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Ostrogoths et Wisigoths, deux familles barbares qui enrichirent la culture occidentale de codes et de lois qui préparent le regnum francorum et la concorda hispanica.
Il nous reste une riche toponymie, et peut-être une certaine idée de l’indépendance régionale au sein d’un empire centralisateur.
Dernière mise à jour : 2012-05-17 17:33:32
Les Goths font partie des peuples germaniques, (peuples originaires de la région située entre la mer Baltique et la mer Noire).
Les Goths formaient un seul peuple jusqu’au IIIe siècle, date à laquelle ils se séparèrent en Ostrogoths, à l’est, et en Wisigoths à l’ouest.
L’origine des Goths pose de nombreuses questions historiques et philologiques.
Ils venaient probablement de la région baltique (Gotland) et se fixèrent dans la région de l’Ukraine moderne et de la Biélorussie.
Les premiers indices de la présence des Goths les situent en Pologne, à l’embouchure de la Vistule, au IIe siècle avant notre ère. Vers 150–200, ils occupent les bords de la mer Noire, dans la région de l’Ukraine actuelle. Jordanes, un Goth romanisé du VIe siècle, a rapporté que, selon leurs traditions et leurs légendes, leur lieu d’origine est la Scandinavie.
La racine reconstruite du mot goth, (Gut), est identique à celle de Gotland, une île en mer Baltique. Il y a des correspondances intéressantes entre le Gothique, la langue des Goths, et le Gutnisk, le dialecte Suédois du Gotland.Goths de l’Ouest par opposition aux Ostrogoths, les Goths de l’Est, étaient un peuple Germanique incorporé tardivement dans l’Empire romain. Après la chute de l’Empire romain occidental, les Wisigoths ont continué pendant 250 ans à jouer un rôle important en Europe occidentale.
Installés aux frontières de l’Empire romain, les Goths furent, dès 230, à l’origine des premières grandes invasions barbares que subit l’Empire. En 267, les Goths pillèrent la Thrace, la Macédoine et la Grèce.
Claude II le Gothique
En 269, les Romains, menés par l’empereur Claude II le Gothique, leur firent subir une terrible défaite à la bataille de Naissus et, en 271, ils furent repoussés jusqu’au Danube. Ce groupe, les futurs Wisigoths, s’installa alors de l’autre côté du Danube et établit un royaume indépendant dans la Province romaine abandonnée de Dacie. Pendant ce temps, les Goths restés en Ukraine établirent un vaste et puissant royaume le long de la mer Noire. Ils devinrent les Ostrogoths.
Les Goths ont été brièvement réunis sous une couronne unique, au début du VIe siècle, lors du règne du roi Ostrogoth Théodoric le Grand, qui fut le régent du royaume Wisigoth pendant presque deux décennies.
Les Goths furent le premier peuple barbare a être christianisé. L’évêque Wulfila traduisit la Bible en gothique et convertit les Goths à l’arianisme, une des premières hérésies du christianisme et qui contribua à marquer les différences entre Romains et Barbares.
Alors qu’ils occupaient l’ancienne Province romaine de Dacie durant le IIIe siècle, les Wisigoths ont adopté l’arianisme, une branche du christianisme qui affirme que Jésus-Christ n’est pas Dieu, mais un être distinct créé directement par ce dernier. Cette croyance était en opposition à la croyance chrétienne majoritaire dans l’Empire romain, qui s’est plus tard développé en catholicisme et orthodoxie. Les Wisigoths sont restés fidèles à l’arianisme jusqu’en 589, lorsque le roi Reccarède Ier convertit son peuple au catholicisme.
Les Wisigoths sont apparus la première fois dans l’histoire en tant que peuple distinct en 268, quand ils envahirent l’Empire romain et s’installèrent dans la péninsule des Balkans. Cette invasion concerna aussi les Provinces romaines de Pannonie et d’Illyrie et menaça même l’Italie. Cependant, les Wisigoths furent battus lors d’une bataille près de la frontière moderne de l’Italie et de la Slovénie et à la bataille de Naissus en septembre 269.
Au cours des trois années suivantes, ils furent repoussés au-delà du Danube par une série de campagnes militaires menées par l’empereur Claude II le Gothique, le futur empereur Aurélien étant le commandant de la cavalerie. Cependant, ils purent se maintenir en Dacie, qu’Aurélien avait évacué en 271.
Ils y restèrent établis jusqu’en 376, lorsqu’un de leurs deux chefs, Fritigern, fit appel à l’empereur romain Valens et lui demanda l’autorisation de pouvoir s’installer sur les berges sud du Danube, afin de se protéger des Huns, incapables de traverser en force ce large fleuve.
Valens accorda sa permission et aida même les Wisigoths à traverser le Danube. En retour, Fritigern dut fournir des soldats pour l’armée romaine.
Mais, l’année suivante, une famine éclata dans les terres occupées par les Wisigoths et les gouverneurs romains de leurs territoires les traitèrent cruellement. Comme Valens ne répondait pas aux appels à l’aide de Fritigern, celui-ci prit les armes. La guerre qui s’en suivit se termina le 9 août 378 lors de la bataille d’Andrinople où Valens mourut. Fritigern, victorieux, fut reconnu comme roi par son peuple et les Wisigoths devinrent la principale puissance des Balkans.
Le successeur de l’empereur Valens, Théodose Ier, conclut la paix avec Fritigern en 379. Le traité fut respecté jusqu’à la mort de Théodose en 395. Cette même année, Alaric Ier, le plus célèbre des rois Wisigoths, monta sur le trône, alors qu’à l’empereur Théodose succédait ses deux fils incapables : Arcadius en Orient et Honorius en Occident.
Au cours des quinze années suivantes les conflits furent entrecoupés par des années d’une paix vacillante entre Alaric et les puissants généraux Germaniques qui commandaient les armées Romaines.
Mais, après l’assassinat du général Wisigoth Stilicon (Stilicho) par Honorius en 408 et après le massacre des familles de 30 000 soldats Wisigoths servant dans l’armée romaine, Alaric déclara la guerre. Celui-ci fut bientôt aux portes de Rome, et devant le refus d’Honorius de négocier, les Wisigoths pillèrent la ville le 24 août 410. Cet événement frappa considérablement les esprits des contemporains, et sert parfois comme événement final de l’Antiquité.
Lorsque la paix fut conclue, quelques années plus tard, Honorius accorda aux Wisigoths des terres dans la région de l’actuelle Aquitaine, suivies d’autres en Espagne. L’Espagne, outre les Wisigoths étaient également aux mains des Vandales et des Alains mais les Wisigoths écrasèrent ces derniers et harcelèrent les Vandales qui finirent par partir vers l’Afrique.
Euric, le second grand roi des Wisigoths, unifia les diverses factions et, en 475, força les Romains à leur accorder l’indépendance complète.
À sa mort, les Wisigoths étaient le plus puissant des États succédant à l’Empire romain d’occident.
Lors de sa plus grande extension, avant l’année 507, le royaume Wisigoth comprenait l’Aquitaine ainsi que toute la péninsule Ibérique, mis à part une partie du nord de la péninsule, appartenant aux Basques, et le royaume de Suevi dans le nord-ouest.
En 507, après la bataille de Vouillé, les Francs prirent le contrôle de l’Aquitaine et, en 554, Grenade et l’Andalousie devinrent des possessions Byzantines lors de la «reconquête de l’ouest» de l’empereur Byzantin Justinien Ier.
Le Wisigoths conquirent le royaume de Suevi en 584 et chassèrent en 624 les Byzantins des régions méridionales. Mais, le royaume Wisigoth disparu en 711, lors du décès du roi Rodéric (Rodrigo), tué lors de l’invasion du sud de la péninsule par les musulmans Omeyyades. La majeure partie de l’Espagne actuelle se trouva bientôt sous domination musulmane.
Pelayo, un noble wisigoth, est crédité d’avoir commencé la reconquête chrétienne de l’Espagne en 718 quand il défit les Omeyyades et établit le royaume des Asturies dans le nord de la péninsule. D’autres Wisigoths, refusant d’adopter la foi musulmane ou de vivre selon ses règles, se sauvèrent vers le nord, dans le royaume des Francs et, quelques générations plus tard, des Wisigoths jouèrent des rôles important dans l’empire de Charlemagne.
Le royaume wisigoth exista de 419 à 711 suite aux Grandes Invasions pour persister durant le Haut Moyen Âge. Il eut d’abord Toulouse comme capitale (il englobait la partie de la France actuelle située entre la Loire et les Pyrénées). Lorsque Clovis Ier battit les Wisigoths à la bataille de Vouillé en 507, ces derniers ne conservent que la Septimanie (correspondant au Languedoc) et une partie de la Provence avec l’aide des Ostrogoths.
Après la perte de Toulouse, les Wisigoths installèrent leur capitale à Tolède. En 575 ils conquièrent le royaume des Suèves (situé dans le Nord du Portugal et la Galice). En 711 le Royaume est conquis par les musulmans.
Lorsque la paix avec les Romains fut conclue par le fœdus de 418, Honorius accorda aux Wisigoths des terres dans la province Aquitaine seconde. La sédentarisation en Aquitaine a lieu après la mort de Wallia. Les Wisigoths pénétrèrent en Espagne dès 414, comme fédérés de l’Empire romain.
L’Ibérie était alors aux mains des Vandales, installés en Bétique (l’Andalousie actuelle), des Suèves et des Alains ; les Wisigoths vainquirent ces derniers, qui furent rejetés en Lusitanie, et harcelèrent les Vandales qui finirent par migrer vers l’Afrique romaine en 439.
Toujours comme fédéré, Théodoric Ier combattit aux côtés d’Aetius contre Attila, et y trouva la mort en 451.
Le roi Euric (466–484) rompant le fœdus après la disparition de la famille impériale, agrandit son territoire aux dépens des Suèves qu’il battit en Hispanie en 468, et des Gallo-Romains alliés aux Armoricains à la bataille de Déols, affrontant Ægidius et Ecdicius.
En 475 il se fit concéder officiellement par Julius Nepos l’Aquitaine première, la Narbonnaise première et l’Hispanie.
Mais le centre du Royaume wisigoth resta encore l’Aquitaine, et ce n’est qu’après avoir été rejetés de la Gaule par Clovis que les Wisigoths transportèrent leur capitale à Tolède (554).
Cantonné en Galice, le Royaume suève fut soumis en 575. La seconde unification de la Péninsule ibérique, après celle des Romains, est donc due aux Wisigoths.
Des relations entre le régime impérial romain et l’épiscopat, les rois wisigoths avaient hérité de la notion de statut divin du monarque qui, sous l’influence de l’arianisme, établissait une analogie entre la subordination du Fils au Père et celle due à un roi qui recevait « directement de Dieu sa sacralisation et sa mission de conduire les hommes au salut ». Tête de l’Église chrétienne de son peuple, le roi le fut également de l’Église à laquelle appartenaient ses sujets romains. La politique des rois wisigoths envers les évêques dépendants du pape fut en général placée sous le signe de la tolérance. Alaric II convoqua même le concile d’Agde en septembre 506 pour parvenir à une réconciliation entre ariens et trinitaires.
Les Suèves subsistaient en Galice, le nord de l’Italie fut conquis dès 487 par les Ostrogoths de Théodoric et, à l’est le Rhône, les Burgondes avaient fondé un royaume qui atteignait les rives de la Méditerranée. Au bord de la Loire, enfin, les Francs se regrouperont autour de Clovis, qui se convertit au catholicisme vers 496–499. Clovis occupe le royaume de Toulouse tandis que les Wisigoths se repliaient au sud des Pyrénées, ne conservant au nord que la Septimanie. Une nouvelle période commençait qui allait durer un peu plus de deux siècles et unirait indissolublement les Wisigoths à la péninsule Ibérique.
Autrefois Hispanie romaine, la péninsule Ibérique devient l’Hispanie wisigothe à partir du Ve siècle.
Bien que les Wisigoths aient commencé à s’établir en Espagne depuis la fin du Ve siècle, leur installation ne se fit pas sans difficultés. Trop peu nombreux pour occuper toute la péninsule, le peuple wisigoth est surtout établi au nord de la Meseta, entre le Tage et l’Èbre, s’implantant dans ces régions montagneuses et boisées au rude climat plutôt qu’en Andalousie et sur la côte méditerranéenne. Peut-être qu’en groupant les Goths dans ces terres peu peuplées et moins romanisées du Nord, leurs rois ont voulu ainsi préserver la cohésion nationale, évitant ainsi une romanisation rapide et une absorption parmi la masse hispano-romaine de la moitié sud du royaume. On estime une population wisigothe, et plus largement germano-barbare (car les Wisigoths étaient constitués en plus de Goths, et d’autres peuplades) à 200 000 individus au maximum pour une population ibérique estimée à 3/4 000 000 d’individus. De plus, ils se heurtaient à la résistance des élites urbaines dans les provinces profondément romanisées de la Bétique (Andalousie actuelle) et de la Lusitanie (Extrémadure et Portugal) et occupèrent donc majoritairement le centre de la Péninsule.
La domination wisigothe est donc surtout militaire. Ils cantonnent des troupes dans les principales cités d’Espagne. En effet, depuis l’arrivée des Wisigoths en Gaule en 412 puis, après leurs premières expéditions en Espagne quelques mois plus tard pour combattre Vandales, Suèves et Alains à la solde de Rome, les Wisigoths ont régulièrement lancé des raids militaires pour affirmer leur puissance face aux autochtones mais surtout face aux Suèves, organisés en petit royaume dans le nord-ouest du pays. En 476, Euric, l’un des plus grands rois goths, annexe toute l’Espagne. Son fils et successeur Alaric II amorcera la colonisation wisigothe dans le nord du pays. Ne disposant pas de l’intégralité de ses troupes et de la célèbre cavalerie wisigothe, il enrôla dans son armée de nombreux Gallo-Romains pro-wisigoths mais peu aguerris et motivés, ce qui aurait contribué à sa défaite face au roi franc Clovis (bataille de Vouillé en 507, au cours de laquelle Alaric II est tué). Ce dernier doit aussi affronter des désordres civils, ses sujets catholiques lui reprochant d’adhérer à l’arianisme.
Sous le règne de l’empereur Justinien, le général Bélisaire dirigeant l’armée byzantine met fin au royaume ostrogoth et vandale et se bat en Andalousie contre le Royaume wisigoth.
Lors de sa plus grande extension, avant l’année 507, le Royaume wisigoth comprenait l’Aquitaine ainsi que toute la péninsule Ibérique, mis à part une partie du nord de la péninsule, appartenant aux Basques, les Vascons, les Astures et les Cantabres (populations montagnardes d’origines celto-ibériques) et le royaume des Suèves dans le nord-ouest.
En 507, après la bataille de Vouillé, les Francs prirent le contrôle de l’Aquitaine et, en 554, Grenade et l’Andalousie devinrent des possessions byzantines lors de la « reconquête de l’Ouest » par l’empereur byzantin Justinien Ier.
L’unification territoriale et politique de l’Hispanie (Languedoc, Espagne et Portugal actuels) fut accomplie sous le règne de Léovigild (569–586), établi dans sa capitale de Tolède, et celui de son fils Récarède Ier (586–601). Le royaume des Wisigoths devient ainsi tel un « Empire hispanique », égal à l’Empire romain. Léovigild prit le nom de Flavius, frappa monnaie à son effigie et adopta comme symboles du pouvoir la couronne, le sceptre et le manteau royal. Il promulgua des lois qui complétèrent le Bréviaire d’Alaric et, à l’instar des empereurs romains, fonda des villes comme Vitoria et en 578, Recaredopolis, en amont de Tolède. Il tente aussi d’unifier l’Espagne sous la bannière de l’arianisme, l’Église catholique faisant alors l’objet de nombreuses tracasseries.
Léovigild associe ses deux fils, Herménégild et Récarède, au gouvernement, afin d’assurer la continuité de la monarchie dans sa propre famille. Celle-là étant théoriquement élective, cela conduit à de nombreuses conspirations au sein de la noblesse contre son règne. Le fils aîné du roi, Herménégild, professa la religion de ses pères — l’arianisme — jusqu’à ce que, sous l’influence de sa femme et de saint Léandre, évêque de Séville, il se convertisse aux thèses du concile de Nicée (trinitaires). Devant la persécution déchaînée par son père contre les trinitaires, il lui déclare la guerre appuyé par les Suèves, les Byzantins et les Francs en 582. Vaincu et fait prisonnier par son père, il est emprisonné à Tarragone, où il meurt décapité en 585, date à laquelle le Royaume suève est annexé.
En 586, les Wisigoths en représailles de l’invasion de la Septimanie par Gontran en 585, lancent une campagne autour de la région d’Arles inondant la ville en détournant les eaux du Rhône.
Tant que les rois wisigoths n’avaient exercé de pouvoir sur les populations autochtones qu’au nom de l’Empire romain et en vertu de titres tels que maîtres de l’armée, l’unification doctrinale n’avait pas lieu d’être. À partir du moment où leur pouvoir se substituait pleinement à celui de l’Empire, ils ne pouvaient plus tolérer l’existence de deux Églises avec leurs hiérarchies respectives et les possibilités de sédition qu’une telle situation favorisait. Léovigild tente dans un premier temps d’unifier l’Hispania sous la bannière arienne, en avantageant systématiquement les prélats et les nobles de cette religion.
Influencé par Léandre de Séville, Récarède se convertit au contraire au catholicisme lors du concile de Tolède (589), et poursuit l’unification de l’Hispanie sous l’égide de l’Église romaine. La cérémonie eut lieu en 587 et fut solennellement ratifiée lors du concile que le roi convoque à Tolède deux ans plus tard. Cet événement, qui ne consistait qu’en l’abandon de certains points de doctrine, fut magnifié par les historiens du XIXe siècle qui cherchaient un acte de baptême de la Nation espagnole de manière à assimiler l’identité espagnole au catholicisme militant des souverains de la réunion des couronnes d’Aragon et de Castille, après la Reconquista. Les Wisigoths d’Hispanie amenèrent aussi une reine de France aux Mérovingiens avec la reine Brunehilde.
L’adhésion des souverains wisigoths au dogme trinitaire fut marquée par des mesures discriminatoires prises à l’encontre des juifs, telles que l’interdiction de posséder des esclaves chrétiens. Le roi Sisebut (612–621) ordonne en 615, sous peine de mort, le baptême de tous les juifs et contraint les non-convertis à quitter le Royaume. L’Espagne plonge alors, pour un siècle, dans les troubles religieux.
En 624, les Wisigoths chassent les Byzantins des régions méridionales. Trente ans après la mort de Récarède, au IVe concile de Tolède (631), Isidore de Séville et le roi Sisenand consacrèrent l’union des pouvoirs, civil et religieux, selon le modèle romain, élu par les nobles et le peuple, le roi prêtait serment de gouverner « droitement » avant de recevoir l’onction. Par celle-ci l’Église légitime le nouveau monarque, indépendamment des circonstances de son accession au trône.
Le roi Receswinthe (649–672) compléta l’œuvre législative de ses prédécesseurs en promulguant en 654 le Liber Iudiciorum ou Livre des juges (parfois appelé Livre des Jugements ou encore Loi des Wisigoths), qui dota l’Espagne d’un corps de lois particulier. Le droit romain, propre à Byzance, n’eut plus cours dans la Péninsule, où fut aussi codifié, dans l’Hispania Collectio, le premier droit canonique. En 694, Egica réduit en esclavage tous les juifs de son Royaume, et en confie la garde aux grands propriétaires fonciers (les possessores). Ces derniers, en effet, sont des relais importants de l’expansion du christianisme, usant de la contrainte économique pour obtenir des conversions.
chute
Le règne de Wamba (672–680) marque le début d’une période de difficultés. La Septimanie et les Vascons se soulèveront en 673. Une attaque de musulmans venus d’Afrique du Nord put être repoussée quelques années plus tard, mais les échanges commerciaux avec l’Afrique furent interrompus. Enfin, au sein du Royaume, des épidémies de peste et de nombreuses tentatives de rébellion affaiblissaient les deux principaux clans wisigoths rivalisant pour placer leurs prétendants sur le trône.
En 710, la succession du roi Wittiza mit pleinement en lumière ces luttes entre clans rivaux qui, au sein du palais, contrôlaient le pouvoir. Écartant le fils de Witiza, l’aristocratie acclama Rodéric (ou Rodrigue), un chef militaire, poussant ainsi le clan évincé à chercher un appui en Afrique où l’un de ses membres, Julien, était gouverneur de Ceuta. Profitant d’une campagne de Rodéric contre les Vascons dans le nord de la Péninsule, les musulmans débarquèrent dans la nuit du 27 au 28 avril 711 sur le rocher auquel leur chef, Tariq ibn Ziyad, aurait laissé son nom (djebel Tariq) qui deviendra Gibraltar. Le Roi se porta à leur rencontre et l’affrontement eut lieu sur les rives du Guadalete, probablement le 23 juillet. Les fidèles de Witiza désertèrent au milieu de la bataille et la disparition de Rodéric, dont on ne retrouva jamais le corps, fut aussi celle du royaume wisigoth.
Dans la période troublée de l’établissement d’al-Andalus, les anciens représentants de l’Hispanie wisigothe porteront deux noms : un de racine gotique, et un de langue arabe. Ce qui illustre que l’absence de frontière dans une péninsule en pleine transition se perpétue est la figure de proue de la Reconquista, le Cid, (de l’arabeﻲ سيد sidi, « mon seigneur »), lequel se faisait connaître sous le nom de Rodrigo Diaz de Bivar sur les terres des Royaumes chrétiens pendant les taïfas.
I. Grandes invasions
II. Capitale à Toulouse
III. Capitale à Tolède
Rois ariens en Hispanie
Rois catholiques en Hispanie
note : l’emploi du terme de confession catholique est anachronique ici, on pourrait parler de “confession trinitaire” pour distinguer de la querelle de l’arianisme si cette manière de marquer la différence n’était pas obscurément théologique.
IV. Derniers prétendants au trône
Période : premiers temps d’al-Andalus (conquête musulmane)
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Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….
Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :
Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.
J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…
Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c’est impossible.
Colbert : Alors, les riches ?
Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.
Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….
Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…
C’est un réservoir inépuisable.
Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.
Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.
L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.
Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.
Sources Wikipédia.
Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).
Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)
Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.
Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.
Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.
Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.
D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).
Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.
Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.
Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.
Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !
prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.
Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…
Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !
Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !