelric en écartant Hugues, candidat soutenu par ses frères et Hugues Capet.

  • 940 -942 : Héry, évêque de Langres
  • Hugues de Reims, archevêque de Reims, attesté en 943
    Hugues de Vermandois, né vers 920, mort à Meaux en 962, fut comte et archevêque de Reims de 925 à 931, puis de 940 à 946. Il était fils d’Herbert II, comte de Vermandois, et d’Adèle de France.

Son père lui procura le siège épiscopal à la mort de Séulf, alors qu’il n’avait pas cinq ans, mais le roi Raoul reprit le diocèse en 931 pour le confier à Artaud. Il reçut peu après les ordres mineurs et fut ordonné prêtre en septembre 940 par Gui, évêque d’Auxerre. Herbert II avait repris la ville de Reims en juillet 940, chassa Artaud et replaça son fils comme archevêque. Le roi Louis IV d’Outremer lui confirma sa charge en 941, mais le destitua en 946. En 948, le légat du pape le débouta définitivement du diocèse, le pape ratifie les décisions du synode d’Ingelheim. À la mort d’Artaud, en 961, il se porta candidat pour sa succession, mais ne fut pas choisi. Il mourut pendant un pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle.

  • 944 – 948 : Géronce de Déols, archevêque de Bourges
  • Achard*, évêque de Langres, attesté en 946
  • 949 – 961 : Artaud, archevêque de Reims
  • 961 -969 : Odelrich, archevêque de Reims
  • 969 – 989 : Adalbéron, archevêque de Reims
    Adalbéron de Reims, né vers 925 et décédé à Reims le 23 janvier 989, est le trente-neuvième archevêque de Reims de 969 à 989. Homme de lettres et de sciences, Adalbéron est nommé archevêque de Reims par le roi Lothaire pour y imposer une série de réformes religieuses dans cette province ecclésiastique. Il commence par appeler à la tête de son école épiscopale, Gerbert d’Aurillac, l’un des plus grands savants de son temps.

Natif d’une famille lotharingienne, Adalbéron aspire au retour d’un vaste empire en Occident qui serait dirigé par les Ottoniens. Après les attaques répétées du roi Lothaire contre Otton II pour récupérer la Lotharingie, Adalbéron se détourne du roi des Francs et se rapproche de l’empereur germanique. Accusé de trahison par Lothaire puis par son fils Louis V, il est convoqué à Compiègne pour y être jugé (986–987). Sauvé par les morts successives des deux souverains, le prélat reçoit le soutien du duc des Francs Hugues Capet qu’il sacre roi probablement à Noyon en juillet 987. Pensant à tort qu’Hugues Capet deviendrait un serviteur de l’Empire, Adalbéron est ainsi le principal artisan de l’accession au trône de la famille capétienne. À sa mort en 989, dans un contexte de crise (prise de Laon par Charles de Lorraine), le siège rémois échoit à Arnoul, un fils illégitime de Lothaire, plutôt qu’à Gerbert d’Aurillac, le futur pape Sylvestre II.

Chanceliers ou gardes des sceaux Capétiens

  • 989 – 991: Renaud de Vendôme.
    Renaud, évêque de Paris (991–1017), comtes de Vendôme (1005–1017)- de la famille des Bouchardides, fils de Bouchard Ier le Vénérable et d’Elisabeth de Melun.

Chancelier d’Hugues Capet (988), qui le nommera un peu plus tard évêque de Paris. L’avènement de Robert II le Pieux (996), l’écarte du pouvoir et son influence au Conseil Royal diminue. Il séjourne de plus en plus dans le Vendômois, et succède à son père en 1005.

Il est à l’origine de nombreux défrichements en forêt de Gatines.

  • 991 – 998: Gerbert d’Aurillac, ensuite pape Sylvestre II.
    Gerbert d’Aurillac (né entre 945 et 950 en Auvergne – mort le 12 mai 1003 à Rome), pape sous le nom de Sylvestre II de 999 à 1003, est un philosophe et mathématicien. Il favorise l’introduction et l’essor des chiffres arabes en Occident. Il œuvre à restaurer un empire universel sur les bases de l’Empire Carolingien. Dans ce but, Otton III – dont il fut le précepteur – le place sur le Saint-Siège. Il est un acteur scientifique et politique majeur du renouveau de l’Occident médiéval de l’an mille.

Il est le premier pape d’origine française.

  • (...)
  • 1060 – 1067 : Chancelier Baudouin
  • 1067 – 1072 : Geoffroy de Boulogne et chancelier Pierre
    Geoffroy de Boulogne, parfois Godefroy de Boulogne, mort en 1095, est un ecclésiastique français qui fut évêque de Paris, de 1061 à 1095, et chancelier de France sous Philippe Ier, de 1064 à 1085, avant de devenir archichancelier de cette date à 1094.
    Il est le fils d’Eustache Ier, comte de Boulogne et de Mahaut de Louvain, elle même fille de Lambert Ier de Louvain. Il avait pour frères Eustache II de Boulogne et Lambert II de Lens. Il est ainsi l’oncle de Godefroy de Bouillon et du roi de Jérusalem Baudouin de Boulogne.

Après avoir été archidiacre d’Arras, il accède à la chancellerie en 1064 avant de devenir archichancellier en 1085, dans une carrière qui ne doit pas être étrangère à ses liens avec Baudouin V de Flandre, tuteur de Phillipe Ier avec lequel il prend part à la guerre de succession de Flandre en 1070 et 1071. Il est fréquemment mentionné par les chartes de Philippe Ier et nombre de documents sont souscrite de sa main jusqu’à sa mort.

Il semble avoir bénéficié de la confiance du pape Grégoire VII après avoir fait exécuter certaines décisions de ce dernier qui déplore l’attitude des évêques français, plus enclins à suivre le roi que le pape. Le conflit entre le pape et le roi de France se prolongera avec le successeur de Grégoire, Urbain II suite à l’affaire du remariage de Philippe Ier : ce dernier convoque un concile à Reims où les évêques français ne se prononcent pas. Finalement, un concile d’Autun réuni à l’initiative de l’archevêque de Lyon Hugues de Bourgogne, légat du pape, décrète l’excommunication du roi le 16 octobre 1094.

Geoffroy de Boulogne meurt l’année suivante et c’est Guillaume de Montfort, le frère de Bertrade, nouvelle épouse du roi, qui lui succède à l’épiscopat de Paris.

  • 1073 – 1080 : Geoffroy de Boulogne, chancelier Guillaume et Roger
  • 1081 – 1094 : Godefroy de Boulogne devient archichancelier à partir de 1085.
  • 1094 – 1105 : Chancelier Gilbert
  • 1106 – 1118 : Étienne de Senlis
    Étienne de Senlis, archidiacre de Notre-Dame de Paris, élu évêque de Paris de 1123 à sa mort le 6 mai 1142. Fils de Guy, seigneur de Chantilly, descendant des comtes de Senlis, possesseurs de la charge de grand bouteiller de France.
  • 1118 – 1127 : Étienne de Garlande
  • 1127 – 1132 : Simon
  • 1132 – 1137 : Étienne de Garlande
    Étienne de Garlande (né v. 1070, et mort le 14 janvier 1150) était un homme d’Église et homme politique français du XIIe siècle, fils de Guillaume de Garlande.

Il était le frère de Gilbert, dit Païen, sénéchal de France, Anseau, sénéchal de France, Guillaume, sénéchal de France et Gilbert, dit le Jeune, bouteiller de France.
Il est d’abord le chapelain du roi Philippe Ier.

L’évêque de Beauvais, Anseau ou Ansel, meurt en novembre 1099. Par droit de régale, les revenus épiscopaux reviennent au roi en l’absence d’un titulaire. En plus, par droit de dépouille, les biens meubles du défunt reviennent aux officiers royaux. Pour arrêter cette perte de revenus, le chapitre de la cathédrale élit, en 1100, Étienne de Garlande [2] évêque de Beauvais, à Soissons, alors siège de l’épiscopat, mais l’évêque de Chartres, Yves de Chartres, dénonce cette élection auprès des légats du pape en le traitant d’homme « illettré et dépravé » excommunié ans le passé « pour adultère public par l’archevêque de Lyon légat de l’Église romaine ». Il écrivit au pape Pascal II pour protester contre « l’usurpateur… pris en dehors des ordres sacrés, car il n’est même pas sous-diacre ». Yves de Chartres enverra une seconde lettre au pape moins accusatrice. Le pape exigea une seconde élection qui vit Galon, abbé de Saint-Quentin élu par la partie réformatrice du chapitre de Beauvais. Le roi Philippe Ier et son fils s’opposèrent « de consentir à l’élection et de remettre à l’élu les biens épiscopaux et le roi fit serment que, lui vivant, jamais Galon ne serait évêque de Beauvais ». Le pape fit alors de Galon son légat en Pologne. Le conflit entre l’évêque Yves de Chartres, Adèle de Blois et Hugues Ier du Puiset va permettre de trouver une solution au choix de l’évêque de Beauvais après la mort de l’évêque de Paris, Foulques, le 8 avril 1104. Yves de Chartres intervint pour faire nommer évêque de Paris, Galon. Le pape Pascal II accepta ce transfert d’évêché et consacra le nouvel élu en 1105. Un accord intervint entre le chapitre de la cathédrale Saint-Pierre de Beauvais et le roi en 1104 rappelant que les chanoines doivent « obéissance au pape, en tant que chef des apôtres » mais le roi rappelle « le service qu’ils lui doivent en tant que seigneur ». Une nouvelle élection eut lieu en 1104 pour l’évêché de Beauvais qui se fit en faveau de Godefroy de Pisseleu, peut-être un ancien chapelain et chancelier royal.

En 1105, Étienne de Garlande devient après la résignation d’Étienne de Senlis, l’archidiacre de Notre-Dame de Paris puis chapelain de la chapelle royale et doyen de la collégiale Saint Aignan d’Orléans.

Le roi Philippe Ier le nomme en 1106 chancelier de France et garde du sceau royal. Il conserve sa charge avec Louis VI qui lui donne en 1121 la charge de sénéchal de France après le décès de son frère Guillaume II.

En 1108, Guillaume de Champeaux quitte ses fonctions d’écolâtre de Notre-Dame de Paris et se retire près de l’oratoire Saint-Victor aux portes de Paris. Ses disciples et Pierre Abélard l’y rejoignent pour y suivre ses cours. Pierre Abélard rompt avec Guillaume de Champeaux, se retire à Melun avant de tenter de devenir maître de l’école de la cathédrale de Paris. Devant le refus, il obtient l’aide d’Étienne de Garlande pour fonder son école sur le Montagne Sainte-Geneviève. En 1113, après le départ de Guillaume de Champeaux, élu évêque de Châlons, le roi Louis VI fonde l’abbaye Saint-Victor qui va rayonner grâce à son école et ses maîtres, dont Hugues de Saint-Victor entre 1118 et 1141. En 1113, Pierre Abélard quitte Paris pour suivre les cours de lectura sacra, l’Écriture sacré, d’Anselme de Laon. Il revient ensuite à Paris, mais ses malheurs de 1117–1118 vont l’amener à devenir moine à l’abbaye de Saint-Denis. L’abbé Adam l’autorise à reprendre ses cours, mais ses écrits sont condamnés au concile de Soissons en 1121. En 1122, sur intervention d’Étienne de Garlande et du comte de Thibaut IV de Blois interviennent auprès du nouvel abbé de Saint-Denis, Suger, pour permettre à Pierre Abélard de reprendre ses enseignements à l’ermitage du Paraclet, près de Nogent-sur-Seine où il a été rejoint par Héloïse après son expulsion d’Argenteuil.

En 1126, il tente de transmettre son poste de sénéchal de France contre l’avis du roi à son neveu Amaury II de Montfort, héritier des Montlhéry. Le roi confisque le 3 août 1127 les charges d’Étienne de Garlande et les biens du neveu. Tous deux entrent alors en dissidence et se réfugient dans leur château fortifié de Livry-en-l’Aunoye.

Ils bénéficient du soutien du roi d’Angleterre et du comte de Champagne, ce qui pousse le roi Louis VI à assiéger les rebelles qui résistent au cours des mois d’avril et mai 1128. Les soldats finissent par prendre les lieux et détruisent le château . Étienne de Garlande est déchu de ses charges palatines et ses biens sont saisis. La charge de sénéchal a été transmise en 1131 à Raoul Ier de Vermandois, cousin du roi. En l’absence du chancelier, le notaire Algrin signe les actes. Puis, avant mai 1128, Louis VI nomme Simon de Chécy, chapelain d’Orléans, chancelier. Il le reste jusqu’à sa mort au premier semestre 1132. Après un nouvel intérim d’Algrin, Étienne de Garlande retrouve sa charge de chancelier et la conserve jusqu’à la mort du roi. On connaît des actes signés d’Étienne de Garlande chancelier en 1133 et 1134.

Des biens que possédait Étienne de Garlande à Paris, le clos Garlande, la seule trace reste aujourd’hui la rue Galande. Il a aussi fait construire la chapelle Saint-Aignan sur l’île de la Cité, vers 1116 (aujourd’hui propriété du séminaire de Paris).

Il se retire à Orléans où il occupe la charge de doyen de l’église Sainte-Croix. La charge de chancelier est reprise par Algrin jusqu’à la fin de 1139. Suger, l’abbé de Saint-Denis est alors le plus proche conseiller du roi Louis VII.

  • 1137 – 1140 : Algrin
  • 1140 : Noël, abbé de Rebais
  • 1140 – 1147 : Cadurc
  • 1147 – 1149 : Barthélemy
  • 1150 : Simon
  • 1150 – 1172 : Hugues de Champfleury, évêque de Soissons, fait figure de premier ministre
    o Vacance de la chancellerie pendant 7 ans
  • 1179 – 1185 : Hugues du Puiset
  • 1203 – 1227 : Guérin, moine et évêque de Senlis; signe les actes à la place du chancelier mais n’a le titre de chancelier qu’à partir de 1223.
    Guérin était membre de la famille du Tournel, l’une des 8 baronnies du Gévaudan. On retrouve d’ailleurs souvent le prénom Garin ou Guérin dans ces baronnies pour les familles d’Apchier, du Tournel et de Châteauneuf-Randon.

En 1203, alors qu’il est devenu moine, il est nommé Chancelier de France. Il dirigera donc l’armée de Philippe-Auguste, notamment à partir de 1214. Il est le créateur du Trésor des chartes.

Vers 1213, il devient évêque de Senlis, évêché qu’il conserve jusqu’à sa mort en 1227

o Vacance de la chancellerie jusqu’à l’arrivée des Valois, avec Guillaume de Sainte-Maure en 1329; demeurent les gardes des sceaux auxquels ont donne souvent le titre de « chancelier », quand ils n’en usent pas eux même. C’est paradoxalement à cette époque d’absence de la fonction que la chancellerie se développe et s’organise véritablement.

  • 1227 – 1231 : Philippe d’Antogny
  • 1231 – 1236 : Aubry Cornu
  • 1236 – 1244 : Jean de la Cour
  • 1244 – 1249 : Nicolas Le Chien,
  • 1249 – 1252 : Gilles, archevêque de Tyros
  • 1252 – 1259 : Raoul de Grosparmy
  • avant 1260 : Guy Foulques, ensuite pape Clément IV
    Clément IV (Gui Foucois ou Foulques ou Foucault), (né un 23 novembre à la fin du XIIe siècle à Saint-Gilles, près de Nîmes – mort le 29 novembre 1268 à Viterbe, Italie) fut le 183e pape de l’Église catholique. Son pontificat s’étendit du 5 février 1265 au 29 novembre 1268).

Gui Foulques, troubadour, avocat, grand juriste, fut marié et eut des enfants (et une descendance attestée jusqu’à nos jours) avant d’entrer, veuf, dans les ordres, et d’entamer une carrière au service de l’Église. Il fut évêque du Puy, honoré d’une prébende de chanoine au Chapitre noble de Brioude (1259), puis archevêque de Narbonne. Conseiller de saint Louis, il devint pape sous le nom de Clément IV. Durant ses trois ans et demi de pontificat, il mena une politique ambitieuse et fut l’ami de saint Thomas d’Aquin.

  • 1259 – 1261 : Simon de Brion olim de Chapteuil, ensuite pape Martin IV
    Martin IV (Simon de Brion), né vers 1210/1220, français, pape du 22 février 1281 jusqu’à sa mort le 28 mars 1285 à Pérouse. Son pontificat dura quatre ans et un mois.

Jugé sévèrement par ses contemporains comme par les historiens modernes, entièrement inféodé aux intérêts de Charles d’Anjou et aux ambitions françaises, ce pape au règne calamiteux paraît manquer autant de caractère que d’intelligence politique. Sa véritable personnalité, il est vrai, nous échappe presque entièrement.
En 1260, Simon est appelé par Louis IX à la charge de garde des sceaux, une fonction plutôt honorifique qu’il ne paraît pas avoir réellement exercée. L’année suivante le pape Urbain IV – qui l’a peut-être connu en France – le fait cardinal du titre de Sainte-Cécile.

Sous les courts pontificats qui se succèdent jusqu’à Nicolas III, il passe le plus clair de son temps en France comme légat. En 1264, Urbain IV le charge de conclure le traité définitif qui donne à Charles d’Anjou la couronne de Sicile, puis, sous le pontificat de Clément IV (1265–1268), il s’active à prêcher et à organiser le soutien à la politique antigibeline du pape, contre Manfred et les Hohenstaufen. Au cours d’une seconde légation, de 1274 à 1279, la situation ayant évolué en Italie, ses missions apparaissent moins politiques, mais il s’occupe de nombreux problèmes disciplinaires et notamment de la réforme des statuts de l’Université de Paris. La dernière année, il participe sans succès aux efforts de la diplomatie pontificale pour réconcilier Philippe III et la Castille.

C’est assurément pendant sa première période légatine que les convictions politiques du futur pape se sont sinon forgées, du moins profondément ancrées et que se sont nouées ses fidélités indéfectibles.

  • 1262 – 1270 : Philippe de Cahors, prieur de Saint-Frambaud de Senlis
  • 1270 : Guillaume de Rampillon, archidiacre de Paris
  • 1270 : Guillaume de Chartres, dominicain
  • 1271 – 1273 : Pierre Barbet
  • 1273 – 1282 : Henri de Vézélay
  • 1282 – 1290 : Pierre Chalon
  • 1291 – 1292 : Jean de Vassoigne
  • 1293 – 1296 : Guillaume de Crépy
  • 1296 – 1297 : Thibaut de Pouancé, évêque de Dol
  • 1292 – 1302 : Pierre Flote
    Il est de 1273 à 1291 l’homme de confiance d’ Humbert Ier du Viennois qui deviendra par son mariage en 1273 Dauphin du Viennois.

Il est témoin à la donation par Béatrix de la Tour du Pin le 24 février 1280 pour la chartreuse de la Sainte-Croix (actuel village de Sainte-Croix-en-Jarez).

En 1283 il intervient comme garant du contrat de mariage de la fille d’Humbert. En 1287, il négocie les problèmes de frontière entre le Dauphinée et Amédée V de Savoie. En 1294 il intervint dans le traité entre le roi et le dauphin pour la fourniture de 200 lances. Gilles I Aycelin de Montaigut dont le père Pierre II Aycelin pourrait avoir épousé la soeur de Pierre Flote, fut un de ses proches .

Toujours en 1294, à l’occasion du conflit franco-anglais, il est négociateur pour Philippe IV en Gascogne. En 1295 il est nommé chancelier de France, charge jusqu’alors réservée au clergé. Il entre au Conseil du roi en 1296 et organise dès lors la stratégie de lutte contre la papauté. Boniface VIII venait alors de publier sa décrétale Clericis laicos rappelant au roi le consentement pontifical pour imposer le clergé. Sur le conseil de Flote et des autres légistes, Philippe IV interdit toute sortie d’or et d’argent hors du royaume, privant ainsi le pape d’une bonne partie de ses revenus. Boniface VIII revient alors à de meilleurs sentiments. Sa bulle Romana mater ecclesia de 1298 annule les décisions de Clericis laicos. En 1297 il reçoit en cadeau de Philippe le Bel le Château de Ravel.

Le conflit reprend en 1301 lorsque le roi fait arrêter et condamner l’évêque de Pamiers, Bernard Saisset, accusé de trahison. Une nouvelle bulle du pape, Ausculta filii, réaffirme la prééminence du spirituel sur le temporel et dénie au roi le droit de juger un membre du clergé français. C’est Pierre Flote qui organise de nouveau la riposte royale. Il fait convoquer à Notre-Dame de Paris, en avril 1302, une assemblée de barons, de prélats et de bourgeois que certains historiens considèrent comme les premiers États généraux de l’Histoire. Là, il leur résume à sa façon la dernière bulle pontificale en la ramenant à 6 propositions dont celle-ci: “Nous voulons que tu saches que tu nous es soumis au spirituel et au temporel”. Par la même occasion, il leur fait approuver la politique anti-papale du roi. Les membres de l’assemblée donnent leur appui mais le clergé le fait avec moins d’enthousiasme que les autres.

Trois mois plus tard,le 11 juillet, Pierre Flote est tué à la bataille de Courtrai. Guillaume de Nogaret prend alors sa place comme stratège de la politique royale à l’égard du St-Siège.

Voici ce que Boniface VIII déclare à propos de Pierre Flote peu après l’assemblée de Notre-Dame: « C’est le diable ou un possédé du diable. Dieu l’a déjà puni en aveuglant son corps (il est borgne) comme est aveugle son esprit. C’est Pierre Flote, homme plein d’acide et de fiel, hérétique à corriger et à condamner comme tel. Il est la ruine de son propre frère. Il est conseiller du roi et depuis ce temps-là le roi et le royaume n’ont fait que détériorer leurs relations avec l’Église ».

Son fils Guillaume Flote est lui aussi un grand serviteur de la monarchie et devient chancelier de Philippe VI de Valois.

  • 1302 – 1304 : Étienne de Suizy
  • 1304 – 1306 : Pierre de Mornay, évêque d’Auxerre
  • 1306 : Pierre de Grez
  • 1306 – 1307 : Pierre de Belleperche, évêque d’Auxerre
  • 1307 – 1310 : Guillaume de Nogaret, chevalier
    Guillaume ou Guilhem de Nogaret (né vers 1260 à Saint-Félix de Lauragais – mort en mars 1313) était un juriste français, originaire du Languedoc, qui devint conseiller du roi de France Philippe IV le Bel, son Garde du Sceau, et fut à partir de 1306 le véritable maître d’œuvre de la politique royale.
    La famille Nogaret tenait une petite propriété ancestrale à Nogaret, près de Saint-Félix-de-Caraman (aujourd’hui Saint-Félix-Lauragais), d’où elle tirait son nom. Le grand-père de Guillaume de Nogaret1 était toulousain et fut condamné comme hérétique lors de la Croisade des Albigeois.

On sait peu de choses sur la jeunesse de Guillaume de Nogaret, si ce n’est qu’il étudia le droit à l’université de Montpellier, et qu’il y devint professeur de droit romain en 1287. Dans ces années, la carrière de Guillaume est alors celle de nombreux hommes de loi du Midi : elle se partage entre l’enseignement du droit, à Montpellier, et des activités de conseil juridique en faveur de divers « clients », tels l’évêque de Maguelonne, le roi de Majorque et le roi de France. Il s’entremit ainsi lors de l’achat par le roi de la part qu’avait dans la seigneurie de Montpellier l’évêque de Maguelonne.

En 1293, Nogaret entre au service du roi de France Philippe IV le Bel et devient juge-mage de la sénéchaussée de Beaucaire-Nîmes pendant deux ans, fonction à responsabilité, qui est plus que celle d’un juge au sens strict, dans l’une des sénéchaussées les plus importantes du royaume.Engagé au service du roi à Paris à la fin de 1295, Nogaret agit jusque vers 1301–1302 en tant qu’enquêteur en Champagne et dans les provinces orientales du royaume. Il s’agrège dans le même temps à certaines institutions, le Parlement,­ où il siège à partir de 1298, et le Conseil du roi­ où sa présence est attestée dès 1300. Nogaret fait, durant ces années, ses preuves : il effectue principalement des tâches de caractère administratif, dans lesquelles il agit en exécutant et n’a pas l’initiative.

Ses responsabilités s’accroissent à partir du tournant du siècle. En effet, il est désormais personnellement chargé de la conduite, d’un bout à l’autre, d’affaires d’importance (projet de pariage avec le roi de Majorque sur la ville de Montpellier, négociations relatives à l’acquisition par le roi de la justice de Figeac, rédaction d’une charte de franchises pour cette ville, ... ).

C’est de cette époque également que date sa participation aux affaires religieuses, en coulisses tout d’abord ­ lors des troubles religieux du Languedoc et du procès de Bernard Saisset,­ puis au grand jour quand, en mars 1303, il fait connaître par un célèbre discours les crimes de Boniface VIII. Le nom de Guillaume de Nogaret sera principalement lié à la querelle de Philippe le Bel avec la Pape Boniface VIII. En 1300, il fut envoyé en ambassade auprès du Pape, dont il a laissé un compte-rendu pittoresque et hautement coloré.
Le réel ascendant que Guillaume de Nogaret prit sur le roi peut être daté de février 1303, lorsqu’il parvint à persuader Philippe IV de consentir à mettre en œuvre le plan consistant à s’emparer du pape pour le ramener de force en France, où un concile réuni pour l’occasion l’aurait déposé.

Le 7 mars, il reçut, avec trois autres personnes, le message codé de la chancellerie royale de « se rendre en certain lieu… et d’y faire avec telles personnes ce qu’il leur semblait bon d’y faire ».

Le 12 mars, lors d’une assemblée royale solennelle tenue au Louvre, Guillaume de Nogaret prononça un discours au cours duquel il lança toute une série d’accusations contre Boniface VIII, et réclama la convocation d’un concile général pour examiner son cas (et donc faire son procès).

Aussitôt après, il partit pour l’Italie, et avec l’aide d’un espion florentin, il engagea une bande d’aventuriers, ennemis de la famille Gaetani (la famille du Pape). Le clan Colonna devint son meilleur allié, et Sciarra Colonna accompagna Nogaret à Anagni, la ville natale de Boniface VIII. Le 7 septembre, avec leur petite armée de quelque 1 600 hommes, Nogaret et Colonna prirent par surprise la petite ville. Le Pape fut fait prisonnier. Sciarra voulait le tuer, mais le but de Nogaret était de le ramener en France et de le faire comparaître devant un concile général.

Mais tout ne se passa pas comme prévu. Le 9 septembre un soulèvement de la population en faveur du Pape obligea Nogaret et ses alliés à prendre la fuite et libéra Boniface VIII. La mort de celui-ci à Rome un mois plus tard, le 11 octobre, sauva la mission de Nogaret. L’élection du timide Benoît XI marque le début du triomphe de la France sur la Papauté, qui trouvera son aboutissement avec l’élection, deux ans plus tard, pour succéder à Benoît XI, de l’archevêque de Bordeaux Bertrand de Got (Clément V), qui installera la Papauté d’Avignon.

À son retour, lorsqu’il rendit compte au roi de sa mission, Guillaume de Nogaret fut chaleureusement remercié par l’attribution de terres en Bas Languedoc à Marsillargues , Calvisson , Congénies dont une cloche du XVIIIème perpétue le nom de son illustre famille ( ” Cloche Nogaret ” ) et Aujargues notamment . Il reçut également une grosse somme d’argent. Philippe IV le Bel l’envoya en ambassade auprès de Benoît XI afin de demander l’absolution pour tous les participants à la querelle avec Boniface VIII. Le Pape refusa de le recevoir et l’exclut de l’absolution générale qu’il accorda le 12 mai 1304. Le 7 juin, il fulmina contre lui et ses alliés d’ Anagni la bulle Flagitiosum scelus.
En septembre 1307, quelques jours après l’émission par la chancellerie royale de l’ordre d’arrestation des Templiers (qu’il a probablement rédigé en personne), Nogaret obtient le poste de Garde du Sceau, où il succède à Pierre de Belleperche.
Ses talents trouvèrent encore pleinement à s’employer à l’occasion du procès de Guichard, évêque de Troyes, accusé de divers crimes, qui débuta en 1308 et dura jusqu’en 1313.

Le 27 avril 1311, Guillaume de Nogaret obtint de Clément V l’absolution pour les protagonistes du conflit avec Boniface VIII, que Benoît XI lui avait refusée. Il devait en échange, à titre de repentance, s’engager à partir pour la prochaine croisade, et se rendre dans un certain nombre de lieux de pèlerinage en France et en Espagne, mais il ne le fit jamais.

Il est mort en 1313 rendant ainsi anachronique la malédiction qu’aurait prononcée sur le bûcher, selon Maurice Druon, le maître de l’Ordre du Temple, Jacques de Molay, « Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu…» puisque Jacques de Molay fut brûlé en 1314. Mais peut-être y a-t-il eu erreur sur le nom de Guillaume, car Guillaume Humbert (aussi appelé Guillaume de Paris), dominicain nommé Grand inquisiteur de France, et confesseur du roi de 1305 à 1314, qui instruisit avec Guillaume de Nogaret le procès des Templiers de 1307 à 1314, fut présent et l’on perd sa trace en 1314 (rumeurs d’assassinat).

  • 1310 – 1311 : Gilles Aycelin de Montaigu, archevêque de Narbonne
    Gilles I Aycelin de Montaigut est un prélat célèbre du XIIIe siècle.

Fils de Pierre II Aycelin de Montaigu vivant à Paris en 1280 avec Adélaïde Flotte, elle-même fille d’un damoiseau d’Auvergne et se qualifiant de seigneur de Broussolière ou Bressolie. Elle pourrait être la soeur de Pierre Flote

Il ne se destinait probablement pas à la carrière ecclésiastique et aurait fait des études de droit à Montpellier. Il fut protégé par Guy de la Tour archevêque de Clermont. Ayant participé en 1288 à une mission pour le roi de France à Rome, il fut nommé en 1290 archevêque de Narbonne avant d’avoir été ordonné prêtre le 27 mars 1291 à Naves (Corrèze) par Simon de Beaulieu archevêque de Bourges. Il partit pour l’Italie afin de recevoir le pallium et fut sacré à Orvieto le 23 mai avec l’assistance de son frère. A Narbonne, il fit construire de 1290 à 1311 le donjon du Palais des Archevêques qui existe toujours. En 1299, il convoqua à Béziers un concile provincial dont les actes ont été publiés par Dom Martène1. Il se prononça pour Philippe le Bel dans les démêlés que ce roi eut à soutenir contre le pape Boniface VIII, déclara que ce pontife était déchu, et interjeta appel de sa sentence au futur concile. Plus tard, il fut l’un des commissaires nommés (8 août 1309) pour examiner la conduite des templiers, et ouvrit l’avis que ces derniers ne fussent point entendus dans leur défense; son zèle fut récompensé par le poste de chancelier de France. En 1311, il passa du siège de Narbonne à celui de Rouen (où il resta jusqu’en 1319), puis à Clermont. Il avait fondé en 1314 le collège qui a longtemps porté son nom à Paris et lui légua une partie de ses biens. Il rédigea son testament à Châteldon en novembre 1314 et mourut le 23 juin 1318 à Avignon où il pratiquait comme prélat la chasse aux bénéfices ecclésiastiques et en obtint même en une seule journée vingt trois qui étaient devenus vacants. Il fut inhumé le 17 août en l’Église Saint-Cerneuf de Billom dans laquelle se trouve son enfeu classé en 1862 .

  • 1311 – 1313 : Guillaume de Nogaret
  • 1313 – 1314 : Pierre de Latilly, évêque de Châlons
  • 1314 – 1316 : Étienne de Mornay
  • 1316 : Pierre d’Arrablay
  • 1317 – 1321 : Pierre de Chappes
  • 1321 – 1321 : Jean de Cherchemont ou de Cerchemont
  • 1322 – 1323 : Pierre Rodier
  • 1323 – 1328 : Jean de Cherchemont
  • 1328 – 1329 : Macé ou Mathieu Ferrand , ne garde les sceaux que cinq mois
  • 1329 : Jean de Marigny, évêque de Beauvais, ne garde les sceaux que deux mois
    Jean de Marigny († 26 décembre 1350) est un prélat français du Moyen Âge, qui fut également un homme de guerre et un homme d’État.

Il est le frère d’ Enguerrand de Marigny, à qui il dut ses premiers sièges épiscopaux et de Philippe, archevêque de Sens, qui s’illustra en présidant le procès des Templiers, sous Philippe IV le Bel.

Jean de Marigny fut évêque de Senlis, puis de Beauvais (1313–1347), enfin archevêque de Rouen (1347–1350).

Jean de Marigny fut l’un des commissaires envoyés en Asie mineure avec l’amiral Jean de Chepoix, pour préparer une nouvelle occupation de la Terre sainte.

Pendant la longue période où il avait la charge du diocèse de Beauvais, il fut le maître d’œuvre du chantier de reconstruction de la cathédrale, entrepris dès le XIIe siècle, après l’incendie qui détruisit en 1247 la première cathédrale, qu’il mena à terme. Après l’effondrement de la nef, le 28 novembre 1284, le découragement des bâtisseurs fut immense. L’écroulement du monument en construction aurait pu être fatal au chantier. Jean de Marigny réussit, après trois décennies d’arrêt, à relancer la construction en offrant des verrières. Cela lui permit de réengager un plan de construction, car il fallait bien reconstruire pour enchâsser cette gigantesque portion d’édifice. Et en 1347, lorsqu’il quitta Beauvais pour devenir archevêque de Rouen, les travaux de mise en place de la verrière étaient pratiquement achevés.

En 1321, Jean de Marigny releva le culte de sainte Angadrême († v. 695), patronne de la ville de Beauvais, religieuse du VIIe siècle de la famille des comtes de Boulogne, qui fonda à proximité de Beauvais le monastère d’Oroër, qu’elle dirigea pendant une trentaine d’années et qui fut détruit lors des invasions normandes en 851.

Jean de Marigny fut en même temps chancelier du roi de France Philippe VI de Valois à partir de 1329. Cette année-là, il fit échouer les prétentions du roi d’Angleterre à la régence de France. Il fut également à deux reprises Garde des sceaux.

Le 24 décembre 1332, Jean de Marigny prend congé du roi Philippe VI, dont il est devenu le principal conseiller, pour partir en pèlerinage en Terre sainte en compagnie du roi de Bohême Jean de Luxembourg et de son armée, en partance pour une expédition guerrière en Italie.

En 1342, Jean de Marigny fonde, près d’Albi, dans l’actuel département du Tarn, la bastide de Beauvais-sur-Tescou, qui ne connut pas le développement qui lui était assigné.

Pendant la guerre de Cent Ans, il assura la défense de Beauvais, lors du siège de la ville par les Anglais, qui durent renoncer.

Le 29 janvier 1346, il adressa un mandement au maître des forêts royales de la sénéchaussée de Toulouse, avec une copie du mandement royal du 6 décembre 1345, lui enjoignant, sous peine de privation de son office, de faire apporter à Toulouse, des forêts du Fousseret, de Saint-Rome ou de toute autre, les bois nécessaires à la défense de la ville.

  • 1329 – 1335 : Guillaume de Sainte-Maure
  • 1335 : Pierre Roger, évêque d’Arras, pape sous le nom de Clément VI. Régulièrement mentionné, il est cependant douteux qu’il ait occupé la charge
  • 1335 – 1338 : Guy Baudet, évêque de Langres
  • 1338 – 1339 : Étienne de Vissac
  • 1339 – 1348 : Guillaume Flote
  • 1348 – 1349 : Firmin de Coquerel, évêque de Noyon
  • 1349 – 1357 : Pierre de La Forest, évêque de Tournai puis archevêque de Rouen
  • ~1357 – 1358 : Gilles Aycelin de Montaigut, évêque de Thérouanne, garde des sceaux auprès du roi Jean II le Bon captif à Londres
  • 1357 – 1358 : Foulques (ou Fouque) Bardoul, évêque d’Avranches exerce la fonction à Paris.
  • 1358 – 1372 : Jean de Dormans, évêque de Lisieux; il prend le titre après qu’Aycelin soit devenu cardinal en 1361
  • 1372 – 1373 : Guillaume de Dormans, premier chancelier à prêter serment
  • 1373 : Jean de Dormans, après la mort de son frère
  • 1383 – 1388 : Pierre de Giac
  • 1421 – 1425 : Martin Gouge de Charpaignes, évêque d’Auvergne
  • 1445 – 1461 : Guillaume Jouvenel des Ursins, prévôt des marchands
  • 1465 – 1472 : Guillaume Jouvenel des Ursins (Prévôt des marchands)
  • 1483 – 1492 : Guillaume de Rochefort
  • 1495 – 1497 : Robert Briçonnet
  • 1497 – 1507 : Guy de Rochefort
  • Janvier 1507 – juin 1512 : Jean de Ganay
  • juin 1512–1515 : Etienne Poncher, évêque de Paris
  • 1515 – 1535 : Antoine Duprat (Premier Président du Parlement de Paris)
  • 1535 – 1538 : Antoine du Bourg
  • 1538 – 1545 : Guillaume Poyet, ordonnance de Villers-Cotteret, révoqué pour concussion.
    * 9 août 1542 – 15 juin 1543 : François de Montholon (Premier Président du Parlement de Paris)
    * 18 avril 1545 – 2 janvier 1551 : François Olivier, chev. (Président du Parlement de Paris)
    * 22 mai 1551 – 10 juillet 1559 : Jean Bertrand, seigneur de Frazin
    * 30 juin 1560 – février 1568 : Michel de l’Hospital (Conseiller au Parlement de Paris)
    * 24 mai 1568 – avril 1571 : Jean de Morvilliers, évêque d’Orléans
    * 17 mars 1573 – septembre 1578 : René de Birague, cardinal, évêque de Soissons
    * septembre 1578 – 31 août 1588 : Philippe Hurault, comte de Cheverny
    * 6 septembre 1588 – 1er août 1589 : François II de Montholon
    * 2 août – 10 décembre 1589 : Charles de Bourbon, cardinal de Vendôme
    * 1604 – 1624 : Nicolas Brulart de Sillery, Chancelier en 1605 (G des S. 1604 à 1616 )
    * 1616 : Guillaume Du Vair (G des S.)
    * 25 Novembre 1616 – 24 avril 1617 : Claude Mangot (G des S.)
    * 1617 – 1622 : Guillaume Du Vair (G des S.)
    * 23 septembre 1622 – 21 janvier 1623 : Louis Lefèvre de Caumartin (G des S.)
    * 23 janvier 1623 – 2 janvier 1624 : Nicolas Brulart de Sillery (G des S.)
    * 6 janvier 1624 – 31 mai 1626 : Étienne Ier d’Aligre (G des S.)
    * 1er juin 1626 – 12 novembre 1630 : Michel de Marillac (G des S.)
    * 14 novembre 1630 – 25 février 1633 : Charles de l’Aubespine, marquis de Châteauneuf (G des S.)
    * 28 février 1633 – 19 décembre 1635 : Pierre Séguier
    * 19 décembre 1635 – 14 mai 1643 : Pierre Séguier
    * 14 mai 1643 – 1er mars 1650 : Pierre Séguier
    * 2 mars 1650 – 4 avril 1651 : Charles de L’Aubespine, marquis de Châteauneuf
    * 5 – 14 avril 1651 : Mathieu Molé (1584–1656)
    * 7 septembre 1651 – 3 janvier 1656 : Mathieu Molé (1584–1656)
    * 15 avril – 6 septembre 1651 : Pierre Séguier
    * 11 janvier 1656 – 28 janvier 1672 : Pierre Séguier
    * 6 février – 23 avril 1672 : vacant
    * 8 janvier 1674 – 28 octobre 1677 : Étienne III d’Aligre (1592–1677) (2e du nom)
    * 29 octobre 1677 – 30 octobre 1685 : Michel Le Tellier
    * 1er novembre 1685 – 2 septembre 1699 : Louis Boucherat, comte de Compans
    * 5 septembre 1699 – 1er juillet 1714 : Louis Phélypeaux, comte de Pontchartrain
    * 2 juillet 1714 – 2 février 1717 : Daniel Voysin de La Noiraye

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…

Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !