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…Que serait l’histoire locale si elle était réservée à quelques spécialistes éloignés qui risqueraient de négliger tout ce qui fait la densité humaine et sociale de la vie rurale!...
Un livre complet sur la vie de la vallée de la Buèges depuis les origines néolithiques.

Édition du Groupe d’histoire et d’archéologie du foyer rural de la Buèges à récupérer au foyer rural, à l’Office du Tourisme et auprès de l’Association des Compagnons de Tras Castel.

Le Livre des Faits de Jaume Ier

Autobiographie d’un grand Roi du XIIIe siècle

Un ouvrage unique, émouvant et primordial, d’une rare précision et très documenté, ce chef d’œuvre de Robert Vinas est incontournable !

Les Vikings attaquent !

Sur les Fêtes et évènements médiévaux, nous rencontrons de plus en plus de personnes en quête de compagnie “viking” dans le sud de la France, pour expérimenter le combat, discuter, échanger des savoir-faire, faire de bonnes rencontres…

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Le “Liber de duobus principiis” (Le Livre des deux principes) est l’un des rares écrits cathares authentiques, il est souvent accompagné de fragments du “rituel” cathare.
Nous présentons ici la traduction du manuscrit Florentin d’origine, faite successivement par W-L Wakefield et Christine Thouzhellier.

liber de duobus principiis

Dernière mise à jour : 2012-05-17 17:37:54

INCIPIT LIBER DE DUOBUS PRINCIPIIS

“De libero arbitrio”

Quoniam multi impediuntur recte cognoscere veritatem, pro illorum illuminatione et intelligentium exortatione, et etiam pro mei animi delectatione, nostram veram fidem per testimonia divinarum scripturarum cum verissimis argumentis proposui declarare, patris et filii et spiritus sancti auxilio invocato.

Comme beaucoup de gens sont empêchés de connaître exactement la vérité, j’ai décidé, pour les éclairer et pour exhorter ceux qui comprennent, et aussi pour la délectation de mon esprit, d’exposer clairement notre vraie foi d’après les témoignages des divines Écritures et avec l’appui d’arguments très sûrs, après avoir invoqué le secours du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

I. De duobus principiis

De duobus autem principiis ad honorem patris sanctissimi volui inchoare, sententiam unius principii reprobando, quamvis hoc sit fere contra omnes religiosos. Sed primo sic. Aut unum tantum est principium principale aut plura uno. Si autem unum fuerit et non plura, ut aiunt imperiti, tunc bonum erit necessario sive malum. Malum vero non, quia ab ipso iam procederent tantum mala et non bona, sicut Christus in evangelio beati Mathei ait : “Mala autem arbor fructus malos facit; non potest arbor bona fructus malos facere, neque arbor mala fructus bonos facere.” Et beatus Jacobus in epistola ait : “Numquid fons de eodem foramine emanat dulcem et amaram aquam ? numquid potest, frates mei, ficus uvas facere, aut vitis ficus ? Sic neque salsa dulcem potest facere aquam.”

I. Des deux principes

J’ai voulu commencer par les deux principes en l’honneur du Père très saint, en réfutant la doctrine d’un principe unique, bien que ce soit contraire à presque tous les hommes religieux. Mais d’abord : ou bien il existe un seul principe principal, ou il y en a plus d’un. S’il y en a un seul, et non plusieurs, comme le disent des gens peu éclairés, il sera alors nécessairement bon ou mauvais. Mauvais, vraiment non, car ne procèderaient de lui que les êtres mauvais et non les bons, comme le dit le Christ dans l’évangile du bienheureux Matthieu : “Un arbre mauvais produit des fruits mauvais; un arbre bon ne peut produire des fruits mauvais, ni un arbre mauvais produire de bons fruits.” Et le bienheureux Jacques dans son épître déclare : “une source écoule-t-elle par une même ouverture de l’eau à la fois douce et amère ? Mes frères, un figuier peut-il produire des raisins, ou une vigne des figues ? Ainsi une source salée ne peut donner de l’eau douce.”

II. De bonitate dei

De plano enim nostri adversarii hoc affirmant, scilicet quod bonum est et sanctum et iustum et sapiens atque rectum, et etiam pura bonitas appellatur, et maior est omni laude, sicut istis rationibus et aliis consimilibus multis probare nituntur. Ait enim Ihesus filius Syrac : “Glorificate dominum quantumcumque potueritis, supervalebit adhuc; et admirabilis magnificentia eius. Benedicentes dominum exaltate illum quantum potestis, maior enim est omni laude.” Et David ait :“Magnus dominus et laudabilis nimis et magnitudinis eius non est finis.” Et iterum :“Magnus dominus noster et magna virtus eius et sapientie eius non est numerus.” Et Paulus ad Romanos ait : “O altitudo divitiarum sapientie et scientie dei ! Quam incomprehensibilia sunt iudicia eius et investigabiles vie eius ! ” et cetera. Et in libro De causa causarum scriptum est : “Causa prima superior est narratione.”

II. De la bonté de Dieu

Sans hésiter, nos adversaires affirment ceci, à savoir qu’il est bon, saint et juste, sage et droit, qu’il s’appelle aussi la pure bonté, et qu’il est au-dessus de toute louange; ils s’efforcent de le prouver par les arguments suivants et beaucoup d’autres semblables. Jésus fils de Syrach déclare en effet : “Glorifiez le Seigneur autant que vous le pourrez : il vous surpassera encore; et sa magnificence est admirable. Bénissez le Seigneur, digne de toute louange, et sa grandeur n’a pas de limites.” Et encore : “Grand est notre Seigneur, et grande est sa puissance, et sa sagesse est incommensurable.” Et Paul écrit aux Romains : ”Ô profondeur des richesses de la sagesse et de la science de Dieu ! Comme ses jugements sont incompréhensibles et ses voies impénétrables !” etc. Et dans le livre sur la “Cause des causes” il est écrit : “La cause première est au-dessus de toute explication.”

III. Quod deus novit omnia ab eterno

Unde penitus affirmant, quod ipse dominus propter magnitudinem sapientie sue novit omnia ab eterno, et quod omnia preterita, presentia et futura semper sunt coram ipso, et ipse novit omnia antequam fierent, sicut Susanna in libro Danielis ait : “Deus eterne, qui absconditorum es cognitor, qui omnia nosti antequam fiant.” Et Ihesus filius Syrac ait : “Domino enim deo antequam crearentur omnia sunt agnita, sic et post perfectum respicit omnia.” Et Apostolus ad Hebreos ait : “et non est ulla creatura invisibilis in conspectu eius, omnia autem nuda et aperta sunt oculis eius.”

III. Dieu connaît tout de toute éternité

Ils affirment donc avec conviction que le Seigneur lui-même, à cause de la grandeur de sa sagesse, connaît tout de toute éternité, et que toutes choses passées, présentes et futures sont toujours devant lui; il les connaît toutes avant leur existence, comme Suzanne le déclare au livre de Daniel : ” Dieu éternel, qui pénètre les secrets, qui connait toutes choses avant qu’elles n’arrivent.” Et Jésus fils de Syrach affirme : “Toutes choses sont connues du Seigneur Dieu avant leur création et il les voit toutes quand elles sont réalisées.” Et l’Apôtre dit aux Hébreux : “Et aucune créature n’est invisible devant lui, toutes choses sont nues et ouvertes à ses yeux.”

IV. De bonitate et sanctitate et iusticia dei

Quod autem dominus deus noster bonus sit et sanctus et iustus, sicut superius dictum est, satis manifeste probatur. David enim ait : “Quam bonus Israel deus his qui recto sunt corde.” Et iterum : “Fidelis dominus in omnibus verbis suis et sanctus in omnibus operibus suis.” Et iterum : “Dulcis et rectus dominus, propter hoc leguem dabit delinquentibus in via.” Et iterum : “Deus iudex iustus, fortis et paciens; numquid irascitur per singulos dies ?” Et in libro Sapientie scriptum est : “Cum sis ergo iustus, iuste omnia disponis.”

IV. De la bonté et sainteté de la justice de Dieu

Que le Seigneur notre Dieu soit bon, saint et juste comme cela a été dit plus haut, c’est assez clairement prouvé. David en effet déclare : “Comme il est bon le dieu d’Israël pour ceux qui ont un cœur droit !” Et encore : “Le Seigneur est doux et droit, aussi donnera-t-il aux pêcheurs la loi dans la bonne voie.” Et encore : “Dieu est un juge juste, fort et patient; manifeste-t-il sa colère tous les jours ?” Et dans le livre de la Sagesse il est écrit : “Parce que tu es juste, tu ordonnes toutes choses avec justice.”

V. De omnipotentia dei

Dicitur enim omnipotens ipse dominus, ut dicunt, et quod facit quicquid vult; nec resistere potest ei quisquam, nec discere : Cur ita facis ? Sicut Ecclesiastes ait : “Quia omne quod voluerit faciet, et sermo illius potestate plenus est, nec dicere ei potest quiquam : Quare ita facis ?” Et David ait : “Dominus autem noster in celo, omnia quecumque voluit fecit.” Et in Apocalipsi scriptum est : “Dicit dominus deus, qui est, et qui erat, et qui venturus est, omnipotens.” Et iterum : “Magna et mirabilia opera tua, domine deus omnipotens; iuste et vere vie tue, rex seculorum. Quis non timebit te, domine, et magnificabit nomen tuum ? Quia solus pius es.”

V. De la toute puissance de Dieu

En effet, le Seigneur est appelé le Tout-Puissant, comme ils disent; il fait tout ce qu’il veut; nul ne peut lui résister, ni lui dire : pourquoi agis-tu ainsi ? Comme le dit l’Ecclésiaste: ” Tout ce qu’il voudra, il le fera, et sa parole est pleine de puissance; et nul ne peut lui dire : Pourquoi agi-tu ainsi ?” Et David dit : “Notre Seigneur est dans le ciel : tout ce qu’il a voulu, il l’a fait.” Et dans l’Apocalypse il est écrit : “Le Seigneur Dieu le dit, lui qui était et qui doit venir, le Tout Puissant.” Et encore : “Grandes et admirables sont tes œuvres, Seigneur Dieu Tout-Puissant. Justes et véritables sont tes voies, ô roi des siècles. Qui ne craindra, Seigneur, et qui ne glorifiera ton nom ? Car toi seul est miséricordieux.”

VI. De propositione prima contra adversarios

Deinde propono contra sententiam illorum qui dicunt unum solum esse principium principale. Dico enim : si deus, qui bonus est et iustus et scantus, sapiens atque rectus, qui “fidelis est in omnibus verbis suis, et sanctus in omnibus operibus suis”, qui étiam omnipotens est et omnia scit antequam fiant, sicut superius ostensum est, cravit et disposuit suos angelos ab initio sicut ipse voluit per seipsum, sine ullo impedimento ab aliquo existente, cognoscendo etiam finem suorum omnium angelorum antequam fierent, existentibus causis omnibus apud eius providentiam, pro quibus ipsos angelos oportebat deficere in futuro et malos et demones coram ipso toto tempore remanere, sicut aiunt fere nostri adversarii universi, sine dubio hoc necessario sequeretur, quod illi angeli nunquam boni neque sancti neque humiles potuerunt cum suo domino permanere, nisi tantum quantum ab initio noverat ipse deus penes quem fiunt omnia ex necessitate ab eterno, cum non valeat aliquis omnino aliud facere quantum est iuxta ipsum, qui penitus omnia ventura scit, nisi illud quod ipse cognovit ab eterno ipsum esse facturum. Quod probo.

VI. Première proposition contre les adversaires

Ensuite, je prends position contre l’opinion de ceux qui affirment l’existence d’un seul principe principal. Je dis en effet : Si Dieu, qui est bon, juste et saint, sage et droit, qui est “fidèle dans toutes ses paroles et saint dans toutes ses œuvres”, qui est aussi tout-puissant et connaît toutes choses avant qu’elles ne soient, comme on l’a montré plus haut, a créé ses anges et les a placés dès le début dans l’état où lui-même l’a voulu, sans aucun empêchement existant de qui que ce soit, en connaissant aussi la destinée de tous ses anges avant leur création, puisque dans sa prévoyance existaient toutes les causes pour lesquelles ces anges mêmes devaient faillir dans l’avenir et demeurer pour toujours devant lui mauvais et démons, comme l’affirment presque tous nos adversaires, sans aucun doute il s’en suivrait nécessairement que ces anges n’ont jamais pu demeurer bons, ni saints, ni humbles auprès de leur Seigneur, si ce n’est pour autant que, dès le début, Dieu l’avait su, lui, pour qui tout survient nécessairement de toute éternité, puisque personne devant lui, qui connaît parfaitement tout l’avenir, ne peut rien faire d’autre que ce que Dieu a su de toute éternité qu’il ferait. Je le prouve.

VII. De impossibilitate

Dico enim : sicut illud quod preteritum est, impossibile est non esse preteritum, sic quod futurum est, impossibile est non esse futurum. Et maxime apud deum, qui cognovit ab initio atque scivit illud quod venturum est, secundum quod erat possibile esse venturum antequam fieret, fuit sine dubio necessarium ipsum esse futurum apud eum omnino, cum ipse sciret et cognosceret ab eterno omnes causas que necessarie sunt id quod futurum est producere ad effectum. Et maxime cum ipse deus sit prorsus causa omnium causarum, si tantum unum est principale principium. Et precipue si verum est quod ipse deus facit quicquid vult et quod eius potentia non impeditur ab aliquo, ut aiunt adversarii veritatis.

VII. De l’impossibilité

Je dis en effet : comme il est impossible que ce qui est arrivé ne soit pas arrivé, ainsi ce qui est futur ne peut ne pas être futur. Et surtout aux yeux de Dieu qui, dès l’origine, a connu et su l’avenir dans la mesure où, avant d’exister, le futur était possible, il fut sans nul doute absolument nécessaire à ses yeux que cela arrivât, car il sait et connaît depuis toujours les causes qui sont nécessaires pour amener le futur à sa réalisation. Et surtout parce que Dieu est entièrement la cause de toutes les causes, s’il n’y a qu’un seul principe principal. Et spécialement s’il est vrai que Dieu lui-même, fait tout ce qu’il veut et que sa puissance n’est entravée par personne, comme le prétendent les adversaires de la vérité.

Dico iterum : si deus cognovit omnino ab initio atque scivit suos angelos demones devenire in futuro, propter dispositionem quam illis dederat a principio ipse deus, existentibus penitus causis omnibus apud eius providentiam pro quibus oportebat ipsos angelos demones fieri in futuro, nec aliter quam fecit voluit facere eos deus, hoc sequitur necessario, quod predicti angeli, quin fierent demones, unquam evictare minime potuerunt. Et precipue cum sit impossibile illud quod deus scit esse futurum. Et maxime penes ipsum qui prorsus omnia futura scit ab eterno, sicut superius ostensum esse videtur.

J’ajoute : si Dieu a connu parfaitement ses anges depuis le commencement et s’il a su qu’ils deviendraient plus tard des démons à cause des dispositions qu’il leur avait données lui-même dès le début, puisque dans sa prévision existaient toutes les causes pour lesquelles il fallait que ces anges devinssent ultérieurement des démons, et que Dieu n’a pas voulu les faire autres qu’il ne les a faits il s’ensuit nécessairement que les anges susdits ne purent jamais, en aucune façon, éviter de devenir des démons. Particulièrement, du fait qu’il est impossible que ce que Dieu connaît comme devant arriver puisse être modifié au point de ne pas arriver; surtout pour lui qui connaît parfaitement de toute éternité tout ce qui doit arriver, comme on l’a montré plus haut, semble-t-il.

Qua ergo ratione indocti dicere possunt quod angeli supradicti potuerunt boni et sancti atque humiles cum suo domino toto tempore permanere, cum illud fuisset ab eterno prorsus impossibile apud deum ?
Coguntur ergo confiteri secundum illorum sententiam per verissimam rationem quod deus ab initio scienter et cognoscendo creavit suos angelos atque fecit de tali imperfectione quod evictare malum nullo modo potuerunt. Et sic ipse deus, de quo supra dictum est esse bonum et sanctum et iustum, sapientem atque rectum, qui maior est omni laude, sicut superius ostensum est, esset penitus causa et principium omnis mali, quod apertissime est negandum. Quapropter duo oportet confiteri principia : unum scilicet boni, reliquum vero mali, quod caput et causa est imperfectionis angelorum et etiam omnis mali.

Par quel raisonnement donc, des hommes ignorants peuvent-ils affirmer que les anges susdits auraient pu être bons, saints et humbles et demeurer toujours avec leur Seigneur, alors que, de toute étéernité, cela a été absolument impossible devant Dieu? Ils sont donc contraints d’avouer suivant leur opinion, d’aprés un raisonnement bien cohérent, que Dieu, depuis le commencement, sciemment et en pleine connaissance, a créé ses anges et les a fait d’une telle imperfection qu’ils n’ont pu en aucune façon éviter le mal. Et ainsi ce Dieu, dont il a été dit précédemment qu’il est bon, saint et juste, sage et droit, qui est au-dessus de toute louange, comme on l’a montré plus haut, serait entièrement la cause et le principe de tout mal, ce qu’il faut nier de la manière la plus nette.
C’est pourquoi il faut reconnaître qu’il y a deux principes, l’un du bien, l’autre du mal, qui est origine et cause de l’imperfection des anges et aussi de tout mal.

VIII. Responsio ad supradicta.

Sed diceret forsan aliquis : sapientia sive providentia quam habuit a principio ipse deus, nullam induxitnecessitatem in suis propiis creaturis, quod necessario bonum facerent sive malum. Et de hoc forsan poneret exemplum.
Sicut si quidam homo esset in palatio uno et videret aliquem hominem ambulantem per viam ex sua propia voluntate, diceret forsan quod sapientia sive providentia illius qui est in palatio, non facit per viam illum hominem ambulare, cum sciat prorsus et videat eius iter.
Ita et deus, cum sciret prorsus et provideret ab eterno finem suorum omnium angelorum, sapientia sive providentia illius non fecit suos angelos demones devenire, sed ex illorum propria voluntate effecti sunt demones atque mali, quia noluerunt sancti atque humiles cum suo domino remanere, sed in superbiam contra ipsum nequissime se extulerunt.

VIII. Réponse à ce qui a été dit ci-dessus

Or quelqu’un pourrait dire : la sagesse ou la prévision que Dieu a eue depuis le commencement n’a introduit aucune nécessité dans ses propres créatures, pour qu’elles fassent nécessairement le bien ou le mal. Et peut-être à ce sujet il pourrait donner un exemple. Si un homme se trouvait dans un palais et voyait quelqu’un marcher dans la rue, de sa propre volonté, notre interlocuteur dirait sans dout que ce n’est pas la sagesse ou la prévoyance de celui qui est dans le palais qui fait marcher cet homme dans la rue, bien qu’il connaisse parfaitement et voit le trajet du marcheur.
Ainsi, en est-il pour Dieu. Bien qu’il ait connu parfaitement et prévu de toute éternité la fin de tous ses anges, ce n’est pas sa sagesse ou prévision qui les a fait devenir démons, mais ils sont devenus démons et mauvais de par leur propre volonté, parce qu’ils n’ont pas voulu demeurer saints et humbles avec leur Seigneur, mais que dans leur orgueil, ils se sont insolemment dressés contre lui.

IX. Reprobatio supradicti exempli

Ad reprobationem vero falsissimi exempli dicendum est. Sed cum deus fuisset prorsus causa suorum omnium angelorum ab initio per se ipsum, ut dicunt, sine dubio dispositionem et facturam sive creationem quam illis dederat ipse deus, ab ipso sicut ipse voluit propie et principaliter habuerunt. Et id quod erant, per ipsum omnino in omnibus dispositionibus suis erant, nec quicquam ab alio aliquo nisi ab ipso penitus habuerunt, nec creare nec facere aliter voluit eos ab initio suus deus secundum illos; quod si aliter eos facere voluisset, illud poterat plenissime ducere ad effectum, sicut credunt. Et sic manifeste videtur quod deus suos angelos ab initio perficere non curavit.

(suite du document en cours d’édition)

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Les historiettes d’Etienne…

Nos grosses têtes ne résoudrons pas mieux ce problème….

Extrait d’une conversation entre Colbert et Mazarin sous LOUIS XIV :

Colbert: Pour trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

Mazarin : Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l’Etat… L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.

Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

Mazarin : On en crée d’autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui, c’est impossible.

Colbert : Alors, les riches ?

Mazarin : Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.

Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d’un malade) ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches….

Des Français qui travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres ! C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…

C’est un réservoir inépuisable.

Extrait du “Diable Rouge” d’Antoine Rault.

Le Saviez-vous…

Le mot “hérésie” provient du grec αἵρεσις / haíresis, qui veut dire choix.

L’hérésie est donc le choix philosophique, dogmatique ou gnostique dans une même religion. La traduction latine en est secta, secte. L’Antiquité n’attache pas de valeur péjorative à ces termes.
Dans le contexte antique, la religion étant plus rituelle que dogmatique, l’haíresis n’a pas l’aspect dramatique que revêtira l’hérésie chrétienne.

Toutefois, ces dogmes ne revêtent pas la même importance dans toutes les religions, ce qui explique différentes attitudes par rapport à l’hérésie.
La valeur péjorative est née en milieu chrétien avec les premières controverses théologiques dont témoignent Justin de Naplouse et Irénée de Lyon qui ont écrit “contre les hérésies” au IIe siècle.

Sources Wikipédia.

“A Brûle pourpoint”

Cette expression a une origine militaire.
Lorsqu’on tirait un coup de feu sur quelqu’un de très près, à bout portant, on lui brûlait le pourpoint (vêtement masculin qui couvrait le torse, utilisé entre le XIIIe et le XVIIe siècle).

Cette métaphore utilise d’abord l’idée d’efficacité (pour tuer quelqu’un , plus on est près, plus on a de chances de réussir) puis de soudaineté, de surprise (pour pouvoir tirer à brûle-pourpoint sur quelqu’un, il faut le surprendre)

“Fier comme Artaban”

Cette expression est d’origine littéraire.
Artaban est ici un personnage important d’un énorme roman, une épopée historique (12 volumes, 4153 pages), intitulé Cléopâtre et écrit par Gautier de la Calprenède (Lien externe) au milieu du XVIIe siècle.
Du succès de ce roman à l’époque n’est resté que la fierté et l’arrogance de son personnage, la sonorité de son nom ayant probablement aidé à la conservation de l’expression.

“Fier comme un pou”

Un pou est-il orgueilleux ? Personne n’a dû chercher à le savoir ou à lui poser la question avant de tenter de s’en débarasser.
Par contre, on sait que le coq a une posture fière.
Or pou est une forme dialectale de l’ancien français pouil, poul, venu du latin pullus qui voulait dire coq ou poulet.

“L’habit ne fait pas le moine”

Proverbe dont on trouve les premières traces au XIIIe siècle et qui serait tiré du latin médiéval.

Selon certains, ce proverbe viendrait d’une déformation progressive de la traduction de l’expression latine de Plutarque ‘barba non facit philosophum’ qui signifiait ‘la barbe ne fait pas le philosophe’.

D’autres disent qu’il aurait pour origine un fait historique : en 1297, pour réussir à s’emparer par la ruse de la forteresse bâtie sur le rocher monégasque, François Grimaldi et ses compagnons d’armes se sont déguisés en moines franciscains, fait rappelé sur les armoiries de Monaco (Lien externe).

Enfin, peut-être faut-il simplement voir une certaine ironie dans cette expression.
En effet, lorsqu’elle est apparue, les moines de l’époque étaient bien loin de suivre leurs préceptes. N’hésitant pas à accumuler des biens, à ripailler, à courir la gueuse ou à trucider à tout-va dans les batailles, ils avaient un comportement très éloigné de celui que leur tenue aurait pu laisser supposer.
Ainsi, un brigand désireux de détrousser un moine en le supposant faible, pouvait tomber sur bien plus fort et rusé que lui.

“Mettre sur la sellette”

Avant la Révolution, on faisait s’asseoir le présumé coupable sur un petit tabouret très bas, ‘la sellette’.
Celle-ci pouvait être recouverte d’un tapis quand l’accusé était une personne de haut rang.
La petite taille du banc obligeait à une posture jugée d’autant plus humiliante qu’on y paraissait les fers aux pieds.

“Faux-jeton”

Aujourd’hui, pour faire des calculs, les opérations posées sur une feuille de papier nous semblent d’une totale évidence.
Mais avant que les chiffres arabes et le système décimal ne deviennent d’usage courant, les montants monétaires étaient calculés selon la méthode du “jet”, sur des planchettes où étaient tracées des colonnes (correspondantes aux deniers, sols, livres…) dans lesquelles on posait et accumulait des jetons pour faire des totaux.
Ces jetons ayant parfois l’apparence de vraies pièces, certains tentaient de s’en servir comme telles auprès des personnes simples, d’où l’expression “faux comme un jeton”.

Un Coffret Audio à offrir…

Une merveille, un trésor, une perle rare, le ”Royaume oublié” est un coffret audio contenant trois cd et un livret traduit en six langues. Une oeuvre rare produit de la collaboration de Jordi Savall, de Montserrat Figueras, d’Anne Brenon, de la Capella Reial de Catalunya, d’Hesperion XXI, de Pascal Bertin, Marc Mauillon, Lluis Vilamajo, Furio Zanasi.
Cette évocation sans équivalent de la tragédie cathare occitane, toute en finesse, mêle le propos des troubadours du temps, les chants d’Hildegarde de Bingen, chants spirituels et danses arabo-andalouses.
Date et lieu d’enregistrement : avril, juin, juillet et août 2009 à la Collégiale de Cardona (Catalogne), à la Chapelle Nôtre Dame de Bon.
Il faut écouter et lire cette oeuvre majestueuse, à tout prix !

prix fnac 42 euros, 35 euros sur le site www.alia-vox.com.

Nous aimons…

Alia Box. Musiques éternelles et sublimes…

Revue de vulgarisation scientifique, obligatoire dans toutes les bonnes maternelles et université !

Des gants de grande tenue…qualité et fiabilité !